Le perturbateur [mission du Sekai - rang C]
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Le perturbateur [mission du Sekai - rang C]    Lun 19 Déc - 22:41
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Le perturbateur

Une fois de plus, Hako se dirigeait en sautillant gaiement vers les portes de Konoha.
Elle avait une mission !
Et en plus, dans un nouveau pays, avec une nouvelle équipière qu'elle ne connaissait pas. Et rien ne valait l'inconnu pour enthousiasmer (à outrance) la jeune Aburame.
Bien sûr, elle aurait préférée cheminer avec sa chère Yume, et à la rigueur son bon vieux Somei-sensei, mais ils avaient tout d'eux des missions qui nécessitaient leurs talents spécifiques.
Aussi, plutôt que de laisser une Hako inactive à Konoha (ce qui ne faisait que plaisir aux commerçants vendant des parchemins explosifs, et encore), le Hokage et ses conseiller avaient décidés de l'employer à une mission de rang C, en compagnie d'une Chuunin.
C'était un moyen de vérifier les compétences de la genin en dehors de la supervision d'un jônin-sensei plus expérimenté. C'était également un bon moyen de tester la pauvre chuunin qui hériterait du remuant lutin vert de Konoha...

D'après ce que la kunoichi vert-pomme en savait, cette dernière faisait partit du prestigieux clan Uchiha.
Bah ! Pas la peine d'être impressionnée par les ninja à la pupille pourpre. Elle venait elle aussi d'un clan noble et glorieux de Konoha ! Elle se devait donc de faire honneur (une fois de plus) aux Aburame et de réussir avec brio sa mission !
D'après ce que mentionnait le parchemin que les autorités compétentes lui avaient remis (avec un soulagement visible), il s'agissait de retrouver un gars et de l'empêcher de faire trop de bêtises ou de se fourrer dans des situations qui le dépassaient. Mouaip... Pas certain qu'elle puisse se vanter de moult haut-faits avec ça... Bah, il y aura peut quelques bandits à "calmer" sur la route ou des voyous à "remettre sur le droit chemin".
On verrait bien.

La jeune Aburame arriva bien vite aux portes de Konoha, bien en avance, sa fougue lui ayant fait pousser des ailes (et les civils de Konoha avaient apprit à s'écarter d'une Hako trop pressée).
Elle salua joyeusement les (malheureux, à son avis, quel poste barbant ! ) gardes de faction, égayant (sans nul doute !) leur journée par ses frasques et sa bonne humeur.
Ne tenant pas en place, elle relue le parchemin de mission, s'interrogeant sur Kuma no Kuni. Tout ce qu'elle en savait, c'était qu'il y avait de profondes forêts, ce qui lui plaisait déjà (trop).
Bon, si elle se creusait un peu la cervelle, elle pourrait peut être nommer une tripotée d'insectes locaux que son Aburame de père lui avait fait apprendre... Mais pas sûr que ça soit particulièrement utile dans leur mission.
Le pays qu'elle allait visiter était aussi malencontreusement situé entre Konoha et Kiri (Hako ne dormait pas tout le temps en cours de géopolitique) et donc la population n'allaient sans doute pas accueillir à bras ouvert des ninja de la superpuissance voisine, source d'ennuis potentiel...
Bien ! ça mettrait un peu de piment à la mission ! Et c'était l'occasion de prouver la supériorité et le professionnalisme des ninja de la Feuille !

Bon, relire la mission et rassembler ses (maigres) connaissances sur leur destination n'avait occupée la bouillonnante Aburame que quelques minutes...
Incapable de rester tranquille plus de cinq minutes, elle se mit donc à farfouiller dans son sac, vérifiant encore et encore qu'elle avait bien tout pris : armes,  explosifs, rations de survie, équipement divers et variés, parchemins pour prendre des notes, vêtements de rechange... Sans Yume pour veiller sur elle, il fallait qu'elle se méfie !
Mais bon, elle avait tout, apparemment. Fichu méticulosité Aburame ! Vu son avance, elle aurait pu courir jusqu'à chez elle pour chercher un éventuel oubli. Cela aurait fait un bon échauffement...

Du coup, elle hésita : préparer une farce pour sa nouvelle coéquipière ?
Non, elle n'était plus une gamine à l'Académie ! En plus, c'était une Uchiha, donc affiliée à la police... Sans doute quelqu'un de stricte et de raide comme la justice. Génial.
Il fallait espérait qu'elle ne soit pas trop pète-sec ou rigide comme les autres membres du clan de sa petite amie. Ou pire... aussi imbue d'elle-même qu'elle ! Un conflit d'ego aurait promit un voyage... pénible. Surtout qu'elle était plus gradée qu'Hako. Vivement que le village se rende compte de ses immenses talents et la nomme chuunin à son tour !
Peut être que cette mission était d'ailleurs une sorte de test pour la préparer à ça... Il lui fallait donc briller !

Oh ! La grande gigue (pour la petite Aburame, ce terme désignait quasiment toutes les kunoichi de son âge et plus) qui arrivait ne pouvait être que sa nouvelle partenaire ! Enfin ! Ah non, pile à l'heure en fait...
Elle avait l'air plus âgée que prévue. Zut. Il fallait espérer qu'elle ne soit pas trop coincée...
Bah, on verrait bien ! Hako-sama était après tout bien capable de dévergonder des Hyûga...
La petite Aburame lui fit donc son plus grand sourire et agita joyeusement les bras (dont l'un tenait encore le parchemin de la mission), au cas où sa nouvelle coéquipière aurait été aveugle à la tenue vert-pomme de l'impulsive genin.

"Eeeh ! Par ici, Uchiha-san !" s'exclama gaiement le lutin vert de Konoha. "Je suis Aburame Hako, ta partenaire pour notre mission ! On y va ? On fonce ? Histoire de retrouver au plus vite le fils de notre client...On pourra faire les présentations sur la route !"
Hako s'avérait évidement à la limite de l'impolitesse, s'imposant comme ça auprès de la chuunin qui était sensée dirigée l'expédition, mais elle n'en avait cure, trop surexcitée à l'idée de quitter le village à nouveau et de partir en terre inconnue.
Elle aurait sans doute (bon, c'était se surestimer un peu) était capable de courir jusqu'à Kuma no Kuni.
Restait à voir ce qu'allait décider sa nouvelle sensei... Hako avait beau être brouillonne et exaltée, elle n'en respectait pas moins la hiérarchie ou les bons conseils.
Le plus souvent.



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Mon regard grisonnant regardait l'eau de la fontaine s'écouler, emplir le morceau de bambou. Venait alors le moment fatidique, le poids faisait basculer le bois, ce dernier allant se heurter à une solide roche, accompagné du toc immémorial. Figée sur place, je ne me séparais pas de cette vision, mes mains immobiles sur le shamisen qui attendait patiemment que l'on daigne faire chanter ses cordes. Le cycle recommençait encore et toujours, accompagné à présent du claquement de ma langue, au moment où le bois frappait la pierre. Ou la pierre le bois. Quelle perte de temps, à bien y penser. Au moins si je jouais, n'était-ce pas ce pour quoi je m'étais installée? Je poussai un soupir, incapable de me concentrer sur le rythme que devait posséder ma mélodie alors que cette autre mesure ne cessait d'être battue. Résolue à accepter mon sort, j'entrepris donc de ranger l'instrument, repoussant à une autre fois la pratique musicale. Le monde ayant ainsi été autorisé à tourner de nouveau, des voix me parvinrent de l'intérieur de la demeure familiale. Je ne m'interrompis toutefois pas, attendant de voir si cela me concernait effectivement.

« Ane-san, un ordre de mission. »

Je relevai mes iris vers Shinpachi, mon petit frère, dont seule la tête dépassait par l'ouverture qu'il venait d'ouvrir. Une chevelure de suie, un regard de corbeau, des lunettes ovales et un visage maigre, quoi qu'encore jeune. Un être aussi taciturne que moi, mais tout de même très doux et optimiste. J'aurais donné ma vie pour lui. Je l'avais déjà fait, autrefois. Je le remerciai d'un sobre signe de la tête alors qu'il prit l'initiative de s'occuper de l'instrument à ma place. Sur ce, je le laissai donc avant de me diriger vers l'intérieur de la maison, impatiente de découvrir de quoi il en retournait.

***

Nerveuse, je m'avançais vers les portes de Konoha avec un pas néanmoins ferme et décidé. Là-bas devait m'attendre ma coéquipière, un jeune Genin issue du clan Aburame selon les informations que l'on m'avait transmises. Quand bien même je n'aurais pas du me contenter de me focaliser sur cet aspect de ma tâche, il était très difficile de faire autrement. Jamais auparavant n'avais-je été responsable de la vie d'un autre shinobi. S'il se passait un incident malheureux hors des remparts du village caché de la feuille, il serait de mon devoir de m'assurer que la kunoïchi m'accompagnant s'en tire indemne. En franchissant la grande porte, j'acceptais implicitement de protéger ma camarade au péril de ma propre existence. Si certains y verraient une vision fataliste ou pessimiste, je ne savais que trop qu'il n'en était rien, d'autant plus que nous allions faire route vers le pays de l'Ours. Une confrontation avec des ninjas de Kiri sur place pourrait avoir des répercussions catastrophiques et nous allions donc devoir la jouer finement, tout en discrétion. Voilà pourquoi, exceptionnellement, aucun de mes vêtements ne portait l'emblème de l'éventail, bien trop facilement identifiable par quiconque devrait y poser les yeux. J'avais plutôt opté pour un yukata bleu clair assez quelconque serti d'un obi gris, dissimulant d'autres vêtements plus moulants et mon étui à kunai, attaché à ma cuisse. J'avais également remonté mes longs filaments d'ébène en un solide chignon maintenu par les traditionnelles aiguilles en bois, découvrant ainsi ma nuque. Pour conclure, je portais un sac chargé de quelques effets personnels et de mon précieux dizi. Vu la nature de notre mission, ces préparatifs devraient s'avérer suffisants.

