Rockin' up to the Waterfalls [ft. Zentaro]
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忍 | Nukenin
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♠ Zentaro x Shōyō

   ♠ Rockin' up to the Waterfalls

Mon périple avait débuté depuis quelques semaines maintenant et, avec lui, son lot de surprises. Je marchais sans réelle idée d'où cela allait me mener, bien que mon but était déjà fixé dans mon esprit. Je prenais un certain plaisir, au fil de mes rencontres et de mes (re)découvertes, à observer cet univers que je semblais avoir connu par le passé. Je posais un regard neuf sur des contes, des légendes qui auraient pu bercer mon enfance, nourrissant ce feu passionné qu'ont tous les jeunes shinobis à vouloir laisser leur trace dans l'histoire. Je me réappropriais cette identité de ninja que j'avais quelque peu perdu durant ces années à travailler pour les Akimitsu; mes entraînements avec Kogoro-tan se basant quasi-exclusivement sur l'évolution du corps et de l'esprit à travers des méthodes différentes de celles qui étaient utilisées chez les ninjas que je côtoyais.

De cette seconde analyse naquit en moi une fascination pour les cultes et les traditions de notre société. Pour un homme comme moi qui se sentait étranger dans cette sphère aux multiples facettes et aux couleurs variées, c'était un véritable bonheur de se sentir à nouveau comme faisant partie d'un ensemble. Cela me mettait dans une plus grande aise, me retirait un souci de désadaptation me permettant de m'intégrer plus efficacement aux groupes que je croisais. Ce gel dans le temps de cinq ans a eu son effet négatif mais, désormais, je me sentais mieux armé pour faire face aux difficultés de la vie.

Mon long voyage me mena jusqu'à Taki no Kuni, une contrée lointaine peu réputée, relativement tranquille et sans problèmes apparents. Je parvins à m'y introduire sans grosse difficulté, ayant pris mes précautions de désormais " Nuke-nin ". En effet, j'entendis quelques mercenaires, ninjas errants et autres bandits traiter de ce sujet-là dans une taverne où je me trouvais. L'oreille tendue, ils expliquaient qu'on pouvait se faire une petite fortune en ramenant à la personne ou au village qui aurait lancé l'avis de recherche. C'était un processus qui s'avérait dangereux pour les cibles, mais aussi pour les traqueurs car dépendant de la force et de la réputation dudit "gibier". Je fis tomber mon chapeau sur mes yeux, pour passer plus inaperçu tandis qu'ils promettaient, à moitié saouls, de se faire poser des dents en or pour chaque déserteur ainsi abattu.

Cet échange d'ivrognes demeurait la principale source de mes pensées. En effet, ai-je été mis dans une liste noire par mon village ou pays d'origine? Cela pouvait être préoccupant, d'autant plus que je n'avais pas conscience que jusqu'à ce jour, ce type de vie s'avérerait être risqué. Mes sentiments se dirigèrent vivement vers mon formateur, qui eut le courage d'abriter chez lui quelqu'un de potentiellement recherché, encourant une lourde peine pour assistance à un éventuel criminel. Un long soupir de soulagement émana de ma poitrine lorsque je jugeais l'utilité de mon départ alors, faisant retomber quelque peu cette pression.

Petit à petit, je regagnais mon calme alors que je me retrouvais proche d'une petite cascade, où se baignaient de jeunes gens. Peu étonnant, lorsqu'on sait que le coin est plutôt réputé pour ce type de phénomènes naturels. M'installant à côté, discret et loin de leurs regards, j'entrepris de réorganiser mes idées. Je me posais une multitude de questions, concernant la manière avec laquelle j'allais poursuivre mon objectif. Si seulement je pouvais accéder à mon avis de recherche sans pour autant attiser la convoitise de prédateurs qui en auraient après moi ... Il devrait y avoir toutes les informations dont j'aurais besoin : Mon véritable patronyme, le lieu de ma naissance, et aussi un éventuel parcours. Il ne me resterait plus qu'à convaincre le chef du village que je n'avais pas réellement quitté le village, et le tour serait joué.

