Partagez | 
avatar
Membre non validé
Membre non validé
Messages : 119
Date d'inscription : 19/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: A
Ryos: 482
PE:
49/300  (49/300)

Voir le profil de l'utilisateur
For your eyes. [PV Megumi.]    Sam 24 Déc - 8:14
Oeil pour oeil


La vie d'un nukenin se résume à deux choses, courir et survivre. Il est rare d'avoir le temps de se poser, d'admirer les paysages ou simplement de se forger des relations. Un déserteur doit sans cesse surveiller les moindres recoins des endroits qu'il visite, toujours être sur ses gardes, prêt à se battre contre n'importe quel adversaire. Après des années de fuite, il était normal de penser qu'on pouvait me définir de personne invincible, expérimenté ou même de fantômes, mais il n'en était rien. Il m'arrivait même souvent de me demander si la chance n'était pas toujours à mes côtés, à me regarder par-dessus mon épaule comme une mère aimante à suivre chacun des mouvements de son enfant. En tout cas, c'était une impression plutôt forte ces derniers temps. Comme à mon habitude mes pas étaient en train de me mener dans des contrées inconnues, marchant comme guidé par la destinée. L'endroit était une belle plaine, immense sans aucun arbre sur des centaines et des centaines de mètres. Le vent faisait danser les brins d'herbe se trouvant au sol, la journée était plutôt belle pour la saison, le soleil était même présent. Tout au bout se trouvait une taverne à l'air délabré, mais qui en fait était l'un des lieux de passages préférés de brigands ou toute autres personnes cherchant des boulots au noir. Un endroit parfait pour ma personne, loin des villages, loin des questions et des regards. Devant la porte se trouvait deux mastodontes, des gardes scrutant la moindre personne voulant entrer dans les lieux, soit pour y éviter les ninjas des villages ou les problèmes. L'un d'un était en train de s'approcher de moi alors que je me trouvais à quelques pas de la porte, d'un geste de main me demandant de m'arrêter avant de procéder à une fouille au corps. Sans broncher, sans mot, le laissant faire jusqu'au moment où il tenta de poser ses mains sur mon masque.


"- À votre place je ne ferais pas ça, écoutez... je ne suis pas là pour chercher des problèmes simplement un petit boulot pour pouvoir m'acheter de quoi manger." Dis-je simplement.


Alors que l'homme semblait agacer par mon comportement la main de son coéquipier venait de se poser sur son épaule, lui disant de laisser tomber. C'est ensuite que l'entrée me fût accordée, ouvrant la porte avec une certaine vivacité. À l'intérieur pleins de tables, toutes entourées de chaise. Au fond, un comptoir avec des tabourets, tous presque pleins. Derrière ce bar un homme, massif, le regard vide et le visage plein de cicatrices. Il tenait en ses mains un verra qu'il était en train d'essuyer avec un chiffon, tout en fixant le nouvel arrivant avec insistance. Il faut dire que ce n'est pas tous les jours que l'on voit un barjo débarqué avec un masque de loup. Pratiquement tous les clients étaient devenus silencieux et me regardaient. Sans trop y prêter attention je me dirigeai vers le bar pour m'asseoir et commander à boire. Après avoir fini rapidement le premier verre tout en le reposant délicatement devant l'homme pour lui demander de m'en servir un nouveau, mes mots l'interrogeaient pour savoir s'il y avait un boulot intéressant dans le coin. Sa réponse, fût bien sûr négative, il n'allait pas parler boulot à un parfait inconnu aussi facilement. Ma décision était donc de rester dans le bar et d'écouter ce qui se tramait en espérant trouver quelque chose d'intéressant.


Les heures passèrent et nous étions maintenant en fin d'après-midi quand deux hommes venaient de pénétrer dans le bar. Ils posèrent leurs fesses sur des chaises autour d'une table se trouvant à ma droite à environ trois mètres. Faisant semblant de boire le verre devant ma personne tout en écoutant ce qu'ils avaient à se dire. Les deux inconnus semblaient jouasse, à tel point que l'un d'entre eux proposa d'offrir une tournée à tout le monde, nouvelle qui fût accueillie avec beaucoup d'ardeur par les occupants de la taverne. L'un d'entre eux parlait de devenir riche suite à ce coup, qu'une occasion comme ça ne se présente qu'une seule fois dans une vie. Puis au bout d'une heure à boire et se parlait les deux hommes commencèrent à sortir, suivi de près par moi. Au bout d'une dizaine de minutes à les observer de loin il était temps d'intervenir, d'un simple geste des pics de cristal sortirent du sol pour embrocher l'un des hommes pendant que mon massif corps venait d'apparaître devant le deuxième.


"- Si tu ne veux pas qu'il t'arrive la même chose parle et vite." Dis-je froidement avant de lui planter un kunai dans la jambe.


"- Arrête.. je ne comprends pas ce que tu veux." Cria alors l'homme désespérément apeuré.


"- Je vous ai entendus toi et ton ami, alors parle-moi de ce plan qui va vous rendre riche ou je te tue sur-le-champ." Reprenais-je vivement.


"- C'est bon je vais tout te dire.. laisse-moi vivre je t'en prie... Je devais rejoindre mon groupe, notre chef à des informations sur l'itinéraire emprunté par une jeune fillette Uchiha, on comptait lui tomber dessus et revendre ses yeux, voilà la carte."


Une fois la carte en ma possession il va sans dire que l'homme perdu la vie à son tour, c'était pitoyable de voir à quel point les hommes étaient prêts à se trahir entre eux à la moindre occasion, même s'il n'avait de toute façon pas eu le choix. Cette histoire était vraisemblable tant les uchiha sont convoités par les bandits dans cette région. Après un instant de réflexion je me disais simplement que ce n'était pas mes affaires, jetant la carte représentant l'endroit de l'attaque à terre. Puis alors que mon corps était déjà en route vers un autre endroit, mes pas venaient de me ramener pour ramasser à nouveau la carte. Par chance l'endroit ne se trouvait pas trop loin de la taverne, ne connaissant pas du tout les lieux il m'aurait été dur de trouver sans cela. Poussant un soupir avant de me diriger vers l'endroit en sautant de branche en branche.