Quel genre de famille pouvait-ce bien être pour avoir recourt à des shinobi de pareille façon ? Certes, un individu plus docile pourrait simplement avancer que les détails ne nous regardent pas, mais le discernement est une qualité qui se travaille. Les motifs ayant poussé un individu à faire appel à nos services pouvaient s'avérer cruciaux, ceux-ci dissimulant potentiellement des informations vitales pour la réussite de la mission. Étant en charge de celle-ci, j'étais bien décidée à ne rien laisser au hasard et à accomplir mon devoir avec honneur, grâce et efficacité. Quitte à réfléchir à outrance. Il me faudrait également établir une liste des priorités et m'assurer d'établir une bonne communication avec ma partenaire. D'abord localiser l'individu au sein de Kuma no kuni, en espérant qu'il ne se soit pas trop approché de la côte et, par extension, de Mizu no kuni. Je me mordis la lèvre inférieure. Espérons que notre cible en question soit aussi facile à trouver que le sous-entendait l'énoncé de la mission.  

Ceci étant dit, je gagnai le lieu de rendez-vous à l'heure indiquée, surprise d'y trouver ma coéquipière déjà parée. Celle-ci semblait encore plus jeune que ce que je m'étais imaginé. Sans doute était-ce mal indiqué, la demoiselle étant tout de même un shinobi ayant droit à un respect des plus total, mais je ne pu m'empêcher d'esquisser un sourire attendrit à sa vue. Ses vêtements irradiait de vert, la couleur de la santé, tout comme ses pupilles vibrant d'enthousiasme. Souriante et joyeuse, l'adolescente était on ne peut plus accueillante, esquissant de grands gestes pour attirer mon attention. Comme si cela eut été nécessaire. Tant d'innocence dans son comportement, de bonnes intentions. Peut-être me trompais-je sur son compte, mais mon interprétation me suffisait. Je ne regretterais pas de me battre pour elle, si besoin il était. Arrivée à sa hauteur, j'eu droit à un véritable flot d'informations, la jeune fille étant toujours aussi survoltée. En voilà une qui ne manquerait pas d'énergie.

« Votre entrain fait plaisir à voir, Aburame-san, mais il vous faudra en garder un peu pour le pays de l'Ours. La route sera longue, après tout. Dites-moi, avez-vous déjà quitté les frontières du pays du feu auparavant ? »

Demandais-je en me dirigeant vers la sortie sans plus de cérémonie, convaincue que la Genin me suivrait sans une hésitation. En ce sens elle avait raison, nous aurions tout le temps nécessaire pour faire connaissance durant ce long trajet. Pour nous éloigner du village, nous restâmes tout d'abord dans le sentier prévu à cet effet le temps du premier kilomètre. Il ne servait à rien de nous presser de manière excessive si cela signifiait que nous allions arriver épuisées à destination. Néanmoins, une fois cette marque passée, nous quittâmes la route toute tracée des civils et c'est par les arbres que nous poursuivîmes notre avancée, gagnant une vitesse bien plus élevée en sautant de branches en branches. En chemin, je me fis un point d'honneur à rester alerte et aux aguets, sans néanmoins imposer à ma collègue une conduite similaire. Quand bien même j'étais dotée d'un fort instinct maternel, il ne me serait jamais venu à l'idée de materner autrui. Enfin, presque jamais. Je suppose que certaines situations pourraient me faire mentir sur ce point.

Nous ne marquâmes une pause qu'à l'orée des frontières du pays du feu, redescendant sur terre pour accomplir le reste du voyage à la manière des civils. Également, il était des plus important de faire le point avant de nous avancer dans la tanière de l'ours. Je pris donc la peine de vérifier ma coiffure et de replacer les pans de mon vêtement pour m'assurer de ne pas détonner au milieu de la population. Pour ce qui était de ma camarade, il serait judicieux de lui trouver des habits alternatifs pour plus de discrétion.

« Nous approchons d'un petit village de paysans. Là-bas, vous irez vous procurer des vêtements plus passe-partout et interrogerez les commerçants locaux pendant que je vais consulter les tenanciers, pour voir si notre homme a laissé une piste dans son sillage. Nous nous retrouverons ici-même dans une heure. Cela vous convient-il ? »


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The people who call you weak have not yet noticed the wolf hiding behind your eyes, nor the flames inside your soul. Let them think you are weak and do what wolves and fire do best. Surprise them when they least expect it.


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Le perturbateur

Sa nouvelle coéquipière pour cette mission fini par arriver, parfaitement à l'heure (quel ninja à part Kakashi ne le serait pas ?).
Hako l'observa un instant. Une tenue classique, voire même discrète. Pas de trace du célèbre éventail, symbole de son clan.
Humilité ou discrétion pour cette mission ?
Le seul élément non-orthodoxe de sa tenue était une étrange flûte (?) de bois. Était-elle une musicienne ou voulait-elle utiliser ça comme couverture pour le voyage (et bien, si elle comptait donner des représentations artistique en route avec Hako, elle serait dessus : la kunoichi vert-pomme n'avait vraiment aucun talent musical) ?
Ses cheveux de jais était remontés en un chignon, ce qui donnait l'air de rien à son visage une certaine sévérité.
Bon sang, il fallait espérer qu'elle ne soit pas trop raide et ennuyeuse...

"Votre entrain fait plaisir à voir, Aburame-san, mais il vous faudra en garder un peu pour le pays de l'Ours. La route sera longue, après tout. Dites-moi, avez-vous déjà quitté les frontières du pays du feu auparavant ?" s'enquit la chuunin Uchiha en s'ébranlant déjà vers la sortie du village.
Du vouvoiement envers une genin plus jeune ? Simple politesse ou signe de rigueur distante ? On verrait bien... En tout cas, elle paraissait bien déterminée et ne perdait pas de temps ! Un bon point !

"Eh, eh ! Vous inquiétez pas, j'ai de la ressource et je ne me fatigue pas facilement !" répondit avec enthousiasme la jeune Aburame exaltée. "Par contre, je ne suis pas encore sortie des frontières du Pays du Feu. Je l'ai parcourue en long, en large et en travers, en mission ou avec mon clan, mais je ne suis pas vraiment allée à l'étranger... J'ai hâte de découvrir un nouveau pays !"

Le début du voyage fut tranquille, mais bien vite les deux kunoichi bifurquèrent pour adopter un mode de déplacement plus ninja.
Hako bondissait d'arbres en arbres ravie de dépenser ainsi son surplus d'énergie naturel. C'était tellement plus agréable que de se trainer au sol lors de missions d'escorte !
Par contre, sa compagne de voyage ne semblait pas être une grande bavarde... De plus, elle semblait sur ses grades, même à l'intérieur des frontières de leur pays et non loin de leur village.
Une attitude bien professionnelle.
Voulant faire bonne impression, Hako essaye (en vain) de ne pas la déranger ou de la saouler de son babillage habituel, tout en maintenant elle aussi une vigilance constante (douteux, ça). Mais elle réussit quand même à arracher son prénom à sa nouvelle coéquipière : Megumi.

Elles finirent par retourner au sol pour franchir la frontière du Pays de l'Ours.
Il faut dire aussi que les arbres devenaient de plus en plus gigantesques. Et que même l'endurance d'Hako avait ses limites.
En tout cas, elle était fort fière d'avoir réussit à suivre le rythme de l'Uchiha.
Les deux kunoichi soufflèrent un instant, la chuunin décidant de faire le point avant de poursuivre.
Immédiatement, elle eut toute l'attention d'Hako. La petite Aburame avait l'habitude des briefings de Somei-sensei avant de pénétrer un nouveau village ou un endroit dangereux.

"Nous approchons d'un petit village de paysans. Là-bas, vous irez vous procurer des vêtements plus passe-partout et interrogerez les commerçants locaux pendant que je vais consulter les tenanciers, pour voir si notre homme a laissé une piste dans son sillage. Nous nous retrouverons ici-même dans une heure. Cela vous convient-il ?" ordonna sa nouvelle sensei.
Hako grogna (plus ou moins discrètement). Encore du vouvoiement. Et des ordres, secs et froids... Pas vraiment une surprise, venant d'une membre du clan de la police de Konoha. Même si elle demandait son avis au final... Simple politesse ou croyait-elle vraiment la genin vert-pomme capable de donner une opinion pertinente ?

Mais même si elle était vaguement vexée (d'autant plus qu'on lui demandait d'abandonner ses vêtements criards chéris), il y avait plein de bon sens dans les propos de l'Uchiha.
Et Hako était assez Aburame (malgré les apparences) pour y être sensible.

"Oki Doki Megumi !" lança donc joyeusement la petite kunoichi, parodiant un salut militaire (il fallait bien apporter un peu de fun à cette équipe). "Henge !".
D'un mudra, Hako disparut dans un nuage de fumée après avoir rangé son bandeau ninja au fond de son sac, qui révéla ensuite une version de la jeune Aburame vêtue comme une civile d'un kimono basique marron et gris, qui semblait déjà avoir bien vécu et sans les fanfreluches qu'elle affectionnait tant.

Bien sûr, elle ne pourrait pas maintenir la technique en permanence et celle-ci ne tromperait pas un ninja roué (bon, normalement, elles ne devraient pas en croiser dans cette mission, mais sait-on jamais). Il lui fallait donc aller s'acheter une tenue locale (c'est pour ça qu'elle avait choisit une transformation aux vêtements visiblement usés).
Mais avant ça, Hako souhaitait appliquer l'un de ses propres plans en mission.

Elle s'approcha de sa sensei, un petit insecte à la main.
"Tenez, Uchiha-san !" lança-t-elle joyeusement. "C'est Pétronille, une femelle kikaichuu. Je vais la cacher sur vous, comme ça je pourrais toujours vous retrouver et vous identifier !"
C'était devenue une pratique standard dans la Team 2, afin d'éviter les séparations qui s'éternisent ou les infiltration.
"Et...euh... ça vous dérange si on laisse tomber le vouvoiement ?" demanda la genin métamorphosée, un peu gênée. "Je... Je suis pas la fille la plus polie du monde et je dois faire un effort à chaque fois que je vous parle... ça fera pas très naturel, si on doit jouer le rôle de filles qui se connaissent ou voyagent ensemble depuis un moment..."
Bon, c'était surtout pour essayer de dérider un peu Megumi qu'elle demandait ça. Mais si elle arrivait à faire rire et sourire de timides Hyûga, elle arriverait bien à faire se détendre un peu une membre du clan à l'éventail !

