Flashback - La fin d'un cauchemar (Pv Kaede)
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Le plat de nouilles fumant est placé au centre de la table. Des calmars sautés ainsi que différents légumes et condiments sont disposés de chaque côté du bol. L'étalage n'a rien de bien exceptionnel, la mère des deux petits n'ayant jamais vraiment perfectionné ses talents de ménagère, mais pour Asugi et Shiro, l'assortiment de formes et de couleurs disposé devant eux est un réel plaisir à contempler. Ils salivent déjà à l'idée du repas succulent dont ils vont se régaler sous peu. Oboro ne peut s'empêcher de sourire devant l'enthousiasme de ses deux jeunes garçons. L'assassin devenue maman ne s'est jamais réellement sentie adéquate dans son nouveau rôle, considérant ne pas être à la hauteur, mais face à un tel témoignage d'appréciation elle s'en trouve réconforté. La petite famille s'installe autour de la table pour le repas. Asugi, revenant tout juste de son entrainement, retire son bandeau portant l'insigne de Suna et se prépare à engouffrer toute la nourriture que son estomac pourra contenir. C'est à cet instant qu'il remarque qu'ils ne sont plus seuls dans la demeure familiale. Aux quatre coins de la salle à diner le jeune Genin peut apercevoir les silhouettes de nombreux shinobis. Chacun d'eux est vêtu de l'uniforme et du masque caractéristique qui l'identifient en tant que membre des forces spéciales du Kazekage. Sans prononcer une parole, les ANBU fondent sur eux. Avant même qu'ils n'aient le temps de faire un seul mouvement, Asugi, son petit frère ainsi que sa mère sont tous capturés et menottés. Trainé par quatre shinobis vers une destination inconnue, le jeune garçon terrifié est séparé de sa famille. Soudainement tout devient sombre. Le son d'une mélodie étrangement familière lui parvient alors que l'univers autour de lui se désagrège rapidement, laissant place au vide.

Asugi est tiré du monde illusoire dans lequel il s'était plongé. Assis à même le sol, il essuie les quelques larmes qui glissent le long de ses joues, avant de jeter un coup d'œil autour de lui. Il n'y a aucune lumière dans la pièce dans laquelle il se trouve, pourtant, bien qu'il soit incapable de les voir, il sait exactement à quelle distance sont les murs, où est située la porte, ainsi que la paillasse qui lui sert de lit. En ayant déjà examiné les surfaces de ses mains le shinobi est même en mesure de visualiser l'emplacement des pierres ainsi que toutes les fissures qui les parcourent. L'image mentale qu'il s'est faite de sa cellule est tellement ancrée en lui, qu'il lui faut un moment avant de se souvenir qu'il ne voit pas réellement tous ces détails, les ténèbres sont beaucoup trop épaisses.

[Asugi] - "Encore cette prison. Ce cauchemar ne se terminera-t-il donc jamais.", se dit-il à voix basse

La perception du temps du jeune homme étant complètement déformée, il est incapable d'évaluer avec exactitude le nombre d'années qui se sont écoulées depuis son incarcération. Il sait par contre que son emprisonnement dure depuis assez longtemps pour avoir raison de sa détermination, de son sens de l'humour ainsi que de tout espoir de quitter cet endroit. Pour une raison qu'il ignore, son instinct de survie refuse de l'abandonner, ce qu'il lui arrive de déplorer lorsqu'il traverse des périodes plus sombres. Un ricanement incontrôlable s'empare de lui alors qu'il analyse cette pensée.  

[Asugi] - "Mes périodes plus sombres... Je n'ai que des périodes sombres. Pourquoi suis-je incapable d'en finir avec cette existence? Pourquoi me gardent-ils ici depuis tout ce temps? Pourquoi ne mettent-ils pas un terme à ma vie?"

Depuis tout le temps qu'il est ici sans aucune explication quant aux motifs de son emprisonnement, le jônin en est venu à haïr le Kazekage qu'il croit responsable. Parmi les scénarios qu'il s'est imaginé avec les années, son supérieur, Fuga, l'aurait trahi puis fait enfermé, cherchant à s'assurer qu'il ne dévoilerait aucune des informations qu'il possède.

