The Court and The Shade. [Mission rang B]
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風 | Suna no Jônin
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THE COURT AND THE SHADE.
 

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Shiro Hikage reprend du service.
Le matin même où j'ai reçu cet ordre de mission, je me suis de suite rendue à mon bureau pour me saisir des preuves et des indices nécessaires pour continuer mon enquête. Je sais qui je dois trouver, les personnes les plus à même de me révéler où se cache La Cour. Je n'ai pas tout explorée à Suna, et lorsque je m'apprête à quitté le bureau, je vois Yoru marcher précipitamment vers moi. Il porte son masque, et ça veut dire qu'il est sur le qui-vive. Ou du moins il l'était, car c'est désormais moi qui détient les pleins pouvoirs sur cette enquête, et ce sera également à moi de remplir les prochains chefs d'accusations. Je l'entends respirer nerveusement, et ses gants sont couverts de sang. Pourtant, il n'est pas blessé et sa vigueur atteste bien qu'il ne s'agit pas de lui, qui est en danger. Ce n'est de loin pas la première fois qu'il me cherche en tant que consultante et maintenant qu'il n'est plus en charge de la mission depuis que le conseil en a décidé autrement, il va falloir que je me montre infaillible.

« Sera... ils ont recommencés... »
« Un meurtre ? »

Il acquiesce et poursuit : « L'un des plus ignobles que j'ai jamais vu. Un homme cloué contre un mur, transpercé par de nombreux surins. Ils l'ont déshabillé, dépouillé, et il s'agissait sans doute d'un politique n'ayant pas respecté quelque chose. On a identifié le corps, suivi des pistes, et tout porte à croire qu'il a manqué à son serment. Je viens d'apprendre que tu as repris le dossier... »

D'une démarche accélérée, suivie par mon manteau virevoltant dont je viens de remonter le col, nous nous dirigeons vers le lieu du crime. Une résidence luxueuse tout au nord de Suna, qui a première vue n'a subit aucune intrusion. Néanmoins, l'effroi commence après avoir franchi la porte d'entrée de l'appartement du défunt : du sang partout, des traces d'un massacre sans nom qui me retourne l'estomac. Même moi, je suis choquée par de pareils actes de violences. L'immeuble mis en quarantaine et occupé par de nombreux Anbu a certainement interpellé La Cour. Aujourd'hui et plus qu'avant, ils seront particulièrement actifs, et c'est tant mieux.

Yoru m'accompagne devant le corps. Il ne manque pas de murmurer des tas de jurons adressés à celui qui a commis ce meurtre. Bien que l'individu visé faisait très certainement partie de La Cour en vue des documents falsifiés retrouvés chez lui, personne ne mérite un tel châtiment. Ceci me donne encore plus envie de changer mes méthodes, car pour une fois, jamais je n'aurai pu être aussi cruelle envers un criminel. J'ai l'impression de me voir dans ce meurtre, de voir les ravages que j'ai pu aussi créer en tant qu'assassine intransigeante.

« Jisei Hitanabe, très connu dans le monde juridique. Il a été retrouvé mort dans la nuit par une voisine du dessous. Il y avait du grabuge mais à peine était-elle montée que l'assassin avait déjà disparu. »

« Ca n'a rien à voir avec les assassins qui m'ont attaquées il y a quelques jours. Une précision chirurgicale après chaque tir, et une force physique immense, probablement un maître du taijutsu. Pas de trace d'effraction non plus. C'était prémédité. Une infiltration de haut niveau. »

Des traces de tortures pour faire parler. Cet homme n'a pas respecté quelque chose, mais quoi ? Au final, j'ai assez d'indices pour le savoir, et il faut que je récapitule. La Cour est une organisation secrète menées par de puissants hommes possédant des ressources incroyables. Chacun de ces hommes ont choisis des plus petits leaders pour veiller à ce que leurs affaires tournent. Des ninjas, des politiques se sont infiltrés dans de nombreuses structures pour prendre le contrôle de tous les fronts. Parmi eux, j'ai pu coffrer cinq de ces hommes, dont un qui ne figurait pas sur la liste que j'ai obtenue il y a quelques jours. Yusuke Yaji était donc sans doute l'un des pionniers de cette organisation, ce qui explique ces soudaines attaques.