Résolu à faire le casse-cou, je ne montrais plus aucune faille dans ma détermination. Bien décidé à reprendre le cours des choses, je me convins qu'il s'agissait là de la meilleure chose à faire, il ne tenait qu'à moi d'être méticuleux et d'agir avec précision pour éviter les ennuis. Si je ne fais pas de grabuge, il n'y a aucune chance que les autorités en aient après moi, c'est logique. Il suffisait dès lors de tirer les vers du nez à quelques-uns de ces chasseurs de prime. J'étais assez débrouillard pour les cuisiner de la meilleure manière qui soit afin d'obtenir toutes les informations voulues.

<< ~~ ... >>

Voilà où cela m'a mené de parler de bouffe ! Mon ventre réclamait sa pitance, à en croire ces gargouillements qui se faisaient de plus en plus intenses. Fort heureusement, j'avais pour moi quelques ingrédients déjà préparés dans mon sac. Rien de tel qu'un bon petit plat préparé par mes soins pour requinquer un gaillard. J'allumais un petit feu, toujours avec le cours de l'eau en fond sonore, et réchauffais le tout en cuisant davantage les aliments. Leur aspect était peu ragoûtant. Je n'avais pas pris la peine de soigner leur apparence, mais leur saveur réjouissait mes papilles, m'offrant un petit moment de satisfaction dans cette journée décidément riche en émotions. Étant plutôt éloigné des baigneurs, il leur serait difficile (surtout avec l'eau) d'entendre le crépitement du bois que je faisais brûler pour me réchauffer, au vu de la fraîcheur qui gagnait du terrain. Il m'était aussi indispensable de finir rapidement mon repas, pour ne pas attirer quelque bête que ce soit, voire des brigands affamés.

Grand mal m'en prit, puisque l'odeur commençait à fuiter de la zone où je me trouvais pour aller s'évanouir dans la nature environnante. Dépité, j'étais néanmoins résolu à défendre mon mets en cas d'attaque. Je pouvais me montrer agressif lorsqu'il s'agissait de nourriture, le vieil Akimitsu m'en est témoin !

♠ To be continued ... ♠
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Dernière édition par Hasegawa Shōyō le Sam 28 Jan - 18:33, édité 1 fois
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Rockin' up to the Waterfalls


Mon périple à moi ? Celui-ci a clairement débuté à ma naissance. Dès la première lueur que mes yeux avaient pu entrapercevoir à la rosée du matin, qui vint caresser délicatement le bout de mon nez à mon réveil. Depuis la mort de mon maître il y a de cela quelques années, je cherche à faire ma place dans ce monde et ainsi rechercher, ce que mon maître voulait pour moi, le bonheur. J’étais donc très souvent en déplacement, en vadrouille dès que j’en avais la possibilité. La curiosité est à la fois un vilain défaut, mais aussi une grande source de découverte. Suite à mon dernier retour de mission, je me suis mis en tête d’aller explorer les alentours du village et entreprit de partir quelques jours au pays de la cascade, afin de m’entraîner un peu et de découvrir beaucoup de choses.

Dans mon voyage, je découvris le plaisir de partir sans penser au lendemain. Le corps et l’esprit ne révèlent leurs vraies natures que lorsqu’ils sont libérés de toutes contraintes. C’est donc dans cette logique que je suis parti avec mon sac à dos et mon sourire aux lèvres. Être un ninja relève aujourd’hui d’énormément d’obligations tant morales que comportementales. Cette exemplarité contraignante est à la fois fatigante, mais surtout particulièrement stressante au jour le jour. Les difficultés géopolitiques de ce monde, vont bien au-delà de la simplicité vulgaire que j’aurais tendance à prôner au jour le jour. Néanmoins, il est du ressort de chacun que de gérer ces situations à sa manière et la mienne est bel et bien, le voyage.

Cela faisait maintenant plusieurs jours que j’avais quitté mon domicile, munit exclusivement de quelques provisions et de lecture, je me suis mis en tête de rencontrer autant de gens que faire se peut. J’estime que la rencontre d’autrui est un des moyens de s’enrichir le plus. Je choisis alors de voguer de villes en villes, passant par des situations grotesques et des décors somptueux. Voyager dans la verdure la plus pure, bercée par le clapotement de l’eau contre la roche. C’est ce que l’on doit appeler le nirvana, non ? Je me surpris plusieurs fois à m’arrêter en forêt, m’asseyant les jambes croisées, les bras posés sur mes genoux et les yeux fermés. Je m’amusais à faire le vide en moi, excluant toutes ses pensées négatives et tellement destructrices de ces ondes positives dont j’aime me nourrir. Sans pour autant être en transe, j’aime ces petites pauses personnelles qui me permettent d’être uniquement en communion avec moi-même, afin d’avancer dans la sérénité, éloigné de ce futur rugueux et dix fois trop sérieux.

