Nostalgie salée [Feat Sera & Haiiro]
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風 | Suna no Chûnin
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Nostalgie salée [Feat Sera & Haiiro]    Lun 30 Jan - 22:02
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Nostalgie salée




∞ Feat Sera & Haiiro




« Le cours est terminé les enfants. Vous pouvez aller manger, je vous retrouve dans une heure et demie. Et Yakima, cette fois-ci, évite de manger le repas de ton frère, je te prie... »



À peine Tetsuo eut-il fini de prononcer ces mots que tous ses élèves se levèrent. Visiblement tous très heureux de quitter la classe, ils se ruèrent hors de la salle pour aller manger. Un petit sourire aux lèvres, le professeur les regarda s’en aller. Ils étaient si mignons. Dire qu’il avait déjà vu passer tant de petites têtes blondes. Se perdant dans ses pensées, l’homme se surprit à repenser à ses premiers élèves. Cela faisait presque quinze ans. Bon sang que le temps pouvait passer vite. Déjà tant d’années avaient passé ? En y repensant bien, il était vrai que lorsqu’il avait intégré l’Académie, ses enfants n’étaient encore que des bambins. Aujourd’hui, ils étaient tous les deux de fiers shinobis du village. À cette pensée, Tetsuo comprit qu’il se faisait de plus en plus vieux. Ce fut sa femme qui le tira de souvenirs.



« Tetsuo, j’aimerais bien aller manger des sushis ce midi. Qu’est-ce que tu en penses ? »



Surpris par l’arrivée soudaine de sa dulcinée, le chûnin se retourna vivement vers elle. À l’entrée de sa classe, elle le regardait. La voir suffisait à le combler de bonheur. Chaque jour que Dieu faisait, il remerciait le ciel d’avoir la chance de partager sa vie avec elle. Désireuse d’une répons rapide, elle sautillait. Tetsuo connaissant bien sa femme, il put reconnaitre l’excitation dont elle faisait souvent preuve quand une envie soudaine lui venait. Un restaurant en compagnie de sa femme ? Qui aurait put dire non ? Pas lui en tout cas.



« Oui, si tu veux. Pas de sushis. »



« Oh c’est pas vrai... Tu es irrécupérable, tu le sais ? »



« Comment ça ? Tu pourrais quand même faire semblant Kuni... »



« Ha, Ha, Ha. Satisfait ? Allez viens, on y va ! On n'a pas beaucoup de temps devant nous. »




Remis à sa place par sa femme après cette blague d’un niveau incroyablement bas, le chûnin prit dans son bureau un peu de monnaie. Une fois sorti de la salle, il suivit sa femme. Ensemble, ils se rendirent dans une petit restaurant non loin de l’Académie. C’était un établissement réputé pour la qualité de ses poissons dans tout Suna. L’on disait qu’il faisait livrer ses marchandises depuis la mer par des ninjas. Le prix était élevé pour goûter à la cuisine du chef, mais la qualité était toujours au rendez-vous. Ceci étant, le couple ne roulant pas sur l’or, ils n’y venaient que rarement.



Peu soucieux de ce qu’il allait manger, Tetsuo laissa à son épouse le choix concernant leur repas. Après une courte réflexion, elle se tourna vers un plateau de sushis. La spécificité du menu en question était de présenter une myriade de produits tous différents. Certains étaient au thon, d’autre au concombre, au saumon ou encore même à l’omelette. C’était toujours l’occasion de manger des plats peu répandus. Pour accompagner le repas, au lieu de suivre sa femme et de prendre un thé noir, Tetsuo opta pour une bière légère en provenance du pays du feu: la Konoheineken. Face à ce choix, Mitsuha porta un regard plein de reproches à son époux.



« Je ne crois pas que ce soit bien raisonnable. »



« Ohhh. Je t’assure que ça va aller. C’est juste une bière. »



« Tout commence toujours avec "juste ceci et juste cela". »



« Allons bon, ça fait vingt ans qu’on se connaît. Ne me dis pas que tu n’as pas confiance en moi après tout ce temps ? »



« Là n’est pas la question. Qu’importe, santé. Mangeons, je n’ai pas envie de gâcher notre repas pour si peu. »



« Alors là, je suis bien d’accord. Bon appétit ! »




Ainsi commença leur repas. Comme toujours, le trentenaire s’émerveilla de la grande qualité de la nourriture qu’on lui servit. C’était merveilleux. Lui qui aimait beaucoup la bonne gastronomie, il était servi. Au fond de lui, il espérait un jour être aussi doué pour cuisiner. Au foyer, c’était la plupart du temps Mitsuha qui faisait à manger. Même si Tetsuo se débrouillait bien, il n’avait vraiment pas son niveau, c’était une évidence. Alors qu’ils mangeaient en parlant de tout et de rien, principalement des élèves et des cours, Kunieda sembla remarque quelque chose. D’un léger signe de tête, elle indiqua à son mari deux personnes qui venaient de pénétrer dans le restaurant.



« Dis, tu n’as pas l’impression de les avoir déjà vu ? »



Curieux, le chûnin regarda discrètement dans leur direction. Attentif aux détails, il les observa des pieds à la tête. Légèrement, il arqua un sourcil en se retournant vers son épouse. Avant de lui répondre, il termina de mâcher et d’avaler le sushi qu’il avait dans la bouche.



« Hum. Eh bien, oui peut-être. Franchement, je ne suis pas très physionomiste Mitsu, tu le sais bien. »



Spoiler:
 

© .JENAA


Dernière édition par Zen'Ichiro Tetsuo le Mar 31 Jan - 15:18, édité 3 fois
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Re: Nostalgie salée [Feat Sera & Haiiro]    Lun 30 Jan - 23:19
NOSTALGIE SALEE



" Pas un mot à quiconque. C'était chacun chez soi. Je ne tiens pas à ce que tout Suna le sache. "

Vous vous demandez comment je me suis retrouvée là ?
Vous voulez des explications ?
Vous pensez peut-être que je me suis encore faite avoir, et que je vais me plaindre ? Pas du tout.


