Out of Law. [PV: EKITAI YASEI; HAIIRO SORAMARO]
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風 | Suna no Jônin
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OUT OF LAW


A peine de retour à Suna depuis quelques jours que j'ai décidée de reprendre l'affaire concernant le meurtre de Jisei Hitanabe. Il s'agit d'une affaire non-classée liée à La Cour. Il y a quelques semaines, j'avais enquêtée sur un meurtre particulièrement sanglant : l'homme, transpercé par de nombreux surins, présentait également des traces de coups. Ce qui m'intéresse est la provenance exacte de ces projectiles particuliers qui au final, ont bien moins l'air ordinaires de près. Le seul problème est que mes connaissances en armes sont limitées, et je ne suis pas capable d'établir des recherches sans l'avis d'un spécialiste bien équipé. Pour cela, je sais exactement où me rendre. Il existe beaucoup de recoins à Suna, et celui dans lequel se trouve mon consultant est l'un des plus mystérieux. Il s'agit d'une taverne sans enseigne au bout d'une rue aux allures de coupe gorge. L'entrée est toujours gardée par deux mastodontes. Ils veillent à ce qu'aucun ninja ne tente de pénétrer dans le lieu mais moi, je bénéficie de quelques relations qui me permettent d'y entrer sans aucun soucis. 
C'est difficile de croire qu'une vigilante comme moi demande des services à des hommes aussi louches, mais c'est bien celui que je vais voir qui a forgée Chi Satsubatsu. Il ne s'agit pas d'un homme forcément mauvais, mais malchanceux et très craint. Un ancien chasseur de déserteur de rang A, dont les connaissances dans tous les domaines surprennent. A cause d'une grave blessure à la jambe et d'un désaccord politique, il se cache maintenant.
Dans cette taverne, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin : armes, drogues de combats, mercenaires, vagabonds et j'en passe. Comment viennent-ils ici sans se faire repérer ? Grâce à une vieille légende. Il est dit que lors de la deuxième grande guerre ninja, des galeries ont été creusées sous terre pour permettre d'évacuer rapidement les villageois en cas d'attaque. Mais à vrai dire, beaucoup pensent que ces refuges souterrains servaient autant à des contrebandiers qu'aux affaires louches du précédent Kazekage. Personne ne connaît l'emplacement exact de l'entrée de cette galerie, mais elle existe. 

Quoiqu'il en soit, je ne suis pas équipée de mes vêtements de jônin. Je porte une simple tunique noire, des bottes hautes, le tout couvert par une grande cape brune. Celle que l'on porte souvent pour se protéger des puissants vents du désert. C'est les vêtements les plus neutres que je possède. Je viens très rarement ici, mais je sais où me diriger : je vais au comptoir et là, il me voit. Kinn, ce colosse de deux mètres à la peau noire et à l’œil de verre. Beaucoup de secrets gravitent autour de lui également : certains disent qu'il possède un rare Kekkei Genkai et qu'il ne vient pas de ce continent. D'autres doutent qu'il ne soit l'un des plus grands trafiquants de matière première à Kaze no Kuni. Quoiqu'il en soit, il m'a été toujours d'une grande aide. Je le connais inexpressif mais cette fois, son œil droit s'écarte légèrement lorsqu'il me voit abaisser ma capuche. 

« Ohoh ! C'est pas vrai... ! Hisashiburi, Sera. Ca fait longtemps... » Dit-il avec sa voix rauque et râpeuse, avant de préparer un verre et me le déposer sèchement devant moi, comme à son habitude. Il n'a plus le contrôle de tout son corps, et ne peut s'empêcher de déposer un objet en le faisant claquer contre une surface.

« Salut, Kinn. J'ai besoin de toi. » Je sors alors discrètement le surin que j'ai saisie du corps de Jisei Hitanabe pour le lui confier. Pas de futilités entre nous. Il n'est pas très cordial et moi non plus, et encore moins en pleine affaire. 

« J'ai besoin de savoir qui est capable de construire ce genre de métal. »

Il le triture, le fait tournoyer, et en profite pour tester son habilité. Bien que fatigué, boitant et presque aveugle, il reste encore un ancien ninja d'élite. Je ne dérive pas mon regard du sien. Il s'avance vers moi, posant ses coudes sur le comptoir, continuant d'analyser l'objet devant ses yeux.