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J'examine le corps de plus près comme à dû le faire Yoru, qui me dit de suite n'avoir rien trouvé. C'est un prodige en matière d'enquête, mais je connais sa faiblesse : son manque de patience et son engagement émotif dans toutes les affaires qu'ils traitent. Même si il sait faire preuve de discernement dans de nombreux cas, celui-ci l'affecte particulièrement. Il n'est pas comme moi ; Yoru vient d'une bonne famille de riches et puissants ninjas et a vécu une enfance atypique. Moi, j'ai grandi dans les bas fonds de Suna et après avoir passée sept mois en compagnie de différents criminels, je comprends leur mentalité, leur méthode et je sais en partie que cette scène m'est adressée. Ils savent que je vais revenir vers eux pour les arrêter, et veulent me montrer leur détermination. Je dois examiner de plus près, je dois observer et comprendre. C'est une mise en scène, un défi qu'ils m'ont lancés.

« Jisei Hitanabe venait de rentrer de son travail. Il y a encore des tâches d'encres sous ses éponychiums. Après avoir beaucoup écrit, une journée durant, et même après s'être régulièrement lavés les mains, les tâches d'encres incrustées à ces endroits-là partent difficilement. C'est un trait caractéristique de ceux qui écrivent beaucoup. Probablement était-il en charge des dossiers de ceux que l'on a coffrés l'autre jour, et qu'il savait des choses qu'il n'aurait jamais dû savoir. Ou bien n'avait-il pas fait le nécessaire pour empêcher leurs incarcérations. Quoiqu'il en soit, l'assassin qui a fait ça est certainement un puissant ninja. »

Yoru fait silence et réfléchi. Il continue d'observer la pièce en faisant les cent pas, avant de me demander : « Je suis sur une autre affaire désormais. Qu'est-ce que tu comptes faire ? »

« De ce que je sais des noms sur la liste, Natsumi Katta est celle qui domine le marché noir à Tanzaku et je sais que toi et ton escouade, vous avez réglés son cas. Ce n'est donc plus ma priorité. Ce que je cherche est certainement à Suna. J'ai une piste sous mes yeux, et je vais donc interroger ceux qui ont vus cet homme pour la dernière fois. »

Je quitte la pièce pendant que les services secrets s'occupent de boucler la scène. Je me dirige aussitôt vers la tour du Kazekage, car au quatrième étage se situe les bureaux des archives juridiques. A cet endroit, les gens qui y travaillent ne semblent pas troublés par le meurtre de l'un des responsables de la structure, et continuent de travailler durement. On m’accueille immédiatement. Une jeune femme au costume bien cintré qui porte sur elle ses connaissances en matière de droits. Le temps presse et je suis en pleine investigation. Il me faut de suite des réponses avant que La Cour ne reprenne trop d'avance sur moi. Je dois trouver un moyen de la surprendre et de ne pas me laisser porter par son petit jeu d'échec. Je dois trouver des éléments pour me hisser plus vite jusqu'à elle, et savoir où elle se cache. Elle croit être maîtresse de tout et veut me le prouver, mais je vais leur montrer que Suna ne lui appartient pas.

« Shishiro Sera, en charge du dossier de Jisei Hitanabe. »
« Nous sommes tous désolés pour ce qui s'est passé. »

… Mais quelqu'un ici sait des choses que les autres ne savent pas. C'est certain. Quelqu'un à cet étage a aidé La Cour à créer une ouverture, et certainement que Jisei n'était pas en charge des dossiers de quatre criminels différents. Je ne m'occupe pas des condoléances douteuses que ma locutrice vient d'adresser, et j'observe attentivement les dizaines de visages différents rivés sur leurs papiers. J'essaie en même temps de saisir une odeur inhabituelle, des traces peu communes, des tics, mais je ne vois et ne ressens rien pour le moment.