Tout a commencé hier après-midi, à environ treize heure trente, au moment où je reprends normalement le travail à mon bureau. J'étais en temps administratif, accoudée à mon bureau pour enchaîner les affaires que je pouvais élucider d'un simple raisonnement. Il y a certains dossiers très faciles à traiter. Il suffit de circonstances, de quelques suspects, pour ensuite accéder à l'essentiel. Très peu de gens sont méticuleux au point de tout dissimuler et je n'ai pas besoin de voir une scène de mes propres yeux pour déduire très simplement de ce que j'appelle être « des crimes et des enquêtes de tous les jours ». C'était donc une journée normale, tintée de riens cafardeux et prosaïques. Puis était venu Haiiro à mon bureau. Une chose peu commune qui m'avait amusée ; « le héro », le membre honoraire de l'ANBU qui était venu me demander mon expertise. L'archétype même du ninja que l'on imaginerait parfaitement apte à travailler seul, ou en tout cas accompagné de son réseau très particulier. Mais il faut-il croire que même au sein des services secrets, il n'y a pas meilleure enquêtrice que moi.

Pour la première fois depuis mon retour de ma mission de rang A avec Kageshi, j'avais dû quitter mon bureau pour me rendre sur une scène de crime. Ce n'est pas ce genre d'enquête que je préfère. Ce genre de crime est facile à élucider. Il suffit d'observer la pièce puis le corps. Mais cette fois, c'était différent, très bien orchestré, et il m'a fallu bien plus que de la logique pour réussir. Et finalement, rien n'est plus irrésistible que l'intelligence : moi qui pensait qu'Haiiro Soramaro n'était qu'un commandant de guerre, son scepticisme m'avait interpellée. Tout portait à croire au suicide de l'avocat de Yusuke Yaji, membre du Cercle Fermé de La Cour désormais évadé de prison. Mais lorsque l'ANBU vous cherche, vous pouvez vous attendre à quelque chose de plus étrange, de plus tordu. Après Jisei Hitanabe, Yukku Oreka avait été retrouvé mort dans sa maison. Selon son entourage, il serait rentré directement après le travail, et lors des quarante-huit heures suivantes, aucune activité n'aurait pu laisser supposer un assassinat. Il suivait un quotidien très ordonné; entre travail, famille et réunions. Un planning parfaitement millimétré, qui ne lui laissait jamais le temps de vaquer à d'autres occupations. En somme, un politique honnête, investi dans son travail et extrêmement respectueux de la loi. Quelqu'un qui savait lire entre les lignes, et quelqu'un qui conseillait et orientait très fréquemment le corps judiciaire du village dans de très nombreuses affaires d'homicides ou de vols. Beaucoup avaient cru qu'il avait finalement succombé au surmenage, qu'il avait fini par s'attrister des faits récents, de la mort et de l'implication douteuse de son ancien collègue dans l'affaire de Yusuke Yaji. Si il n'y avait sur place aucune trace de lutte, il restait tout de même à procéder à une autopsie. Un jônin accompagné de son équipe appuyait la thèse du suicide : aucune trace de piqure, aucune trace de coup, ni aucun symptôme de maladie cardiaque recensé à ce jour. Rien de suspect à priori, mais il restait à étudier la seule pièce à conviction présente : le corps même de la victime.  

Après des analyses poussées dans les laboratoires des services secrets, nous étions parvenus à retrouver des infimes traces de clostridium botulinum. Assez répandu dans la terre et dans les sédiments aquatiques, parfois présent dans l'intestin de certains animaux, il s'agit d'une bactérie pouvant provoquer une maladie grave due à la toxine qu'elle secrète. Le plus surprenant était que cette trouvaille ne fut pas la mienne, mais celle d'Haiiro. Il savait qu'après une incubation de douze à quarante-huit heures, des symptômes digestifs discrets -des vomissements, pouvait apparaître, et que la paralysie se manifestait d'abord par des troubles de l'accommodation et de la déglutition pour finalement atteindre les muscles respiratoires. Ainsi, la toxine botulique se trouvait être l'une des plus actives, la dose mortelle pour l'homme étant d'environ un microgramme.
Ce fut donc la première fois que quelqu'un avait réussi à devancer mes raisonnements tout en procédant à des analyses justes et poussées. Autant donc dire que cela revenait à parler à mon cœur. Je n'admire que ceux qui sont capables de me surpasser sans me laisser voir ou comprendre le cheminement de leurs pensées. En ce qui concernait mon comparse, celui-ci était doué de certaines connaissances dans la recherche. Il était au final un traqueur de rang A; ce que j'avais oublié tant je m'étais concentrée sur le fait que lui aussi s'était spécialisé dans le maniement des armes.
Finalement, le caractère héroïque et dévoué d'Haiiro n'était pas la seule chose qui le caractérisait en tant que membre des services secrets : il était un analyste hors-pair. Quelqu'un de doué dans la recherche plus que dans la déduction contrairement à moi. Quelqu'un dont j'aurai toujours besoin pour m'accompagner dans mes enquêtes les plus complexes. Mes capacités à déduire ne me laissent pas toujours l'occasion de me disperser au profit de recherches annexes; ce qui constitue pour moi une faiblesse.

Le soir, nous marchions ensemble après cette enquête. Je le voyais tout simplement d'un autre œil : même si je le savais orphelin, seul et tout juste ressorti d'une longue période d'alcoolisme, j'admirais sa stature. Sa manière d'afficher fièrement ce qu'il était, ce pourquoi il se trouvait dans nos rangs. Mais son attitude quasiment militaire dissimulait cependant quelque chose : un côté humain des plus simples d'une fois que le masque était tombé. Après plusieurs années, c'était la première fois que je l'avais vu plus décontracté, presque nonchalant. Je le voyais beaucoup plus équilibré et résolu que moi ; encore plus depuis que le Kazekage nous avaient convoqué en personne. Haiiro dit toujours combattre « pour nos proches et nos foyers », et il ne suffisait que de le regarder pour être sûr de son nindo.