Je continuais mon voyage, appréciant m’arrêter en ville afin de boire un verre. Je me complaisais à voir toute cette foule travailler sans relâche, tous ces mouvements, ces odeurs et ces bruits. La vie est tellement belle à vivre, qu’il est parfois intéressant de s’arrêter un instant et de la contempler. Je me souviens m’être arrêté il y a jour de cela, en pleine rue, conquis par le talent d’une jeune dessinatrice donc le coup de crayon valait le détour. Je  m’étais naturellement placé derrière elle comme envouté par la légèreté de son coup de poignet. La délicatesse de son doigté sur son crayon, m’aurait-elle donner le besoin de ressentir à nouveau la caresse de la main d’une personne chère sur mon visage ? C’est bel et bien le genre de question auxquelles je ne pourrais pas répondre. Soit parce que je ne voudrais pas m’avouer que la réponse ne m’irait pas, ou bien parce que le fait que mon cœur se sert, comme si quelqu’un le tenait d’entre ces mains énervées, m’empêche de prendre une décision.

« Ne cherche pas dans le passé à retrouver l’avenir ». C’est une phrase que j’avais déjà entendu, mais que j’ai mis bien des années à réellement comprendre. C’est toujours cette attirance envers les regrets d’un passé à la fois soldé, mais qu’on n’accepte pas. Cette envie de revenir sur ces pas, ou bien celle de devoir se racheter une conduite, car on estime ne pas avoir fait les choses correctement. Cette incapacité de murir suffisamment afin de pouvoir tirer un trait et de ne pas laisser l’avenir être guider par un passé tumultueux et chaotique. Ce jour-là, je suis alors parti rapidement loin de ces souvenirs, oubliant mon sac ainsi que les quelques vivres et ryos que j’avais pu y stocker.

Une nuit à la belle étoile, cela faisait bien des années que je n’en avais pas eu l’occasion. La nature ici, nous tendait les bras. Le ciel éclaircit de ces milliers d’étoiles était somptueux. Celui-ci eut un effet soporifique qui fit que je ne mis guère longtemps avant de m’endormir. Et nous arrivons donc à ce matin, chatouillé par la rosée du matin, je me réveille vraisemblablement les cheveux en pétard, l’estomac vide et le besoin de découverte regonfler à bloc. Je me suis mis alors en tête de rechercher de quoi me nourrir en premier lieu. Le soleil perçait déjà allègrement entre les feuilles des arbres. J’ai compris assez facilement que mon sommeil a été assez long et plutôt lourd, mais qu’il était temps que je me bouge. J’aperçus alors un lac non loin, à l’intérieur duquel quelques poissons semblaient paisiblement me faire signe. J’entrepris donc d’attacher une ficelle à un des derniers kunaï présent dans ma poche et ainsi de m’atteler à une séance de pêche. J’ai bien eu besoin de quelques lancers avant de toucher prise, mais je n’avais pas besoin d’en récupérer beaucoup. Quatre à cinq poissons feraient largement l’affaire. Il me fallut une bonne demi-heure avant de les récupérer. Fier de mon exploit j’entrepris une petite danse dont j’avais le secret. Le rythme dans la peau, j’esquissais un large sourire sur mon visage, la fierté de cette prise rejaillissait sur ma frimousse. Une fierté qui allait être de courte durée, car idiot que je suis, je me rendis compte que tout mon matériel pour faire un feu était resté dans mon sac.