« Hitanabe a été sauvagement assassiné. Quelqu'un lui en voulait. Quand a-t-il été vu ici pour la dernière fois ? »

Elle essaie de se souvenir, et se lance.

« Monsieur Hitanabe restait souvent très tard à son bureau. Il veillait pour clore rapidement des dossiers qu'il jugeait importants. »
« Quels genres de dossiers importants ? »
« Cinq criminels doivent comparaître devant la justice demain. Il travaillait ardemment sur le dossier en compagnie de Monsieur Hakko. »
« Et ce Monsieur Hakko est-il toujours en vie ? »
« Oui. Voulez-vous que je vous accompagne à son bureau ? »
« Ouais. »

Comme la douce et attentionnée standardiste qu'elle est, la jeune femme d'environ vingt-six ans toque à la porte de mon prochain élément d'enquête. Il y a déjà une zone d'ombre que je dois éclaircir : pourquoi Hitanabe restait-il plus tard dans les bureaux, sans Hakko ? Falsifiait-il des documents qui finalement n'ont pas étés suffisamment solides pour fonctionner ? Je me focalise désormais sur la dégaine du second homme en charge du dossier des membres de La Cour ayant été capturés.

« Monsieur Hakko. Shishiro Sera, Jônin de Suna demande à vous parler. »

Il garde la tête plongée dans son travail mais fait un signe las de la main pour m'inviter à entrer. La porte se referme derrière nous et même s'il me fait signe de m'asseoir, je reste debout. J'arrive mieux à réfléchir dans cette posture droite, tout en étant libre de mes mouvements, et libre d'observer tout ce qui se trouve dans ce bureau enfumé par de grandes bouffées de pipe. Cet homme est âgé d'environ une cinquantaine d'années, est tout autant dégarni et grisonnant que son ancien collègue mais est en revanche bien plus portant. Ses stores à moitié baissés laissent les lueurs du soleil mettre en évidence des tourbillons de poussières se mélangeant à la fumée opaque de la pipe qu'il tenait d'une main, alors qu'il était entrain d'écrire de l'autre.

« En quoi puis-je vous aider, kunoichi de Suna ? » Me demande-t-il d'une voix tremblotante. Difficile de savoir si il transpire à l'idée de devoir cacher quelque chose, ou si c'est la fumée qui obstrue le rythme de sa respiration. C'est un homme négligé, dont le costume noir est souillé par des miettes de ses encas matinaux. Il transpire dans son costume et marque une pause pour s'essuyer le front. Il lève finalement le regard vers moi. Je reste de marbre, uniquement focalisée sur l'objet de mon enquête. Je suis autant intéressée qu'effrayée à l'idée des réponses que je peux avoir. Néanmoins, je dois étudier le moindre signe qui pourrait le trahir, car je sais déjà que j'approche d'un élément important dont je vais devoir me saisir.

« Vous travailliez avec Hitanabe sur les dossiers de quatre hommes que j'ai moi-même pourchassées. Quand aviez-vous vu votre collègue pour la dernière fois...? »

Il fume et écrit en dissimulant son visage. Je le sens nerveux et sa corpulence ne fait que trahir ses réactions. Ses épaules se sont abaissées et par manque d'assurance, il sait déjà que je vais me montrer insistante, et bientôt savoir ce qu'il me cache. Il doit certainement me connaître, tout comme beaucoup me connaissent sous les traits de Shiro Hikage. Pour tenter de m'induire à autre chose et faire mine d'être affecté par la mort de son collègue, il commence à le plaindre.