« Bigre. C'est du sacré travail pour un si petit projectile... » Il est rarement surpris. Un homme capable de construire une lame entièrement invisible est forcément un génie. Mais il semblerait que quelqu'un d'autre soit tout aussi doué que lui dans l'art du forgeage. « … Et ça ne vient pas de moi. Désolé ma belle, mais je ne suis pas sûr de pouvoir faire quelque chose pour toi... » Mais je vois dans ses yeux qu'il ment. Ses rétines se rétractent et sa voix devient légèrement plus aiguë. Evidemment, quand on a du génie, on s'en doit d'en tirer profit. Je dépose donc une liasse de cinq cent ryos sur le comptoir, soit la moitié de mon salaire mensuel. 

« Ca te suffiras... ? » Dis-je en soupirant, avant de siroter mon bourbon. Kinn vient d'obtenir ce qu'il voulait. Il me sourit légèrement et reprend avec bien plus d'entrain : « J'veux pas savoir sur quelle affaire t'es encore, alors promet moi que j'aurai pas d'ennui. »

« Je te le promet. Qui est capable de construire un métal aussi résistant ? »
« Je peux te le dire, ça ouais. Mais pour en savoir plus, il va falloir allonger encore un peu les thunes... »

Je me dresse sur la pointe des pieds pour m'avancer un peu plus près de son visage. Je sais comment il est, à toujours vouloir se remplir les poches pour investir dans d'avantages d'affaires, et surtout pour en tenir d'autres. Je sais aussi que l'argent ne lui fait pas défaut et que ce sont ses quelques vices qui parlent à sa place. Mais ce qui est encore plus avéré, c'est qu'il a peur de moi. Plusieurs choses nous lient. Même si il me tolère parce que je lui ai rendu service, nous nous sommes tout de même battus de nombreuses fois, et c'est à cause de moi qu'il tangue comme ça. J'ai également endommagé son tympan droit. Il n'entend donc plus que d'une oreille. 

« Ecoute-moi bien, Kinn. Je te suis très reconnaissante pour avoir forgé Chi Satsubatsu, mais j'ai pas la tête à déconner. Je t'ai donnée la moitié de mon salaire et tout le reste que t'auras, c'est une belle rouste qui bousillera ton autre tympan. Il y a deux semaines, bordel, j'ai empêchée un attentat et l'assassin qui a tué un homme de loi est toujours dans la nature. C'est un mec de... » Il me coupe dans mon élan tranchant et postillonnant. Il ne veut pas que je prononce le nom de La Cour, pas ici, et ça se comprend. Il fait peut-être bien de me couper. Il se doute également de la suite de mes menaces, et cède donc.

« Pas ce mot ici, s'il te plaît... tu sais très bien que certains d'entre eux sont là, et ce rafiot est tout ce qu'il me reste... Je vais parler. »

Je vide mon bourbon et lui tend mon verre. Il m'en sert un autre. Gratuitement, bien entendu. Il revient et m'explique tout : « Tu jures vraiment que personne d'autre que toi n'est sur l'affaire ? »

« Si j'te l'dis... allez, accouche. »

Il s'avance nez à nez avec moi pour murmurer : « C'est bien de moi qu'ça vient. Y'a quelques semaines, un mec en costume de bourgeois est venu ici pour passer une grosse commande. J'en ai eu pour des nuits à construire toutes ces armes... »

« Et forcément, il ne t'a pas dit son nom. »
« Et même, il m'aurait balancé un faux nom. Et donc, il a passé une commande de plus d'une centaine de ces trucs là, avec des plans précis provenant de je n'sais z'où. Et surtout, accompagné d'un gros cacheton. Il ne m'a rien dit sur ses attentions, mais si tu veux mon avis, ce mec faisait partie des leurs, et puis c'est sans doute à son service qu'est c't'assassin... »