C'était la première fois que je n'avais pas refuser de boire quelques verres chez quelqu'un. J'avais tout simplement accepté l'invitation car elle provenait de quelqu'un digne de confiance, de la personne que je connaissais depuis plus d'une dizaine d'années. Je me sentais à la fois admirative mais également en confiance. Alors, dans son trou à rat, dans l'un des appartements de l'immeuble le plus âgé de Suna, j'étais arrivée au point où je n'étais plus capable de compter le nombre de verres de Kirin Ichiban que j'avais consommées avec lui. Pour la première fois, je riais à pleine dents. Je pouvais parler librement, échanger des souvenirs, échanger des moqueries ; et vous vous doutez désormais du reste.

Il y a des choses qu'on ne contrôle pas; qu'on ne peut pas accepter ni refuser tant elles se manifestent promptement, aussi vite que la lumière. Vous savez donc maintenant pourquoi je me tiens là, au lever du soleil, avec seulement une doublure de kimono sur les épaules, et surtout avec un sale mal de crâne. Mais avec aucun regret et au contraire, j'ai le cœur plutôt léger.

« Mais on remet ça quand tu veux, hein, tête de nœud. C'était un véritable coup en traître, ça. Et tu aurais pu éviter de parler de cette année à l'académie où on s'étaient battus parce que je voulais te voler le goûter que les parents de Ganbai t'avaient fait. Je me sens encore coupable. En même temps, on t'appelait déjà « le héro », et c'est un sacré pseudonyme de fayot, ça. C'est pas pire que « l'Ombre de la Mort », mais c'est pas loin. » Dis-je nonchalamment et avec un sourire moqueur tout en explorant la chambre vétuste d'Haiiro pour tenter de retrouver l'ensemble de mes habits et de mes accessoires. D'habitude, je veille toujours à avoir Chi Satsubatsu prêt de moi mais cette fois, je ne sais tout simplement pas où j'ai pu jeter mon arme tant adorée. Mais je n'ai pas spécialement l'envie de songer à nouveau au sang qui coule; à toutes ces tortures. Pour l'une des rares fois depuis les événements de Gin Hiba, je me sens réellement bien. Tout paraît claire; facile à atteindre.

« Et avec le salaire que tu as, t'es même pas foutu de retaper ta caverne... » murmure-je dans un effort pour récupérer quelques vêtements s'étant glissés sous le sommier du lit. Je me redresse et une fois prête, je me dirige dans la salle de bain pour baigner d'un peu d'eau mon visage. Haiiro s'était pendant ce temps habillé de ses vêtements de fonction. Toujours ce même ensemble noir renforcé, qui lui donnait un air si formel, si strict alors qu'en dehors de l'exercice de ses fonctions, il était bien différent. Toujours valeureux, mais plus accessible.

Nous nous dirigeons à présent en direction des bureaux. Le simple fait de venir accompagné sur mon lieu de travail semblait amuser quelques collègues du membre honoraire de l'ANBU qui aujourd'hui, allait m'aider à poursuivre notre enquête de hier. Maintenant que nous pouvons prouver que Yukku Oreka a bien été tué, nous allons pouvoir ouvrir un nouveau dossier et travailler ensemble. Je me sens un peu gênée et j'ai sans doute l'air bien plus dispersée que d'habitude. Assis tous les deux face à mon bureau, nous nous partageons l'écriture de notre rapport. Haiiro détaille la cause du décès tandis que j'analyse les dossiers des quelques personnes ayant vu la victime ces derniers jours. Aucun d'entre eux n'auraient pu commettre un meurtre ; mais les apparences peuvent être trompeuses. Cependant, Yukku Oreka était en charge du dossier d'un des doyens de La Cour. Peut-être que l'organisation est impliquée, et que nous sommes maintenant dans une impasse, car il s'agirait des actes de leur émissaire. C'est une réflexion dont je fais rapidement part à mon assistant, avant d'arriver à saturation, plusieurs heures plus tard.

« Allons manger. On avance pas et il faut tout simplement qu'on interroge les personnes l'ayant vu pour la dernière fois... »

Le temps a défilé très vite et il est déjà onze heures et demi. Le temps pour nous de faire une pause. Nous nous levons en même temps pour nous diriger dans un restaurant recommandé par Haiiro. Je ne prenais jamais le temps d'un véritable repas durant cette pause, et je préférais prendre à emporter pour manger au bureau tout en continuant de travailler. Mais il semblerait qu'une chose impensable se profile pour moi, Shishiro Sera, que l'on dit être ingérable et trop caractérielle pour s'accorder un peu de bonheur et de temps libre en dehors de quelques heures de méditation. L'envie et le plaisir de fréquenter quelqu'un précipite mes pas. Ceux-ci me guident inlassablement vers le lieu dans lequel je sais que je vais passer un bon moment, aux côtés d'un homme pour qui mon cœur chavire étrangement. Pour autant, je ne veux pas que ça se sache ; je ne veux pas que certains compagnons d'armes se mettent à me poser des questions sur ma vie privée. Je tiens à rester discrète, mais c'est déjà trop tard. J'ai négligée le fait que depuis ma réhabilitation au sein du département d'élite, j'étais toujours venue seule, et que jamais personne ne m'avait encore secondé durant mon temps administratif. Encore moins un jour où mes cheveux étaient attachés, et où mes cernes obscurcissaient d'avantage mon regard déjà assez sombre, et trahissaient mon manque de sommeil.

Nous passons devant la façade du restaurant. Je jette un œil très bref sur le tableau affichant les spécialités de l'établissement, mais surtout les prix.