« L'absence de Monsieur Hitanabe se fait plus que jamais ressentir. C'était un homme juste. »

« Sauvagement torturé et exécuté par un assassin. Avait-il des ennemis ? »
« Nous avons tous des ennemis, kunoichi. Notre métier n'est pas facile, et encore moins dans les conjonctures actuelles. »
« J'm'en pète de ça. Quelqu'un voulait-il lui faire la peau ? Etait-il différent ? Stressé, angoissé ? »
« Difficile de le savoir. Il restait toujours tard, et ce dossier lui prenait énormément de temps. »
« Et je peux voir ce dossier ? »
« Il a malheureusement emporté ses grandes facilités et ses grandes connaissances avec lui. »

Je m'avance jusqu'à son bureau et m'empare de sa plume pour aussitôt la jeter par terre. Il n'est pas sincère et ne me regarde pas, tout simplement parce qu'il sait des choses. Je le confronte donc à moi, d'abord en le forçant à arrêter d'écrire. Il recule sur le dossier de sa chaise, apeuré, et m'invite une seconde fois à m'asseoir face à son bureau. Je refuse et je commence à examiner son cabinet. En bas de la fenêtre, une vieille commode au bois sombre et au vernis craquelé recèle des documents que je me met à consulter. Je tombe très vite sur le dossier qui m'intéresse.

« Pourquoi cherchiez-vous à défendre Yusuke Yaji... ? » Dis-je, avec une voix râpeuse laissant présager d'un soupçon de colère et d'une plus grande méfiance.

« Je... et bien... »
« Pas de baratin. »

Il glousse et reprend, hésitant : « Monsieur Hitanabe m'avait dit que si nous ne pouvons le défendre, beaucoup de commerces se mettraient à fermer, et qu'il risquait d'avoir de sérieux problèmes. Des quatre autres, tous sont coupables. Mais Monsieur Yaji semblait détenir des biens dont peu de gens auraient pu se passer. »
« Et l'a-t-il fait ? Yusuke Yaji a-t-il été acquitté ? »
« La loi est la loi, mademoiselle. Yusuke Yaji n'a été acquitté de rien, car j'ai jugé bon de ne pas défier les lois ni les autorités supérieures. »
« Nous avons retrouvés des dossiers falsifiés dans la demeure de Monsieur Hitanabe. Il avait passé des accords avec d'autres entités, les connaissez-vous ? »
« ...N-non. Je l'ignore... »

Il ment, et pour l'effrayer, je me met à fredonner ce que j'entendais toute petite. La chanson des esclaves de La Cour. Je sors mon kunaï, et griffonne sur le haut de la commode, tout en continuant à mettre mon vis-à-vis en cage. Je me mets ensuite à rayer son bureau, et je vois ses yeux s'agrandir et s'humidifier.

« Gare à La Cour, qui d'en haut scrute le monde, au tribunal des déchus qui sait tout de nos âmes, car par-là les murs, il entend chaque mot. Gare à son bras armé, gare à son émissaire. Gare à La Cour. »

« Je vous en supplie... » Tremble-t-il. Je l'attrape par l'épaule avec mon autre main, et plante mon kunaï sur son bureau. Je hausse la voix aussitôt :

« Montrez-moi votre langue ! »

Il sait ce que je veux, et même si il venait à céder, il sait tout comme moi que le sceau posé sur sa langue l'empêchera de dire le nom d'un de ceux qui dominent l'organisation. Je reprends mon arme et le lâche brusquement. J'ai trouvée un indice qui finalement ne me mène à rien, encore une fois. Néanmoins, Hitanabe et lui sont tout deux liés par les mêmes affaires. Je connais désormais la cause de cette mort, et je détiens avec moi une autre victime collatérale. De plus, j'ai un appas, car cet homme n'a également pas fait son travail. Les choses se compliquent toutefois. Il va plus loin dans le désespoir et dans la folie.