Bon, elle allait être aujourd'hui... La fille d'un marchand de passage, qui profitait d'une pause dans leur voyage pour s'acheter de nouveau vêtements pas trop cher avant d'arriver dans une ville plus grande et plus couteuse.
Hako se rendit donc  au village, se glissant derrière une compagnie de marchand en goguette. Le truc c'était d'avoir l'air occupée, d'avoir une destination en tête, comme une bonne fille envoyée faire une course pour son père.
Une fois à l'intérieur de l'enclave paysanne, elle pu se permettre de laisser son regard s'extasier et vagabonder, comme une touriste. Pareil comportement ne détonnerait pas pour la fille de marchand itinérant visitant un endroit pour la première fois.

L'un des avantages de sa petite taille et de son visage souriant : elle ne semblait jamais être une menace.
L'inconvénient, c'était que parfois on s'interrogeait sur la présence d'une jeune fille seule... Bah, un prompt mensonge et elle savait détourner l'attention et la suspicion...
Elle se rendit dans un premier commerce et salua poliment, avec son grand sourire habituel, y installant juste un peu d'hésitation timide tel qui siérait à une adolescente débarquant seule dans un nouveau village pour la première fois.
Bien vite, sa sympathie et son charisme naturel lui gagnerait la confiance des gens et elle pourrait discrètement laisser tomber quelques questions...

Après une heure, la jeune Aburame revint au point de rendez-vous. Elle s'était changée, adoptant une tenue de marchande trouvée dans une boutique locale (la pingre adolescente nota mentalement de faire une note de frais). Et elle avait posée quelques questions sur le fils de leur client...

"Me revoilà !" s'exclama-t-elle joyeusement en rejoignant la Uchiha. "J'ai obtenu quelques informations sur notre cible... Il a l'air d'avoir laissé quelques souvenirs mémorables aux gens du cru. Apparemment, il dépense beaucoup, d'après les commerçants auxquels j'ai parlé. De manière ostentatoires, fier de sa bonne fortune. visiblement, c'est aussi un chaud lapin et il a déjà quitté la ville promptement. J'ai dû écouter la diatribe d'un boutiquier outragé dont il a séduit une fille pour la nuit... Une chance qu'il soit trop pauvre pour se payer des ninja assassins... En tout cas, il ne sait pas où il est partie, mais, je cite, ce pervers vantard et soiffard a fuit la queue entre les jambes, sans doute vers une ville plus grande où assouvir ses perversions et son goût pour l'alcool et le jeu."

La jeune Aburame soupira de manière exagéré avant de poursuivre.
"En tout cas, ça à l'air d'être un sacré personnage, peu discret, ça ne devrait pas être trop difficile de le retrouver... Faut juste espérer qu'on y arrive avant qu'il s'attire trop d'ennuis. J'ai essayé d'obtenir des infos sur les villes un peu plus grande alentours, mais rien de bien précis. C'est l'inconvénient d'avoir l'air d'une gamine... Difficile de demander là où il y a le plus d'établissements de plaisir, d'antres de boisson douteuses ou de casino illégaux... Et j'ai préféré éviter un henge pour me donner un air plus adulte : trop d'étrangers qui posent des questions d'un coup dans un petit village, ça aurait paru trop suspect. En plus, ils ne sont pas très pro-Konoha..."

Elle attendit à son tour le rapport de l'Uchiha. La chuunin avait sans doute obtenu d'autres renseignements, vu que leur cible semblait un habitué des bars. En les recoupant, elles sauraient probablement où était partit le fils de leur employeurs...




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Nerveuse malgré mes airs contenus, j'avais formulé mes directives pour cette première partie de notre mission. Suivant cela, il me paraissait important de sonder son opinion, ne serait-ce que pour lui permettre de se sentir incluse et active dans tout le processus. Peut-être n'était-ce pas conventionnel, mais ce ne serait guère la première fois que l'on me surprenait à adopter une attitude trop clémente pour une shinobi. En retour, j'eu néanmoins droit à un grognement qui m'intrigua, me portant à croire que ma camarade était mécontente, sans pourtant exprimer son avis. Était-ce quelque chose que j'avais dis ? Simplement une petite frustration à l'idée de troquer ses vêtements pour d'autres ? Je n'en savais rien, pour l'instant. Prompte à l'exécution, l'Aburame avait déjà effectué un Henge et se préparait à partir. Avant son départ, la demoiselle avait également un présent pour le moins... inusité à me faire.

« Petro... ? D'accord. »

Je tentai de ne pas trop faire la grimace, installant délicatement l'insecte sous mon obi. L'idée était très bonne et il me rassurait de savoir que ma partenaire pourrait me retrouver en tout temps, bien que la présence de la kikaichuu ne me plaisait qu'à demi. Espérons qu'elle ne se promène pas trop et que je puisse rapidement oublier sa présence. Ceci étant fait, je m'attendais à ce que l'enfant parte au pas de course, à tort. La brunette avait autre chose à me dire et marquait un point crucial. Quelque peu gênée par son observation, je détournai le regard alors que l'un de mes sourcils se montrait troublé.

« Pardon, je... C'est une habitude de toujours converser ainsi, mais vous... tu. Tu as raison. Je m'efforcerai de... Je vais faire un effort. Merci de ta remarque. »

Je tentai d'esquisser un sourire discret, encore un peu mal à l'aise d'avoir été reprise par une Genin. Voilà ce qu'il se passait lorsque je me perdais dans les méandres de mes pensées, ignorant les répercussions concrètes de mon comportement sur mon environnement. Ces détails réglés, il était temps pour nous de nous séparer et d'aller chacun de notre côté. Je marquai une pause pour regarder la jeune Aburame s'éloigner au pas de course, espérant que cette dernière ne trébuche pas sur une racine. Une pensée étrange, jusqu'à ce que l'on considère que mon petit frère avait très souvent exécuté cette exacte cascade maladroite à de nombreuses reprises. Sans doute la présence de la jeune demoiselle m'avait-elle rappelée ces vieilles histoires. Mais qu'importe, je me devais moi aussi d'aller accomplir mon devoir de ninja.

***

Bien que le soleil fut encore paresseusement accroché dans le ciel, je trouvai rapidement ce que je cherchais. J'entrai dans un commerce aux airs de taverne, bien que je soupçonnais également les propriétaires de dissimuler une fumerie dans la partie arrière du bâtiment. Entrée seule dans pareil endroit, je me dirigeai vers le comptoir en gardant la tête haute, mais le regard modeste. Une femme digne, mais douce et effacée. Je voulais attirer les regards et, aussi narcissique que soit cette pensée, je m'en savais parfaitement capable. Sur mon chemin je redressai mes iris de charbon vers un serveur qui passait à côté de moi. Nos regards ne se croisèrent qu'une fraction de seconde durant laquelle je lui adressai un sourire charmeur avant que je n'y mette fin, poursuivant mon périple comme si de rien n'était. Ce simple geste avait suffit à attirer son attention et l'homme étira le cou pour me suivre dans ma progression, sans s'intéresser d'avantage à l'avancée de ses propres jambes. Le malheureux buta contre une table, renversant son plateau chargé de saké et d'autres breuvages qui ne m'intéressaient guère. Si cette entrée ne m'avait pas permis d'être remarquée, j'ignore ce qui ferait l'affaire.

Je pris place sur un banc élevé, croisant les jambes en un geste précis et calculé. En cette nouvelle position, le tissu de mon kimono s'était écarté pour révéler une infime partie de ma douce peau immaculée, du mollet au genou, laissant simplement imaginer l'ivoire se poursuivre jusqu'à ma cuisse. Posant mon coude contre la surface lisse devant moi, puis le menton dans ma paume, j'attendis. Sans doute habitué à ce que des femmes comme moi pénètrent l'établissement, le tenancier ne prit même pas la peine de me demander ce que je désirais consommer. Lui comme moi savions qu'un homme ne tarderait pas à choisir à ma place, désireux d'attirer mon attention autant que de m'inciter à boire en sa compagnie. Ne restait plus qu'à savoir lequel. Comme de juste, il ne fallut que quelques minutes pour que le serveur de plus tôt vienne m'aborder, mentionnant qu'un individu avait payé pour mon verre. Je me saisis de celui-ci en le remerciant, cherchant à savoir qui était le généreux donateur. Le jeune homme me désigna une table au fond, là où un petit groupe semblait discuter ferme. Parfait. Je me dirigeai vers eux d'un pas souple, prenant place auprès de ma prise du jour. Plus qu'à réprimer mon air de dégoût lorsqu'il passa son bras autour de mes épaules et à écouter ce qui se disait. En posant les bonnes questions, je pourrais repartir avec toutes les informations dont j'avais besoin.

***

J'entrepris de quitter l'établissement peu avant l'heure de rendez-vous que nous nous étions fixé. La stratégie était simple : proposer à l'homme qui ne cessait de se presser contre moi de monter à l'étage, dans l'une des chambres où nous serions tranquilles. Loin des yeux indiscrets, je l'avais ensuite promptement mis hors d'état de nuire à l'aide d'un genjutsu, y mettant sans doute un peu plus de cruauté que nécessaire. Que dire de plus, je frissonnais encore d'horreur après qu'il ait osé mettre sa main sur ma cuisse. J'étais une femme de bonne famille, bien élevée et de naissance enviable, on ne me touchait pas de pareille façon sans en assumer les conséquences. Ceci étant dit, je retrouvai la jeune Aburame en même temps que mes airs calmes et contenus. Cette dernière avait d'ailleurs fourni des résultats admirables suite à sa collecte d'informations.