[Asugi] - "La première chose que je ferai en sortant d'ici est d'aller vendre... non, donner à une nation rivale toutes les informations que je possède."

La menace sonne vide aux oreilles de celui qui la profère, ayant la certitude qu'il restera emprisonné dans cette cellule jusqu'à la fin de ses jours. Lorsqu'enfin il s'éteindra, ce sera au sein de ces ténèbres et personne de l'extérieur ne saura ce qui est advenu de lui. Sa mère et son frère sont probablement morts eux aussi. Il ne subsiste à Asugi que quelques souvenirs indistincts d'eux qu'il tente de préserver du mieux qu'il peut, car tant qu'il les possède il peut retourner visiter ces moments plus heureux de son passé en se soumettant à ses propres genjutsus, espérant ne jamais en ressortir.

Un grondement sourd tire le sunajin de ses rêveries. Jamais un son de l'extérieur n'avait traversé les murs de la prison auparavant. Cherchant à en apprendre plus au sujet de l'imposant rugissement, Asugi se rapproche de la paroi pour y apposer son oreille. Le son se fait entendre à nouveau, plus fort que la fois précédente. Avant qu'il ne puisse s'interroger sur la nature de la créature à l'origine du cri particulier, il est projeté contre le sol alors que le bâtiment est ébranlé par de violentes secousses. Il réussit de justesse à s'écarter du chemin d'un rocher alors que le mur vol en éclat sous ses yeux. Lorsque la poussière retombe, Asugi aperçoit les étoiles briller dans le ciel au-dessus de sa tête. Il a peu de temps pour admirer les astres avant qu'une patte immense n'obstrue sa vue, se saisissant d'une portion significative de la paroi. Le regard du prisonnier incrédule longe le bras de l'énorme créature alors qu'elle arrache le morceau du mur qu'elle tient entre ses griffes et le lance sur un groupe de shinobis qui semble s'opposer à elle. Ce monstre, Asugi ne l'a jamais vu de sa vie, pourtant un seul coup d'œil lui suffit pour reconnaître qu'il s'agit là de l'Ichibi, un des neuf démons légendaires.

Il ne comprend ni comment ni pourquoi cette bête se retrouve au cœur du village, mais cela lui importe peu à cet instant. Devant lui se trouve l'opportunité de fuir cette prison, de recouvrer sa liberté et il n'est pas question qu'il la laisse passer. En regardant autour de lui, il s'aperçoit bien qu'il n'est pas seul à vouloir profiter des ravages de Shukaku pour s'échapper.

[Asugi] - "Je sais bien que ce n'était pas volontaire, mais je t'en dois une malgré tout."

Après avoir adressé un dernier remerciement au démon il s'élance vers l'extérieur.


Dernière édition par Asugi le Jeu 5 Jan - 15:17, édité 1 fois
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Une voix stridente et angoissée répétait le nom de la kunoichi du sable, encore et encore. On frappait à la porte de la salle de garde avec de plus en plus de frénésie. Kaede se redressa en grognant et écarta les draps du petit lit d’hôpital dans lequel elle venait à peine de trouver le sommeil. Elle reconnaissait cette voix, c’était celle du genin dont elle assurait l’éducation médicale. S’il la réveillait encore pour une lacération au kunai ou une autre ânerie du genre, il allait garder longtemps le souvenir de cette soirée.

Déjà habillée – elle avait fait une seule fois l’erreur de s’endormir en sous-vêtements dans la salle de garde et en avait été quitte pour des semaines de remarques lascives sur sa spectaculaire réanimation en slip et soutien-gorge d’un vieux Sunajin cardiaque – elle se tira du lit et ouvrit à son élève affolé. À l’expression de ce dernier, elle sut tout de suite que quelque chose de sérieux était en cours.