« Ils vont me retrouver et me tuer, comme lui. Alors il vaut mieux que je parle... »
« Urusai ! Vous allez emporter des centaines de personnes avec vous ! »
« A quoi bon... ? Nous sommes tous condamnés... l'homme derrière... »
« Kuso... ! »

Je me sers du manche de mon kunaï pour le faire taire. Je le cale entre ses dents. D'une main, je tiens le projectile pour ne pas qu'il ne glisse et de l'autre, j'appuie sur sa mâchoire. Je sens toutefois la température de son corps augmenter considérablement. Il s'est déjà transformé en bombe humaine et l'explosion est imminente. Je n'ai pas le choix de jeter le corps par la fenêtre. La vitre vole en éclat sous le poids du corps et de son élan, mais la tour n'est pas endommagée. Le corps vient d'exploser dans sa chute. Je reviens dans la pièce ouverte de l'étage, en même temps que deux Jônin de gardes accourant après avoir entendus le grabuge.

« Évacuez immédiatement le bâtiment ! Il est pris en otage par La Cour ! »

Car c'était dans leur intention de persécuter des hommes innocents à tel point qu'ils pouvaient perdre espoir et se faire exploser. Je ne sais pas si il y en a d'autres, mais il vaut mieux être prudent. C'est certain, ils redoublent d'efforts et le but est de faire un maximum de victimes tout en restant dans l'ombre. La personne qui aurait pu me servir d'appas à assassin vient de se faire exploser et je ne sais pas par où continuer. Je quitte le bâtiment et me faufile dans la foule du centre ville, visage caché derrière le col de mon manteau, pour consulter la liste des noms dont je dispose. C'est la seule piste dont je bénéficie désormais. Même si la situation risque de se répéter, aussi bien pour Yusuke Yaji que pour ce qu'il vient de se passer à l'instant, je pourrai tout de même obtenir des pistes. L'idéal serait de pouvoir m'infiltrer parmi eux, car si je continue à suivre la marche, c'est eux qui me coinceront, et c'est bien leur intention.

Au final, je n'ai pas vraiment le choix : je vais me rendre dans les prisons de hautes sécurités de Suna et parler à Yusuke Yaji. Je n'aie pas d'autres pistes si ce n'est celles que l'on ne s'autorise pas à avoir. Même si il choisira de se faire exploser, la cellule dans laquelle il se trouve empêchera les dégâts. Je me présente à l'entrée de la prison située dans les sous-sols de Suna. Autrefois, il s'agissait de catacombes. Chaque prisonnier est extrêmement dangereux, et les cellules possèdent de puissants fuuin préparés au cas-par-cas. Je bénéficie d'une autorisation d'entrer après avoir eue droit à un contrôle impressionnant. Les gardes devaient savoir si je n'étais pas un Bunshin, ni un Henge, ni quelque chose d'autre. Je descends de nombreux escaliers et marche jusqu'à la cellule de Yusuke. Il sourit en me voyant. De solides barreaux recouverts de kanjis nous séparent.

« Tic... Tac... Tic... Tac. L'heure tourne, mademoiselle Shishiro. L'heure tourne. »
« La Cour préparait un attentat à la tour du Kazekage, mais ce n'est pas pour ça que je suis venue. »
« Eh bien, êtes-vous si désespérée que vous venez vous tourner vers moi ? »
« Roh, la ferme... »

Je lui montre ma lettre. Même s'il ne me dira certainement pas ce que je veux impérativement savoir, il a la parole facile, et me donnera certainement involontairement un indice. Il est trop confiant, trop bavard et misogyne pour qu'il en soit autrement.

« Il y a des noms sur cette liste. Il y a un Yusuke, mais ce n'est pas vous. Votre nom de famille correspond à votre dossier archivé à Suna, alors ce n'est pas un nom d'emprunt. Si vous n'êtes pas sur cette liste, c'est parce que vous faites directement partie du cercle fermé de La Cour. »
« Très juste, mademoiselle Shishiro. Bonnes déductions. Je suis effectivement membre de La Cour. »
« Et vous n'explosez pas... ? »
« Je vous en prie... » Soupire-t-il, comme exaspéré par ma remarque.

Il tire la langue et ne possède aucun sceau. Il nous a induit en erreur lors de son interrogatoire et je viens à me demander si ce n'était pas volontaire. Peut-être voulait-il être emprisonné, ou peut-être que je me trompe. Peut-être est-il tout simplement devenu inutile à l'organisation. Il y aurait-il néanmoins des individus infiltrés ici également ? C'est une éventualité.

