[Flash Back] Un départ sans retour
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忍 | Nukenin
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[Flash Back] Un départ sans retour     Mar 13 Déc - 21:31

Un départ sans retour


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Feat. Zabuza Momochi




Fuir était désormais ma seule et dernière option. C'était cela ou affronter une mort certaine. Je refusais de l'admettre mais j'avais préféré la facilité plutôt que faire face à un nombre de Shinobis que je n'aurais de toute manière pas pu gérer dans cette état. J'avais accepté la retraite que m'avait offert ma Senseï en guise d'adieux, décidément incapable de me tuer. Tout comme j'avais été incapable d'en arriver à bout rapidement, ce combat se terminant sur un match nul lorsque les gardes de Kiri accourent suite aux cris d'alertes. Devant le fait accompli, j'avais agressé ma propre mère, l'une des plus grande fortune et membre intouchable de Kiri no Kuni, puis entamé un combat contre ma propre chef d'équipe. À seulement dix huit ans, je venais de ruiner ma carrière de Shinobi, perdu ma famille et l'homme que j'aimais par dessus tout. La confiance et l'espoir que je possédais encore hier pour ma nation venaient de voler en éclats. J'étais seule contre tous, abandonnée de ceux qui m'avait ôté aux miens et élevé dans ce village comme l'un des leurs, oubliant  de me mentionner que les assassins de mon clan n'était autre que mes parents adoptifs. L'animal de compagnie venait de mordre la main de son maître. Sa sanction était prononcée : l'euthanasie.

Mes sentiments étaient plus que troublés et je n'avais plus vraiment toute ma tête au moment où j'avais décidé de régler mes comptes avec ma mère. Je venais d'apprendre cette terrible vérité sur mon passé, suffisamment forte et douloureuse pour que j'en tremble encore, quelques heures après la fameuse révélation. Révélation qui m'avait poussé à presque commettre l'irréparable, me retenant de justesse d'achever ma proie. Sans l'intervention d'Aizawa, qui sait comment tout cela aurait pu se terminer … J'étais blessé dans ma chaire et dans mon cœur, trahit comme jamais je ne l'avais été. Ma vie toute entière été à remettre en cause. Tout ce en quoi je croyais, la loyauté, l'espoir d'un monde meilleur et les valeurs du Shinobi, tout cela n'était que du flan. Le système tout entier est corrompu. De la plus petite recrue jusqu'aux plus hautes instances, tout n'est qu'une vaste mascarade où finalement seul le plus riche, le plus puissant survit sans laisser de place aux plus petits, ne survivant que par les restes quand on veut bien leur laisser. Les Ninjas eux ne sont que des pions perdant leurs âmes au fil des combats. Il n'y a point d'héroïsme là dedans, seulement des bœufs aveugles suivants le bâton qui les dirige. Le bâton n'est là que pour servir la cupidité de ceux qui lui graisse la patte et ainsi de suite. La nature humaine est si mal faite. Mon clan avait été décimé pour une seule et unique raison : ils avaient une terre qui malheureusement pour eux, était convoitée par d'autres bien plus puissants. La force avait été employée comme on chasse un nuisible. Hommes, femmes, enfants, sans distinction aucune. Une poignée de nuisibles qu'on avait préféré annihiler sans même les prendre en considération. Ils étaient sur le chemin, il gênait, point.

Je manquais de rater une branche, fuyant d'arbre en arbre. Cela faisait bien une bonne heure que je m'éloignais du village, ayant réussit in-extrémiste à me faufiler entre les maillons de sécurité, l'ultime étant les portes du villages. Me voilà donc en cavale. Je n'ai pas vraiment le temps de réfléchir à ce que je vais faire à présent. Il faut que je me tienne le plus loin possible de Kiri et que je sème les probables unités lancées à mes trousses. Tout cela aurait été tellement plus facile si je pouvais me transformer en félin. Il m'aurait suffit d'une dizaine de minutes pour disparaître totalement sans lancer la moindre trace. Mais voilà que mes capacités m'ont lâché depuis quelques jours. Bien que ce pouvoir, je ne l'utilise que très peu souvent, si bien que le village n'est presque pas au courant si ce n'est mes coéquipiers, c'est bien la première fois que je suis incapable de me changer en chat. Je ressentais une frustration encore plus grande de ne pas pouvoir l'utiliser dans un moment pareil. C'était bien ma veine … Je m'arrêtais une seconde, au pied d'un arbre dans une petite clairière, appuyant mon avant bras contre celui ci pour prendre appuie. J'avais été bien amoché durant le combat, je n'étais pas au mieux de ma forme. J'étais assez rapide pour semer de simple shinobis, même dans cette état. Toutefois, ce que je craignais allait arriver. Un shinobi de haut vol avait été envoyé à mes trousses …