« Son visage... ? »
« Même pas. Il est venu en portant un masque blanc. Il est entré ici avec des explosifs collés à sa veste et avec ce mec, là... il faisait froid dans le dos. Bah, c'était c't'assassin-là... » Sa voix commence à trembler. Il a peur de La Cour et il a peur que je ne cause du grabuge. Pourtant, il sait aussi que je suis capable de démanteler ce réseau comme je l'ai presque déjà fait. Je le sens hésitant à me parler du reste. Je tapote alors contre le comptoir. Il sait que lorsque je fais ça, je perds patience. Il reprend donc : « Puis la moitié des mecs dans ce bar faisaient soit profils bas, soient ils empoignaient des armes. J'te l'dis, Sera, c'est plus comme avant ici. Avant, ceux qui venaient avaient encore certaines valeurs, une éthique, une ligne de conduite, tout ça... mais ces mecs, c'est des malades mentaux. »

« Ils t'ont forcément dit quelque chose... »
« Que c'était important et qu'il fallait que je n'en parle à personne, ouais. Mais du coup, je t'en ai parlé et je sais ce que tu représentes pour eux, avec cette sale histoire que t'as vécue... »
« ... Qui comme gars qui traînent ce soir ? »

Et là, je suis son seul regard qui passe en revue quelques têtes. Je dissimule le mien derrière mon verre de bourbon, tout en buvant naturellement, adossée contre le comptoir et coude posé sur la surface.

« Les deux mecs qui discutent là-bas sont payés par mes soins. Ce sont des mercenaires qui couvrent mes arrières. Pareil pour la nana en robe rouge, qui drague un sculpteur là-bas. Elle est un peu comme toi, une fouineuse et une sacré tête brûlée. Le mec au fond du bar là-bas, aucune idée. Il est là depuis quelques heures. J'sais pas c'qu'ils fout à Suna. Pas de ragots sur lui, et c'est plutôt rare. Il cause pas de grabuge par contre... un gars d'passage, sûrement. »

Je le vois volontairement omettre un visage. Je me tourne un instant pour regarder fixement Kinn. Un regard foudroyant l'obligeant encore une fois à parler : « … Puis y'a ce mec en costume de richard, là-bas. Etrangement, il est apparu le lendemain de la visite des deux tarés. Ca fait des heures qu'il est comme ça, entrain de fixer un peu tout le monde, avec ses yeux noirs et vitreux. Si tu veux mon avis, il fait partie de cette bande de dégénérés. »

« J'vais m'le faire. »

Je vide mon verre, le pose sèchement sur le comptoir et m'apprête à me joindre à cet homme mystérieux ayant peut-être un lien avec La Cour. Cependant, Kinn m'attrape par le bras et me colle violemment dos au comptoir. Je me tourne vers lui, énervée.

« Bordel, mais à quoi tu joues, Kinn ? » Murmure-je nerveusement.
« Toi « à quoi tu joues »... ? T'as promis de pas m'mettre dans la galère. »
« T'es déjà dans la galère, jusqu'au cou, tout comme moi. J'vais butter ce fumier avant qu'il n'alerte ses copains. »
« Ce que t'as pas pigé, c'est que certains de ses copains sont-là. Les autres types louches, à la table proche de l'entrée. Ils nous regardent depuis avant. »
« Kinn, j'suis une assassine particulièrement douée, non ? »

D'un geste sec et brusque, je libère mon bras pour finalement m'asseoir face à la chaise de ma proie, désormais souriante. Un sourire inquiétant et sordide.

« T'as la tête de celui qui sait qui je suis. » Dis-je froidement en me débarrassant de ma cape et m’asseyant silencieusement.

« Bien sûr, Shishiro Sera. Qui ne connaît la resplendissante enquêtrice et ancienne assassine de Suna, Shiro Hikage ? »

Mêmes mouvements que pour Kinn. Je m'approche de lui dangereusement. Il ne change pas d'expression.