« C'est super cher, là-dedans... ! C'est un rencard ou quoi ?! »

Mais la porte est déjà ouverte et nous sommes déjà conviés à rejoindre nos couverts. Néanmoins, mon bras s'interpose à la marche d'Haiiro. Non seulement j'ai passée une nuit agitée en compagnie d'un soldat avec qui j'ai partagée de très nombreux moments en études et en missions, mais en plus de ça, je reconnais de suite l'un de nos anciens sensei. Zen'Ichiro Tetsuo fut notre tuteur il y a plusieurs années. Il était en charge de notre promotion et c'était en partie grâce à lui que nous avions réussis l'examen genin. Il n'avait pas tant changer; toujours aussi égal, discret et tranquille. J'ai de bons souvenirs de lui malgré le fait qu'à cette époque, les choses n'étaient déjà pas faciles.

« C'est pas vrai... suis-moi. Tu l'as reconnu, n'est-ce pas ? » Murmure-je avec le sourire, avant de marcher précipitamment vers sa table. Il semblait également accompagné. Une autre chose que j'ai apprise grâce à Haiiro : celle de me mettre au garde-à-vous et de montrer une attitude exigée par notre rang face à ceux qui comme nous, luttent pour leurs proches et leurs foyers.

« Zen'Ichiro-sensei... c'est un plaisir de vous revoir. Vous vous souvenez de moi ? Shishiro Sera. Lui, c'est Soramaro Haiiro. Nous étions dans votre classe, il y a très longtemps. Puis nous étions membres de l'équipe 4. »



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NOSTALGIE SALEE



" Pas un mot à quiconque. C'était chacun chez soi. Je ne tiens pas à ce que tout Suna le sache. "

Les premières paroles de Sera lors de cette matinée étaient bien différentes que les dernières de cette courte nuit. Haiiro, réveillé par ce soudain mouvement matinal, ne s'était pas rendu compte de l'heure : croyant au début que la jeune femme comptait s'en aller de peur d'être par la suite sujette à toute forme d'indiscrétion, l'orphelin lui, fronçait le regard pour voir un peu mieux dans la soudaine lumière des stores qu'il avait oublié d'abaisser, et surtout pour surmonter la douleur qui martelait ses tempes. En contre jour, Shishiro Sera n'avait l'air que d'une ombre au milieu de ce soleil matinal; forme comparable à celle des souvenirs vagues du héro, qui tentait de s'accaparer de quelques souvenirs approximatifs mais vivifiants.
Il était six heures du matin et Haiiro, seulement couvert d'un léger drap, souriait moqueusement de la remarque de la donzelle. Veillant à ne pas se découvrir en agrippant le tissu, il regardait autour de lui pour espérer trouver à porter de main quelque chose pour se couvrir. Dans son mouvement ample et lui nécessitant de s'étendre de tout son long pour se saisir de quelques sous-vêtements, il rétorqua :

" T'as peur des railleries des vieux collègues que tu te coltines depuis ta réhabilitation ? Ca va, on se connait depuis tellement d'années... "  

Et qui aurait pensé qu'une simple mission aurait pu unir deux anciens rivaux qui même après avoir repris contacts, songeaient encore à maintenir leur distance ? Ce fut suite à cette seule interrogation qu'Haiiro laissa s'échapper un léger rire. Amusé mais également joyeux d'avoir pu passer d'agréables instants en compagnie de sa plus ancienne connaissance, il se prépara en même temps qu'elle. Tandis que la jônin cherchait encore quelques habits hasardeusement jetés dans les quatre coins de la pièce, Haiiro semblait avoir plus de facilité à regrouper les siens, également pour la plupart plus lourds et plus solides. D'habitude vêtu de noir, il avait d'abord pu se munir des textiles les plus légers par-dessus lesquels il ne lui manquait plus qu'à porter son costume et ses multiples accessoires.

" Mais on remet ça quand tu veux, hein, tête de nœud. "

" De nous deux, c'est toi qui a le plus de nœuds dans les cheveux. Et tiens, c'est à toi ! " Ria-t-il tout en attrapant au passage Chi Satsubatsu rangée dans son fourreau, pour ensuite la jeter à Sera. " J'avais oublié de te dire que tu t'étais prise une sacrée trempe, ce jour-là. Pas de moi, mais de Ganbaï. Il ne fallait jamais rigoler avec la nourriture en sa présence... "

Étonnement bien réveillé et tonique dès le réveil, le jeune homme n'avait également aucun mal à arranger sa présentation : ses cheveux longs et rasés sur le côté ne devaient qu'être rabattus en arrière pour avoir l'air coiffés, contrairement à l'enquêtrice qui elle, devait les attacher tant ceux-ci étaient ébouriffés. Cherchant toujours quelques affaires, elle murmura dans un effort au cours duquel elle dû étirer son bras pour chercher sous le sommier.

" Et avec le salaire que tu as, t'es même pas foutu de retaper ta caverne... "
"  Ma foutue caverne n'a pas l'habitude d'accueillir des invités. Et puis je préfère investir dans d'autres choses. " Soupira Haiiro tout en s'équipant de ses solides bottes comportant des plaques d'aciers au niveau des chevilles, des talons et des pointes. En dernier, il ferma sa longue veste, ajusta ses épaulières, et la ceinture soutenant ses deux dagues.

Cet habillage éclair permit au duo de rapidement se rendre au travail dans le but de poursuivre l'affaire entamée hier. L'assassinat mystérieux d'un bureaucrate victime d'une puissante toxine aux propriétés idéales pour faire croire à une vulgaire attaque cardiaque, ou à un suicide. L'ouverture de ce nouveau dossier nécessitait la présence des deux investigateurs au même bureau. Haiiro, apprécié pour sa bienveillance et son amabilité, ne manqua pas de croiser quelques regards suspicieux ainsi que quelques sourires à la fois amusés et moqueurs. Néanmoins, considérant que durant le port de son uniforme il lui fallait maintenir une bonne attitude, il ne réagissait pas, et s'installa sérieusement face au bureau de l'enquêtrice responsable du département, et ce depuis sa distinction proclamée par l'intendant lui-même. Si ce n'était que des échanges de quelques regards complices, le membre honoraire de l'ANBU se devait de surmonter les restes d'un peu de fatigue qui humidifiaient son regard et empêchaient une écriture fluide. Décrire parfaitement les propriétés de la toxine extraite du corps de Yukku Oreka était compliqué. Présumer l'heure exacte de sa mort l'était tout autant, car il lui fallait également déduire avec exactitude l'heure où celle-ci avait pu être ingérée. Plus à l'aise lors des travaux de recherches que lors de ses travaux d'observation, ce fut avec l'aide de l'experte en la matière qu'il pu obtenir une réponse sûrement juste au possible.