Je réalisais alors que mon estomac allait devoir encore attendre un peu, laissant reposer mon visage au creux de ma main suite à un facepalm surpuissant. J’entrepris de rejoindre le village le plus proche afin de pouvoir faire cuire mes trophées de chasse. A quoi bon diriez-vous ? Zentaro n’est-il pas un ninja, ne sait-il pas faire un feu avec des brindilles de bois ? Eh bien, sa débrouillardise n’a de limite que celle de la survie. Il a beau avoir été orphelin assez rapidement, il a été plus habitué à voler qu’à apprendre les bases rudimentaires de la vie en forêt. C’est donc le cœur lourd, et l’estomac vide que je prenais la route au plus vite afin de pouvoir me restaurer. Néanmoins après quelques instants, une odeur parvint jusqu’à son nez. Celle d’un repas, un repas chaud. Et qui dit repas chaud, dit feu de camp. J’essayais alors de me laisser guider par mon odorat, afin de retrouver au plus vite ce cuisinier champêtre afin de pouvoir si possible partager de son outil contre un peu de nourriture. Je m’enfonçais alors un peu dans la forêt, à l’abri des regards indiscrets, n’imaginant pas que l’auteur de ce feu de camp recherchait peut être justement le calme. Et bientôt j’approchais du but, j’entrevoyais le crépitement des flammes, et distinguait une silhouette près du feu de camp. J’entrepris alors de m’approcher, mais me présentait alors un peu.

- Excusez-moi. Auriez-vous la gentillesse de me laisser profiter de votre feu contre un peu de poisson frais ? Je suis bon à la pêche, mais cru il faut avouer que ça n’est pas très bon ?

Je laissais apparaître mon visage entre quelques brindilles comme pour ne pas brusquer mon interlocuteur. Mon sourire beta se sentait venir à des kilomètres tout comme ma manie de me gratter la tête lorsque j’étais gêné de la sorte. J’attendais alors sa réponse, espérant impatiemment qu’elle allait se révéler positive.
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♠ Zentaro x Shōyō

   ♠ Rockin' up to the Waterfalls

Quelques fois, je remerciais le ciel d'avoir mis sur mon chemin des personnes qui ont contribué à mon évolution en tant qu'homme. Ma capacité à être indépendant et à pouvoir vivre par moi-même était le fruit de leur éducation et leurs conseils, ce qui fait que je n'étais jamais à court de ressources. Cela me rendait service et me facilitait la vie, notamment cette existence de Nukenin qui me forçait à ne compter que sur ma personne. L'égoïsme était la principale caractéristique de ceux qui comme moi vivaient traqués, en marge de la société pour une raison ou pour une autre. La personne que je rencontrai aujourd'hui allait en faire les frais ...

Dégustant toujours avec appétit quoique je me mis à me presser, de peur que la nuit me rattrape et de me retrouver dans une posture peu avantageuse, je réfléchis aux multiples avantages et inconvénients de mon statut. Les arbres de cette forêt offraient un paysage adéquat aux réflexions sur la nature des évènements à venir et ma manière de les aborder. D'ailleurs, si je n'étais pas aussi peu assuré quant aux dangers rôdant aux alentours, nulle doute que j'aurais passé la nuit ici. Je me voyais déjà me fabriquer un hamac entre deux arbres et y coucher, tel un aventurier avec son chapeau. Cette simple vision me fit sourire, étant donné qu'il me faudra du temps avant de m'adapter à ce changement brutal de mon quotidien.

Un instant. C'était tout ce qu'il fallait pour faire basculer le cours des choses, modifier une histoire en apparence calme et tranquille en un récit chaotique. Un bruit de pas vint éveiller mes sens, pourfendant le crépitement des flammes pour tendre mon corps à son paroxysme. Je tendais l'oreille tellement que j'avais l'impression de pouvoir écouter des sons venant de très loin, j'avais l'impression que je n'étais pas seul. Mon cœur battait fort, se comprimait dans ma poitrine et ma main se dirigea instinctivement vers ma dague, que j'empoignai avec fermeté. J'attendais de pied ferme quiconque essaiera d'aller contre moi, bien déterminé à m'imposer dans un éventuel combat. Au fond de moi, et bien qu'affichant cette détermination qu'ont les plus téméraires guerriers, je préférais éviter l'affrontement physique. Je n'étais pas en posture de me battre, désavantagé par l'effet de surprise - normal, je dirai - mais surtout par l'environnement qui n'était guère compatible avec mon style personnel. Les buissons se mouvaient, prêts à révéler l'intrus. Je me tenais prêt, le plus prêt possible du moins, pour faire face à un potentiel assaillant.