« Alors tu dois savoir que je sais dans quelle genre d'affaire tu trempes et qu'encore maintenant, je traque les ordures dans ton genre. Devant tout ce monde, je n'hésiterai pas à te trancher la gorge avant même que tu ne puisses bouger le petit doigt. Je veux des réponses, et je vais les avoir. »

« Mais je suis là pour ça, Shishiro Sera. Ne trouves-tu pas que ce jeu a assez duré ? »

J'ai du mal à croire qu'un des dirigeants de La Cour soit prêt à me déballer ses secrets dans un pareil lieu. Mais admettons que pour lui, tout ne soit qu'un jeu, et qu'il est véritablement prêt à en découdre. En plus, j'ai sincèrement envie de le cogner. Son sourire carnassier m'insupporte tout comme ses yeux dénués de lueurs vives. Je serre les poings. Je dois faire un réel effort pour ne pas que cette taverne ne devienne un tas de cendre. Le pauvre Kinn ne mériterait pas une chose pareille, lui qui depuis quelques temps a en quelque sorte rejoint ma croisade. Même si il semble tremper dans des histoires louches, il ne fait jamais rien sans exactement connaître son client. Mais avec La Cour, c'est toujours compliqué. Cette organisation maîtrise tous les codes, et joue avec toutes les normes pour les dévier, les surmonter, ainsi que les détruire. 

« Je suis un membre du Cercle Fermé, et j'ai un message pour toi. »
« J't'écoute... » Grogne-je. 
« Tu as fait un sacré chemin, et il ne te reste qu'une seule chose à accomplir... »

Il me glisse un papier sur la table et ne perd pas de temps pour m'expliquer : « Voici l'une des entrées des galeries souterraines de Suna. En suivant le parcours tracé, tu trouveras notre organisation. Du moins, une partie... »

J'ai une excellente mémoire. J'ai bien conscience que c'est un piège, mais j'ai tout de même prit le temps de bien visualiser le plan de leur petite cachette. Je déchire le papier en deux avant de le rouler, et l'envoyer sur son front. Il ne bronche pas. Il demeure toujours égal. Peu importe. 

« Et tu crois que j'vais descendre là-bas pour me faire tuer ? C'est tellement plus facile pour moi de vous butter quand j'en ai l'occasion. »

Son sourire s'agrandit. Je sais très bien qu'ils ont un plan pour me faire chanter : « Sauf que si tu me tue, et je sais que tu en es capable, les conséquences seront désastreuses pour tous ceux qui sont ici. Pour ce brave barman, pour le quartier à proximité, pour ceux qui sont ici. Tu voulais des combats, tu voulais nous vaincre quoiqu'il en coûte, et c'est désormais la seule chose que tu puisses faire. »

Il se lève et s'en va, comme ça, comme il était arrivé. Je ne me sens pas déstabilisée pour autant mais il va falloir que je me prépare bien pour descendre là bas. Les galeries de Suna sont vastes et beaucoup de légendes gravitent autour de cette zone quasi-oubliée du village. Je m'équiperai ces prochains temps, et m'entraînerai. Je veux être sûre que cette fois rien ne puisse leur être favorable. Je compte en finir rapidement et sans concessions. J'ai de la chance d'avoir assister à cet entretien ici, car ni Le Conseil, ni Kageshi ne seront au courant de mon escapade. C'est mon combat, ma croisade, et je ne compte pas demander de l'aide pour vaincre une fois pour toute cette maudite organisation. 

Kinn vient à la table, à la place du membre de La Cour désormais parti avec toutes ses hommes. Derrière lui, quatre de ses larbins avaient quittés la taverne. Kinn a l'air soulagé et vient de m'offrir un autre bourbon en gage de sa reconnaissance. Il trinque avec moi et avance lourdement sa chaise. 

« Merci. » Fait-il brièvement.
« Ouais. De rien... » Réponds-je en buvant une gorgée. « Ils te foutront la paix. Pourquoi tu ne m'as dit pas que tu connaissais l'emplacement de l'une des entrées de la galerie ? »

« Tu parles de celle derrière la réserve du bar ? Il t'a montré les plans ? »
« Ouais. Enfin, j'me doute que celle-ci ne suit pas le même canal que celle que je dois emprunter. Mais c'est par là que je me rendrai. Ils ont oublier un truc : je maîtrise le Doton. Je peux faire n'importe quoi de cet endroit. Ils préparent quelque chose, mais ce sera moins compliqué qu'ils ne le pensent... »
« J'en doute pas... écoute, je veux bien te rendre un dernier service, vu comme tu t'es retenue. Je te dois une fière chandelle. Chi Satsubatsu a peut-être besoin d'une révision, non ? »
« Probablement. J'm'en suis beaucoup servie ces derniers temps. Je te la laisserai après. »
« Vaut mieux, ouais. Tu sais, le type louche que je t'ai montrée avant. Le « passant » ? »
« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a avec lui ? »
« Ben... il te regarde depuis avant. »
« Et alors ? Il pose son regard où il veut. »
« Ca te ressemble pas d'dire ça. »