Le rapport d'autopsie une fois fait, le plus compliqué était désormais de trouver un suspect principal. Selon le degré d'implication du bureaucrate dans l'affaire de Yusuke Yaji, plusieurs pistes pourraient s'ouvrir; mais impossible de le savoir sans un véritable travail d'investigation. Après plusieurs déductions et plusieurs théories improbables pour la plupart, le binôme s'arrêta de travailler.  

" Allons manger. On avance pas et il faut tout simplement qu'on interroge les personnes l'ayant vu pour la dernière fois... "

Suite à cette remarque, Haiiro leva le regard vers la seule horloge suspendue de l'espace ouvert dans lequel travaillaient dix autres hauts gradés du village. Le temps était passé très vite, si bien qu'il était déjà l'heure de la pause de midi. Il fut alors le premier à se lever et à proposer à Sera un restaurant qui la changera certainement de ses mauvaises habitudes à consommer le plus vite possible des plats à emporter pour se remettre aussitôt à travailler avec tout autant de zèle.

" Je connais un très bon restaurant pas loin des bureaux. Ils ont les meilleurs poissons de Suna, et peut-être même du Pays du Vent. "

Il n'était pas évident de changer les habitudes de quelqu'un; surtout quand il s'agissait d'une femme caractérielle et passionnée par son travail mais à la grande surprise du jônin, Sera accepta. Haiiro ouvrit donc la marche pour l'accompagner jusqu'au lieu dit, se présentant à l'angle de l'une des ruelles bifurquant sur le plus grand boulevard du village caché. Un lieu agréable avec une enseigne colorée et mise en valeur par une grande ardoise proposant les menus les plus couramment demandés.

" C'est super cher là-dedans... ! C'est un rencard ou quoi ?! " S'exclama Sera après avoir rapidement aperçue les prix affichés. Haiiro haussa les épaules et soupira d'une réaction à laquelle il s'attendait. " Arrête, avec le bonus que t'as dû toucher suite à ta mission de rang A, tu peux au moins te payer dix menus complets... mais bon, si c'est un rencard... " Murmura-t-il, soucieux d'attirer les regards de quelques personnes dînant en terrasse, tout en s'avançant de quelques pas pour ouvrir la porte du restaurant, et laisser Sera passer devant lui. " Alors autant que je t'invite... "

Prêt à se diriger à la table indiquée, Haiiro fut stoppé dans sa marche par le bras de Sera lui faisant barrière. Sa question l'interpella alors. Il suivit le regard de la donzelle jusqu'à reconnaître un visage du passé : Zen'Ichiro Tetsuo, professeur à l'académie de Suna, fut le premier ninja a avoir pris en charge les deux jeunes gens alors qu'ils n'étaient même pas encore genin. Ce fut donc en grande partie grâce à son enseignement qu'ils purent s'initier aux arts ninjas avant qu'ils ne soient pris en charge dans une équipe. Suivant Sera jusqu'à la tablée, Haiiro souriait légèrement en se remémorant de ses premiers instants en tant qu'aspirant. Il était aujourd'hui, grâce à sa persévérance mais aussi grâce à de nombreux ninjas honorables de Suna, devenu un ninja d'élite.

Pour une fois, l'enquêtrice à l'humour pince-sans-rire n'avait pas oubliée de se gainer et de montrer son respect face à ses compagnons d'armes. Zen'Ichiro Tetsuo semblait accompagner de sa femme qu'Haiiro savait également en charge de l'académie. Se voulant toujours droit, sérieux et bienveillant dans l'exercice de ses fonctions, il se mit au garde-à-vous le temps de ses salutations.


" Sensei. C'est un plaisir de vous revoir. "

Rompant ensuite avec un sourire qu'il ne parvenait pas à retenir, toujours droit et tonique cependant, il ajouta, d'une voix paisible :

" Ça fait plusieurs années. Le temps passe si vite... "

Pourtant, tout ce chemin parcouru semblait avoir fait d'Haiiro et de Sera de puissants ninjas, d'autant plus qu'ils étaient désormais plus hauts gradés que leur premier tuteur. Néanmoins, l'humilité était un trait de caractère connu chez le jeune homme, bien souvent plus préoccupé du moral de ses hommes que du sien. Raison de plus pour l'élite de se montrer digne de son rang très particulier de Commandant " Shitei-kan " au sein de l'unité Hinin de l'intendant du Kazekage, ainsi qu'en tant que membre honoraire de l'ANBU. Shishiro Sera quant à elle, avait de plus en plus la prestance nécessaire à l'initiatrice du traité de l'alliance entre Konoha et Suna. La très sollicitée enquêtrice et ambassadrice aux ordres de Kageshi s'éloignait de plus en plus du spectre de Shiro Hikage.  

