La prisonnière B-264 [Feat Shimizu Kaede]
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水 | Yondaime Mizukage
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choisir ou périr

∆ Feat. Kaede ∆



La tension était palpable dans la petite cellule. De son regard inquisiteur, Yagura ne lâchait pas celui de sa captive. Allait-elle finalement faire preuve de bon sens ? Pouvait-elle être assez maligne pour aller au-delà de ce qu’elle voyait et faire confiance au tyran ? Bien sûr, l’homme avait un atout de taille entre les mains: le sérum. Par ce simple fait, il savait au fond de lui que Kaede allait devoir faire un choix bien compliqué. Observant le moindre geste de la nukenin, il fut ravi de comprendre quelle était sa décision. Elle acceptait. Par un simple geste, elle allait montrer au Mizukage qu’il pouvait avoir confiance en elle. C’était ce qu’il n’arrêtait pas de lui répéter. Bien sûr, nul ne pouvant être dupe à ce point, nous parlions ici d’une confiance somme toute assez relative. Malgré que Kaede coopère pour le moment, il n’était pas dit qu’elle n’essaie pas de le doubler dans peu de temps. Comment savoir ? Il devait aussi faire confiance ? Malheureusement, non, il devait être plus malin.


D’un geste décidé, la fugitive du pays du vent s’injecta tout le contenu de la seringue. Malgré son impassibilité naturelle, Yagura ne sut contenir un léger sourire. Bien vite effacé, il était peu probable que Kaede ait pu le remarquer. Pour fêter sa victoire, l’ombre de l’eau avala une gorgée de thé. Magnifique. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Semblant déjà changée, la fugitive planta son regard dans celui du tyran. D’une simple phrase, elle défia l’honnêteté de son geôlier. Avait-il dit la vérité ? Il s’avéra que oui. Conformément à ce qu’il avait promis, Yagura posa la fiole sur la table. Kaede ne manqua pas de s’en emparer pour en avaler tout le contenu jusqu’à la dernière goutte.


« Il m’arrive de mentir. Bien souvent même, le mensonge est une arme puissante. En revanche, je suis un homme d’honneur. Si je donne ma parole, je m’y tiens. N’oublie pas cela. »


Qu’elle le croit ou non, ce qu’il disait était vrai. Certes, on pouvait débattre du sens de l’honneur que possédait un tyran, mais à sa manière, il en avait bien un. Le fait que ses principes ne soient pas les mêmes que ceux du plus grand nombre les rendaient-ils nécessairement mauvais pour autant ? Si à Kiri éradiquer les capacités héréditaires était normal, devait-on considérer amoral quelqu’un les défendant ? Quoiqu’il en soit, le Mizukage ne tarda pas à terminer de boire sa seconde tasse de thé. Accompagnant le tout d’un maki au thon dont il s’empara directement avec les doigts, il cherchait à montrer à Kaede qu’elle pouvait se détendre. Certes, ce n’était pas évident, mais maintenant qu’elle avait bu son remède, il l’estimait en mesure de faire cet effort. Considérant qu’il était temps de revenir aux choses sérieuses, Yagura sortit une petite feuille de papier.


« Il s’agit d’une page du bingo book de Kiri sur laquelle tu figures. Comme tu n’es pas d’ici, nous savons en réalité peu de choses à ton sujet. Shimizu Kaede, âge vingt quatre ans, kunoichi de Suna ayant désertée il y’a quelques mois, date non précisée. Connue pour être un médecin de renommée nationale au pays du Vent, les raisons de sa désertion ne sont pas précisées. Elle est considérée comme dangereuse et activement recherchée, prime non-négligeable promise à qui la remettrait aux mains du village caché des sables. Elle aurait récemment perdu la vie, information relatée par Mao de Kiri. Rien de plus. »


D’un geste ostensiblement provocateur, Yagura fixa longuement Kaede lorsqu’il arriva au passage concernant sa prétendue mort. Preuve était de constater que c’était, on ne peut plus faux. Nul besoin de la voir pour le savoir, après tout le Mizukage savait déjà quelle était la raison de cette méprise. Son bras droit avait tout bêtement omis de lui mentionner que ladite nukenin n’était pas réellement décédée. Ce n’était pas la première fois que cela arrivait et Mao n’en était pas véritablement responsable. C‘était simplement le genre d’erreur qui pouvait avoir lieu. Ayant terminé de lire, le dictateur aux airs d’enfant laissa la feuille négligemment posée sur la table.