Après une dizaine de minutes de course il m'était possible de voir au loin une sorte d'altercation, huit hommes sur une jeune femme aux cheveux noirs. Deux des hommes tombèrent rapidement tandis que trois autres tentèrent une attaque discrète derrière la jeune femme. D'un bond je parcourais une bonne distance me trouvant à une dizaine de mètres de la scène, d'un geste de main les trois hommes derrières la jeune venait de se faire empaler brutalement. Tandis que les autres venaient de tomber à terre.


"- C'est tellement dur de surveiller ses arrières pour une kunoichi d'une famille tellement réputé que la tienne ?" Dis-je presque froidement.


Il faut dire qu'après toutes ces années passées dans la nature la communication n'était pas mon fort, le ton pouvait même paraître agressif. Tout en vérifiant les environs grâce à mes dons de senseur pour m'assurer que plus personne ne rôdait mes yeux se posaient sur l'Uchiha pour lui adresser quelques mots.


"- C'est dangereux de traîner seule quand tes yeux valent si chère."


Le masque que porte Hatoma:
 



avatar
火 | Konoha no Chûnin
火 | Konoha no Chûnin
Messages : 69
Date d'inscription : 14/12/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 321
PE:
0/200  (0/200)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: For your eyes. [PV Megumi.]    Sam 24 Déc - 9:41
Pathétique. Ces hommes ne valent pas mieux que des chiens désorganisés, grognant dans le vide sans avoir la moindre idée de ce qu'ils font. Ils hésitent, échangent des regards entre eux, mais n'osent pas faire le premier mouvement. Motivés par la promesse du gain facile, les scrupules ne reviennent que lorsque leur vie est soudainement mise en danger. Les crocs de la vipère sont pleins d'un venin qu'ils n'avaient pas anticipé. Je ne suis pas femme à me repaître de violence et à chercher le conflit, mais certains individus ne valent pas ma patience. Ajoutons à cela que je me retrouve en une bien périlleuse situation et que je ne risque pas de m'en sortir si je me contente de demi-mesures. Il me faut agir, prendre de grands moyens et en finir au plus vite. Un kunai en main, je me maudis de ne pas être en une meilleure position. Possédant certaines caractéristiques me permettant justement d'exceller dans le contrôle des petites foules, il est une honte que je ne sois pas en mesure d'user du temps nécessaire à la mise en place de mes fourbes illusions musicales. Je me mords la lèvre inférieure, mon regard carmin passant d'un assaillant à un autre, trop consciente de la précarité de mes défenses. Puis, enfin, l'un d'entre eux qui tente sa chance, qui dresse sa lame et lance un cri de couard. Il me suffit de croiser son regard pour que ses genoux se plantent dans le sol, son esprit torturé d'images cruelles et douloureuses. Un autre profite de mon moment de concentration pour avancer à son tour, sur ma droite. Le fourbe. Aucune considération pour son camarade, rien que l'appât du gain. Ce déchet qui se prend les tempes en hurlant n'a été rien de plus qu'une distraction dans un plan plus grand. Pareille conduite m'excède, me fait serrer les doigts si fort sur mon arme que mes ongles se plantent dans la chair de ma paume.

Mes sharingan me permettent de lire ses mouvements, de me décaler sur la droite alors que ma longue chevelure de jais fouette l'air derrière moi, suivant le mouvement sec et précis. D'une pulsion horizontale, la pointe de l'acier se plante au creux du cou de ma proie. Aussi rapide que le claquement d'une morsure, aussi vicieux et aussi meurtrier. La pitié ne devrait pas être accordée à un être à l'essence si déloyale, dénouée d'honneur. Sous la pression, son liquide vital le quitte avec empressement, venant souiller ma peau d'ivoire tout le long de mon bras, quelques fines gouttelettes tâchant ma joue de porcelaine. Cela fait, je ne lui laisse pas la chance de se rattraper. D'un solide coup d'épaule, je projette son corps devenu aussi mou qu'une poupée de chiffon vers un troisième assaillant qui se retrouve alors les mains pleines à ne pas trop savoir que faire du mourant. Si je ne suis pas débordée, c'est simplement car mes attaquants sont trop imbéciles pour coordonner leurs efforts. Si on leur avait appris à travailler en équipe plutôt qu'à se poignarder dans le dos, je serais dans de sales draps. Ceci était dit, relâcher mon attention un seul instant pourrait s'avérer fatal et pour cause. Dans mon dos, j'entends le mouvement des bandits avant d'avoir une chance de le voir. Je me mords la lèvre inférieure. Je n'aurai donc pas le choix... ou peut-être que si.

Lorsque je me retourne, il n'y a pour accueillir mon regard que la mort. On les as empalés de façon bien... créative. Je m'attarde un instant sur la nature de ces pointes acérées avant de me concentrer sur leur auteur lui-même. Un homme imposant, les épaules larges, une cape de voyage claquant dans le vent en un signe inquiétant, impitoyable. Drapé de mystère, son visage est dissimulé d'un masque noir et rouge, représentant ce qui doit être un loup ou un renard. Pour ma part, je me suis figée, le corps tendu et les sens alertes. Le regard est glacial et profond, mes traits survolés d'une longue frange de suie qui ombrage un peu plus mon maquillage déjà sombre. Lentement, une perle de sang ruisselle jusqu'à l'angle de ma mâchoire et chute jusqu'à mon épaule. S'il fait un pas en ma direction, ce sera son tour de se confronter à ma lame. D'ici là personne ne bouge, les rôles de proies et de prédateurs n'étant plus aussi clairs tout à coup. Le silence n'est brisé que par les gargouillements du sang des victimes du nouveau venu et, finalement, par la voix de celui-ci. Ne devrait-il pas être plus facile pour une représentante de mon clan de surveiller mes arrières ? Le ton est comme l'acier, froid et distant, mais seulement mordant en des mains désireuses de trancher. Je ne réagis toujours pas, mes iris de rubis verrouillés sur lui pendant qu'un mercenaire de grand chemin y voit une opportunité à saisir. Dressant son poignard, il fond sur moi avec un grondement de chaton, le fer s'enlisant entre mes côtes sans rencontrer la moindre résistance. Il y a un léger délai alors que mon visage ne se modifie pas, mais que mon agresseur croit déjà en sa victoire. Il ne faut jamais parler trop vite, néanmoins, et cet incapable est sur le point de l'apprendre à la dure puisque mon corps ne tombe pas. Au lieu de cela, de vifs éclairs courent le long de mes bras, un serpente autour de ma jambe et un autre encore soulève mes lambeaux d'ébène. L'instant suivant, le clone de foudre lui explose au visage, blessant dans la manoeuvre un second individu et incitant le dernier à prendre la fuite pour sauver sa peau. Il n'était pas trop tôt.