Quelques minutes plus tard, elle était déjà sur les lieux. Le vent du désert emportait les râles des blessés mais ne parvenait pas à couvrir les grondements d’un Ichibi complètement déchaîné. La médic ignorait ce qui avait déclenché ce chaos et n’en avait cure. L’essentiel était de tirer de là les blessés déjà nombreux et de traiter sur place les cas les plus critiques. Celui qu’elle transportait hors de la zone dangereuse en ce moment même avait une jambe broyée. À demi inconscient, le déplacement le faisait tout de même grimacer de douleur. Mais elle n’avait pas le choix, les morceaux de bâtiments volaient en tous sens et un seul de ces débris pouvait les écraser comme deux fruits trop murs.

« Shhh, ne parle pas. Conserve tes forces. »

C’était peine perdue, le chahut provoqué par le démon à une queue rendait toute conversation impossible. Kaede installa la victime le plus confortablement possible. Elle n’avait pas beaucoup de temps, les blessés critiques continuaient de s’accumuler sur le site de la catastrophe. Elle déchira la chemise de son patient pour en faire un garrot qu’elle noua en vitesse autour de sa cuisse, posa les mains sur le torse du shibobi agonisant et fit appel à son chakra pour le soulager un peu et lui permettre de rester en vie le temps qu’il soit transporté à l’hôpital.

Elle signala sa localisation à l’équipe de transport via le micro qu’elle avait emporté, espérant qu’ils distingueraient sa voix du tapage environnant, puis repartit en courant à la recherche d’autres victimes. La nuit était sombre, mais les quelques incendies déclenchés çà-et-là par les assauts de la bête enragée amélioraient un peu la visibilité. La jeune femme se déplaçait rapidement, prenant tout de même le temps de survoler du regard les coins sombres et les amas de débris. L'incident était certes tragique, mais la maîtresse de l'Irou ne se sentait jamais si vivante que lorsqu'elle sauvait des vies dans le feu de l'action, et ce soir, elle était servie. 





Dernière édition par Shimizu Kaede le Mar 7 Fév - 23:24, édité 1 fois
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Asugi n'a pas si tôt mis pied à terre qu'il aperçoit la queue colossale du démon du sable qui s'abat dans sa direction. Il plonge vers l'avant, évitant de justesse de devenir une partie intégrante du parterre de Sunagakure, mais le souffle qui s'ensuit le projette vers le mur d'un bâtiment qu'il percute avec fracas. Sa vision s'embrouille, les sons se distordent alors qu'il est assujetti à de violents étourdissements. Incapable de maintenir son équilibre, le shinobi désorienté tente de s'éloigner du monstre en se trainant du mieux qu'il le peut. Lorsqu'il entend le rire strident empreint de malice de la bête, Asugi s'aperçoit qu'il n'a pas parcouru une distance aussi grande que ce qu'il s'imaginait. Il se retourne vers la source du son dissonant, c'est alors que son regard rencontre celui de la créature démoniaque. Convaincu que l'incarnation maléfique l'a choisi comme cible, son sang se glace dans ses veines. À peine capable de se mouvoir, les poignets solidement menottés, Asugi se sent complètement vulnérable face à la monstruosité qui se déplace dans sa direction.

[Asugi]  Asugi tu ne peux pas rester là. Tu dois bouger. Il n'est pas question que tu meurs de cette façon après tout ce que tu as enduré.

[Asugi] - "Bouge!"

Ses sens engourdis se ravivent subitement, puis la force revient dans ses membres. Il s'éloigne de l'endroit aussi rapidement que ses jambes le lui permettent. Alors qu'il fonce à travers les rues de Suna, le fugitif essaie de se situer, mais rien ne lui paraît familier, les années d'emprisonnement ayant effacé de sa mémoire la disposition du village. Sans compter sur la confusion que lui cause le chaos qui règne tout autour: les habitants qui s'enfuient en hurlant, les débris qui s'abattent de part et d'autre, les shinobis qui tentent de maîtriser Shukaku. Toute cette agitation contraste violemment avec la monotonie perpétuelle à laquelle l'ancien détenu fut habitué durant son incarcération.