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Re: [Flash Back] Un départ sans retour     Lun 19 Déc - 16:38
Un départ sans retour

Aucune émotion. Aucune pitié. Rien que l'obéissance. Appliquer les ordres. Ne jamais se poser de questions. Telles étaient les directives qui nous étaient données. Les ANBUS ne sont pas des shinobis, ce sont des ombres qui servent leur village. Tout ça, on nous l'a dit pendant des années, des années où chacun à supprimé toute émotions de son visage, toute pensée allant à l'encontre des ordres.

L
a Section de l'Ombre m'a accueilli à bras ouverts. Ils savaient que je ferai pas partie de ceux qui se poseraient des questions, du moins, aucune qui ne remettrait en question un ordre d'exécution. Tuer n'était pour moi pas un problème, au contraire, j'avais sur mon bras gauche un signe qui montrait à chacun que tuer faisait partie de mon travail. je n'avais pas à m'en excuser.

U
n bon petit soldat... Yagura était fier de moi. Personne ne peut le nier, je fais partie des Shinobis qui écriront l'histoire du village, qu'on le veuille ou non. Un jour, on se souviendra de moi pour une raison bien précise. Moi-même je ne la connais pas encore. On me dit arrogant, mais ce n'est que du pragmatisme, je n'ai pas arrêté de m'entraîner, de me placer du bon coté de la barrière, j'ai façonné mon destin. Avant même de savoir ce que je veux vraiment, je me place dans la société. En dépassant certaines valeurs, comme le fait que tuer est mal, on peut se sortir de toute situation.

Bref, ce matin, une mission des plus habituelles m'attendait : traquer et exécuter.  L'ordre de mission ne m'informait que de quelques détails utiles. Minori Saëko, une jeune femme, quelques années de moins que moi. Assez rapide, plus dangereuse qu'elle n'y paraît, auparavant vouée à un avenir radieux. Elle a quitté le village dans un sale état. Si elle saigne, je pourrai certainement suivre ces traces de sang. Allez, c’est parti.

Une fois que mon visage fut recouvert de mes bandelettes, je positionnai mon masque de lapin et enfilai mon pardessus gris. Certains m'ont déjà demandé si tuer une femme était plus dur qu'ôter la vie d'un homme. Je leur répond que tuer est un acte abominable, alors un homme ou un femme, cela ne compte pas, si on en arrive à tuer, on est déjà passé au-delà de cette foutue pitié qu'on accorde aux femmes, une pitié qui ne sert qu'à les rabaisser.

Arrivé aux portes du village, mes sens s'éveillèrent. Mais aucun d'eux ne me révéla un quelconque indice. Ce serait trop facile. Lentement, j'avançais, me tenant bien droit, entièrement recouvert de cette espèce de cape grise. En-dessous était solidement accroché un Katana. Bien, réfléchissons, traqué de toutes parts, où irais-je me réfugier ? dans la forêt, cela me semble évident. Blessé, essoufflé, prendrais-je le risque de m'arrêter pour reprendre mes esprits ?

C
ette fille savait certainement que les routes étaient trop dangereuses pour elle. La forêt serait sa seule issue. Malheureusement, il est dur de passer inaperçu dans la forêt, les branches craquent, les oiseaux s'envolent, alertés par une présence étrangère... En accélérant le pas, je prêtais attention à chaque petit son que pouvait produire ces lieux. Au loin, quelque chose n'arrêtait pas de bouger, difficile de déterminer si c'était un animal ou bien une jeune femme. Mais la chose semblait se déplacer seule, hors, un animal ne bouge pas aussi rapidement s'il n’est pas poursuivi.

Après plusieurs minutes, je remarquai que la cadence de la chose n'était plus aussi intense qu’auparavant. Ce que j'attendais depuis maintenant quelques instants arriva, la cible s'arrêta. Au milieu d'une clairière !? C'est vraiment le pire endroit où pourrait s'arrêter un fugitif. Car c'était bien la fugitive, Minori Saëko, jeune femme à la peau mâte. J'étais au-dessus d'elle, je pourrais l'éliminer en un claquement de doigt. Ou pas. Mais je respecte mes proies... mes cibles. Ce ne sont pas des proies. Ce sont des cibles. Je ne suis pas un animal.