Nullement impressionné, le loup noir a déjà tourné la tête en ma direction et reprend la conversation comme si nous n'avions pas été interrompus alors que ma silhouette se détache de l'ombre des arbres pour mieux se dévoiler au grand jour. Cette fois, ma peau est aussi immaculée que la neige fraîche, ma mâchoire est haute, le dos droit. Mes yeux anthracite ont retrouvé une dignité racée alors que je le détaille avec la même curiosité que plus tôt, bien que je ne le laisserai pas user de sa taille comme d'un prétexte pour me regarder de haut. Vu le niveau dont il a fait preuve en se débarrassant de ces trois hommes ainsi que sa facilité à me repérer, j'en déduis aisément qu'il ne me servirait à rien de tenter de fuir. Cet inconnu est différent des autres, sa simple aura en témoigne avec une éloquence intimidante. Également cet affrontement m'a fatiguée, ce qui me place en situation de désavantage certain. La seule chose que je puisse encore faire, c'est de lui répondre et d'espérer ne pas avoir à reprendre les armes.

« J'en prends note. Puis-je vous remercier pour votre aide ou dois-je comprendre en ces termes que vous souhaitez surenchérir ? »


the sight of her eyes keeps my dreams alive
The people who call you weak have not yet noticed the wolf hiding behind your eyes, nor the flames inside your soul. Let them think you are weak and do what wolves and fire do best. Surprise them when they least expect it.


Spoiler:
 
avatar
Membre non validé
Membre non validé
Messages : 119
Date d'inscription : 19/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: A
Ryos: 482
PE:
49/300  (49/300)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: For your eyes. [PV Megumi.]    Dim 25 Déc - 8:57
Oeil pour oeil


Le dernier bandit venait de tomber à terre suite aux attaques de la jeune Uchiha, ils étaient maintenant tous morts. Il ne se trouvait en ces lieux plus que deux êtres ne sachant rien l'un de l'autre, la rencontre était caustique. Une et mille questions auraient pût être posées par la femme aux cheveux noirs, comme par exemple la raison de cette aide inopinée. À vrai dire ne pas entendre cette question était une réelle aubaine, car la réponse aurait été des plus décevante. En fait, cela aurait été plus logique de ma part de les laisser faire et d'en profiter pour récupérer deux des choses les plus précieuses et les plus convoités dans ce monde. Heureusement pour mon interlocutrice c'était loin d'être dans ma nature, même si en réfléchissant plus posément il était clair que ses yeux auraient représentés un avantage certain. Aux vues des techniques qu'elle venait d'utiliser et de son chakra cela serait même plutôt simple de les récupérer maintenant. Je mentirais si je disais que l'idée ne m'avait pas traversé l'idée, que ce soit sur le chemin pour venir ici ou après l'entente de ses paroles. Par chance, la folie n'était pas en train de prendre possession de mon corps et de mes pensées. C'était plutôt comme un certain étonnement et un énervement suite aux réactions de la Konohajin. Un sourire venait même de marquer mon visage suite à ses mots, bien sûr même cette dernière ne pouvait le voir, peut-être le supposer. Secrètement mon opposante me rappelait même ma défunte femme, elle aussi ne perdait pas ses moyens, quelle que soit la situation et avait du répondant. Fort malheureusement elle venait de tomber sur un adversaire de taille et ce n'était pas qu'une question de centimètres.


Mon imposant corps venait de s'approcher au plus près de la jeune femme, seulement quelques centimètres nous séparaient. Le visage au plus près du sien, les yeux plantés dans les siens comme une provocation. C'était sûrement une réaction quelque peu machiste voir suicidaire de fixer une Uchiha dans les yeux de la sorte, mais je savais qu'elle ne tenterait rien de fou. Peut-être que je me trompais et qu'aujourd'hui serait la fin d'Amatera Hatoma, mais l'aura qu'elle dégageait était des plus intéressante. On dit que quand deux grands ninjas se battent ils savent tout l'un de l'autre, comme s'ils communiquaient sans prononcer le moindre mot. Pour ma part il m'est plus aisé de penser que simplement d'être aussi proche d'une personne, de ressentir son aura, de lui faire ressentir la sienne et de la fixer dans les yeux était la meilleure des façons. Il m'était possible de sentir pleins de choses, une sorte de douceur cachée derrière la détermination et une pointe de violence. Une femme forte qui n'hésiterait pas à prendre les armes pour se défendre elle ou ses proches, elle semblait même assez proche de son clan. Tout ceci n'était bien sûr que des suppositions quant à mon analyse de ses yeux et de son aura. Quant à ma personne, je dégageai bien autre chose. De la violence, de la folie et une envie meurtrière si bien maîtrisée qu'elle pouvait en paraître effrayante. Cette situation venait sûrement d'amener une certaine tension, palpable tellement elle se devait d'être forte. Tout ceci n'avait que pour but de tester la jeune femme, de savoir comment elle allait réagir en m'approchant si près sans dire un mot. Peut-être qu'elle réagirait de peur et attaquerai, peut-être avec dégoût et son corps reculerait alors naturellement. Peu importe ses réactions de toute façon cela m'apprendrait énormément de choses sur sa personne et sa personnalité.


Alors que le sol remplissait le sol sur lequel étaient posés nos pieds, j'étais toujours immobile depuis plusieurs secondes, des secondes qui pouvaient paraître comme des minutes. C'est à peu près à ce moment que comme une ultime provocation ma main droite vient se lever avec lenteur et un calme à en faire froid dans le dos. Se posant sur la joue de l'Uchiha pour y dégager une mèche de cheveux qui traînait par là. Ce geste avait pour but de déceler la moindre peur, que ce soit de moi ou de l'homme en général. Ce qui bien sûr, semblerait tout à fait normal au vu de ce qui venait de se passer, mais il existait différent niveaux de peurs, pouvant plus ou moins apporter des réponses. C'était dingue comme je trouvais ce petit jeu du chat et de la souris amusant, le sourire sur mon visage ne pouvait même plus s'effacer. Connaître les Hommes et surtout leur motivation était la seule chose qui me poussait à parcourir sans cesse ses terres, à la recherche de réponse sur la paix, la vie elle-même ou des termes comme la loyauté. Après avoir enlevé ma main, sans toujours bouger de ma position, mes lèvres se mirent à bouger.