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Re: Nostalgie salée [Feat Sera & Haiiro]    Mar 31 Jan - 16:06
... ... ...
Nostalgie salée




∞ Feat Sera & Haiiro




« Bon sang, fais un effort Tetsu. Je te dis qu’on les a déjà vu. »



« Mouais. N’empêche que tu ne sais pas plus que moi qui ils peuvent bien être... »



« Oh ça va. »



« Que ? Regarde, ils viennent vers nous. »



« C’est pas vrai... »




Face à la réaction de son épouse, le chûnin décida d’observer plus sérieusement les deux inconnus. Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’il ne s’agissait en rien d’inconnus. Face à la grande surprise à laquelle il faisait face, Tetsuo en fit tomber le sushi qu’il était sur le point d’avaler. Tandis que le fin morceau de poison chutait de son trône de riz, notre homme eut la bouche bée. Le couple vint jusqu’à eux et se mit au garde-à-vous. En même temps que leurs paroles, le trentenaire se rappela. Haiiro Soramaro et Shishiro Sera, voilà qui ils étaient. Un air passablement bête, le professeur laissa échapper l’étendue de sa stupéfaction.



« Oh ! »



Pour sûr qu’il se souvenait d’eux. Le petit Soramaro, le «héros» comme on le surnommait depuis toujours et la petite Sera, instigatrice du traité de paix entre Konoha et Suna. D’un coup d’œil à sa bière, Tetsuo se surprit à penser que s’il pouvait se délecter d’un tel produit, c’était en partie grâce à la jeune femme. Soudainement rendu muet, le chûnin chercha du soutien auprès de sa femme. Elle aussi semblait bien étonnée, même si elle restait plus normale que son époux.



« Sera, Haiiro, le plaisir est partagé. Nous avons entendu bien des louanges à votre sujet. »



Des louanges ? Voilà bien un doux euphémisme. Ces deux shinobis étaient des combattants d’élite. Ils représentaient la crème de la crème de Suna. En les regardant, Tetsuo avait bien du mal à se dire qu’il avait été un temps leur formateur. Cela faisait si longtemps. Déjà plus de quinze ans. Bon sang que le temps passait vite. À l’époque, il n’aurait eu aucun mal à les mettre à terre d’une pichenette. Aujourd’hui, lui et son épouse réunis ne seraient même pas en mesure de les fatiguer. Un très large sourire aux lèvres, le chûnin était vraiment fier d’eux. Pour un professeur voir ses élèves devenir de si puissants ninjas était une véritable réussite. C’était là le but de son métier, former les générations futures pour qu’elles prennent la relève. Avec de tels éléments, il n’avait aucun raison d’avoir honte.



Les revoir était particulièrement délicieux pour Tetsuo. En effet, les deux jônins avaient dans le temps fait partie de sa première promotion. Alors qu’il ne faisait que débuter à l’Académie de Suna, ils avaient été parmi ses premiers élèves. Ce n’était vraiment pas rien. Dire qu’il avait contribué à leur formation. C’était un vrai bonheur. Lui qui avait été dans le temps un véritable paria, haï de ses pairs et rejeté de tout le village, il avait réussi à mener à bien la mission que le Kazekage lui avait donnée. Ces deux jeunes gens représentaient la réussite de Tetsuo, ils étaient le symbole vivant de sa rédemption, de sa seconde chance. Fou de joie, l’homme frappa vigoureusement sur la table, ne manquant pas de renverser quelques sushi au passage.



« Le petit Haiiro-kun et Sera-chan ! Bon sang, mais c’est super de vous revoir. »



« Tetsuo un peu de tenue. Tout le monde nous regarde... »



« Oups. Pardon. Eh bien asseyez-vous. Vous nous ferez bien le plaisir de vous joindre à nous ? C’est moi qui invite. Vous prendrez bien une petite Konoheine... »



Avant qu’il n’ait eu le temps de terminer sa phrase, le professeur sentit peser sur lui un regard noir. Interrompu, il tourna légèrement la tête vers sa femme. Le regard dur et empli de reproches, elle le fixait sans rien dire. Lui qui la connaissait si bien, il comprit de suite l’erreur qu’il était sur le point de commettre. L’air de rien, il se rattrapa en toussotant légèrement.



« Hum hum, oui donc vous prendrez un peu de THÉ noir... Allez, allez, ne vous faites pas prier asseyez-vous les jeunes. J’ai plein de questions à vous poser. Ça doit faire au moins dix ans que je ne vous avais plus vu. »



« Neuf ans pour être exact. Chéri, peut-être que cela ne te semble pas forcément évident, mais ils ont certainement envie d’avoir un peu d’intimité. »



« D’intimité ? »




Un sourcil levé, Tetsuo observa un instant les jeunes gens avant de jeter un regard à son épouse. Sans dire le moindre mot, elle tenta de lui faire comprendre quelque chose. Lorsqu’il réalisa ce dont il s’agissait, le chûnin ne put s’empêcher de rire intérieurement. D’un naturel taquin, il ne pouvait s’empêcher de les embêter un peu. Prenant un air ostensiblement malicieux, du genre de ceux des enfants dans pareille situation, il s’adressa à eux en faisant rouler ses mots.



« Oh... Je voiiiiis. Ainsi donc, mes deux petits protégés roucoulent ensemble. C’est une magnifique nouvelle. »



Il n’en avait aucun idée, seulement, sa femme avait le don de cerner les gens. Si elle voulait qu’il les laisses tranquilles en intimant ce propos, c’était qu’elle devait avoir mis la main sur quelque chose. Tetsuo étant connu pour s'immiscer très souvent dans les affaires sentimentales des gens, il ne pouvait pas laisser une pareille occasion. L’air toujours très taquin, il se mit à guetter la moindre réaction de leur part. Les joues qui rougissent ? Le regard fuyant ? Un bégaiement. Il allait se montrer attentif à tout petit détail. L’air las, Mitsuha soupira.