Je faillis bondir au moment où il montra son visage. Rien de bien méchant, au vu du ton bonhomme, presque niais qu'il employait en me parlant. Je ne baissais pas ma garde pour autant, craignant un piège tendu par une fausse amicalité. J'entrepris de laisser quelques secondes s'écouler après qu'il m'eut abordé, m'offrant davantage de temps pour réfléchir à la situation. Il avait certainement été attiré par la lumière du feu, qui se faisait plus intense au fur et à mesure que le soleil cédait sa place à sa jumelle lunaire. Je me mis à maudire le fait d'être tombé sur ce coin si tard, j'aurais certainement pu éviter une rencontre de ce style ... Quoi qu'il en soit, se lamenter sur mon sort m'était inutile. Maintenant que le mal était fait, autant aller jusqu'au bout des choses.

Il voulait que je le laisse cuire son poisson, ce qui me parut assez étonnant. S'il voulait manger, il aurait très bien pu venir le demander mais non, il n'était là que pour faire la cuisine. La méfiance conjuguée à la surprise accouchaient d'un sourire moqueur mais bénéfique pour ma tension qui baissa graduellement. Mes nerfs allaient rompre par la faute de tous ces paramètres défavorables qui me tombaient dessus depuis le début de la journée. Toutes ces informations, ces émotions d'un seul coup, ça pouvait mettre n'importe qui sur le qui-vive.

Heureusement, avec ce gaillard, il n'en fut rien.

D'un geste de la main, je l'invitai à s'approcher du feu pour s'occuper de sa poiscaille. Je le laissais s'asseoir car, au fond, il ne semblait éprouver aucune animosité à mon égard. Si son intention était de me nuire ou d'intenter à ma vie, nul doute que l'effet de surprise aurait été son meilleur allié. J'entrepris d'étudier méticuleusement mon nouveau compagnon de table : Physiquement, il paraissait avoir mon âge ou, au pire, être dans la même tranche d'âge que moi. Robuste, il est vrai, et indubitablement intrigant. L'air gentillet qu'il exprima tantôt me laissait sur ma faim, tant cela contrastait avec le reste de son apparence. Ses vêtements dénotaient d'un caractère combatif, adéquats pour la vie de shinobi. En était-il un? Je n'allais pas juger sur des suppositions, mais les flammes m'indiquèrent bientôt la réponse : Autour de sa taille, brillait un éclat métallique qui me renseigna bien vite : C'était un bandeau appartenant à un village ninja. Lequel? Je n'en savais rien, il était difficile pour moi, sous cet angle, d'observer clairement le motif et d'en deviner l'origine. En réalité, même si j'avais le symbole devant mes yeux, j'aurais été bien incapable de trouver la réponse tant mon savoir en terme de géopolitique étaient faibles.

Prenant mon sac à dos, je feignais d'ignorer l'homme en face de moi pour sortir la carte de la région. Pour peu que j'avais de la chance, il serait du coin et m'indiquerait différentes zones dont la connaissance m'échappait. Je me mis à imaginer un plan pour l'amadouer afin d'extraire le plus d'informations possibles de lui.

<< J'aimerais savoir, vous êtes quoi ? Paumé ? Pas du coin ? Pas très doué pour faire votre propre feu et venir le quémander à un simple voyageur ? >> Fis-je, à la fois caustique et l'incitant à bien regarder ce que je sortais à la lumière des braises. S'il était plus futé que je ne l'imaginais, il comprendrait bien vite où je voulais en venir.

♠ To be continued ... ♠
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This is it, non je ne parle pas du concert d’un chanteur connu, mais bien sûr de ces petits moments de stress de la vie de tous les jours. Ceux qui font, que par peur d’aborder quelqu’un ou de demander quelque chose d’inhabituel, votre cœur s’emballe et bat à en perdre haleine. Le visage à demi découvert entre buisson et branchages, je suis là comme un niais à sourire et quémander pour un feu afin de pouvoir me restaurer dignement. Si mon père me voyait, qu’elle honte et qu’elle indignité je jetterais sur cette famille que j’ai laissé derrière moi depuis maintenant dix ans. J’espérais réellement que cet homme sera bon et qu’il va me permettre de pouvoir profiter de ces dons de survie en milieu naturel. De loin, il ressemblait beaucoup à un aventurier vagabondant sur la terre. Chapeau, feu de camp et nuitée à la belle étoile, un cocktail réjouissant de savoir vivre loin de toute civilisation. Je pensais avoir bien agit en m’approchant prudemment afin de ne pas paraître trop hostile, car j’apercevais très vite sa main en arrière-plan. Le bras était contracté comme saisissant un objet, et bien entendu je ne pense pas qu’il voulait me tendre une gourde remplie d’eau fraîche. Néanmoins, l’homme finit par se détendre après avoir entendu ma requête. D’un signe de bras, il m’autorisa à approcher de lui et donc de pouvoir me permettre de me préparer un petit festin digne de ce nom. Mon ventre gargouillait rien qu’à l’idée de sentir cette douce odeur de poisson grillé emplir mes narines.