"- On ne m'a pas menti quand on m'a dit que les Uchiha étaient des femmes magnifiques. Dis-je en laissant intentionnellement un blanc de plusieurs secondes. Mais on m'a menti sur le fait qu'il s'agissait d'un clan intelligent. Provoquer celui qui vient de vous sauver la vie sans rien connaître de ses pouvoirs est une erreur tellement stupide."


Ces mots venaient d'être prononcés sur un ton plutôt calme, le sarcasme et la provocation étaient présents. Cherchant sans cesse un moyen de la faire réagir pour au final comprendre qui était la personne en face de moi. Peut-être qu'il lui serait utile pour ma personne ou peut-être pas. Il se pouvait même que l'afflux de sentiments dont elle devait faire preuve, la fasse réagir avec impétuosité et que cela mène à la mort de l'un de nous deux. La jeune Uchiha devait être partagée entre incompréhension, excitation suite à l'adrénaline de la rencontre et sûrement de la peur. Malheureusement, encore une fois, tout ceci n'était que des suppositions et je n'en savais rien pour le moment.



Le masque que porte Hatoma:
 



avatar
火 | Konoha no Chûnin
火 | Konoha no Chûnin
Messages : 69
Date d'inscription : 14/12/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 321
PE:
0/200  (0/200)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: For your eyes. [PV Megumi.]    Dim 25 Déc - 15:05
La seule distance qui nous séparait encore était celle imposée par le silence, par l'inconnu et le mystère. Debouts là sans ciller auprès d'une toile macabre, les cadavres encore chaud gargouillant à l'extrémité de nos champs de vision respectifs. Nous n'y prêtions toutefois guère d'attention, fascinés comme nous l'étions l'un par l'autre, désireux de percer nos masques respectifs et d'entrevoir l'être qui se cachât dessous. Pour l'une un masque de chair et de sang, un visage aux traits magnifiques, si je puis me permettre de me vanter un peu. Un regard alourdit de charbon, élégant et raffiné, à même de transformer un être imparfait en une vision de beauté certaine. Mais cette plaisance esthétique était-elle creuse et vide ? Sans doute est-ce l'une des questions qu'il avait résolu d'élucider. En face, le masque était plus littéral et, curieusement, ne m'importait sans doute pas autant qu'il aurait dû. L'être le portant semblait doté d'une essence qui s'accorda parfaitement à cette façade, comme si le canidé eut été son réel visage plutôt qu'un artifice chargé de conserver son anonymat. Retirer cet accessoire aurait fait office de défiguration plus que de révélation. À tout le moins était-ce l'idée que je m'en faisais alors que l'inconnu avançait à pas de loup, feutré malgré sa taille imposante. Dans son oeil, je pouvais entendre un ricanement silencieux, un amusement mordant qui le tirait vers moi en mouvements lents, mais pas dénués de cette impression de puissance que dégagent les grandes bêtes sauvages. Calmes, mais dangereuses de par leur expérience du meurtre et de la bagarre. Le genre de créature qui a plus d'une balafre à son actif, mais qui n'a plus peur du feu.

Lorsqu'il s'arrête finalement, nos expirations pourraient presque s'enlacer, s'il n'y eut pas existé telle différence de taille. Je me dois de relever la tête pour que son regard ne quitte pas le mien et, de son côté, je le soupsonne d'avoir dû s'arquer quelque peu. Bien sûr, cela contribue à le rendre plus imposant encore, à lui conférer un peu plus d'ascendance pendant qu'il plonge en mes yeux de charbon pour s'y noyer. Je ne fléchis pas. Je ne compte pas le faire. Ses iris sont brillants, mais distants. Ils me font l'impression de pierres précieuses, encastrées dans le masque. Si j'avais eu juste un peu plus d'imagination, j'aurais juré voir les babines du loup se retrousser en un sourire inquiétant. Et, encore et toujours, je reste plantée là à attendre, sans fuir ni attaquer. L'inconnu n'avait nullement besoin de s'approcher autant, s'il désirait me tuer. Même, il était en train de courir des risques inutiles, des risques auxquels il avait choisit de s'exposer. Abus de confiance ou curiosité excessive ? Un lion qui tente de dévorer l'astre solaire. Non. Le Loup qui voulait décrocher la Lune. Cette histoire ne pourrait que mal se terminer, pour l'un comme pour l'autre.

Une éternité plus tard, sa patte se dressa lentement, approchant de mon visage avec cette même impression de force tranquille, retenue. Mon regard s'agrandit sans néanmoins quitter le sien, devenant plus inquisiteur, plus froid, le mettant au défi de terminer son mouvement. Impitoyable, sa main brûlante caressa ma joue froide comme le marbre, chassant au passage une mèche d'encre. Plutôt, c'est exactement à cet endroit que c'étaient dressées les taches écarlate de la fin de la vie, sur le mirage qui s'était fait passer pour moi. En ce geste, c'est donc comme s'il venait de me nettoyer, ne serait-ce qu'en symbole. Car, chose certaine, il ne s'agissait pas d'un geste affectueux. La bête s'amusait à me tester, à jouer pour découvrir mes limites, les inclinaisons de mon caractère. Il avait passé ses doigts sur moi comme on les fait courir à la surface d'un étang, pour troubler l'eau claire et se moquer des carpes. Pour en découvrir la température et en ressortir avec le bout des doigts humides, rafraîchis par l'eau calme. On peut toujours la toucher, mais au final elle glisse sans cesse entre les doigts. Trop vaste pour être contenue ou possédée. Trop distante, trop difficile à corrompre. Je ne lui offrirais pas la satisfaction d'une réaction. Je ne me laisserais pas devenir un canvas où il pourrait aposer toutes les émotions qu'il désirait y peindre. La fierté est un bien vilain défaut et je n'en manquais certainement pas, comme bon nombre de mes frères et soeurs du clan Uchiha.