« Tu es vraiment irrécupérable. Laisse les donc tranquille. »




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Re: Nostalgie salée [Feat Sera & Haiiro]    Mer 1 Fév - 12:53
NOSTALGIE SALEE



" Sera, Haiiro, le plaisir est partagé. Nous avons entendu bien des louanges à votre sujet. "

Tant de chemin parcouru pour finalement être reconnue. J'échange un rapide regard de satisfaction avec Haiiro. Notre rôle au sein du village est essentiel et bien trop précieux pour des fois nous laisser l'opportunité de réaliser qu'au final, nous sommes des privilégiés. Mais nous ne sommes pas des génies pour autant : notre situation personnelle très particulière a toujours influencée notre comportement en tant que ninja. Ma volonté à surmonter ma condition, celle d'Haiiro à servir son village tout en pouvant subvenir à ses besoins en tant qu'orphelin. Si certains ninjas sont nés guerriers, nous, nous le sommes devenus. Des armes aux services de la plus redoutable et de la plus influente branche du village. Après de nombreux entraînements tout au long d'un parcours tumultueux, nous avons oublié que c'est grâce à nos efforts si nous en sommes arrivés là aujourd'hui. En ce qui me concerne, je pense être en pleine phase de transition : mon statut professionnel a changé depuis plusieurs mois, et a encore changé récemment, depuis le Traité de Paix. Si auparavant je n'avais pas vraiment idée de ce qu'il s'agissait réellement d'être un ninja, aujourd'hui je le comprends et je l'accepte pleinement. Le seul membre de l'ancienne escouade du Kamen no Gunsei présent à mes côtés aura contribué avec d'autres à cette prise de conscience. Si pendant longtemps ma vie était dédiée à la chasse à l'homme, je fais aujourd'hui partie d'un organisme qui mène dorénavant la même croisade que moi.

Avoir réintégrée une nouvelle escouade au service du Kazekage est une chose qui m'effrayait auparavant. Je me voyais revivre les mêmes choses que par le passé, et c'est ce pourquoi j'avais décidée de fuir Haiiro. Cependant, nous avons grandi et nous maîtrisons désormais notre potentiel et plus que tout, notre nindo est claire. Au final, tout s'est déroulé naturellement : nous avons tous faits des erreurs, et nous en sommes ressorti plus grands. Il m'est également étrange de savoir que le Conseil a rapidement repris confiance en moi, après toutes mes tueries et mes écarts de conduites. En plus d'être enquêtrice et directrice de mon propre département, je suis désormais en charge des nouvelles missions les plus périlleuses que l'on peut assigner à un ninja.  

"  Vous nous ferez bien le plaisir de vous joindre à nous ? C’est moi qui invite. Vous prendrez bien une petite Konoheine... "

En temps normal, je n'aurais rien contre une bière fraîche, mais pas cette fois-ci. Je ressens encore un peu de fatigue, bien que tout de même un étrange confort. Je me sens presque apaisée, et pour une fois peu préoccupée par mes habituelles séries d'enquêtes complexes et sordides. Sans doute parce que je divise mon travaille avec d'autres ninjas; parce que je me facilite la tâche et également parce que depuis deux jours, je ne vie plus le même quotidien.
Nous nous joignons donc aux deux directeurs de l'académie après avoir empruntés deux chaises à une table voisine. Nous commandons aussitôt nos menus. En ce qui me concerne, quelques sushi et un boeuf aux oignons me suffira. Je ne peux pas me permettre de trop manger, au risque d'être trop encombrée cet après-midi pendant mon travail.

" Chéri, peut-être que cela ne te semble pas forcément évident, mais ils ont certainement envie d’avoir un peu d’intimité. "

Tetsuo nous observait de la même manière que d'antan, un sourcil levé et espiègle. En tant que bon Chûnin et qu'excellent professeur, il était plutôt bon en observation, et il a sans doute vu mes joues rougir un peu plus, accentuant mon naturel teint mate. Sur ce coup ci, moi qui comptait cacher à mes collègues ma relation avec Haiiro, je suis plutôt démasquée, et je n'ai pas le choix de le reconnaître. Néanmoins, je ne comptais pas forcément profiter d'un autre moment privilégié avec lui. La présence de notre ancien sensei me permettra de me créer un nouveau contact professionnel, et peut-être amical. En tant qu’ambassadrice, il est essentiel pour moi de lier tous les ninjas de ce village à la cause du Traité de Paix. Cela fait partie de l'un de mes rôles et de l'un de mes nombreux objectifs. Je veux m'assurer que nous marchons tous vers un seul but : celui de fonder une paix durable.



" Oh... non, ne vous inquiétez pas, nous ne sommes venus que pour dîner. Merci pour votre invitation... " Dis-je en ajustant la position de ma chaise, avant de me sentir un peu plus embarrassée. Tetsuo a toujours été taquin avec ses élèves; c'était sa manière de les recadrer mais également de montrer sa perspicacité. Aussi bon pédagogue que bon élément au sein du village, je sais bien qu'il ne faut jamais sous-estimer les personnes les plus extraverties. Et même si je suis plus discrète et que ma gestuelle ne me trahit que très rarement, je préfère jouer la carte de la vérité car au final, si moi, l'enquêtrice toujours en quête de vérité se mettait à mentir, quel sens aurait ma vocation ?

" Oh... Je voiiiiis. Ainsi donc, mes deux petits protégés roucoulent ensemble. C’est une magnifique nouvelle. "

Je ne veux pas reproduire les mimiques que je vois le plus souvent en temps de gêne. Je fais mine de me montrer neutre et impassible, en laissant mes avants-bras posés sur le rebord de la table. Je tente donc de me montrer à l'aise, et de renoncer au fait de toujours garder un grand secret en ce qui concerne ma vie privée. Néanmoins, mon passé n'est quant à lui plus un secret. Tous le monde connaît Shiro Hikage, ses gloires mais surtout ses actes de violences à l'encontre des criminels. Au final, je préfère que l'on se souvienne de moi comme quelqu'un de plus accessible, et surtout de moins effroyable.