« Ne t'inquiète pas, je sais exactement dans quelle direction nous devons aller. Un groupe d'hommes mécontents a déjà commencé à préparer une expédition dans le but de retrouver un voyageur qui a semé la pagaille à la fumerie du coin. Il leur aurait volé de l'opium, entre autres choses. Je n'ai pas réussi à leur arracher l'identité du malfrat, mais les témoignages semblent faire écho à ceux que tu as entendu. Nous devrons nous presser afin de le retrouver les premières ; leur groupe veut partir dès la nuit tombée. Ils sont quatre, un avec des cheveux roux coupés en brosse et un autre porteur d'un tatouage de belette, en évidence sur le bras droit. Les deux autres sont très passe-partout malheureusement. »

Bien que visiblement anodins, ces détails me semblaient cruciaux à partager. Si nous les croisions avant de dénicher notre homme, il y avait des chances pour qu'ils me reconnaissent, entre autres choses. On ne pouvait jamais être trop prudentes, après tout, et ces individus semblaient aussi frustrés que prêts à s'armer. Civils ou pas, ce serait un problème. Notre debriefing terminé, il était temps de se remettre en mouvement. Nous n'avions pas une seule minute à perdre.


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Le perturbateur

Une fois son rapport terminée, Hako écouta les informations glanées par sa supérieure Uchiha, qui déciderait de la marche à suivre.

"Ne t'inquiète pas, je sais exactement dans quelle direction nous devons aller. Un groupe d'hommes mécontents a déjà commencé à préparer une expédition dans le but de retrouver un voyageur qui a semé la pagaille à la fumerie du coin. Il leur aurait volé de l'opium, entre autres choses. Je n'ai pas réussi à leur arracher l'identité du malfrat, mais les témoignages semblent faire écho à ceux que tu as entendu. Nous devrons nous presser afin de le retrouver les premières ; leur groupe veut partir dès la nuit tombée. Ils sont quatre, un avec des cheveux roux coupés en brosse et un autre porteur d'un tatouage de belette, en évidence sur le bras droit. Les deux autres sont très passe-partout malheureusement." l'informa la kunoichi du clan à l'éventail.

La petite Aburame ne put retenir un sourire, réalisant que la chuunin s'était un brin détendue et l'avait enfin tutoyait.
Hélas, cette petite joie fut de courte durée, vu les nouvelles que lui apportait Megumi. Des gens en avait déjà après le fils de leur employeur.

"Génial, il s'est déjà attiré plein d'ennuis..." grommela Hako. Les missions ne pouvaient pas être simple au moins de temps en temps ? "En plus d'un chaud lapin, voilà que le fils de notre client s'avère être un voleur et un drogué... Je crois que je passerais cette mission sous silence dans mes glorieuses mémoires. On aurait l'impression que je suis du mauvais coté..."
La kunoichi vert-pomme soupira longuement, blasée, notant dans sa tête les descriptions physiques des poursuivants de leur homme, avant de s'élancer à la suite de la chuunin Uchiha.
Il fallait faire vite en effet, avant que l'autres idiots se mettent encore plus dans le pétrin ou se fasse rattraper par ses (et donc leurs) ennemis.

La petite Aburame hésita un instant à suggérer à sa sensei temporaire une... frappe préventive sur le groupe du tatoué.
Mais ce n'était surement que des civils, certes en colères, peut être affiliés à une organisation illégale (ou pas) et peut être aussi vaguement dans leur bon droit... Leur flanquer la frousse ne serait probablement pas très bien vue, diplomatiquement parlant (en plus Kuma no Kuni ne portait pas les Konohajin en odeur de sainteté) et risquait de leur causer au final plus de troubles.
Leur tomber dessus et les éliminer, planquer les corps... Ce serait sans doute possible, mais c'était une solution un peu brutale et définitive, même pour la violente Aburame. Un rien extrême. Elle ne dit donc rien.
Essayons plutôt de ne pas faire de vague et tirons de là cet idiot.
En fait, ce serait sans doute lui qu'il faudrait plutôt assommer.


Les deux Kunoichi de Konoha se mirent donc en route à vitesse redoublée.
Hélas, même avec les indications glanées par Megumi, les deux jeunes femmes étaient désavantagées : elles ne connaissaient pas le pays et ses raccourcis potentiels, ce qui les condamnaient à suivre vaguement les routes.
De fait, même en courant la plupart de la nuit, elles ne rattrapèrent donc pas immédiatement le fils de leur client : il avait trop d'avance.
Les deux kunoichi finirent par arriver à une ville, non loin de Hoshigakure. La cité était bien plus vaste que le petit village paysan qu'elles avaient visité au préalable : véritable carrefour commercial, c'était un lieu d'étape célèbre pour les marchands. Le commerce du bois y était fructueux et les rudes bûcherons de  Kuma no Kuni y venaient vendre le fruit de leur labeur, puis en dilapider une partie dans divers établissements de plaisir.

De même, les convoyeurs, marchands et autres caravaniers qui exportaient tout ça en profitaient pour se détendre et se distraire ici avant de reprendre la route. Bref, la ville était particulièrement animée, les mœurs y étaient légères mais la proximité de Hoshigakure et son armée assuraient que rien ne dégénéraient trop.
Il y avait aussi une belle économie souterraine, en ce lieu où moult personnes d'origines diverses se croisaient et où l'argent coulaient à flot. Les forces du Daimyo laissaient faire, endiguant juste les pires débordements : mieux valait un quartier chaud bien définit et sous contrôle, animé et un poil dangereux, certes, mais qui rapportait de l'argent, et où était concentré la criminalité, plutôt que de devoir la chasser dans chaque villes et villages alentours.


Bref, c'était le lieu de vacances idéal pour le débauché fils de leur employeur.
Hako avait revêtue (à contrecœur) les habits locaux qu'elle avait achetée, afin de ne pas avoir à maintenir un henge tout le temps. Mais pour l'instant, personnes ne faisaient attention à elles (enfin si, la belle Uchiha attirait évidement quelques regards concupiscents. Bizarrement Hako, aucun) et les deux kunoichi purent aisément pénétrer dans la place sans soucis et se mettre en quête du jeune margoulin.

Des mensonges et quelques ryô échangé en sous mains firent qu'à la nuit tombant, elles avaient presque retrouvées sa piste.
D'après ce qu'elle apprit, il avait (fort peu discrètement, hélas) essayait de refiler un peu d'opium à des gens du cru, en dehors des circuits "autorisés" des fumeries locales.
Génial, il y avait maintenant la possibilité que la pègre locale s'en soit rendu compte et ai l'envie de faire un exemple sur ce jeunot étranger qui empiétait sur leurs plates-bandes...

Le temps passait et la tension montait chez l'équipe de Konohajin. Elles arpentaient le quartier chaud depuis des heures, suivant la piste brouillonne laissait par Eiji. Visiblement, il avait profité de l'afflux d'argent "gagné" avec son petit trafic pour donner libre court à sa débauche : alcool, jeu (il avait apparemment déjà des dettes ici aussi !) et filles de petite vertu.
Hako se sentait inutile (son apparence n'aidait pas aux investigations en ces lieux pour adultes), devant rester dehors à faire le guet alors que Megumi entrait pour la nième fois dans un bar sordide pour s'enquérir du déplaisant individu qu'elles devaient protéger.

C'est alors que la chance lui sourit. Ses sens de ninja l'avertirent d'un mouvement suspect non loin, sur un balcon de ce que la petite Aburame pensait être une grande maison de plaisir (bon, elle était pas certaine, certaine, vu qu'elle n'avait jamais réellement vue ce genre de chose, mais ça cadrait avec ce qu'elle avait lu dans le tome 3 de son manga yaoi préféré) plutôt cossue.

Un jeune homme (plutôt beau garçon, dans le genre éphèbe), visiblement à la fois pressée et voulant se faire discret, se rhabillant à la hâte. Il laissa tomber dans la ruelle un sac d'affaires hâtivement rassemblées, avant de descendre (maladroitement) du balcon avec une corde faite d'un drap.
Hako s'approcha en silence pour vérifier. Oui, c'était bien lui. Le fils de leur client jetait des regards suspicieux, pour voir si personne n'avait repéré sa fuite de la maison close. La jeune Aburame (qu'il ne remarqua même pas, cet idiot), aurait parié qu'il partait sans payer... Encore des ennuis.

Sans plus attendre, le lutin vert (déguisé) de Konoha se débrouilla pour le bousculer "par erreur", ce qui passa merveilleusement bien avec son apparence de gamine. L'autre était tellement peu attentif qu'elle aurait sans doute pu se passer de ce subterfuge... En tout cas, désormais une femelle kikaichuu s'était glissée dans ses vêtements. Pas question de le perdre !
Cela fait, la kunoichi  vert-pomme alla immédiatement prévenir Megumi.
Ensembles elles rattrapèrent enfin le fils de leur client. Il faillit avoir une attaque quand elles se présentèrent à lui.

"Des ninja engagés par mon père ? Dont une gamine ?" renifla avec dédain le jeune godelureau, une fois la surprise passé et s'être rendu compte qu'elles n'en voulait ni à sa vie, ni à son argent. "Me croit-il incapable de me débrouiller tout seul ? La confiance règne ! Mais bon, vu qu'il a payé, je ne vais pas vous chasser sans raison..."
La petite Aburame (devant se faire violence pour ne pas faire une démonstration de taijutsu face au mépris ouvertement affiché par Eiji à son encontre) échangea un regard avec Megumi. Pour des kunoichi entrainées, il était évident que le jeune homme était en fait plutôt soulagé d'avoir des gardes du corps. Mais il allait sans doute lui faire comprendre que c'était son père qui payait et donc donnait les ordres.

"Mais nous n'allons pas rester là à discuter dans le froid !" s'exclama alors Eiji d'une voix forte et joviale. Il ne s'adressait évidement qu'à la Uchiha, son regard détaillant (pas assez discrètement) la silhouette svelte de la chuunin. "Je connais un estaminet discret non loin dont on m'a dit le plus grand bien. Laissez-moi vous inviter pour vous remercier de veiller sur ma vie ! Pas que j'en ai besoin bien sûr, mais s'il faut en passer par là pour calmer les angoisses de Père... Autant joindre l'utile à l'agréable !"
Sans laisser les deux kunoichi protester (ou plutôt, sans en tenir compte), il les entraina jusqu'à une auberge... Plutôt sordide en fait.