« J’ai discuté avec Mao hier soir, je sais donc pourquoi tu n’es pas morte. En revanche, j’ignore tant de choses à ton sujet. Tu vas m’aider à étayer un peu ton dossier. Bien, commençons donc. Raconte-moi rapidement l’histoire de ta vie et SURTOUT, la raison de ta désertion. Je t’écoute. Au fait, mange quelque chose avant. Je me moque que tu aies faim ou non, ce sérum de vérité va t’affaiblir si tu ne te nourris pas. Fais vite et parle. »

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Dernière édition par Yagura le Mer 25 Jan - 0:48, édité 1 fois
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L’effet du sérum de vérité ne tarderait pas à se manifester, ce n’était plus qu’une question de minutes. La médic connaissait bien ce genre de produit, qui fonctionnait presque toujours de la même façon : éradiquer les inhibitions, altérer le jugement, procurer un faux sentiment de sécurité et de bien-être pour délier la langue de la victime. Elle allait devoir jouer serré. Sous l’emprise de ce type de substance, il était trop facile de parler avant de réfléchir. Elle devait absolument garder une chose à l’esprit, plus importante que toutes les autres.

S’il te questionne sur Suna, tu avales le poison. S’il te questionne sur Suna, tu avales le poison. S’il te…

Yagura posa sur la table le philtre qui devait soulager Kaede des symptômes qui la ravageaient et, d’un signe de la main, l’invita à boire. Elle était prête à courir le risque qu’il s’agisse d’un piège, bien qu’elle doute que ce soit le cas. Quel serait l’intérêt d’un tel subterfuge puisque le Yondaime se trouvait en position de lui imposer tout ce qu’il désirait par la force? Sans plus attendre, elle décapsula la petite fiole et la porta à ses lèvres. L’odeur était bien celle de son remède, reconnaissable entre mille. Elle avala tout.

Le sérum du Mizukage n’était pas de la camelote. Il ne fallut pas plus de deux ou trois minutes pour que la jeune femme commence à sentir son corps se détendre et son esprit se libérer de l’angoisse qui la tenaillait auparavant. Les tremblements s’atténuèrent peu à peu puis disparurent complètement, signe que le philtre agissait lui aussi. Finalement, son mal de tête et la douleur sourde qui la parcourait à chaque petit mouvement firent de même. Elle ne se souvenait pas avoir éprouvé un tel bien être depuis des mois.

S’il te questionne sur Suna, tu avales le poison.

Kaede n’en avait plus très envie, à dire vrai. Et après tout, peut-être cela ne serait-il pas nécessaire. Pour une raison obscure, la situation lui paraissait bien moins désespérée que quelques minutes auparavant. Tentant de reprendre le contrôle du fil plus ou moins décousu de ses pensées, elle observa le Jinchuuriki tandis qu’il profitait tranquillement du repas. Elle eut un instant l’impression d’assister à la scène de l’extérieur et fut frappée par son absurdité. Était-elle vraiment en train de prendre le thé avec le quatrième Mizukage, cet enfant qui avalait des sushis tout en lui faisant la conversation?

Ça suffit, concentre-toi sur ses paroles!