Chaque nouvelle inspiration est une source de douleur pour le jeune homme dont le corps n'est plus accoutumé à fournir de tels efforts. Se sentant incapable de continuer, Asugi se glisse dans une ruelle pour reprendre son souffle et calmer ses pensées.

[Asugi]  Il n'existe qu'une seule sortie à Sunagakure et je suis trop bête pour me souvenir d'où elle se trouve. Le Kazekage aura tôt fait de maîtriser le bijû qui dévaste le village. Une fois que ce sera fait, il donnera l'ordre de capturer les prisonniers qui se sont échappés. Je dois impérativement avoir atteint le désert avant que ça n'arrive.

Il est tiré de ses réflexions par l'arrivée soudaine d'un individu. Il le détaille du regard, craignant qu'il s'agisse d'un shinobi de Suna, mais l'accoutrement du grand homme à la chevelure sombre dissipe rapidement cette hypothèse, l'identifiant au contraire comme un des évadés. L'élément qui retient particulièrement son attention est le fait que celui-ci tient ses menottes entre ses mains, les brandissant vers lui comme une arme, plutôt de les porter aux poignets.

[Asugi]  Se pourrait-il qu'il ait les clés en sa possession?

Il lève ses bras tranquillement pour mettre ses chaînes en évidence.

[Asugi] - "Hey. Je suis comme toi. Je me suis échappé de la prison."

Se présentant sous le pseudonyme de Kegitsuo, le membre du clan Kirasagi engage la conversation avec l'autre prisonnier en fuite. Il réussit aisément à gagner sa confiance et à le convaincre qu'il serait mutuellement bénéfique pour eux d'unir leurs forces, ne serait-ce que le temps de s'échapper de l'enceinte du village.

[Asugi] - "Je suis un ninja, anciennement au service de Suna, mais le Kazekage m'a fait enfermer dans les cachots pour haute trahison."

Sa hargne et sa rancœur s'entendent dans sa voix lorsqu'il parle de celui qu'il juge responsable du calvaire qu'il a dû endurer durant les dernières années.

[Asugi] - "Si tu peux me libérer de ces chaînes, on sera en mesure de mieux se défendre."

Il tend ses bras vers son interlocuteur qui, après quelques secondes d'hésitation, révèle un trousseau de clés qu'il cachait dans son pantalon. Ayant enfin retrouvé une lueur d'espoir, Asugi laisse apparaître un fin sourire sur son visage. Pendant que son nouveau compagnon du moment s'affaire à chercher la bonne clé, le jeune homme aux cheveux de sang l'interroge.

[Asugi] - "Dis-moi, toi, pour quelles raisons ils t'ont enfermé?"

[Prisonnier] - "Espionnage et détournement, mais dans mon cas, ce n'était pas de la trahison. Je n'ai jamais servi Suna après tout."

[Asugi] - "On devrait faire route ensemble alors. Je possède surement quantité d'informations sur le village auquel tu n'as pas eu accès."

À cet instant il entend le cliquetis signalant qu'il a trouvé la bonne clé pour défaire ses menottes. Dès que ses mains sont libres, Asugi concentre son chakra, puis joue un air apaisant en sifflant. Avant que l'autre n'ait compris ce qui se passe, il succombe au genjutsu et s'effondre sur le sol en ronflant bruyamment.

[Asugi] - "Je ne sais pas d'où tu viens ni qui tu sers espion étranger, mais ta vie s'arrête ici. Ta mort servira à assurer mon futur."

Plaçant sa main contre la bouche de l'homme endormi, le sunajin l'achève en le suffocant à l'aide d'une technique de manipulation du vent. Il se déshabille puis échange ses vêtements avec ceux du défunt auquel il passe ensuite les menottes desquels il vient tout juste de se libérer.

[Asugi]  S'ils me croient vivant, ils continueront à me traquer indéfiniment. Ces uniformes et ces chaînes portent tous mon code d'identification de prisonnier. Il me faudrait aussi rendre le corps le plus méconnaissable possible, malheureusement mes techniques ne sont pas adaptés à ce genre de tâche.