D'un bond, j'allai me placer en plein milieu de la clairière, face à elle. On m'avait souvent dit que mon masque était l'un des plus malsains de tous, un lapin à la mine triste. Ma capuche laissait tout de même dépasser ses deux oreilles. Mais chaque parcelle de mon corps était caché sous ma cape. J'étais parfaitement immobile, les yeux rivés sur Saëko. Dans l'attente, d'une réaction.



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Re: [Flash Back] Un départ sans retour     Sam 7 Jan - 20:22

Un départ sans retour


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Ma course s'arrêtait dans cette clairière, haletante et affaiblie. Quitter le village dans cette état, c'était vraiment pas la meilleure idée du monde. De toute manière, je n'avais pas beaucoup d'autres options. Alors que j'essayais de regagner un peu de souffle, en sueur, cherchant une bouffée d'air frais dans l'épaisse forêt entourant le pays de l'Eau, voilà que mon sang se glaça. Cependant, ce n'était pas mes prières qui venaient d'être exaucées, mais bien la peur qui venait de m'envahir. Je pouvais distinctement l'entendre au dessus de moi, ce crissement du bois sous son poids. Quelqu'un venait de me rattraper, sans aucun doute un chasseur venu de Kiri. Alors qu'il aurait pu bondir comme une panthère sur sa proie, il décida de me faire fasse. Il n'avait pas choisit la facilité d'une attaque surprise, ce qui me faisait finalement plus appréhender encore la suite des événements. Il voulait se présenter à moi, me montrer qu'il était là pour moi et que cela ne serait pas bien compliqué pour lui. Peut être s'amusait-il même sous son masque cynique de lapin. Car oui, ce personnage qui me faisait face, je pouvais le reconnaître entre mille. C'était un ANBU du village. Sous sa longue cape, sous ce masque, pas de doute, c'était l'un de mes anciens camarades de jeu, bien décidé à entamer une partie dont l'issue serait fatale. Digne, acceptant la fatalité, je lâchais mon appuie pour me tenir droite, en alerte. Je n'avais pas d'autres choix à cet instant, j'allais devoir l'affronter. S'il y a bien cette peur qui m'anime, je ne suis pas non plus une trouillarde, bien au contraire. Et je ne me sens pas désespérée non plus, reprenant un air décontracté. J'eus même l'audace de lui sourire, blaguant sur mon sort. Pas question de perdre la face.

"Je suppose que même si je te le demande gentiment, tu ne me laisseras pas partir, pas vrai ? Tu es le genre de bon petit soldat qui agit sans réfléchir."

Les ANBU. Je les ai tant admiré pour leur dévotion et leur abnégation étant plus jeune, j'aurai même voulu les rejoindre si je n'avais pas eu l'équipe médicale. Aujourd'hui, je les estime autant que le reste des Shinobis. Des êtres aveugles, dénoués de raison, n'agissant que parce qu'on leur demande de faire. Le bien ou le mal n'est pas inclut dans leur plan. Le bon petit soldat. L'important est d'obéir au chef, qu'il soit juste ou non. À force, la question ne se pose plus. On tue parce qu'il est nécessaire de le faire. L'apprentissage est tel que le sang et la mort font partie du quotidien. On acclame même comme des héros ceux qui écrasent des villages et familles entières. Combien d'autres enfants de mon âge on péris dans la destruction de mon village ? Combien d'innocents ? Comment pourrais-je encore me tenir parmi eux alors qu'ils m'ont caché la vérité durant tout ce temps. Comment imaginer que je puisse un jour sourire et plaisanter avec quelqu'un qui était peut être présent ce jour là, qui a mit le feu aux poudres ? Comment pourrais je à nouveau regarder mon maître dans les yeux sans remord alors qu'elle m'a tout caché et effacé mes souvenirs ? Et pourtant. On remercie celui qui plante son camarade ou son ancien ami dans le dos. C'est même la coutume à Kiri, les traîtres sont partout et surtout là où on s'y attend le moins. Combien de missions ai-je faite moi aussi sans savoir réellement si elle était juste ou non ? Sans que j'en ai conscience ? Bien que l'équipe médicale soit bien plus à l'abri, j'ai quand même participé à tout cela, à ce grand mensonge collectif. N'espérant pas une réponse de sa part, je poursuivais ma réplique.

"Mais je te préviens, si tu veux me tuer, tu n'auras le droit qu'à une seule chance !"

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