Il voulait en apprendre davantage sur elle, un sujet de discussion qu’elle considérait comme sécuritaire. Et il avait raison sur un point : elle devait manger. Que le sérum puisse l’affaiblir lui importait peu, mais si elle ne s’alimentait pas, les effets en seraient décuplés, et ça, c’était périlleux. Il lui fallait rester maîtresse de sa volonté dans la mesure du possible.

La prisonnière survola la table des yeux. L’appétit lui manquait, mais elle aperçut à l’autre extrémité quelques fruits qui avaient davantage de chances d’être tolérés par son estomac que les sushis et pâtisseries se trouvant à sa portée. Sans trop se poser de questions, elle se leva et alla se servir, attrapant les quelques raisins, fraises et morceaux de melon qui l’intéressaient et les empilant sur une petite assiette. Elle se tenait si près de son interlocuteur qu’il aurait pu se saisir d’elle et l’envoyer au sol pour prix de son audace, mais il n’en fit rien. Retournant s’assoir avec son plat, Kaede fut prise de vertiges et dut s’arrêter momentanément pour s’appuyer sur la table, le temps que la pièce cesse de tourner.

Merde, dans quel état tu m’as mis!

Elle regagna finalement son siège et s’y laissa tomber. Elle avala quelques raisins – de l’eau et des glucides, exactement ce qu’il lui fallait - avant de répondre à la question de son hôte, lui servant une version très abrégée de son histoire.

« Il n’y a que peu à raconter. Ma mère et moi-même avons été recueillies par un shinobi de Suna après que les aléas de notre vie de nomades nous aient privées de mon père. Elle m’a transmis sa science d’herboriste, mais également la malédiction de notre clan, dont tu viens d’observer une partie des manifestations. »

La kunoichi avait oublié toute notion de bienséance, tutoyant à nouveau l’éminent Kirijin. Elle se versa une tasse de thé et en prit une gorgée. Un peu tiède, mais pas mauvais du tout.  Elle avala une fraise et fut surprise par l’intensité de son goût, remarquant pour la première fois à quel point les petits fruits de Kiri  étaient sucrés et savoureux par rapport à ceux de Suna. L’interruption lui avait un peu fait perdre le fil de son histoire, qu’elle reprit approximativement :

« J’ai appris le métier de médic-nin à l’académie et à l’hôpital de Suna, et j’y ai toujours fait correctement mon devoir de kunoichi, mais… j’ai aussi entrepris des recherches pour mon propre compte. Il me fallait débarrasser mon clan de ce mal. Certaines de mes expériences sur moi-même et d’autres sujets humains pour comprendre le mode de transmission des traits héréditaires n’ont pas plu au conseil du village, qui m’a sommée d’y mettre un terme. »

Pensive, Kaede se remémora ses premières années de recherche et quelques-uns de ses échecs les plus lamentables. La décision du conseil n’avait pas été gratuite, bien entendu. Bien qu’elle soit parvenue à en cacher la majorité, les dégâts occasionnés pas les expériences de la jeune femme n’étaient pas des moindres. Elle poursuivit, les yeux fixés sur son interlocuteur, maintenant débarrassée pour de bon de la crainte et de la colère que la séance de torture avait provoquées en elle :

« Cette maladie réduit à néant tout espoir de mener une vie productive. Le piètre remède que nous possédons, » fit-elle en soulevant la fiole vide, « efface à petit feu la mémoire de celles qui le consomment. Je n’ai pas le temps de faire dans la dentelle. J’ai quitté mon village parce qu’interrompre mes recherches, c’est condamner ma mère, ma sœur et toute notre descendance à mener une existence de misère, à n’être que des fardeaux pour les nôtres. Je ne peux m’y résoudre. Je trouverai un traitement, quoi qu’il m’en coûte. »

S’il existait un sujet qui suscitait l’émotion chez Kaede, c’était bien celui-là, et sa voix trahissait l’intense résolution qui était la sienne face au problème qui affligeait sa famille. Même au secret dans une obscure prison de Kiri, elle ne renonçait pas à son obsession de venir à bout de ce fléau.