Je bois encore un peu, et essuie mes lèvres avec la manche de mon haut. Je réponds, un peu agacée : 

« J'ai d'autres priorités, là, Kinn. »
« Non non, c'que j'veux dire par là, c'est qu'tu sais, j'ai beau être âgé et ravagé, j'reste un ancien Oi-nin, et j'connais les ninjas qui sont capable d'amoindrir leur chakra. Celui-là, c'est sans doute un shinobi. »
« Et alors, tu veux quoi je fasse quoi ? Que je l'invite à boire un verre ? »
« Nan. Mais je vais devoir te demander de rester sage. C'qui m'inquiète tous le temps, c'est le fait que tu sois une foutue lionne. »

Je sourie, recule un peu tout en croisant les bras : « Tu me sûr-estime, Kinn. J'suis plus la même. »

Il répond à mon sourire par un autre, plus serré et moins naturel.

« Tu parles. Foutu baratin. J'sais que t'as des nouveaux potes ; le fils du Yondaime Hokage, le Ninja Copieur, et même l'autre là, qu'on surnomme Kageshi. Puis un d'mes gars t'as vu avec Sabaku no Gaara. Et il y a le mec, qu'on appelle " le héro ". Le commandant de l'ANBU. J'te l'ai déjà dit plusieurs fois : j'connais tout de mes clients. Et toi, j'sais que tu changeras jamais. T'as jamais été réellement mauvaise, mais j'sais que même si tu fais partie de l'Alliance maintenant, tu t'placeras toujours au-dessus des lois quand tu croiras qu'il est légitime de l'faire. Ouais, un peu qu'j'te connais, Sera. Quelqu'un qui aime autant les enquêtes et le danger ne change pas. T'as b'soin d'ça pour vivre. »

Il n'a pas tord, mais c'est plus compliqué que ça. Je l'écoute. Il est sur sa lancée et il témoigne d'une certaine sagesse. On dirait presque qu'il tient à moi, comme si je faisais partie de sa petite famille. 

« ... Moi, ben j'crois tout simplement que tu deviendras une grande kunoichi. J'te connais depuis petite, depuis le jour où t'as cherché à avoir une vraie arme. T'as toujours été comme ça, sous tes atours de princesse. Combien d'pourris t'as tuée, d'ailleurs ? T'as déjà faite le compte ? »
« Jamais. Beaucoup. » Murmure-je promptement.
« Beaucoup ? Enormément, tu veux dire. J't'ai entraînée, n'oublie pas ça. Et c'est en partie à cause de toi que j'suis dans c't'état. T'étais encore gamine quand j't'aidais à manier correctement Chi Satsubatsu, et t'y es arrivée sans problème. Pourtant, tu sais quoi ? J'crois pas qu'tu sois une génie du combat. Nan, j'sais qu't'es toujours une fillette en manque d'amour, dans l'fond. »
« Ce qu'il ne faut pas entendre... » Glisse-je en levant un instant les yeux au plafond.
« Ouais, tu m'crois pas et c'est ton droit. Mais moi, j'connais ce regard. C'est l'même depuis qu't'es née. Révolté, en colère et dans l'incompréhension. Moi, j'sais pourquoi tu vies comme ça, comme une bohème, et qu't'enchaîne les missions, et puis cette traque avec eux... »
« Yoru est mort de leur faute. Ils ont tentés plusieurs coups d'états et ils pourrissent les rues de Suna. Comment tu veux que je me repose ? »
« Et après tout ça, alors ? Tu feras quoi ? T'iras encore une fois toquer aux portes de Konoha pour dire coucou à tes nouveaux copains ? »
« C'est la guerre, Kinn. Et tu le sais. Tu sais tout comme moi ce qu'il se prépare, et je pense que t'en sais bien plus que moi. »
« Et toi alors, tu vas t'battre comme un soldat ? Tu vas mener des troupes, des groupes d'interventions partout dans le continent pour empêcher ça ? Sera, moi j'te l'dis, t'es pas à la hauteur. Alors ouais, t'es p'tètre maintenant une Jônin fichée A, mais tu feras quoi le jour où tu tomberas face à des plus gros tarés que Gin et les autres ? Là, tu joues avec des p'tits déglingués qui veulent s'en mettre plein les poches. Leurs gars sont peut-être dangereux, mais ils n'ont pas de pouvoirs spécialement redoutables. Tu sais quoi ? Un jour, j'ai vu des mecs de Kiri qui en savaient plus que toi sur le maniement du sabre. C'était des légendes. On les appelaient « Les sept épéistes de la brume ». Déjà rien qu'là, tu pourras rien faire contre eux. Ensuite, y'en a d'autres, ces ninjas louches qui ont des pupilles qui leurs permettent de visualiser et péter tous tes tenketsu. Puis il y a ceux qui te plongent dans des illusions tellement puissantes que t'es même pas capable de t'en libérer. T'sais quoi ? Gin, comparé à eux, c'est rien. »