L'atmosphère était enfumée et la salle commune déjà bien remplit. On buvait beaucoup d'alcool de basse qualité, on parlait et riait fort entre hommes tout en distribuant des claques sur les fesses d'accortes serveuses. Les habitués, majoritairement de rustres bucherons aux épaules massives (et à la violence facile) et des convoyeurs de chariots jouaient aux cartes pour de l'argent. Un vrai tripot, quoi.
Tout ce beau monde (ou presque) fit évidemment silence à leur entrée, tous les regards se tournant immédiatement vers eux.
Évidement, les deux kunoichi se raidirent en découvrant ce spectacle. Le rade était très très loin de l'endroit sécurisé (genre un campement à l'extérieur de la ville) où elles auraient aimées envoyer le fils de leur client.


Ce dernier voulut évidemment détendre l'atmosphère et, naïf, il croyait savoir comment s'y prendre dans ce genre d'endroit.
"Aubergiste !" s'exclama-t-il gaiement en s'affalant sur une chaise à une table vide, où il lança avec emphase quelques ryo mal acquis. "J'offre la tournée générale à tout ce beau peuple pour fêter mes retrouvailles avec mes belles amies de Konoha !"
L'atmosphère, déjà pesante, sembla perdre quelques degrés. Le peuple de Kuma no Kuni ne portait pas dans son cœur les ninja de la Feuille. Même si le Pays des Ours n'avait jamais été ravagé par la guerre, il se retrouvait coincé entre les tueurs psychopathes de Kiri et la puissance militaire tout aussi inquiétante de Konoha.
Les ninja des deux pays avaient souvent eut des missions sur leur terres, semant morts et destructions. Ils en concevaient une certaine rancœur et craignait le jour où les deux grandes nations oseraient un mouvement ou une guerre d'envergure.

Hako soupira devant la maladresse de leur "protégé", qui venait d'un coup de se mettre tout le bar à dos ou presque. Espérons que son argent et l'alcool calme le jeu...
Tiens d'ailleurs, il y en avait bien peu, sur cette table. Cela n'allait jamais suffire à payer une tournée générale dans ce bar bondé, mais aussi nonchalamment étalé, cela pouvait suffire à attirer des convoitises malvenues...
La petite Aburame soupira derechef.
Dommage pour elle : si elle avait fait plus attention, elle aurait remarqué par la fenêtre un mendiant non loin qui renseignait diligemment un homme au tatouage de belette en échange de menue monnaie...




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Je venais de passer assez de temps dans des établissements peu fréquentables pour toute une vie. Si un autre homme osait passer un bras autour de moi, celui-là je le ferais tellement souffrir qu'il n'oserait plus jamais croiser le regard d'une femme. Déjà que je n'étais pas très friande de contacts physiques, tous ces porcs à l'haleine alcoolisée me donnaient envie de vomir. J'en vins même à envoyer mes clones sur le champ de bataille à ma place, pour me préserver un tant soit peu. Lorsque nous trouverions cette énergumène, il avait intérêt à s'être préparé à un mauvais quart d'heure. Comble d'ironie, ce n'est même pas moi qui retrouvai la trace de notre fuyard. Ma collègue vint me chercher, m'apprenant qu'elle avait trouvé notre homme et réussi à placer un insecte sur lui. Comme quoi les talents du clan Aburame savaient se montrer particulièrement utiles en mission. Ne nous restait plus qu'à aller intercepter l'oiseau, ce dernier se montrant aussi charmant que je l'imaginais, soit très, très peu. Échange de regard avec la jeune Aburame. C'est bien ce que je pensais. Nous avions beau être le jour et la nuit, nous étions tout de même capable de nous entendre à la perfection sur ce point : notre client était détestable au possible et méritait très probablement tout ce qui lui arrivait. Lorsque ce dernier se tourna d'ailleurs vers moi de nouveau, détaillant de manière très peu subtile ma silhouette, je dû réprimer un frisson d'horreur. À peine avions-nous mis la main sur notre client qu'il pensait déjà à s'éclipser et à nous inviter pour partager un verre.

Malgré toute notre réticence, nous nous retrouvâmes donc dans une taverne de seconde zone puant le tabac, illuminée par une lumière feutrée et chaude. Une myriade de clichés peuplait les lieux, me faisant froncer les sourcils et retrousser quelque peu le nez d'un dégoût à peine dissimulé par mes airs hautains et hermétiques. Comme il fallait s'y attendre, notre hurluberlu n'avait strictement aucun instinct de conservation et je commençais à avoir envie de laisser la sélection naturelle s'occuper du reste. N'était-il pas très mal de se mettre en travers du karma ? Poussant un soupir, j'étais néanmoins déterminée à accomplir mon devoir et à forcer l'autre imbécile à nous faciliter la vie. Je le suivis donc, sans porter attention plus que de raisons aux multiples regards tournés vers nous. Me plaçant derrière lui, je m'inclinai pour lui glisser quelques mots à l'oreille d'un ton à la fois doux et acide, haineux.

« Je vous conseille de changer votre attitude. Il serait ridiculement aisé de modifier notre rapport pour y indiquer que nous vous avons retrouvé après le passage de saoulons un peu trop remontés. Ils ne vous tueront pas, mais il serait dommage de laisser de si belles dents êtres abîmées, vous n'êtes pas d'accord ? »

En guise de réponse, le jeune irresponsable se permit un rire gras, tournant vers moi ce qui devait être son regard le plus séducteur. Erh.

« Une femme de caractère hein ? Je les aime bien celles-là, même si elles sont un peu cruches. Mon père a payé pour vos service, ma jolie, alors tu peux pas vraiment faire ça, n'est-ce pas ? »

« Ce qu'il y a de mieux avec une femme de caractère, c'est qu'elle ne s'achète pas. Mais ce n'est pas un concept qui doit vous être familier, puisque les seules femmes qui acceptent de passer du temps avec vous sont justement des femmes de joie. »

Sur ce, je me dirigeai vers le comptoir en incitant la jeune Aburame à me suivre pour mieux abandonner notre client seul à sa table, en plein milieu du bar. Les regards ne savaient plus qui suivre et Eiji semblait plus que nerveux sur sa chaise maintenant que ses protectrices s'étaient détournées de lui. Peut-être cela le pousserait-il à réfléchir un peu ? Ceci étant dit, je me doutais bien que l'ambiance ne resterait pas aussi calme très longtemps. Les esprits étaient abrutis par l'alcool et les hommes de ce rang aimaient bien s'adonner à des rixes pour simplement laisser sortir leur trop plein d'énergie ou même d'orgueil dans certains cas. Ce que je n'avais pas pris en compte, néanmoins, c'était l'arrivée potentielle d'un petit groupe qui, si moins rapide que notre duo, avait l'avantage du terrain et n'avait donc pas un retard aussi grand que celui espéré. Lorsque j'entendis la voix familière de l'homme au tatouage de belette entrer dans le bar, annonçant à la foule que C'est lui, il est là!, je me retournai d'un bloc sur mon banc, les yeux agrandis par la surprise. Voilà un dénouement qui ne me faisait pas plaisir. Je me mordis la lèvre inférieure, consciente que nous n'avions plus que quelques instants pour placer un coup d'avance et nous en tirer à bon compte. Si nous réagissions juste un peu trop tard, nous nous retrouverions au milieu d'une bagarre de civils. Presque d'instinct, ma main alla retrouver ma flûte, coincée jusque là sous mon obi. Sans détacher mon regard d'Eiji, ce dernier étant en train de se faire accoster par le quatuor de plus tôt, je m'adressai à ma camarade.

« Fais-moi gagner du temps et, surtout, assure-toi de ne rien entendre. Lorsque les premiers effets se feront sentir, entraînes notre cible avec toi et fuit. Nous nous rejoindrons à l'extérieur de la ville, ce après quoi nous ferons directement route vers Konoha. Ce rebut de l'humanité nous a fait perdre plus qu'assez de temps. Ne t'inquiète pas pour moi. »

Ceci étant dit, je posai mes lèvres contre mon instrument de musique, commençant à jouer avec concentration, espérant que ma collègue parvienne à me faire gagner suffisamment de temps pour que la technique se mette en place. J'avais certes encore les yeux ouverts et je pouvais donc avoir conscience des menaces venant en ma direction, mais me défendre signifierait la fin de mon genjutsu et, si cette technique échouait, il serait alors plus compliqué de nous tirer de ce mauvais pas à bon compte. En bonus, Eiji lui-même serait sans doute aussi affecté et cette simple idée suffisait à me faire sourire intérieurement. Que dire de plus, il est une mauvaise idée de se mettre une Uchiha à dos.


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Evidement, l'autre idiot les avait déjà fait remarquer de tout le bar louche... Même la calme et composée Uchiha ne put cacher son exaspération face au larron qu'elles étaient sensées protéger.
Hako envisagea sérieusement (à nouveau) de l'assommer séance tenante et de se tirer d'ici avec leur encombrant colis sous le bras avant que tout ça ne dégénère.
Mais bon, niveau relation client, c'était pas ce qu'il y avait de mieux... Elle se fit violence et se contenta d'observer les alentours et les gueules cassés qui les couvaient d'un œil plus ou moins haineux.

La petite Aburame fut hélas un poil distraite, notamment parce qu'elle espionnait la conversation abrupt entre la chuunin qui affichait soudain tout l'orgueil inquiétant de son clan (surement à dessein).
Il était temps que quelqu'un rabatte le caquet freluquet de civil débauché !
Megumi lui fit d'ailleurs signe de la suivre au comptoir, ce que fit la petite kunoichi déguisée avec un petit sourire maveillant.
"Vous savez, votre père nous a demandé de vous ramener vivant..." souffla-t-elle insidieusement au fils impécunieux de leur client. "Pas forcement... intact."
Voilà qui ferait comprendre à cet incapable impertinent qu'il avait réellement besoin d'elles et qu'il devrait se faire à l'idée de suivre leurs ordres.