Soudain, trois petits projectiles enflammés frappent le sol autour de lui.

[ANBU] - "Halte là! Ne fais aucun faux mouvement où je serai forcé de te tuer."

Asugi écarte doucement ses mains l'une de l'autre, les plaçant bien en évidence, puis se retourne tranquillement pour faire face à celui qui l'interpelle. Il laisse échapper un soupir résigné lorsqu'il aperçoit le masque et l'insigne de Suna que porte le shinobi, l'identifiant comme membre des forces d'élite.

[Asugi]  Je n'ai pas le choix. Il m'a probablement vu changer de vêtements. S'il reste en vie, il saura que tout ceci n'est qu'une supercherie.

Le jônin avait espéré réussir à s'enfuir sans devoir affronter de ninja de son village, mais le sort en a voulu autrement. Il ne peut accepter de se laisser capturer à nouveau. Il prend une grande respiration, puis commence à siffler. L'air qu'il entame, à la fois sinistre et mélancolique, est un de ceux qu'il préfère, l'ayant appris de sa mère étant enfant.

[ANBU] - "Arrête ça tout de suite! Et couche-toi, ventre à terre."

Le jeune homme s'agenouille tranquillement, mais continue à jouer sa mélodie.

[ANBU] - "Vas-tu bien arrêter ça, maintenant?"

L'ANBU s'avance vers lui prêt à le saisir, mais il est trop tard. Celui-ci est maintenant sous l'emprise de Yume No Koe, la technique cachée du clan Kirasagi.

Tout d’abord, le shinobi de Suna semble désorienté, puis il fait quelques manœuvres évasives pour ensuite cracher un jet de flamme qui consume le corps  inerte du prisonnier qu'Asugi avait mis à mort. Pendant ce temps, l'utilisateur de genjutsu se glisse derrière le ninja masqué, réussit à s'approprier quelques-uns de ses parchemins explosifs qu'il insère dans le capuchon de celui-ci après les avoir activé. Asugi bondit pour ne pas se faire prendre dans l'explosion. Une fois la poussière retombée, il s'approche de l'ANBU étendu sur le sol pour s'assurer qu'il est bien mort.

[Asugi] - "Dès le moment où tu m'as aperçu, il était devenu inévitable qu'une injustice soit commise. Je ne pouvais pas accepter d'être celui qui la subirait une fois de plus. Je suis désolé."

Après lui avoir adressé cette pensée, il jette un œil sur le corps du prisonnier carbonisé.

[Asugi]  Il est méconnaissable désormais. Cela devrait être suffisant pour leur faire croire à ma mort.

Asugi se prépare à reprendre sa course.
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Kaede courait entre les immeubles, affichant un détachement et un calme qu’on aurait pu juger inadéquats à la lumière des événements dramatiques qui prenaient place quelques centaines de mètres plus loin. Une esquisse de sourire aux lèvres, elle anticipait avec délectation toutes les chirurgies qui l’attendaient lorsque la catastrophe serait endiguée. Tandis qu’elle approchait des lieux du drame, un morceau de toiture aussi large qu’une table de cuisine s’abattit à quelques mètres de la kunoichi, soulevant un nuage de sable et de débris et lui rappelant l’ampleur des dégâts dont Ichibi était capable. Tout de même, il devenait urgent de mettre fin à cette situation hors de contrôle. Mais ce n’était pas son travail à elle.

Un mouvement furtif au fond d’une ruelle attira le regard de la jeune femme et la stoppa net dans sa course. Il y avait quelqu’un, là-bas, dans l’ombre. La soignante fit quelques pas en direction de la silhouette. Celle-ci paraissait se mouvoir avec quelque difficulté. Sans doute un blessé qui s’était éloigné du site de la catastrophe. Kaede s’apprêtait à clore la distance les séparant pour vérifier si une aide médicale était requise, quand elle nota une seconde silhouette tout près de la première. L’épaisseur des ténèbres environnantes l’empêchait de distinguer nettement les détails de leurs vêtements et d’identifier leurs visages, mais après avoir observé leurs mouvements quelques secondes, elle conclut qu’aucun des deux individus n’était dans un état critique.