Le compliment me surpris, non pas par son contenu, mais par la voix qui le prononça. Je m'attendais certes à l'entendre grogner ou hurler à la lune, mais le savoir doté de parole me surprenait de manière saugrenue. Évidemment qu'il savait parler, il était homme avant d'être animal, n'est-ce pas ? Le simple fait que je puisse en douter évoquait une multitude de vérités que je n'étais pas certaine de vouloir explorer dans le détail. Une once de naïveté en moi, une bestialité certaine en lui. J'entrouvris les lèvres, comme pour formuler une réponse, mais demeurai dans le confort et la sécurité du silence, le laissant plutôt terminer sa pensée. Après avoir dérangé mon corps, c'est mon âme qu'il s'amusait à titiller, insultant mon intelligence et provoquant chez moi un froncement léger des sourcils. Sans doute voulait-il voir si une telle fierté pouvait obscurir le jugement, me rendre plus sensible aux attaques personnelles. Néanmoins, ce n'était pas tout à fait ça ; il était inexact de dire que je ne connaissais rien de ses pouvoirs. Impossible d'oublier les piques de cristal qui avaient lacéré mes assaillants ou la facilité avec laquelle l'inconnu avait retrouvé ma position réelle. Je le savais également plus fort physiquement, ne serait-ce que par une déduction toute logique, et me doutais bien que son niveau de chakra était plus élevé que le mien et ce même si j'avais été au meilleur de mes capacités. J'avais ouvertement provoqué une homme capable de me tuer. Sans doute l'avais-je provoqué précisément parce qu'il en était capable. Au fond, son erreur n'était pas sur le diagnostique, il ignorait simplement à quel point il avait raison. Mais, là encore...

« Dit l'homme qui ne cesse de parcourir mon regard. Sans doute avons-nous une passion commune pour ce qui n'est pas bon pour nous. »

À mon tour de marquer une pause, de laisser la réplique s'ancrer entre nous. La poussière avait besoin d'un peu de temps pour retomber et, de mon côté, j'avais encore besoin de prendre ma décision. Il est vrai que je devrais plier, que je devrais simplement m'écarter et lui concéder cette petite victoire plutôt que de jouer moi aussi avec le feu. Ce serait plus sage et, quoi qu'on en dise, je comptais bien rentrer à Konoha indemne. Et pourtant, il était tellement plus facile de le dire que de détacher mes yeux des siens. À voir quelle partie de mon être l'emporterait, la logique ou la fierté, l'honneur.

« Je vous remercie pour votre assistance. »

Simplement je ne suis pas dupe et naïve à ce point. Je sais que nul être en ce monde ne viendrait en aide à autrui simplement par bonté d'âme. La seule chose qu'il me restait à découvrir, c'est le prix que j'aurais à payer, les vraies motivations qui l'avaient poussé à me secourir. Quel but cherchait-il à atteindre ? Ou alors avait-il simplement vu en moi quelque chose qui l'avait poussé à agir de la sorte ? Quelque chose de plus précieux en mon regard de suie qu'en mon regard de rubis.


the sight of her eyes keeps my dreams alive
The people who call you weak have not yet noticed the wolf hiding behind your eyes, nor the flames inside your soul. Let them think you are weak and do what wolves and fire do best. Surprise them when they least expect it.


Spoiler:
 
avatar
Membre non validé
Membre non validé
Messages : 119
Date d'inscription : 19/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: A
Ryos: 482
PE:
49/300  (49/300)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: For your eyes. [PV Megumi.]    Jeu 29 Déc - 6:37
Oeil pour oeil


Mes gestes et mes paroles n'avaient pas eu tant d'effet que ça, la jeune femme savait garder un grand calme. Pour cela cette dernière méritait au moins mon respect. La fierté de son clan, son éducation, son village ils étaient ancrés dans ses paroles ou ses gestes. Devant ma personne se trouvait un ninja de qui il m'était sûrement possible d'apprendre beaucoup de choses. L'Uchiha ne fuyait pas mon regard ni même mes mains aussi pleines de sang étaient-elles. Pourtant, même si une partie de mes capacités avaient été dévoilées, mon interlocutrice avait encore beaucoup à apprendre. J'étais toujours planté là, à attendre chacune de ses réactions. Ses premiers mots m'intriguaient aux plus haut point, une passion commune pour ce qui n'est pas bon nous ? C'était drôle d'entendre des paroles dotées d'un sens venant de la bouche de ce qui ne semblait être qu'une gamine inexpérimentée. Elle venait d'arriver à me faire réfléchir à ses propos, je me demandais si j'étais vraiment attiré par cela. Si c'était vrai, cela voulait-il dire que la paix est une chose qui n'est pas bonne pour moi ? Comme il s'agissait simplement de la chose qui m'attire le plus. L'atmosphère était étrange, ce n'était pas une chose qu'il m'était souvent permis de ressentir. Il ne s'agissait pas là de tension meurtrière, ni autre chose s'en rapprochant. Même ses excuses censées dénuées de sens, comme si la konohajin se sentait obliger de prononcer ces mots par courtoisie. Peut-être qu'elle ressentait encore quelques réserves quant à son avenir proche, il est vrai que personne ne sauve quelqu'un sans raison ou sans demander quelque chose en contrepartie. J'en venais même à me demander à moi-même pourquoi je venais de l'aider sans même connaître ne serais-ce que son prénom. Moi, Amatera Hatoma, déserteur ayant déjà du mal à garder sa propre vie jour après jour, venait d'aider une inconnue. Le plus drôle dans tout ça, c'est que finalement, je n'avais rien à lui demander. Certains hommes auraient profité de la situation pour demander des faveurs sexuelles, d'autres de l'argent ou simplement de la reconnaissance, mais rien de tout ça n'était fait pour ma personne.


Le vent était en train de caresser ma chevelure rousse devenu longue, car cela faisait plusieurs semaines que mes parcouraient ces terres. N'ayant nulle part ou vraiment se poser, s'arrêter ou même réfléchir. Mes vêtements bien salie par le temps passé sur mon dos sans trop être changés ou même lavés. Mon masque marqué par le temps passé sur ce visage, mon corps marqué par la faim et la fatigue, surtout mes yeux. J'étais en train de me poser une ribambelle de questions ici, debout devant une jeune femme qui venait d'être attaquée et qui semblait commencer à douter de son avenir. Pendant que lentement le sang sur lequel se trouvait mes sandales commençait à imprégner la matière. La scène devait être digne d'une histoire racontée par les romanciers, comme une rencontre entre deux protagoniste qui ne connaissaient même pas l'existence de l'autre il y a encore quelques minutes. C'est à peu près à cet instant après des minutes d'un silence pesant que mon imposant corps venait de se retourner. Il était maintenant possible pour la jeune Uchiha de voir ma longue cape noire affublée d'une capuche tous les deux en bien piteux état. Tandis que mes yeux étaient en train de regarder vers le ciel quelques mots s'échappèrent de ma bouche.