Dernière édition par Shimizu Kaede le Mar 7 Fév - 23:27, édité 2 fois
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curiosité malsaine

∆ Feat. Kaede ∆



Silencieux, Yagura regarda Kaede se lever. Était-il vraiment nécessaire pour elle de le faire ? Non. Allait-il la punir pour cela ? Non. La nukenin avait montré au Mizukage qu’il pouvait avoir confiance en elle. Sciemment, elle s’était injecté le sérum de vérité. Ce symbole était bien plus fort que s’il s’était contenté de le lui administrer par la force. Comme il le désirait, elle avait fait un geste. Qui plus est, voilà qu’elle se prêtait à son jeu et acceptait de se restaurer. C’était bon signe. Le quinquagénaire avait un excellent pressentiment à son égard. Peut-être allait-il bien tirer quelque chose d’elle en fin de compte.


Soudain, Kaede s’arrêta net. Visiblement, elle n’allait pas encore très bien. Cela pouvait se comprendre aisément au vu de ce qu’elle venait de vivre. Après s’être assise et restaurée, la kunoichi commença le récit de sa vie. Intérieurement, il prenait des notes. Après leur entrevue, il écrirait le tout sur papier. C’était sa manière de procéder, l’information étant vitale à Kiri. Sans dire un mot ni réagir aux paroles de Kaede, il l’écoutait raconter son histoire. Sa venue à Suna, la maladie de sa famille, son enfance et... ses recherches.


Alors que la nukenin abordait le sujet, les yeux du Mizukage commencèrent à briller. Les travaux de la jeune femme ne portaient pas sur n’importe quel sujet. Ils portaient sur les traits héréditaires. Il fallait bien sûr y comprendre des traits hérités de sa famille telles des maladies. Seulement, Yagura ne pouvait s’empêcher de voir plus loin. Le Kekkei genkai étaient le grand ennemi de Kiri. Ce n’était plus à dire, tout le monde le savait. Ce qui était, en revanche, tenu secret, c’était une vérité honteuse que le tyran gardait farouchement dissimulée. Lui-même avait recours aux capacités héréditaires. Au sein même de sa police politique se trouvait une brigade d’élite composée de ninjas aux telles facultés. Malgré l’hypocrisie d’une telle chose, ils formaient la main armée la plus redoutable de Yagura. Une section à laquelle n’était confiées que les missions de rang S les plus sensibles.


Les recherches sur les capacités héréditaires lui semblaient cruciales pour en acquérir le secret et la puissance. Il avait d’ailleurs déjà une équipe de scientifiques penchés sur le sujet, mais jamais ils n’avaient rien découvert de bien intéressant. Outre cela, le sort de sa cousine Natsumi le préoccupait au même titre. Elle aussi était malade et aurait bien besoin d’une aide extérieure.


Yagura avait-il trouvé ce qu’il cherchait depuis si longtemps ? Lui qui pensait faire de la nukenin une simple arme pour le village, une banale mercenaire, il voyait à présent beaucoup plus loin. Dans les yeux de l’homme naquit une lumière sombre. Son regard s’anima d’une lueur malsaine. Malgré tout, son visage restait le plus inexpressif possible. Ses yeux fixés dans ceux de la nukenin, il remarqua qu’elle semblait vraiment différente depuis qu’elle avait avalé le contenu de la fiole. Son remède était efficace. Tout en grâce et en finesse, Yagura se leva. D’un pas lent, presque flottant, il contourna la table pour se planter à côté de la femme. Elle assise et lui debout, ils faisaient à peu près la même taille.


« Tes recherches. Je veux tout savoir d’elles, absolument tout. Pour qu’elles aient été interdites par le Conseil de Suna, elles devaient être d’une éthique douteuse. Les gênes, les traits héréditaires, les conséquences qui en découlent. Qu’as-tu-apprise à leur sujet ? »


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