Il marque de plus en plus de points. Je n'ai rien fait d'autre que de traquer de faibles criminels, exceptée cette mission avec Kageshi. Mais j'ai bien conscience que mes véritables combats n'ont pas encore débutés. 

« Son pouvoir de suggestion ne fonctionnait plus sur moi... » 
« Ouais, c'était un bon point mais il a fait c'qu'il a fait sans que tu puisses le voir venir. J't'ai aidée plus ou moins à développer ta technique là, que t'as appelée l'Akai Shikyo. C'est une bonne technique mais je sais quand tu l'as utilisée, et c'est quand tu portes des bandages. T'as encore du mal à te servir de ce genre de techniques. Mais si tu veux mon avis, avant de descendre dans les galeries, tu devrai apprendre à t'en servir correctement. Tu dois encore t'améliorer, car ces mecs t'attendent au tournant. »

Une fois ses discours terminés, il se lève et tapote amicalement mon épaule avant de retourner derrière son comptoir. Je continue à savourer mon bourbon, et quelques minutes plus tard, j'entends une voix désaccordée et nauséabonde d'alcool causer le trouble. C'est souvent comme ça ici : les habitués finissent par chercher des noises aux occasionnels et cette fois, il s'agit de l'un de ces foutus pelés, qui semble enclin à chercher les ennuis avec ce mystérieux visiteur. Très vite, Kinn réagit et demande à son client de se calmer. Je vais certainement devoir intervenir. Kinn est autoritaire et impressionnant, mais l'alcoolique lui, a perdu la raison.

« S't'euplaît, Goro, dégage d'mon rafiot et arrête de chercher des noises ! »
« Mais il est pas foutu d'me regarder, l'autre ! Ca fait des heures qu'il est ici et il a pas dit un foutu mot ! »
« Et alors ? Tout le monde a le droit de faire c'qu'il veut ici ! On est pas comme les autres foutues saintes du village ! »
« Ouais bah j'vais lui en coller une moi ! »

Je me lève rapidement et d'une démarche accélérée, je rejoins le dénommé Goro pour retenir son bras. Son regard se tourne vers moi. Il ne sait pas qui je suis et en profite évidemment : 

« Oh ? Salut ma belle ! » Je serre un peu plus son poignet. Une simple pression pour lui faire comprendre que je ne compte pas faire connaissance avec lui. Il essaye de me faire des yeux de biches. Kinn sait que je vais me montrer intraitable et nous rejoint également, lentement, tout en boitant et en s'efforçant d'accélérer sa démarche.

« J'te conseille de pas lui chercher des noises, à elle... Allez, Goro, dégage avant que quelqu'un ne doive t'accompagne à l'hosto. »

« C'est pas tous les jours que des ravissantes femmes viennent ici ! C'est quoi ton nom ? »

Je ne vais pas perdre de temps avec ça. Une simple prise d'art martiale me permet de bloquer son bras derrière son dos, et de lui faire goûter le bois usé de la table qu'occupe ce mystérieux visiteur. Face collée contre la surface, j'exerce de plus en plus de pression sur son bras. Il est entièrement paralysé et hurle déjà de douleurs.  