"- Je n'ai nul besoin de tes remerciements, ni de rien d'autres d'ailleurs." Dis-je le ton simple, sans la moindre trace d'impétuosité.


Puis, de nouveau je me trouvais face à la jeune femme, mes yeux plongeant dans les siens dans un premier tant avant de parcourir son corps. Le geste pu paraître étrange et il lui aurait même été possible de penser que j'étais en train d'admirer ma future proie. Mais en vérité, il n'en était rien. Je venais juste de me rendre compte que nous venions de passer plusieurs minutes en compagnie l'un de l'autre et qu'aucun de nous deux étaient en train d'attaquer l'autre, c'était tellement rare qu'il fallait bien en profiter. Après un instant mon corps venait de se baisser pour me retrouver accroupie, ramassant un morceau de cristal brisé plein de sang pour ensuite remonter et lui montrer. Ne bougeant pas pendant quelques instants avant de reprendre mes paroles.


"- Es-tu fières d'avoir tuée ces hommes ? Bien sûr que tu l'es, ils voulaient te tuer pour vendre tes yeux. Mais penses-tu parfois dans le sens inverse ?" Demandai-je simplement avant de lâcher le morceau de cristal à terre.


J'avais envie dans un premier temps de laisser du temps à mon interlocutrice pour imprégner ces paroles, tenter de les comprendre et s'interroger sur ce qu'elle était en train d'entendre. Peut-être qu'elle me prendrait pour un fou, après tout, devant elle se tenait un homme immense au masque de loup qui venait de faire couler le sang d'un seul geste. Puis suite à cela, mes yeux venaient de plonger dans les siens, le ton était plus sérieux, le regard froid.


"- Ces hommes qui cherchaient à devenir riche, te demandes-tu pourquoi ? Alors oui, certains sont seulement mauvais et font le mal sans aucune raison. Mais d'autres, font ça, car ils n'ont pas le choix, car ils ont tout perdu à cause des guerres perpétré par les villages shinobi qui ne se sont jamais souciés de ces gens-là. Il se peut qu'avant de partir ce matin l'un de ces hommes a embrassé sa fille en lui disant qu'il reviendrait avec de quoi la nourrir ce soir et nous avons pris leur vie. Qu'en penses-tu ?"


Le masque que porte Hatoma:
 



avatar
火 | Konoha no Chûnin
火 | Konoha no Chûnin
Messages : 69
Date d'inscription : 14/12/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 321
PE:
0/200  (0/200)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: For your eyes. [PV Megumi.]    Jeu 29 Déc - 8:30
Lorsqu'il se détourna enfin, un subtil soupir de soulagement m'échappa. Peut-être me réjouissais-je bien trop vite, mais il ne pouvait en être autrement. Après tant de temps passé, immobilisés par la tension à se regarder dans le blanc des yeux, cette rupture était une libération plus que la bienvenue. Selon ses dires, le loup noir n'avait guère besoin de mes remerciements, ou même de quoi que ce soit d'autre tant que nous y étions. Voilà qui avait le mérite d'être surprenant, mais pas totalement loufoque. N'avais-je pas moi-même déjà porté assistance à un inconnu dans la forêt du pays du feu? Un shinobi d'un pays antagoniste au mien qui plus est. Si j'étais capable de tels actes, pourquoi cet homme ne le pourrait-il pas également ? Les apparences n'étaient que mirages et son imposante stature tout comme son aura ténébreuse et dangereuses pouvaient mentir. Bien que, en ce cas-ci, mon impression était surtout celle d'une tornade meurtrière dont la clémence savait épargner quelques chanceux sur sa route. J'avais simplement joui d'un meilleur karma que les mercenaires et le reste... Le reste appartenait à l'histoire. Lorsque l'homme pivota vers moi, je retournai la tête vers lui, redressant l'échine, comme une enfant qui ne veut pas être surprise à se relâcher pendant que d'autres ont le dos tourné. Je ne souhaitais pas le laisser voir ma faiblesse, quand bien même elle était présente. Ses iris avaient retrouvé le chemin des miens avant de me détailler de haut en bas, m'incitant à retrouver ma tenue plus digne. Quel soulagement lorsqu'il se détourna de moi pour s'approcher de ses cristaux. Je pouvais faire mine de me détendre, bien qu'il me fallait toujours demeurer alerte et aux aguets. Un moment de répit ne signifiait pas que je pouvais me sentir en confiance ou en sécurité, simplement que je pouvais souffler un peu plus longtemps.

Un éclat de cristal ensanglanté. Une vision unique, inoubliable. Les reflets carmins se répercutaient dans les faces de la pierre précieuse, créant un ballet de couleurs chaudes et riches. Après une énième pause, le loup me soumit un questionnement d'ordre moral, prenant pour acquis que j'étais fière d'avoir tué. Voilà la preuve qu'il ne connaissait rien de moi ou de mes convictions, de mes valeurs personnelles. J'avais beau porter le sang de l'éventail en mes veines, je n'en demeurais pas moins capable de pensées qui m'étaient propres et d'opinions qui ne regardaient que moi. Bien sûr que je n'en étais pas fière. Je n'avais agis que par légitime défense, par nécessité. En bien des égards, j'étais trop douce pour être une véritable shinobi et ce constat ne venait même pas de moi, mais bien de mon frère aîné. En cela, je n'avais cherché à le contredire. Néanmoins, étranger au fil de mes réflexions, l'inconnu poursuivit en ce sens, désireux de me pousser à m'interroger, à me faire réaliser ce que j'avais déjà compris depuis fort longtemps. Tout ennemi qui se dresse devant nous a, quelque part, une famille, des amis, un foyer. Chaque être vivant possède une histoire, un avenir et des rêves, des projets. Tuer signifiait détruire tout cela et il était bien trop facile d'accomplir pareil acte sans se soucier des conséquences. Même, c'était sans doute la seule façon d'y arriver sans être rongé par le remords. Ceci étant dit, le loup attendait toujours une réponse, attendait toujours mon avis. Soit, je ne me priverais pas pour le lui donner. Croisant les bras, mon regard de charbon se tourna vers ce qu'il restait des hommes en question. Mon air fier s'était dissipé, laissant simplement une expression songeuse sur mes traits raffinés.