« Vous voyez, nous n'avons pas besoin d'un sceau, car nous sommes liés par le sang. Il est inutile de chercher des informations auprès de moi, Shiro Hikage. »

J'entends des bruits d'affrontements à la surface. Des cris et des lames qui s'entrechoquent. Ca s'envenime encore. Je cours le plus rapidement possible et je découvre plusieurs compagnons d'armes morts, tous transpercés par des surins. Parmi eux, un anbu respirant encore faiblement. L'un des rares qui connaît mon nom. Je sais de qui il s'agit. Je tremble, je sens un nœud au ventre qui me donne envie de vomir et je me jette sur lui. J'ouvre son plastron avec un kunaï pour dégager son ventre, et enlève son masque. Il s'agit bien de Yoru, mourant.
Je lui fait de suite un massage cardiaque, mais il se saisit de l'un de mes poignets pour attirer mon attention. Il sent ses forces le quitter et je ne pourrai sans doute rien faire pour lui. J'ai de plus en plus de mal à retenir mes larmes et mon corps tremble.

« Pas toi, non... Je t'en supplie. Non... » Je sanglote et il me tient un peu plus fermement. Il s'agit très certainement encore une fois de cet assassin. Je regarde un instant autour de moi, mais il est certainement déjà loin. Je regarde Yoru dans les yeux. Son regard faiblit et du sang coule abondamment de sa bouche. Il n'arrive plus à parler car un surin a transpercé sa gorge. Il est entrain de suffoquer et je ne peux pas voir ça. Il convulse avant de mourir, et je hurle. Je perd le contrôle encore une fois, et cette fois, je me laisse envahir par la colère. Mon seul et unique ami, celui qui m'a parrainée et réhabilitée vient de se faire tuer par cet assassin envoyé par La Cour et qu'importe le prix, je vais faire parler Yusuke Yaji. Je redouble de vitesse pour redescendre jusqu'à sa cellule, et elle est ouverte. Il s'est échappé. De rage, je saccage tout ce qui s'y trouvait : son matelas et les quelques bols vides que je jette de toutes mes forces au sol. Je pleure toutes les larmes de mon corps et je ne pensais pas qu'il y en avait autant.

Je ressors et porte le corps de Yoru dans mes bras. Je n'arrive pas à retenir toute cette tristesse et je marche en pleurant, avec son sang sur mes habits. Je traverse le centre-ville, confrontée aux regards des gens qui s'écartent pour former un long couloir funéraire. Je pose son corps devant la tour du Kage; à l'endroit où l'on s'est rencontrés pour la première fois, lors d'un matin comme un autre.

Je sèche mes larmes et serre les poings. Je me sers de mon chakra pour me hisser jusqu'au sommet du toit d'un immeuble plus haut que ceux du centre-ville, celui qui sert de marché couvert. Et de là, avec une vue imprenable sur Suna et sur son ciel rosé, je hurle, armes à la main.

« Venez vous battre espèce de lâches !! C'est moi que vous voulez ?!! Alors venez ! Arrêtez de vous en prendre aux autres et venez vous battre ! »

De la main gauche, j'agite mon tanto, et de la main droite Chi Satsubatsu. La fureur ne fait pas que obscurcir mes émotions, elles renforcent mes capacités de perception et stimule mon chakra. Je peux voir de légères vaguelettes bleues entourer mon corps voué à une légère pression. Comme si ma force spirituelle était prête à jaillir. Je sens également mon trouble hyperkinétique remonter, et mon corps vient déjà de s'adapter à cette pression issue de cette colère saisissante. Je continue d'hurler, prête à en découdre. Les images du corps inerte de Yoru tapent sur mon système nerveux.

« Vous me l'avez pris et je vais tout vous prendre ! Je viendrai vous tuer jusqu'au dernier ! »






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