Elle pouvait reprendre le chemin du site où plusieurs dizaines de Sunajins tentaient tant bien que mal de contrôler la manifestation démoniaque du fils du Kazekage. Elle aperçut d’ailleurs ce dernier se joindre aux combattants déjà présents et prendre le commandement. Les troupes d'élite s'organisèrent rapidement autour de leur chef afin de lancer un assaut coordonné. Kaede prit quelques instants pour observer la scène du combat, dont la dynamique venait de changer du tout au tout. Il était évident que la manoeuvre orchestrée par Rasa avaient été soigneusement planifiée et répétée, et la kunoichi ne doutait pas que ces puissants soldats mettraient bientôt fin à la menace que représentait le démon à une queue.

La demoiselle venait de reprendre sa course quand, au bout d'une dizaine de mètres, son attention fut à nouveau attirée dans la direction opposée. Des cris émanaient de la ruelle qu’elle venait seulement de quitter, et elle perçut même la lueur de flammes aussi vives qu’éphémères. Débris enflammés? Technique Katon?  Ça devenait trop louche pour ne pas faire demi-tour. À mesure qu’elle s’approchait à nouveau de la sombre ruelle, Kaede entendit ce qui ressemblait à des sifflements, qui lui parvenaient par bribes. Les cris de protestation d’Ichibi, que l’on achevait de neutraliser, n’aidaient en rien la jeune femme à distinguer la subtile mélodie. La complainte mélancolique lui sembla si hors de propos dans les circonstances actuelles qu’elle se demanda si son ouïe ne lui jouait pas des tours.

La kunoichi n’eut que le temps d’apercevoir le masque de l’ANBU pétrifié avant qu’il soit engouffré tout entier par une violente explosion et s’écroule sur le sol, sans vie. L’auteur de ce crime était agenouillé à terre, tout près, dos à elle. Les ténèbres l’empêchaient de distinguer clairement l'allure de celui-ci. Kaede se plaqua en silence contre le mur et approcha subrepticement, se préparant à neutraliser le criminel, mais elle ne passa pas à l’attaque immédiatement. Pour tout dire, elle était curieuse d’en savoir un peu plus, sans compter qu’il fallait se méfier d’un individu capable de venir à bout d'un shinobi d’élite avec autant d’aise.

« Dès le moment où tu m'as aperçu, il était devenu inévitable qu'une injustice soit commise. Je ne pouvais pas accepter d'être celui qui la subirait une fois de plus. Je suis désolé. »

Ces mots ne firent qu’attiser la curiosité de la scientifique. Il y avait une histoire derrière tout ça, et il ne restait qu’un seul témoin pour la lui raconter. Mais pas ici. L’équipe de Rasa achevait enfin de dompter le démon à une queue, et cette diversion était sa principale chance de mettre la main sur ce mystérieux criminel avant qu’un autre le fasse. Elle avala le contenu d’une petite fiole puis, au moment où l’assassin faisait volte-face et se précipitait dans sa direction  pour s’enfuir, elle laissa échapper dans l’étroite ruelle un nuage de poison. La substance n’avait rien de létal, mais elle aurait tôt fait de le rendre plus docile.

« Inutile de tenter quoi que ce soit. Dans quelques secondes, tu auras perdu conscience, et quelque chose me dit que si l’on te trouve ici, c’en est fait de toi. Je t’emmène avec moi, ne résiste pas. »

Tout Sunajin doté d’un sens du devoir digne de ce nom aurait immédiatement livré le coupable aux autorités, mais ce n’était nullement l’intention de Kaede, davantage intéressée par le mystère auquel elle venait d’assister et le cobaye potentiel sur lequel elle venait de mettre la main que par les quelques protestations de sa conscience.