« Kuso ! Lâche-moi ! Lâche moi ! »

Je le force à se redresser et je le pousse dans la seule allée de la taverne. Son arcade percute violemment le coin d'un tabouret, puis le sol parqué. Il saigne abondamment mais n'a pas perdu connaissance. C'est la première fois que je me retrouve dans une misérable bagarre de bar. Ce sale type se relève dans l'espoir d'échanger quelques coups. Alors qu'il s'approche de moi, je dégaine promptement Chi Satsubatsu. Le piège de cette lame totalement invisible aurait fait réfléchir un ninja, mais pas un misérable vagabond de Suna, continuant d'avancer jusqu'à se transpercer lui-même l'épaule. Il est embroché et cette fois, il souffre réellement. Kinn s'occupe alors de lui en l'extrayant de ma lame. Il demande alors à l'un de ses hommes d'évacuer le pauvre alcoolique, et offre une tournée générale à tout ceux soudainement déçus de l'ambiance. Je range mon arme et me rend au comptoir.

« Kinn. J'ai renversée la consommation du mec, là-bas. Quand l'autre alcoolique bronchait... Donne lui un autre verre. C'est sur ma note. »

Quelque peu excédé par le fait que j'avais eue recours à mon arme, il grommelle mais s'exécute. 

« J'espère qu'il est pas furax. J'lui dis que c'est toi qui offre pour t'excuser ? »
« Fais ce que tu veux... »

Il s'exécute. Je profite de sa courte absence pour déposer mon arme sur le comptoir. Kinn et moi sommes les seules personnes à connaître la longueur exacte de cette lame. Etant son forgeron et étant le seul homme capable de rassembler ces types d'alliages, il revient pour l'examiner, en se saisissant en même temps de quelques outils traînant toujours dans ses poches. Un aiguisoir et quelques objets d'entretiens.

« Elle a un peu morflée, la pauvre. L'utilisation de ta technique l'abîme. Si tu me la laisse un peu, j'peux te réparer tout ça, et même la renforcer un peu. Avec ce que je prévois de faire, tu pourras utiliser l'Akai Shikyo à pleine puissance sans être blessée. »

« Fais donc. »

Je pars un court instant récupérer mon verre. Je rejoins aussitôt le comptoir tandis que Kinn, sur celui-ci, a déjà commencé à se mettre au travail. Depuis le temps que l'on ne s'était pas vus, on parle un peu de tout et de rien. On refait le monde, on évoque les souvenirs de nos entraînements et de nos petits accords. C'est l'un des seuls hommes encore debout à avoir connu mes parents. Il était un bon ami, et a toujours été très pudique sans nous plonger dans ses sinistres histoires. Je lui doit beaucoup de choses, et lui aussi : je l'ai mainte fois sauver de certains gangs, et lui, m'a souvent entraînée au kenjutsu. Même si ce n'est pas grâce à lui que je suis devenue aussi rapide au point de pouvoir utiliser le zanko sans problèmes, c'est en partie grâce à ses travaux de recherches que j'ai pu créer l'Akai Shikyo, et manier sans aucun souci Chi Satsubatsu.

« Boah... ce ne sera pas aussi long finalement. Un petit coup de pierre, quelques coups de marteau bien placés, et ce sera bon. »

Trente minutes plus tard, mon arme est prête. Kinn me la confie toujours aussi fièrement, comme s'il s'agissait d'un estimable bijou et en effet, si je devais un jour vendre Chi Satsubatsu, je suis certaine que j'en tirerai un bon prix. La lame est issue d'un alliage dont seul mon forgeron personnel a le secret. La garde est en céramique renforcée et le manche en ivoire, couvert par des rames en lins. Mais pour moi, ce katana très particulier est tout aussi important. Il représente une valeur sentimentale.