« En un sens, cette façon de croire que je n'ai jamais pensé à ces choses de mon propre chef avant aujourd'hui n'est pas très ouvert non plus. Si ces hommes peuvent posséder une famille, pourquoi un shinobi ne pourrait-il pas avoir une conscience ? Je ne retire pas de fierté de mes actes, mais je n'avais guère le choix. Moi aussi, il y a des gens qui m'attendent d'où je viens. »

Délicatement, je replaçai une mèche derrière mon oreille, mon regard un peu plus las retournant croiser le regard de mon sauveur. Ma réponse me paraissait incomplète et l'insatisfaction ne semblait donc pas sur le point de me quitter. Je devrais dire plus, explorer un peu plus les idées qu'il avait apporté, jouer le jeu. Pareille discussion ne se produisait pas souvent et je ne désirais certes pas rater cette opportunité. Aussi mystérieux qu'il soit, aussi imposant qu'il soit, ma curiosité avait été éveillée et ce en grandes pompes. Pour en tirer plus de lui, je devrais aussi lui donner plus. N'étais-ce pas une simple question de logique ?

« Aussi gênant que ce soit, on me reproche souvent de trop penser en ce sens. Certaines personnes se plaisent à dire que je ne suis pas digne d'être shinobi pour cela, mais j'ose penser qu'ils ont tort. Cependant... De manière individuelle, je sais que je ne représente aucun poids, que je ne peux changer l'ordre des choses. Je me contente donc de ce qui est à ma porté. » Je marquai une pause, mes iris se détournant pour plonger dans mes souvenirs. « Il n'y a pas si longtemps, j'ai d'ailleurs sauvé la vie d'un homme, quelque part dans ces bois. J'aurais certes du l'achever, mais je n'en ai pas été capable. L'idée qu'il puisse avoir une femme, une famille... Peut-être, au fond, est-ce pour cela que vous m'avez sauvée. Peut-être est-ce une simple question de karma. »

Réalisant toutes les choses que je lui racontais de manière presque naturelle, mes joues se vêtirent de rouge et je serrai plus fort mes bras autour de moi, me détournant en soulevant au passage une vague d'encre claquant dans le vent sous la forme d'une longue chevelure soyeuse comme de l'eau.

« Enfin... tout ceci importe peu. Pourquoi me poser de telles questions ? »  


the sight of her eyes keeps my dreams alive
The people who call you weak have not yet noticed the wolf hiding behind your eyes, nor the flames inside your soul. Let them think you are weak and do what wolves and fire do best. Surprise them when they least expect it.


Spoiler:
 
avatar
Membre non validé
Membre non validé
Messages : 119
Date d'inscription : 19/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: A
Ryos: 482
PE:
49/300  (49/300)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: For your eyes. [PV Megumi.]    Jeu 29 Déc - 14:56
Oeil pour oeil


La jeune femme semblait bien détendu dans ses déclarations, se laissant même aller à quelques confessions. Il est pour ma part, plus facile de penser que de se confier à un inconnu est une chose bien plus aisé. Une personne ne connaissant rien de ton passé, rien de ce que tu es, te jugera sur ce que tu lui dis et non à l'image qu'il s'est fait de ta personne. Ainsi, tes problèmes sembleront plus réel à ses yeux. Bien sûr, faire attention aux informations que l'on dévoile est l'une des règles d'ors d'un shinobi qui se respecte. C'est pour cette raison que je ne me présentais pas comme Amatera Hatoma déserteur de Kumo, utilisateur d'un kekkei plutôt rare. En face de moi semblait de plus en plus se trouvait une Uchiha en proie aux doutes, elle semblait même montrer un léger manque de confiance. C'est en tout cas les conclusions qu'il m'était possible de faire suite à ses paroles et ses gestes. Même si ses paroles avaient du sens, certaines me décevaient un peu. Comme le fait de dire "je me contente de ce qui est à ma portée", c'est triste d'entendre ça. Avais-je encore une fois affaire à un ninja sans envergure qui n'osait même pas rêver à accomplir de grandes choses en se disant que de toute façon c'était impossible. Un long soupir venait d'ailleurs de s'échappait suite à ses mots, regardant le sol avec consternation. C'était ennuyant de rencontrer des personnes qui semblaient se contenter de leur petite condition alors que le monde est tellement grand. Après tout, peut-être avais-je manqué quelque chose. Il était possible que tous les tords me soient attribué, les questions posées n'étaient peut-être pas les bonnes ou simplement pas de la bonne façon. C'est pour cette raison qu'immédiatement après ses histoires ridicules de karma ma bouche venait de s'ouvrir ne laissant même pas le temps au silence de s'installer.


"- Le karma ? Ne soit pas ridicule je te pensais plus intelligente que ça. Regarde autour de toi, regarde ce sang, repense à tous ceux que tu as dû tuer un jour. Pourquoi le Karma continuerai d'être en ta faveur ? Tu crois vraiment que tout ce que tu as fait est bon ou juste ? Tu me fais rire et pas dans le bon sens." Prononcai-je froidement.


Je la sentais la folie, elle était en train de revenir. Tandis que ma main droite venait de se poser sur ma tête mon corps lui se mit à reculer quelque peu. Un bruit sorti de ma bouche, comme celui que l'on fait quand une douleur est soudaine. Puis, les battements de mon coeur étaient plus fort, plus rapide. Tout ceci était simplement dû au fait qu'un millier de flashs, de scène étaient en train de parcourir ma tête à une vitesse folle. Je voyais à nouveau ma femme en train de sourire et le visage de mes parents s'effaçait peu à peu avant de disparaître avant de tenter de reprendre mes esprits en secouant violemment la tête d'un coup. À nouveau mes yeux se posèrent sur L'Uchiha, le regard était bien plus froid et l'aura meurtrière bien plus présente. Des pensées impures étaient en train de traverser ma tête, ses yeux, ses pouvoirs étaient peut-être la solution à tout ceci. J'en venais même à penser que peut-être que je ne me trouvais pas ici sans raison que le destin me donnait la réponse à la paix tant chercher. Ce pouvoir, celui de ce clan se devait d'être en de bonnes mains, entre les mains d'une personne qui saurait les utiliser et non quelqu'un qui se contente de laisser faire les choses. Un pas vers mon interlocutrice venait d'être fait tandis que ces yeux, ceux de la bête étaient en train de la regarder avec envie. Et alors que ma main allait s'approcher pour la toucher et sûrement lui faire du mal aux vus de ce qu'elle était capable de faire, mon autre main l'attrapa et un "non" venait de briser le silence. Je venais de reculer de deux pas avant d'ouvrir à nouveau la bouche.