Eiji déglutit nerveusement alors que la petite Aburame s'éloignait vers le bar en sautillant joyeusement pour rejoindre son aînée. Il sentit les regards des rustres clients se faire de plus en plus lourd sur lui, maintenant que ces deux "amies de Konoha" s'étaient ostensiblement détournées de lui.
En plus, la remarque d'Hako et de sa voix aigüe n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd : elle sonnait presque comme une autorisation officielle de le rosser.
Et à voir le sourire sadique de certains clients, ils l'avaient bien entendu et comprit comme tel...

La petite Aburame rejoignit donc sa sensei au bar, probablement juste le temps de faire paniquer le rejeton de leur client.
L'aubergiste lui lança un regard étrange (ni son âge, ni son apparence, ni sa taille ne l'autoriserait normalement à être ici) et fit la sourde oreille quand elle tenta de commander une boisson particulièrement corsée. Megumi lui lança d'ailleurs un drôle de regard.
Allez, on pouvait même pas plaisanter un peu, sensei ? Hako connaissait (depuis Halloween) ses limites et sa faible résistance à l'alcool. Elle ne se serait (normalement) jamais réellement permis ce genre de chose en mission.

"C'est lui, là !" s'exclama soudain une voix colérique qui fit se retourner les deux kunoichi.
Ah, zut, c'était le groupe de l'homme tatoué dont avait parlé Megumi. Ils avaient fini par retrouver la trace d'Eiji, bien plus vite que prévu.
Et dans un établissement douteux qui serait sans doute entièrement de leur côté pour lyncher le jeune débauché...
Visiblement, cette journée était maudite.

Hako examina en un clin d'œil la salle, où déjà on faisait jouer les muscles et on se levait avec un sourire goguenard (et/ou aviné) aux lèvres.
La salle était bien remplit et avec les "renfort" du groupe de l'homme-belette, cela faisait pas mal de monde.
La jeune Aburame était confiante en ses capacités : elle était une kunoichi de Konoha et une spécialiste du taijutsu. Gagner un combat contre des ivrognes, même bien plus grands et musclés (en apparence) qu'elle semblait tout à fait possible. Sa petite taille lui donnerait en plus un immense avantage dans ces lieux confinés et enfumés.

Un sourire de requin orna alors ses lèvres. Rosser quelques malandrins lui permettrait de ventiler un peu sa frustration née de la traque de leur cible et de son comportement siiii plaisant.
Heureusement, sa senpai du moment l'arrêta, avant qu'elle ne fonce tête baissée dans la rixe qui s'annonçait.

"Fais-moi gagner du temps et, surtout, assure-toi de ne rien entendre. Lorsque les premiers effets se feront sentir, entraînes notre cible avec toi et fuit. Nous nous rejoindrons à l'extérieur de la ville, ce après quoi nous ferons directement route vers Konoha. Ce rebut de l'humanité nous a fait perdre plus qu'assez de temps. Ne t'inquiète pas pour moi." ordonna l'Uchiha avant de porter une flûte à ses lèvres.

Quoi !? Fuir devant ces quelques rustres !? Où était la gloire et l'honneur de Konoha ?
Puis Hako réalisa quelque-chose... Ces gens n'étaient pas des bandits (enfin, laissons leur la présomption d'innocence) ou des ninja. Pour ce qu'elle en savait, certains étaient même plus ou moins dans leur bon droit, face au comportement inique (et idiot) du fils de leur client.
Les tabasser sans réelles raisons n'arrangerait pas la réputation de Konoha, déjà tendue en ces lieux.

Sans parler que dans une baston générale, on ne pouvait jamais être certain de rien et l'autre imbécile serait tout à fait capable de s'empaler presque tout seul sur un couteau ou un tesson de bouteille...
Mieux valait donc plier bagages et priver la foule de son lynchage au plus vite. Cela les frustrerait, mais cela ne durerait qu'un temps. Alors que si Hako devait s'y mettre réellement... Il pourrait y avoir de sales blessures, des os brisés, de nombreuses destructions et peut-être même des morts (les civils sont si fragiles...).
Bon, retraite donc. Voilà pourquoi Megumi était chuunin et pas Hako.

"Compris !" déclara alors Hako d'une voix déterminée, avant de bondir d'un saut périlleux jusqu'à Eiji, atterrissant bruyamment sur la table et attirant tous les regards sur elle.
"Eh ! Pas touche à mon gagne-pain !" s'écria la kunoichi en s'interposant entre lui et le quatuor mené par le tatoué. "Sinon, j'vais devoir vous rosser copieusement !"

La déclaration émise avec la voix aigüe et vantarde de la petite Aburame captiva l'attention de tous.
"Pousses-toi, gamine..." grogna l'homme au tatouage de belette. "Je veux pas te faire de mal. A lui, par contre..."
Ses compères firent craquer leurs poings, menaçant.
Hako soupira. C'est vrai qu'eux ne soupçonnait pas qu'elles étaient des kunoichi de Konoha... Bon, en avant pour le show.
"Quatre contre une petite fille ?" persifla-t-elle en esquivant une bourrade maladroite. "J'compte pas l'autre idiot bien sûr... Equilibrons les chances ! Mushi bushin no jutsu !!"

Et soudain, dans un nuage noir et grésillant, trois Hako supplémentaires apparurent et se joignirent à la fête.
"J'connais ce tour !" s'écria un des clients rougeaud. "C'est juste des espèces d'illusions ! Une claque et elles disparaissent ! Tabassez-les !"
Le quatuor vengeur essaya, mais ils durent bien vite se rendre à l'évidence (notamment après qu'un clone d'Hako en ai mordu un) qu'ils avaient bien à faire à quatre adversaires identique smais bien réels et solides.
Pour l'instant, la kunoichi Aburame et ses doubles se contentaient de danser, esquivant les coups de manière volontairement spectaculaire, repoussant juste ceux qui s'approchaient trop d'un Eijin occupé à glapir de peur.

Les autres clients réagirent bruyamment et de manière fort diverse à l'altercation qui débutait.
"Pendez ce couillon !"
"1 ryô sur la petite marrante !"
"On va pas laisser Konoha humilier nos gars quand même !"
"Vas-y gamine !"
"2 ryô sur celui qui plante l'idiot !"
Certain se levèrent, soit pour encourager, mais surtout pour participer. Bientôt, l'échauffourée virerait à l'affrontement général et au chaos.
Devant le spectacle, ils avaient tous complètement oubliée l'Uchiha et sa flûte. Une mélodie étrange se mit  à raisonner dans l'établissement enfumé.

Les civils commencèrent soudain à vaciller (bon, pour beaucoup, l'alcool aidant, ça ne changeait pas grand chose),  à se prendre la tête entre les mains, voir à carrément tomber ou se mettre à vomir.
Hako dû d'ailleurs esquiver en toute hâte un jet bilieux d'Eiji, qui s'affala au sol dans son vomi.
Cela devait être l'étrange mélopée de la flûte de Megumi. Un jutsu sonore ? Bizarre ! Intéressant !
En tout cas, Hako n'était pas affectée, car depuis son manège et ses rodomontades pour attirer l'attention, elle avait obéit à son sensei du moment : des kikaichuu avait sciemment bouchés ses conduits auditifs.

Dès que les premier effets se firent sentir dans l'assistance, elle chargea immédiatement le fils  perturbé de leur client (Beurk ! plein de vomi ! Megumi allait lui payer ça !) sur son épaule (scène assez amusante, vu sa taille, mais il ne faut pas sous-estimer la force d'une kunoichi spécialiste du taijutsu) et s'élança hors de l'établissement accompagnée de ses clones, profitant de la diversion.
Elle rechignait un peu à abandonner la chuunin Uchiha, d'autant plus que certain mécréants déjà trop avinés n'étaient pas si troublés que ça par l'étrange musique... Mais bon, pour une fois, elle obéirait aux ordres : sortir la cible d'ici au plus vite.
Après tout, Megumi faisait partie du prestigieux clan à l'éventail et était une chuunin : elle devait pouvoir gérer quelques ivrognes titubant et mal armés...


Se ruant de ruelles sordides en venelles tordues, utilisant ses clones pour faire dégager le passage, Hako s'enfu... opérait une retraite stratégique vers un point préétablit, avec sur son dos le fils de son client, bavant et bégayant, même s'il commençait à se remettre peu à peu de l'étrange technique sonore de Megumi.
Constatant cela, la petite Aburame ordonna à ses bestioles d'arrêter de boucher ses oreilles et put ainsi pleinement profiter des cris et des insultes des passants qu'elle bousculait, ainsi que des gémissement et pleurs de son colis transbahuté de force.

Au détour d'une rue sombre, les clones pilèrent brusquement, tout comme leur maitresse qui suivait en courant.
Trois hommes à la mine patibulaire leurs barraient la route, affichant balafres, cicatrices, tatouage set surtout la main sur le katana. Ils étaient par contre mieux habillés que les ruffians du bar louche.
Leur position était équivoque : ils s'étaient déployé pour bloquer la fuite de la kunoichi Aburame.
Pestant entre ses dents, Hako déposa sans ménagement son lourd passager sur le sol.
"Vous êtes partie sans payer, monsieur." susurra l'un d'eux, le plus maigre, mieilleux.
"Le patron n'aime pas ça. ça fait désordre..."
"Aboules le fric ! Et t'mêle pas de ça, gamine..." gronda le plus massif.

Hako soupira. Mais combien de gens au juste l'autre imbécile s'était-il mis à dos ?
Bon, pas le temps pour ça ! Elle donna l'ordre d'assaut aux clones.
Ces espèces de yakuza étaient bons... Mais pas assez. Ils furent surpris quand ils tranchèrent les copies d'Hako sans rencontrer de résistance... Et qu'elles se changèrent en nuage noirs d'insectes voraces.
"Bōsui no Jin !!" s'écria Hako. Ses insectes explosèrent  en vrilles noirâtres et vrombissantes, aux trajectoires chaotiques. En un instant et malgré les moulinets de sabres, les jurons et les esquives des malfrats, ils se retrouvèrent immobilisés et ensevelit sous les kikaichuu. Leur maigre chakra fut vite absorbé et ils commencèrent à sombrer dans l'inconscience.