« Et voilà, Sera. Chi Satsubatsu est comme neuf. La lame a été renforcée. J'ai pas touché d'autres trucs. Normalement, tu pourras utiliser l'Akai Shikyo sans risquer de te couper les tendons, cette fois. »
« Merci, Kinn. » Dis-je avec le sourire, presque comme une enfant, en rangeant l'arme dans son fourreau. 
« J'sais pas si t'as remarqué, mais le mec du fond qui t'observais s'est barré... » Murmure-t-il en utilisant sa main comme vecteur, comme pour amoindrir le son de sa voix grave et caverneuse. Je tourne un instant la tête pour m'apercevoir que l'inconnu, très discrètement, était partit. Je me tourne à nouveau vers mon ami bizarre, en soupirant d'exaspération.
« Je suis certaine qu'il est de mèche avec les autres. Mais bon, je ne compte pas m'éterniser trop longtemps. Un dernier verre, et je vais descendre dans les galeries. »
« Ah ouais, comme ça ? T'as même pas d'plan... » Rigole-t-il.
« Oh si, que j'en ai un. J'ai vu les plans. Certaines galeries sont liées à des fondations, mais d'autres non. Je sais exactement comment me frayer quelques passages. De plus, grâce à toi, je peux utiliser ma technique sans craindre de répercutions. Je n'ai besoin de rien d'autre que Chi Satsubatsu. »

Kinn s'absente le temps de me servir une dernière fois. Je dépose l'argent sur le comptoir en l'échange de ma consommation. 

« Bah j'ai plus qu'à te souhaiter bon courage, alors. »

Je me trouve dans l'endroit le plus louche de toute la ville et j'espère que personne ne m'a suivie. Je suis cependant assez maligne pour expliquer banalement ce que je fais ici. Après tout, même si je sais maintenant où je dois aller pour en finir, j'étais initialement venue ici pour le début de ma nouvelle enquête. En cela, personne n'est obligé de savoir que celle-ci vient de prendre un tout autre tournant. Je sirote paisiblement mon bourbon pendant que Kinn, de son côté, sert d'autres clients et discute avec différentes relations. 


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風 | Suna no Genin
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          J'étais tendu, un crime resté sans réponse m'inquiétais. Au vu de la violence de ce meurtre, mon repas avait faillit surgir de mes entrailles. Je ne devais surement pas me mêler de ça, mais ma conscience me torturais, je pensais chaque jour à cet homme assassiné de sang-froid, et sa famille si toutefois, il en avait une que penserais tel de moi, le futur bras droit du kazekage, si je ne me débrouiller pas pour résoudre cette affaire et amené les commanditaires de cette abomination devant la justice.


          Maintenant persuadé que je me devais d'intervenir, je me rendis sur les lieux ou la victime avait été retrouvée morte, une personne était déjà sur les lieux. Je restais éloigné de cette femme, elle était peut-être liée à cette affaire, je me devais de la surveiller pour être sur de son implication ou non dans ce crime. Ma filature commença à l'instant précis où elle commença a bouger.


          Après un long dédale de rue de chemin et de ruelles, la femme entra dans une sorte de taverne gardée par deux grands mastodontes. Je savais déjà que je n'avais aucune chance de rentrée le dedans, il me faudrait donc attendre patiemment qu'elle sorte de cet endroit. Enfin après un long moment, elle sortit de là, quelle fus ma stupeur quand je me rendis compte que la femme que je suivais depuis un moment maintenant n’était autre que Shishiro Sera, une des plus grande kunoichi de Suna, comment pouvais-elle être lié à une affaire de meurtre. Je n'en croyais pas mes yeux, je ne pouvais pas le croire, mais après tout chaque homme a sa part d'ombre ou peut être me trompais-je, et elle se trouvait la seulement par le fruit du hasard. Il me fallait en avoir le cœur net avant de l'accuser a tort, je me devais de continuer à la suivre, si cela se trouve, elle avait des complices en la suivant encore un peu, j'en serais plus sur ses vraies intentions, et sur le pourquoi du comment elle fréquenté des lieux aussi malfamés de Suna.

          







Le paysage d'un blanc immaculé
Les fumés s’échappant de cheminé
Les arbres sans feuillage
L'odeur de bon fromage

Les décoration illuminées 
 Les enfant joyeux plein de liberté
Les branche de gui doux 
Les gens s'embrassant dessous 

Mais que ce passe-t-il ?
Ces détails si peu subtil
Annonce la période magique de l'année
Ou tout le monde est charmé
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