Résumé:
 





Dernière édition par Shimizu Kaede le Mar 7 Fév - 23:25, édité 1 fois
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Ce n'est que lorsqu'il se retourne pour partir, qu'Asugi détecte la présence de la kunoichi à quelques mètres de lui. À peine a-t-il le temps d'entrevoir la silhouette de l'inconnue à travers la pénombre qu'il se retrouve enveloppé par un nuage de vapeur violet. Surpris par l'assaut inattendu, il tarde à réagir à cette technique qui lui est pourtant familière.

Un nuage toxique!

Il s'accroupit en formant une série de mudras, pose sa main sur le sol et y concentre son énergie. Sous sa paume apparait un symbole émettant une fine lueur bleutée où s'engouffre à un rythme de plus en plus rapide, le gaz qui l'entoure. Malheureusement pour lui, le moment d'hésitation dont il fut saisi est lourd de conséquences. L'infime quantité de toxine qu'il a inhalée est suffisante pour qu'il en ressente les effets presque immédiatement. Déjà, sa vision est embrouillée de telle sorte qu'il ne peut distinguer quoi que ce soit dans la ruelle sombre, et son ouïe lui devient presque inutile.

Comment ai-je pu être assez stupide pour en respirer une partie?

Sa concentration brisée, il perd le contrôle de son jutsu qui recrache dans le visage du jônin tout le gaz qu'il avait absorbé. Il cherche désespérément une échappatoire lorsqu'il entend la voix féminine de son agresseur qui s'adresse à lui:

"Inutile de tenter quoi que ce soit. Dans quelques secondes, tu auras perdu conscience, ..."

Il lui suffit de se fier à son incapacité de se relever pour savoir qu'elle dit vrai. Impossible pour lui de contrecarrer les effets du poison et impossible de fuir le nuage empoisonné. Il a échoué. Les paroles de la kunoichi ont raison de la volonté du jeune homme.

La substance n'est pas mortelle...

Il cesse de lutter, se laissant choir sur le sol. Il ne porte même pas attention à la fin de la phrase de son interlocutrice. Cette dernière pensée le hante alors qu'il sombre lentement dans l'inconscience.

***

Lorsqu'il revient à lui, Asugi, éblouit par la forte lumière, laisse le temps à ses yeux de s'habituer à l'éclairage ambient. C'est avec une certaine difficulté qu'il se remémore les événements qui l'ont amené jusqu'ici.  Croyant d'abord que l'état de léthargie dans lequel il se trouve est un effet résiduel de son empoisonnement, mais il comprend vite que la cause de cette sensation est tout autre en apercevant la sonde qui le relie à un sac transparent rempli de liquide. Le produit contenu dans ce sac doit être une forme de sédatif qui a été utilisé pour me maintenir endormi jusqu'à maintenant.

Étendue sur une table d'examen, le jeune homme à peu de liberté de mouvement; ses jambes et ses bras sont attachés solidement par des sangles, on a même pris soin de lui remettre ses menottes. Il regarde autour de lui, tentant de comprendre la nouvelle situation dans laquelle il se trouve.
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Ramener le corps inerte de sa victime jusqu’à son laboratoire clandestin sans se faire pincer ne fut pas une mince affaire pour la jeune femme. Elle avait beau s’entraîner régulièrement, la force physique n’était pas son principal atout. Par chance, presque tous les shinobis capables du village, accompagnés de quelques curieux qui ne craignaient pas trop la mort, s’étaient rendus sur le site de la catastrophe. En longeant les murs de petites rues sombres et désertes, portant sa charge sur son dos, elle parvint à destination. Sa prise n’avait que la peau sur les os, ce qui lui facilitait tout de même un peu la tâche. La médic n’aurait de cesse d’éclaircir les origines et l’histoire de cet énigmatique jeune homme, et si les réponses qu’il lui servait ne lui plaisaient pas, tant pis pour lui.

Pénétrant dans le petit centre de recherche improvisé qui se trouvait sous son domicile, elle en referma la porte derrière elle d’un coup de pied et se dirigea vers l’unique table d’examen, qui se trouvait dans un coin de la pièce. Vu ce qu’il avait inhalé et sa piètre condition physique, l’inconnu resterait inconscient plusieurs heures. Néanmoins, Kaede ne pouvait risquer qu’il se réveille et tente de l’agresser pour s’enfuir. Elle le hissa sur la table et restreignit solidement ses bras et ses jambes à l’aide des sangles résistantes déjà fixées à l’armature de métal du meuble.