"- Je suis loin d'être un homme fréquentable et tu sembles être une bonne personne. Il serait donc préférable pour toi de t'en aller, mais avant je vais tout de même répondre à ta question et t'éclairer sur certaines choses. Si j'ai fait ça, si je t'ai sauvé c'est tout simplement, car j'en suis capable et pour moi ainsi que pour mon défunt père, tu as le devoir de faire ce dont tu es capable. Si je t'ai posé toutes ces questions c'est simplement pour comprendre un peu mieux qui était en face de moi. Si tu étais l'un de ces shinobis qui se contente de suivre sans jamais prendre d'initiative, si tu étais un chien à la botte de ton village incapable de réfléchir par toi-même et surtout pour trouver des réponses."


Le masque que porte Hatoma:
 



avatar
火 | Konoha no Chûnin
火 | Konoha no Chûnin
Messages : 69
Date d'inscription : 14/12/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 321
PE:
0/200  (0/200)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: For your eyes. [PV Megumi.]    Mar 10 Jan - 21:42
Je fais ce qui est à ma portée, les petites actions quotidiennes qui semblent passer inaperçu, mais qui peuvent changer le monde à leur façon. Les regarder de haut, selon moi, n'était qu'un signe d'étroitesse d'esprit. Si tous, au quotidien, faisaient preuve d'un peu plus de bienveillance, alors quel mal y aurait-il encore à éradiquer ? Cet avis ne semblait toutefois pas partagé par le loup noir qui avait poussé un grand soupir, provoquant chez moi l'apparition d'un air courroucé. Porteur de fortes opinions, l'homme n'osant même pas décliner son identité commença à me juger sans retenue. Il ridiculisait le karma, mes croyances, comme si elles n'eurent été que paroles de bonne femme dont il ne fallait guère tenir compte. Soit, s'il ne voulait pas vivre selon ces principes qu'il le fasse, je me souciais peu du sort de l'âme d'un inconnu qui me paraissait soudainement si abrasif. Néanmoins, ce manque de respect pour mes idées après qu'il m'ait forcé à adhérer aux siennes était très inconfortable. Parti sur sa lancée, il n'en avait pas terminé et, de mon côté, je pouvais sentir ma mâchoire se tendre et mes poings se serrer. Alors quoi, était-il en train de suggérer que j'aurais dû me laisser assassiner simplement pour ne pas avoir à tuer ? Enlever la vie n'était pas une bonne chose, je n'en doutais pas, mais laisser ces hommes mal intentionnés prendre ce qui ne leur appartenait pas pour causer encore plus de mal autour d'eux, voilà qui était totalement hors de question. Ajoutons à tout cela qu'il agissait comme s'il savait tout de moi et de ma vie et il n'était pas étonnant que mon abdomen commence à se remplir lentement de rage, mes poumons à se gonfler d'injures et de répliques cinglantes. Malgré ma retenue ou ma timidité, je pouvais faire preuve d'un caractère bien trempé, motivé par mes émotions fortes et pleines de fougue. Enfin, disons surtout que je manquais de sang froid lorsque l'on m'attaquait de la sortes. Une pointe de susceptibilité émotive, très probablement.

La tête haute et le regard tranchant, je n'attendais qu'une pause dans son discours pour me lancer à mon tour. Je voulais lui renvoyer la balle, je voulais me défendre, m'exprimer, répliquer plutôt que de m'écraser. À ce stade, il n'était plus question de juger de la véracité de ses propos, simplement de me dresser contre eux et contre son attitude qui m'avaient profondément dérangée. Malheureusement, on me coupa l'herbe sous le pied. Pile au moment où j'allais faire un pas, ouvrir les lèvres et laisser se déverser mes sentiments en un torrent amer, l'homme semblait en proie à des démons invisibles. Je fronçai les sourcils, adoptant cette fois une attitude plus défensive, surveillant le loup noir sans le lâcher un instant du regard. Que se passait-il de l'autre côté de ce masque ? Je n'allais pas tarder à le savoir puisque la voix de l'homme s'élevait de nouveau. Selon ses dires, contraires à son opinion exprimée plus tôt, je lui faisais l'impression d'une bonne personne et il ne cachait pas que sa présence fut un danger. Malgré cela, il prit aussi la peine de me partager ses motivations. Une fois de plus, je discernai quelques différences dans nos modes de pensée, mais il était trop tard pour agir là-dessus. Au moins sa mission était noble, en cela je me devais de le saluer. Ironiquement, en dépit de toutes les émotions d'opposition qu'il avait suscité en moi, je voyais même en lui une source d'inspiration. Il était bon d'encourager les autres à avoir une pensée critique, à réfléchir pour eux-même et à cesser de se repaître dans la violence gratuite.

« Ce fut une discussion intéressante, je ne l'oublierai jamais. »

J'aurais pu rester à ses côtés, m'assurer qu'il aille bien, attendre qu'il se soit calmé. Pourtant, j'avais vu ce dont il était capable et le combat de plus tôt faisait en sortes que je n'étais pas au meilleur de ma forme. Je préférai donc suivre son conseil et reculer lentement avant de finalement lui tourner le dos et de disparaître dans les arbres. Pressée d'arriver chez moi après toutes ces mésaventures, je ne fis pas une seule pause entre ma localisation et Konoha. Lorsque je pénétrai la résidence familiale, je fus accueillie par le regard innocent et curieux de mon petit frère, me demandant si j'avais couru. Sans lui répondre, j'allai le serrer dans mes bras, trop heureuse d'avoir pu lui revenir en un seul morceau.


the sight of her eyes keeps my dreams alive
The people who call you weak have not yet noticed the wolf hiding behind your eyes, nor the flames inside your soul. Let them think you are weak and do what wolves and fire do best. Surprise them when they least expect it.


Spoiler:
 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Summer Davis - Devil behind blue eyes
» Chambre de Megumi et Matsurika
» Hazel -- Behind Green Eyes .
» Myst eyes
» [Cinéma] Eyes wide shut

Sauter vers: