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Rencontre boueuse    Mer 21 Déc - 12:08
Y pleut

La folie était une chose étrange, elle peut surgir à n'importe quel moment et faire de l'homme le plus intègre un tueur en série. Elle a le pouvoir de contrôler totalement vos pensées et de les transformer. Cela faisait plusieurs mois que progressivement je la sentais s'infiltrer en moi, prendre le contrôle lentement me faisant penser ou voir des choses ahurissante. Parfois, il me vient même à l'esprit que cette chose se fout totalement de ma gueule, tentant de réveiller la colère et la haine qui vivent en ma personne. De plus en plus souvent, des sortes de flashs me reviennent, ma mère, mon père et ma femme sont concernés. Les nuits sont de plus en plus courtes, voire inexistantes ces derniers temps. Il m'est de plus en plus dur de différencier le bien du mal, le vrai du faux. Venant même à me demander si cette quête n'était pas en fait qu'une illusion causée par la folie. En y repensant, se dresser seul contre une puissance aussi immense que le système shinobi était de la folie. Assis sur une branche, sentant les gouttes d'eau qui arrivaient à passer les feuilles tomber sur mon visage et couler. Regardant l'horizon avec un regard totalement vide de tous sentiments. Les mains sentant encore le sang qu'elles avaient fait coulées la veille, le visage marqué par ce manque de sommeil plus que certain. En bas il n'y avait rien d'autre qu'une prairie boueuse, pratiquement impraticable. Quand d'un coup un vertige survint, la vision flou n'arrivant même plus à m'agripper à cette branche ne pouvant que subir la chute que j'étais en train de faire. Le visage plongé dans la boue ainsi qu'une bonne partie de mon corps. Sortant peu à peu ma tête de cette immonde matière toujours à genoux regardant vers le ciel laissant les gouttes d'eau "nettoyer" les dégâts. Voilà ce que j'étais aujourd'hui, un homme seul, à terre, les vêtements remplies de boue.


Plusieurs minutes étaient passées et je me trouvais encore dans la même position, je me sentais comme totalement vide. C'en est risible quand on sait que de base ma quête est de parcourir le monde à la recherche de réponses, sur la paix, sur le monde lui-même. Pourtant, après quinze années de quasi permanente solitude, il m'était toujours impossible de fournir la moindre réponse à mes questions. J'en arrivai même à me demander si tout cela avait réellement servi à quelque chose, si finalement, ce n'était pas la mauvaise voie. Il était dur de dire si c'était la folie ou simplement un surplus de ces dernières années ou simplement la raison, mais j'en venais à penser qu'il fallait changer de projets. Ce sentiment était bizarre, comme si toutes ces années n'avaient servie à rien. Ou alors étais-ce parce que souvent ces derniers temps des flashs de mon père envahissent ma tête et que je sais pertinemment qu'il serait tellement déçu de l'homme qu'est devenu son unique enfant.


Il était temps de me relever quand mes yeux aperçurent au loin une silhouette se dessiner peu à peu, activant mes sens de senseurs pour ne pas être pris à dépourvue, comme un réflexe vital. Attendant debout, trempé et toujours pleins de boue de savoir qui s'avançait vers ma personne et surtout pourquoi. J'étais partagé entre l'envie de me battre sans poser de question ou simplement tenter de faire ce que je faisais tellement bien ces dernières années, à savoir, parler, parler et ne pas agir. Peut-être que finalement, cette personne pourrait m'éclairer un peu plus.





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Re: Rencontre boueuse    Jeu 22 Déc - 0:08

Etait-ce vraiment un homme ? Leiko pencha la tête sur le côté tandis qu’elle dévisageait ce dont, de loin, elle avait senti le chakra. Il était massif, nettement plus grand qu’elle, et on ne pouvait rien distinguer de son visage dissimulé. Le tout lui donnant des airs de bête. Mais ce qui renforçait d’autant plus cette impression n’était pas tellement sa corpulence sinon l’état dans lequel il était. La pluie peinait à le laver de la boue et on pouvait croire qu’il s’était simplement trainé sur le sol. Son apparence rebutait la dame, il fallait l’avouer, aussi se tenait-elle à distance comme par crainte d’être salie à son contact. Elle s’était simplement arrêtée à sa hauteur, alors qu’elle passait par là, et lui n’avait pas bougé tandis qu’elle s’en était approchée. Comme s’il l’attendait. Cela ne parut pas la troubler.
Un mouvement de la tête vint déplacer la capuche qu’elle portait, dévoilant son visage et l’insigne de Kiri. Contrairement à lui, visiblement, elle n’avait rien à cacher – bien au contraire, elle était fière de ce qu’elle était. Alors, elle s’exprima froidement. « Veuillez décliner votre identité... » Elle ne reconnaissait ni l’homme – si tant est qu’il y ait un homme à reconnaitre –, ni le chakra qui circulait en lui. Cela rendait les choses d’autant plus suspectes à vrai dire. Mais en parvenant à ses côtés elle avait rapidement activé ses capacités de senseur pour s’assurer qu’il n’y avait aucun individu qui se cachait dans la zone. Aussi était-elle certaine de ne pas se laisser surprendre. Tout était désert dans ce coin du pays, il fallait encore marcher un bon moment pour arriver au prochain village. Il n’y avait qu’eux deux, entre la pluie et la boue. Elle continua sur sa lancée. « … et me dire ce que vous venez faire dans cet endroit. »

Bien qu’elle ait obtenu le droit d’être libérée de ses fonctions pour la journée, elle ne laisserait pas errer un inconnu – surtout dans un tel état – sur le territoire de Kiri, aussi loin soit-il du village caché. Elle savait que si cette rencontre prenait trop de temps, Kiyoshi lui pardonnerait de ne pas avoir pu venir chez leurs parents, encore une fois. Elle avait fait son choix il y avait quelques temps déjà ; Kiri passait avant ses affaires personnelles. Alors même si, au fond, ça l’agaçait de perdre son temps pour ce genre d’individus isolés, elle le faisait sans hésitation. C’était son devoir.
Elle était certaine de n’avoir laissé paraitre aucune animosité, rien qui ne puisse laisser penser qu’elle était agressive, et d’avoir été suffisamment ferme pour dissuader de toute tentative hasardeuse. Elle procédait toujours de la même façon, avec application, pour être certaine de ne commettre aucune erreur et d’envisager toutes les possibilités. Ainsi, s’il se montrait tout de même agressif – mais elle ne le lui souhaitait pas ; ce serait de la folie – elle serait dans son droit de répliquer. A l’inverse, s’il justifiait de sa présence correctement, elle ne ferait pas de complications inutiles.
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Re: Rencontre boueuse    Sam 24 Déc - 6:27
Y pleut


J'étais là devant ce shinobi de Kirigakure no sato, plein de boue. Écoutant les paroles de ma nouvelle rencontre avec attention tout en scrutant les environs pour éviter toute surprise. Qui j'étais ? Une bonne question, répondre personne pourrait être perçu comme une insulte ou comme une réponse venant d'une personne cherchant à cacher son identité. Donner mon vrai nom ou un faux ne changerait rien de toute façon le jeune demoiselle ne me reconnaîtrait pas, elle n'était pas assez vieille pour avoir entendu parler d'un déserteur disparu il y a 15 ans. Il était certain qu'elle se devait d'être méfiante, ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre un homme portant un masque de loup au plein milieu de nulle part. Il se pouvait également que la kunoichi pense qu'elle vient de rencontrer un homme égaré, sans-le-sou au vu de son état et sans aucun danger. Mais les shinobis aussi stupide ne parcouraient pas ces terres seuls, il s'agissait là d'une rencontre de haut niveau. Lentement, tout en rejoignant sans aucun geste brusque la terre ferme qui se trouvait non loin de ma personne. Mes yeux se posèrent sur mon interlocutrice pour la dévisager et chercher dans son regard le moindre signe qui me permettrait de savoir à quelle genre de personne j'avais à faire. Après un court instant, tout en enlevant le plus gros de la boue se trouvant sur mes vêtements mes lèvres bougeaient pour laisser sortir quelques mots.


"- Simplement un voyageur égaré, je me nomme Amatera Hatoma, enchanté." Dis-je simplement dans un premier temps.


Impossible de savoir ce qu'allait dire ou faire mon opposante, mais il fallait s'en méfier. Elle arborait avec une certaine fierté son bandeau de Kiri il était donc sûr que ce n'était pas un shinobi de bas étage facile à corrompre. Heureusement pour ma personne, cela faisait un long moment que le bandeau rayé de Kumo ne faisait plus parti de mes affaires. En y repensant, les shinobi qui se baladaient avec un signe si distinctif de leur trahison, un signe qui leur vaudrait d'être attaqués à tout moment, ces shinobis-là étaient bien idiots. C'est alors sans montrer le moindre signe de violence et avec douceur que mon corps se rapprocha plus près de celui de ma nouvelle rencontre. J'aimais être près des personnes pour pouvoir voir avec précision leurs moindres gestes ou simplement pour planter mes yeux dans les leurs. La jeune femme avait un visage plutôt lisse, s'approchant de la définition de la beauté dont j'avais souvenir. Son chakra était palpable grâce à mon don de senseur et elle savait le contrôler avec brio un autre signe de son haut rang. Il était temps de reprendre la discussion, tout en restant tout de même à une distance de sécurité de huit mètres environ pour pouvoir réagir au plus vite à tout attaque.


"- J'ai entendu dire que la situation de votre pays était critique, qu'un gosse était à votre tête chassant tous ceux qui possèdent des pouvoirs qu'il qualifie inhumain. Qu'est-ce qu'un simple shinobi comme toi pense de tout ça ? Où alors, es-tu simplement le genre de ninja qui écoute sans broncher telle une vulgaire machine ?" Demandais-je simplement.


Je savais qu'en entendant ses réponses et en observant ses faits et gestes il me serait possible de déterminer avec une bonne précision à quelle genre de personne j'avais à faire. Pourtant, il m'était impossible de savoir comment cette rencontre allait tourner, avec un peu de chance personne ne perdrait la vie aujourd'hui.


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Re: Rencontre boueuse    Mer 4 Jan - 22:06

Voyageur égaré… Ce mot ne plaisait pas tellement à Leiko. Comment un voyageur pouvait-il ne pas savoir où il allait ? A moins d’avoir vécu reclus 20 ans et de sortir soudainement de sa grotte, elle ne comprenait pas vraiment. Le monde était parfaitement connu, il suffisait de se renseigner – et c’était facile – avant même de partir. Bien sûr, en songeant cela, elle ne pensait pas une seule seconde qu’il aurait pu effectivement sortir d’une grotte, cela lui paraissait bien trop absurde. Du reste, elle était partagée. A vrai dire, elle n’avait aucun moyen de vérifier son identité pour le moment. Entre son apparence douteuse et son nom qui lui était inconnu, il ne pouvait en être autrement. Soit, elle lui accordait le bénéfice du doute. « Très bien. En tant que représentante de ce pays je ferai mon possible pour vous indiquer votre chemin. Appelez-moi Leiko. » Puisqu’elle n’avait aucune raison de se cacher, autant être franche. S’il n’était pas idiot il comprendrait vite que de cette façon elle s’assurait de pouvoir l’escorter où qu’il aille.

Il s’approcha doucement et elle le laissa faire. Mais ce qu’il dit lui fit froncer les sourcils. Elle n’aimait pas tellement les préjugés qu’avaient les étrangers sur Kiri. Elle savait bien ce qui se disait partout ailleurs ; certains habitants du pays le disaient aussi. A ces yeux, les on-dit étaient une tare. Une arme dangereuse pour semer le chaos dans les esprits. Ils n’apportaient rien de bons et il fallait toujours s’appliquer à vérifier leurs fondements. Elle se surprit à sourire lorsqu’il lui demanda son avis. Sa question était tellement orientée ! Il était clair qu’il avait sa propre opinion. Une vulgaire machine ? Il était quoi lui, un sage ermite qui donnait des leçons au monde ? Elle plongea son regard dans le sien. « Hum… Je suppose que je ne suis qu’une vulgaire machine. » Elle s’approcha de lui jusqu’à n’être qu’à un pas. « Peu importe combien tu m’es sympathique, si aux yeux du Mizukage tu es un traitre, je te tuerai… Non… Si à ses yeux, JE suis un traitre, je ME tuerai. » Et pour bien qu’il ait la pleine conscience de ce que cela signifiait, elle sortit nonchalamment un kunaï et de la pointe s’entailla la paume gauche. Une goutte tomba au sol et disparut. « Mon sang appartient à cette terre. »

Elle s’essuya sur ses habits ; c’était amusant de théâtraliser un peu, de temps en temps. Si ce type voulait la sonder, qu’il n’ait plus aucun doute. Elle ne trahirait pas son pays et même si elle avait pleinement conscience que la situation du pays n’était pas de tout repos, même si souvent elle souffrait aussi, elle partageait pour une bonne partie les convictions de ses supérieurs. Elle continua. « Mais je n’attends pas d’un étranger qu’il comprenne. Après tout, comment quelqu’un qui n’est pas né ici, qui n’a pas été nourri et élevé par ce pays, pourrait comprendre ce que signifie le mot ‘reconnaissance’ ? » C’était sa vie ; elle se sentait redevable, liée par une dette invisible à cette nation. Pour rembourser cette dette, elle donnait tout pour répondre aux attentes de son Mizukage. Elle ne le pensait pas fou ou immature, seulement inquiet. La peur pouvait conduire à des actions irréfléchies. Elle le comprenait parfaitement ; elle-même craignait les traitres. Elle ne pouvait pas se targuer, comme certaines personnes, de faire mieux que lui à sa place. « Et puis, n’est-ce pas normal pour les grandes puissances de se pointer du doigt, de se monter les unes contre les autres, pour s’assurer la fiabilité de leurs hommes ? Comment pouvez-vous être sûr de ne pas avoir été berné par votre propre pays ? » Elle avait parlé avec douceur. Elle ne désirait pas l’agresser, seulement lui faire prendre conscience de son ignorance.

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