"Oh, merci kunoichi-san !" s'exclama alors Eiji, qui s'était visiblement plus ou moins remit. "Vous m'avez sauvé la vie ! Vite, par là ! Je connais une autre auberge, que j'espère plus calme, où nous pourrons attendre votre ravissante collègue et..."
D'un saut et d'un petit coup sec sur la nuque, Hako envoya l'idiot inconscient au pays des songes.
Il serait plus facile à transporter comme ça.

La petite Aburame eut alors une idée. Surmontant son dégout (il s'était quand même à moitié vomi dessus, le bougre !), elle farfouilla dans les habits de son paquet humain.
Ah, voilà !
D'un geste souple, elle envoya la bourse d'Eiji au pied des malabars qu'elle avait terrassé, tout en ordonnant le retrait de ses kikaichuu. L'un d'eux était vaguement encore conscient.
"Prenez tout et rembourser au mieux les dettes de cet imbécile." ordonna la kunoichi de Konoha d'un ton dur. "Il n'y a surement pas assez, mais c'est mieux que rien. L'avarice risquerait de vous être... plus préjudiciable encore."

Voyant dans son regard que le sbire avait compris le message, elle chargea son encombrant colis gémissant sur son épaule et s'en fut en courant vers la sortie de la ville.
Une fois à l'abris, elle enverrait un clone d'insectes à la recherche de l'Uchiha. Ce dernière serait facile à trouver, vu qu'elle portait une femme kikaichuu sur elle.
Hum... Il faudrait peut être qu'elle passe sous silence le fait qu'elle avait assommer le fils de leur client. Espérons que celui-ci la ferme lors de leur retour vers Konoha...


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Les notes se suivaient, montaient, dansaient et se faufilaient au travers de cette foule compacte et énergique. À voir comment tous m'avaient oubliée, je pouvais en déduire que la jeune Aburame accomplissait bien son travail. Je l'espérais de tout coeur, dans tous les cas. Dans ma position, je ne serais pas en mesure de lui venir en aide, pas de manière directe. Il me fallait simplement continuer à jouer, espérer que les effets de mon genjutsu se mettent en place avant qu'elle ne soit en difficulté. Même en plaçant toute ma confiance en la genin, le nombre d'adversaire à lui seul pouvait parfois suffire à prendre un ninja de court. Fort heureusement, la demoiselle se débrouillait très bien et, avant longtemps, les premiers effets de ma technique se firent sentir. Un premier homme semblait en proie à des migraines, un autre devait prendre appui sur une table pour éviter de basculer. Un troisième fut le première à rejeter ce qui devait être son petit déjeuner et un quatrième laissa échapper une plainte grave tout en se prenant les pieds dans une chaise. Parfait. Plus qu'une ou deux mesures avant que l'effet ne soit généralisé dans l'ensemble de la taverne. Ne me resterait plus qu'à tenir un peu plus longtemps, histoire de faciliter ma propre fuite qui devrait suivre le départ de ma collègue. Tristement, je fus interrompue par un homme qui avait enfin compris mon manège, lançant son poing devant lui sans viser. Éloignant ma flûte de mon visage, je me décalai sur le côté, l'aidant à poursuivre son mouvement. Plus précisément, ma main libre guida son bras pour l'éloigner de moi alors que ma jambe effectuait un balayement, usant de la vélocité de mon adversaire pour le faire poursuivre son mouvement et passer par dessus le bar presque sans effort. Un de moins.

Je rangeai rapidement ma flûte, avançant d'un pas déterminé vers la sortie, me frayant un chemin au milieu des corps qui reprenaient lentement leurs esprits. J'étais déjà à mi-chemin lorsqu'un autre civil entreprit de me barrer la route. Il respirait avec difficulté, le regard encore brumeux et, je l'aurais parié, la tête encore pleine d'élancements douloureux. Poussant un soupir, je vis qu'il n'était pas le seul à être de nouveau en état de se déplacer et, possiblement, de se battre. Tant pis. Je sautai sur la table la plus proche avant qu'ils ne puissent m'attraper, sautant ensuite en allongeant les bras pour que mes mains viennent toucher le plafond, là où je concentrai mon chakra. Parfait. Plus qu'à hisser mes jambes vers le haut et à coller mes pieds au plafond pour pouvoir courir jusqu'à la fenêtre la plus proche. J'étais ainsi hors d'atteinte des saoulons encore juste assez étourdis pour ne pas comprendre ce que j'étais en train de faire et pour s'émerveiller de ma capacité à littéralement marcher au plafond. Certes, il y aurait eu d'autres façons de passer, mais je préférais encore m'en tenir à celle qui me permettrait d'éviter l'affrontement direct. En deux temps trois mouvements, j'avais réussi à quitter les lieux, m'éloignant du centre de la ville en sautant de toit en toit.

Je ne m'arrêtai que dans une petite ruelle peu fréquentée, là où je retirai sans plus attendre les vestiges souillés de mes vêtements. Heureusement que j'avais eu la présence d'esprit de porter une combinaison juste au corps noire en dessous de mon yukata en quittant Konoha. Je pris également la peine d'offrir mon index à Pétronille, la femelle kikaichuu, afin qu'elle puisse demeurer en ma compagnie. Cela fait, ne me restait plus qu'à m'éloigner des lieux et à attendre d'être contactée par ma camarade, suite d'événements qui se passa très rapidement. Quel soulagement de pouvoir retrouver ma camarade intacte, bien qu'elle-même aurait beaucoup à gagner d'un changement de garde-robe, et notre client silencieux, très silencieux.

« Ravie de vous retrouver en si bon état, Aburame-san. Et quel plaisir de vous retrouver aussi inconscient, Okyaku-sama. Dépêchons-nous de quitter cet endroit avant qu'il ne revienne à lui-même, cela nous évitera bon nombre d'ennuis. »

Je me détournai de ma camarade, déjà prête à ouvrir la marche, ou plutôt la course, devant nous permettre de quitter au plus vite de le pays de l'ours pour retourner en territoire plus connu, soit le pays du feu. Néanmoins, je m'arrêtai dans mon geste, me retournant vers la jeune genin avec une certaine timidité à peine dissimulée alors que mon regard fuya vite le sien.

« ....Tu... as fait du très bon travail, Hako-san... »


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Le perturbateur

Hako et son paquet inconscient (et peu ragoutant) fuyaient la ville au plus vite, sous le regard fort intrigué, voir amusé des passants (une gamine qui transportait sur son dos un jeune homme visiblement trop saoul, voilà de quoi gloser).
Mais cette fois-ci, personne ne l'arrêta. Il faut dire que les gens ne voulait sans doute pas être mêler à ce qui ressembler à un enlèvement (ou au moins une drôle d'affaire). Ou alors, ils s'étaient rendus compte qu'ils avaient affaire à une shinobi et qu'il ne fallait pas se trouver sur son chemin...

La petite kunoichi s'enfonça rapidement dans les forêts profondes de Kuma no Kuni, avant de s'écarter du chemin, jusqu'à un arbre géant qu'elle escalada jusqu'à un nid de branches colossales où elle déposa son précieux (?) chargement humain. Ici, seul des ninja pourraient la suivre.
Hako put enfin souffler un instant, essuyant la sueur rance qui perlait sur son visage. Elle puait, d'autant plus que ses vêtements étaient souillés par le vomi et la bave de cet imbéciles, ainsi que par quelques traces de verres d'alcool frelaté que des soiffard agressifs lui avaient balancée pendant son altercation de diversion.

Mais pas le temps de se reposer trop longtemps ! Même si elle était une chuunin et une membre du prestigieux clan à l'éventail, Megumi pouvait se retrouver en danger ! Et Hako n'abandonnait jamais les membres de son équipe !
Elle reforma aussitôt un clone de kikaichuu et l'envoya en ville pour rallier l'Uchiha, l'aider au besoin et la guider jusqu'à cet endroit.
Elle aurait aimé y aller elle-même, mais elle avait quand même confiance en la kunoichi à la flûte et décida que la mission avait priorité. Pas question de laisser l'autre imbécile seul, même dans les pommes...

La petite Aburame, vaguement dégoutée, posa deux doigts sur le cou du fils de leur client, cherchant son pouls.
Ok, il était bien qu'assommé et pas mort : elle avait bien dosée le coup, malgré son énervement. Il en avait pour un moment.
Tant mieux, ça lui évitera de devoir le gérer le temps que Megumi la rejoigne. Le connaissant en plus, il serait fichu de tomber de leur perchoir...

L'attente ne fut guère longue, mais suffisamment pour que la petite kunoichi se fasse du mouron (bon, et se repose un peu aussi). Finalement, elle ressentit la présence de son clone d'insecte et de la femelle kikaichuu que portait Megumi. Ouf ! Elle allait bien !
Hako lui dédia un grand sourire et une joyeuse salutation quand elle la vit arriver, accompagnée d'un taquin "Humm, sexy..." lorsqu'elle nota la tenue sombre de l'Uchiha.

"Ravie de vous retrouver en si bon état, Aburame-san. Et quel plaisir de vous retrouver aussi inconscient, Okyaku-sama. Dépêchons-nous de quitter cet endroit avant qu'il ne revienne à lui-même, cela nous évitera bon nombre d'ennuis." déclara doctement la chuunin, alors que le clone de la petite Aburame se dissolvait et qu'elle récupérait ses insectes.
Le ton formel de sa senpai gêna un instant Hako. Même si elle ne semblait pas lui en vouloir (au contraire même) d'avoir estourbit le type qu'elle devait protéger, cette froideur protocolaire était peut être un reproche.
Ou alors, peut être était-ce juste son coté rigide d'Uchiha qui parlait...

En tout cas, la petite spécialiste du taijutsu obéit et replaça sur ses épaules leur fardeau encore inconscient.
Évidement, c'était aux genin de se taper le sale boulot... Non, en fait c'était logique : Megumi semblait être une utilisatrice de ninjutsu ou de genjutsu, alors qu'Hako était une petite brute fort endurante.
De plus, elle pouvait se défendre avec ses insectes, même en ayant les mains occupés par l'odieux personnage qu'elle devait trimballer...