Enfin, elle pouvait à loisir observer sa prise de plus près. L’uniforme sale et usé de cette dernière ressemblait à celui dont on revêtait les prisonniers de guerre. De toute évidence, l’emprisonnement ne datait pas d’hier. Quel crime pouvait-il avoir commis? Pourquoi était-il demeuré si longtemps au secret, si tel était bien le cas? La médic devrait attendre qu’il se réveille pour le questionner, mais pour le moment, elle avait mieux à faire que de rester à son chevet. Sa présence était requise à l’hôpital, où s’accumulaient sans doute déjà les nombreuses victimes de l’incident Shukaku. Elle nettoya à l’alcool le poignet de l’ex-forçat inerte et y ouvrit une voie veineuse. Le soluté le réhydraterait. Elle ajouta des nutriments et un sédatif à la poche de liquide suspendue, ajustant le débit de sorte à prolonger de plusieurs heures le sommeil artificiel du prisonnier.

Le chaos qui régnait à l’hôpital de Suna lorsqu’elle y pénétra, enfilant précipitamment un uniforme et rejoignant au pas de course ses collègues médecins déjà à l’œuvre, s’avéra à la hauteur des espérances de la kunoichi. Le reste de la nuit passa en un éclair, série ininterrompue de chirurgies et de jutsus médicaux complexes pratiqués à la chaîne sur les nombreuses victimes du démon à une queue. Elle sauva les vies et les membres qu’elle pouvait, luttant âprement contre cette vieille ennemie de tous les soignants : la mort. Ce n’est que lorsque le dernier des blessés fut stabilisé et le dernier des corps, identifié et transporté à la morgue, que Kaede put enfin se permettre de souffler. L’uniforme littéralement détrempé du sang de ses patients prit le chemin de la poubelle, irrécupérable. Affichant un sourire secret qui ne choqua personne, le personnel soignant ayant l’habitude des petites excentricités de la demoiselle, elle salua ses collègues et rentra chez elle.

Elle ferma à clé la porte de son domicile et descendit prestement au sous-sol, s’assurant que son prisonnier était toujours plongé dans l’inconscience. La scientifique ralentit le débit du soluté afin que l’inconnu retrouve ses esprits sans toutefois avoir assez de force pour lui opposer une résistance significative. Elle fila ensuite prendre une douche rapide, profitant de la sensation divine de l’eau chaude qui s’écoulait sur sa peau et délassait ses muscles fatigués, inhalant avec bonheur l’odeur de lavande de son shampoing maison. L’herboristerie était une science qui trouvait toutes sortes d’applications, après tout.

Elle aurait pu aller se coucher, mais savait pertinemment qu’elle ne trouverait jamais le sommeil, bien trop impatiente et curieuse de connaître l’histoire de sa prise. Vêtue d’un simple et confortable ensemble noir, ses cheveux mouillés noués en queue de cheval, Kaede retourna à son laboratoire. Elle fut à nouveau frappée par la maigreur du shinobi somnolent, qui commençait à peine à s’éveiller.

Depuis combien de temps n’a-t-il rien mangé? Qui l’a mis dans cet état, et pourquoi?

S’asseyant à une distance respectable de la table d’examen, scalpel tranchant dans une main et ampoule de poison gazeux dans l’autre, elle attendit quelques minutes. Les sournoises attaques sans mudras n’étaient pas rares chez les shinobis d’élite, et la maîtresse de l’Irou ignorait tout de celui à qui elle avait affaire. Pour l’instant.

« Ne fais rien d’irréfléchi si tu tiens à la vie, étranger, » fit-elle d’une voix neutre quand elle fut certaine qu’il était en état de la comprendre. « Je ne t’ai jamais vu à Suna. Qui es-tu, et quelle est donc ton histoire? »




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