Je m’asseyais alors, prenant soin de ne pas abimé les deux épées qui étaient dans mon dos. Prenant place non loin de lui sans pour autant le coller, le préparait tout mon attirail afin de pouvoir me faire plaisir. J’accrochais alors tous mes poissons a un bout de bois afin qu’ils puissent cuire en paix. Sans perdre le sourire qui était affiché sur mon visage, je me sentais épié de haut en bas et de long en large. Je n’en faisais rien, car je comprenais bien que cet homme pouvait avoir quelques doutes sur mes intentions. Il ne  paraissait pas bien vieux, sans que je puisse lui donner un âge précis. Par contre, je peux aisément dire qu’il semblait en excellente condition physique, élancé, affuté et costaud. Je ne voyais absolument rien d’anormal ayant croisé énormément de personnes lambda dotées d’un physique comme le sien. Mes petits poissons cuisaient tranquillement lorsque je le vis fouiller dans son sac. Il était juste là silencieux, aucun mot n’était sorti de sa bouche. Son silence me rendait un peu mal à l’aise, mais je ne voyais pas vraiment comment brisé la glace. Mon passé ne m’avait pas vraiment appris les normes de la communication en société. Bien que lorsque je me force à parler correctement, cela semble être une caricature comme lorsque je me suis présenté quelques instants plus tôt. Grâce à la lueur du feu, je perçu qu’il sortit une carte des environs. Je connaissais bien ces cartes pour avoir grandis dans ces contrées depuis tant d’années. Et tout à coup il ouvrit la bouche. Je ne m’y attendais plus.

J'aimerais savoir, vous êtes quoi ? Paumé ? Pas du coin ? Pas très doué pour faire votre propre feu et venir le quémander à un simple voyageur ?  

Il était gonflé quand même. Me demander à moi si j’étais paumé alors qu’il est en train de lire une carte. Je rigolais sarcastiquement de l’intérieur, bien que cela devait se voir un petit sur mon visage. Je n’étais pas dupe, il n’est pas vraiment coutume de poser ces questions-là d’entrée de jeu. La discussion était bien trop dirigée à mon goût et lorsque l’on reste aussi silencieux pour finalement demander ce genre de chose, ce n’était pas très naturel. Qu’importe, je n’avais pas grand-chose à cacher.

C'est parce que vous voulez me montrer le chemin sur votre carte que vous me poser cette question. Je pense que j’étais surtout affamé. Sinon je viens du pays de la roche non loin d’ici. Donc je connais un peu le coin. En ce qui concerne votre feu, il semblait tellement plus vivace que les braises que j’arrive difficilement à faire de mes deux mains.

Je profitais de ce petit interlude pour retourner mes poissons afin qu’ils soient bien goutés de deux côtés. Le crépitement des flammes me faisaient saliver d’envie au fur et à mesure que la chair de ces petits animaux commençait à dorer légèrement.

Et vous, que faites-vous dans ces bois un peu en retrait, du tourisme botanique ? Vous faites très aventurier avec un tel accoutrement.

Je ne semblais pas avoir mieux à dire. Je ponctuais ma phrase par un de ces grands sourires qui me connaissent si bien. J’espérais en apprendre plus sur cet homme, car si la vie m’a bien appris une chose, c’est que la richesse d’un homme s’agrandit dans les rencontres que lui apporte la vie. Est-ce que lui aussi m’apportera quelque chose dans mon parcours ? L’avenir nous le dira bientôt, au fur et à mesure que les nuages laissent place aux étoiles je commençais à manger.

Servez-vous si vous avez faim, c’est le moindre que je puisse vous offrir. Au fait, je m’appelle Zentaro ! Hiraishin Zentaro. Enchanté !

Voilà peut-être de quoi briser la glace et en apprendre plus sur ce mystérieux étranger qui jusque-là était resté de marbre. La curiosité était un de mes principaux défauts et aujourd’hui ne fera pas exception à mon caractère oppressant qui m’oblige à toujours m’intéresser à ce qui ne me regarde pas.



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