Mais à la grande surprise d'Hako, alors qu'elles étaient sur le départ, Megumi se retourna vers elle, son masque d'officier Uchiha se fissurant pour lui glisser un timide compliment.
"....Tu... as fait du très bon travail, Hako-san..." balbutia la chuunin en évitant de croiser son regard.

D'abord, Hako ne sut comment réagir. Cela aurait été Somei-sensei, avec qui elle avait l'habitude de travailler, elle se serait vantée avec affront ou aurait dansée de joie.
Bien sûr, voir ses efforts apprécier par une autre kunoichi, une chuunin, sa supérieure pour la mission lui remplissait le cœur de fierté et elle devait se faire violence pour rester "professionnelle" et ne pas lever le bras et former le V de la Victoire et criant un bon "Yaaaata !".
Mais... Pourquoi ce ton hésitant, cette soudaine timidité ? Cela lui rappelait presque sa douce Yume...

"Euh...Merci... Y'a pas d'quoi." fini-t-elle par répliquer gauchement, avant de se mettre en prendre pour suivre la chuunin loin de ce pays où elles n'étaient sans doute plus les bienvenues.
Hako (pour une fois), ne savait trop que dire, désarçonnée par le changement d'habitude de la stricte Uchiha.

Mais c'était visiblement une ouverture et la petite Aburame avait envie de découvrir la vraie Megumi, qui se cachait visiblement sous le masque de l'Uchiha très service-service. Il ne fallait pas gâcher cette opportunité.
"Oh, et...euh, pas la peine de me donner du Aburame-san ou même du Hako-san." s'exclama-t-elle alors que les deux kunoichi bondissaient d'arbres en arbres. "Juste Hako, ça suffit... Et c'était une technique super cool, avec la flûte ! C'était une sorte de genjutsu ? Je savais pas qu'on pouvait faire ça avec de la musique... Et j'pensais que vous autres les Uchiha, vous utilisiez surtout des genjutsu visuels ou des trucs du style. Tu sais, avec vos yeux rouges flippants. Ah ! Euh... Par flippant, je voulais pas dire pour moi, mais pour vos ennemis et...euh..."

Elle toussota pour masquer sa gêne, avant de rejoindre le sol pour faire une pause. Voilà plusieurs heures qu'elles courraient et sautaient partout et même son endurance de cafard avait des limites.
Leur "colis" était toujours dans les vapes et Hako en profita pour se désaltérer un peu.
Sans la moindre pudeur, elle se dévêtit pour retirer ses frusques souillés de civile et récupérer sa brillante tenue vert-pomme et tout son attirail de kunoichi.

"Après tout ça, je crois que je vais claquer l'argent de la mission en m'offrant un loooong et délicieux bain aux sources d'eau chaude de Konoha." déclara-t-elle après avoir reniflé les vêtements tâchés.
Sourire aux lèvres, elle s'y imagina accompagnée de sa belle Hyûga. Non ! Elle n'était pas encore rentrée ! Une mission n'était jamais fini tant qu'on avait pas atteint les portes du village. Un peu de concentration Hako ! Et efface ce sourire niais de ton visage !

Avisant sa sensei du moment, elle réfléchit en se remettant en route.
"Tu peux venir, si ça te tente... Comme ça on pourrait faire connaissance dans un cadre plus détendu. Et tu pourras me donner des potins sur le clan Uchiha..." fini-t-elle par déclarer d'un ton mal assuré, mais cordial. "On a formé un chouette équipe, non ? Cela serait bien qu'on finisse amies aussi, non ?"
Et puis, ça serait aussi l'occasion d'essayer de décoincer un peu Megumi-senpai. Si Hako arrivait à faire rougir une Hyûga et avait manquée d'assassiner Hinata avec des allusions vaseuses, faire éclater de rire une Uchiha ne devrait pas être un si grand défis...




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J'avais essayé de ne pas répondre au verdict de la jeune, très jeune, Aburame, lorsqu'elle m'avait vu dans ma tenue plus... moulante. Je m'étais contentée de croiser les bras, devant ma poitrine bien sûr, et de détourner le regard avant de prendre la parole. Mieux, je tentais de me convaincre de ne pas avoir vraiment entendu la demoiselle prononcer ces paroles. Ceci étant dit, il était temps pour nous de reprendre le chemin du village caché de la feuille, ce que nous fîmes après que j'aie adressé de maladroites paroles d'encouragement à ma partenaire du jour. Cette dernière, visiblement surprise, se contenta d'acquiescer bien calmement. Bien sûr, il y avait anguille sous roche et il ne lui fallut pas longtemps pour que ses pensées soient exprimées de vive voix. Une fois de plus, la genin n'appréciait pas ma façon de m'adresser à elle, me trouvant encore trop... protocolaire. Juste Hako ? Non, ça ne suffirait certainement pas. J'avais beau faire un effort, il y avait des limites à ma bonne volonté. Intérieurement, je décidai de tout de même essayer de la contenter. Je pourrais passer à Hako-chan, peut-être, éventuellement. Poursuivant sur sa lancée, venaient maintenant les questions sur mes aptitudes au genjutsu, suivit de ses impressions sur le clan à l'éventail. Je ne pu m'empêcher d'esquisser un sourire en coin lorsqu'elle évoqua le Sharingan, fierté vermeille, avec de tels adjectifs. Mais, à bien y penser, ce devait être un peu le cas pour les gens s'opposant à lui. Désireuse de la renseigner, sans toutefois lui en dire trop, j'entrepris de lui répondre, mon regard d'encre toujours tourné vers l'avant.

« Il s'agissait bien d'un genjutsu auditif. Ne crois-tu pas qu'il est plus efficace d'affecter deux des sens de l'adversaire au lieu d'un seul ? J'ignore si mes cousins mettent ce même principe en application, mais je sais qu'il m'a servit à de nombreuses reprises. »

Maintenant que nous avions bien progressé, la forêt s'étant lentement transformée pour nous présenter des arbres à l'odeur fort familière, et que nous avions commencé à discuter, le moment semblait propice à un peu de repos. La jeune fille m'accompagnant pu d'ailleurs en profiter pour faire un brin de toilette qui était plus que la bienvenue. Je l'attendis patiemment, demeurant attentive à notre environnement immédiat plus qu'à ses gestes. Au moins l'une de nous deux devait être sur ses gardes ; ce n'était pas du zèle selon moi. Quoi qu'il en soit, Hako était toujours aussi sociable, relançant la discussion comme si de rien n'était, pleine d'entrain et souriante. Voilà des traits que je ne pouvais qu'admirer, à défaut de les posséder moi-même. Il n'y a d'ailleurs pas que la forme qui m'intéressait, le fond me tira également un autre sourire léger, discret.

« Je ne peux qu'être d'accord. J'ai connu peu de missions aussi insalubres. »

J'aurais dû y penser. À peine avions-nous repris notre chemin que la jeune fille vert pomme avait une nouvelle idée, une proposition audacieuse. Si j'en avais envie, je pourrais toujours y aller avec elle et... partager des potins sur mon clan ? Mes sourcils se tordirent un peu alors que mon regard se fit plus dur. Remarquant visiblement mon air sceptique et fermé, l'adolescente poursuivit sans marquer de pause, justifiant sa demande autrement, pour tenter de me convaincre par n'importe quel autre moyen. S'il n'y avait eu que ma réticence à lui livrer les dernières nouvelles internes du clan, sans doute aurais-je pu me laisser séduire par la perspective d'une sortie aux sources chaudes entre amies. Malheureusement, je ne pouvais m'empêcher de penser aux marques qui défiguraient mon dos depuis longtemps. Quand bien même je pourrais porter de quoi me couvrir, mes épaules et donc une partie de mon dos seraient à la vue de toutes, ce que je n'appréciais pas terriblement. Ceci étant dit, je n'avais pas nécessairement envie de la laisser croire que ma réticence était à son sujet.

« Il est vrai que nous avons formé une bonne équipe... et que nous pourrions êtres... amies, Hako-chan. Mais pour ce qui est des sources chaudes... euhm... Nii-sama dit toujours qu'il y a des pervers qui tentent d'espionner les femmes. Voilà. Pourquoi je ne peux pas y aller. »

En soit mon excuse n'était pas totalement infondée non plus et l'idée que des yeux que je n'aie pas spécifiquement choisis puissent m'observer dans les sources chaudes était plus que déplaisante. Quoi qu'il en soit, la discussion se poursuivit un peu, ce après quoi nous gagnâmes finalement Konoha. Devant les immenses portes du village, un homme faisait les cents pas, fulminant et visiblement épuisé. Lorsqu'il vous vit approcher, Eiji à peu près droit sur ses jambes flageolantes, notre véritable client s'allongea comme un ressors, sautant en notre direction pour attraper son garnement par les épaules. À voir comment ses jointures blanchirent, le père en question était soit très inquiet, soit furieux contre sa progéniture. Dans un cas comme dans l'autre, je comprenais très bien la source de ses forts sentiments.

« Te revoilà enfin, Eiji-kun ! Ta pauvre mère est dans tous ses états, tu sais pourtant comment son coeur est fragile. Oh, mesdemoiselles, j'espère qu'il ne vous a pas causé trop de problèmes ? Cet irresponsable ne sait pas se tenir, rien ne lui rentre dans le crâne !! »

« Ne vous inquiétez pas, Okyaku-sama, les ninjas de Konoha sont à même de s'adapter à toutes sortes de situation. Si nous pouvons faire autre chose pour vous, le bureau des missions sera ravi de faire affaire directement avec vous. N'est-ce pas, Hako-chan ? »

Terminais-je en lui offrant un sourire poli, mais plus qu'équivoque. Pour le bien du village de la feuille, nous devions mettre nos propres sentiments de côté et inciter les clients à revenir nous confier leurs ordres de mission. Je serais bien tranquille si je n'entendais plus jamais parler de ce fameux Eiji, mais cela ne m'empêcherait pas de faire preuve de bonnes manières.


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