" A vrai dire, senseï, c'est assez récent. Quelques jours seulement. Nous partageons une enquête ensemble. Nous ne pouvons énoncer trop de détails car le dossier vient seulement d'être traité. Nous devons interroger quelques personnes après le repas. Après nos études à l'académie, nous avons rejoint l'équipe quatre, sous la tutelle du maître d'armes Hayate Ryusaï. Avec Yoru Suika, nous avions suivis un cursus particulier en kenjutsu et en bukijutsu. J'ai été la première à quitter l'équipe pour poursuivre une autre formation, tandis que Yoru était rapidement devenu ninja de rang supérieur. Haiiro fut le seul à rester étudier auprès de maître Hayate, jusqu'à ce qu'il devienne lui aussi Jônin. Nous nous étions tous retrouvés quelques années plus tard au sein d'une escouade spéciale. Ganbai Hayakashi nous avait rejoint par la suite. Malheureusement, beaucoup de choses s'étaient déroulées à cette époque là. Ganbai n'avait pas réussi à résister à la pression et est partit de Suna pour rejoindre son village natal au sud. Yoru, lui, est décédé il y a peu. De tout ceux que nous connaissions, Haiiro et moi sommes les seuls à encore travailler ensemble après tant d'années. Aujourd'hui, nous répondons tous les deux aux ordres directs du Conseil ainsi que du Kazekage. Haiiro est commandant des forces spéciales, tandis que je suis responsable des affaires internes, en plus d'être ambassadrice du Traité de Paix. Je suppose que nous éprouvions tous les deux le besoin de nous retrouver, et surtout de se soutenir mutuellement. Suna traverse une période particulière. Une menace se dévoile et si nous ne coordonnons pas nos forces, si nous perdons espoir, alors cette menace continuera à gagner du terrain. "


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Re: Nostalgie salée [Feat Sera & Haiiro]    Mer 1 Fév - 15:54
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Tandis que Sera discutait avec Zen'Ichiro Tetsuo, Haiiro fut le dernier à se décharger de sa lourde et épaisse veste pour s'installer confortablement sur sa chaise. L'élite demeurait discret, procédant silencieusement à sa commande en montrant du doigt son menu lorsqu'un serveur vînt à l'interroger. D'un naturel décontracté et nonchalant, lui aussi semblait enclin à quitter la posture stricte qu'il se devait normalement de maintenir dans l'exercice de ses fonctions. Néanmoins, faisant la part des choses et ayant le don de très vite sortir du cadre professionnel lorsqu'il était en pause, Haiiro, en l'absence de l'ensemble de sa tenue, avait toutes les raisons de ne pas se montrer aussi formel, et encore moins lors d'un repas avec son ancien senseï, qui s'avérait être d'une nature très agréable.
Un léger sourire en coin se distingua lorsque le pédagogue comprit les rapports qu'entretenaient les deux Sunajins - un sourire à la fois tourné vers Sera, mais également vers le passé dont elle fit mention par la suite. Beaucoup trop de choses pouvaient conduire un ninja vers le doute et également vers la vengeance, si bien que la mort de Yoru, encore impunie, donnait envie à de très nombreux soldats de se venger en la mémoire de l'un des meilleurs éléments du village. Dès lors, La Cour était devenue un ennemi juré qu'il fallait éradiqué. L'enquête en cours apportera certainement son lot de réponses, car cette organisation rôdait toujours quelque part, le regard dissimulé derrière un mur, une fissure, guettant le moment propice pour se dévoiler et frapper un grand coup. Pour le membre honoraire de l'ANBU, cette nouvelle investigation était un présage; quelque chose qui amènera des problèmes plus importants. Un nouveau défi lancer aux hautes instances de Sunagakure no Sato.

Eux aussi servis de leurs repas, Haiiro entama quelques brochettes de poissons. Si quelques pensées semblaient avoir pendant un bref instant obscurci son regard, il releva la tête pour se montrer bien plus détaché de ses objectifs de ce jour. Si il ne parvenait pas à se détendre et acquérir un peu de recul, alors son efficacité n'en sera qu'amoindrie. Alors, de son naturel calme, il s'efforça de lancer un nouveau sujet de discussion, celui-ci se portant cette fois sur le rôle de Zen'Ichiro Tetsuo, inchangé depuis maintenant plusieurs années.

" Et comment se porte l'académie, depuis toutes ces années ? Ca fait trop longtemps que je n'y ai pas remis les pieds. "

Comme Sera l'avait expliquée, l'équipe quatre fut composée de ninjas ayant toujours montrés des aptitudes peu communes à Suna. Ce fut d'ailleurs cette particularité qui les obligea à suivre des enseignements plus exigeants et plus rigoureux. Certaines connaissances complémentaires avaient permise la formation de l'escouade du Kamen no Gunsei. Sera, habile en kenjutsu et en ninjutsu élémentaire Doton, s'alliait à la rapidité des techniques Bukijutsu Raiton et Ninpô d'Haiiro. Yoru Suika fut quant à lui un ninja polyvalent dont la furtivité restait encore inégalée. Puis Ganbai représentait la force brute; un maître en la matière lorsqu'il était indispensable de porter un coup fatal aux ennemis.
Mais au sein de tout ce groupe, il ne restait plus qu'Haiiro et Sera; sans doute éprouvaient-ils donc le besoin de trouver un peu de sécurité au sein de tout ce désordre social et professionnel. Cette complicité s'étant d'abord traduite par une forte rivalité, s'était désormais changée en un sentiment encore vague, presque inexploré. Ainsi, les rapports qu'entretenaient les deux élites se voulaient être rassurants; car après toutes ces années riches en missions et en lourdes pertes, il y avait encore de l'espoir. Ce même espoir retrouvé dans l'exercice de leurs fonctions respectives.

" Comme l'a dit Sera, ça fait très peu de temps que nous ... " Haiiro regarda un bref instant Sera, avant de tourner la tête vers son interlocuteur, avec un léger sourire. " Enfin voilà. Nous sommes effectivement sur une affaire nécessitant la prise en charge de l'ANBU. Par souci de clarté, nous ne pouvons pas encore en faire une déclaration officielle. Nous sommes en pleine procédure... "

Haiiro mangea encore quelques unes de ses brochettes avant de reprendre les sujets évoqués par Sera : " Je me souviens encore de notre premier jour à l'académie. En tant qu'orphelin, je ne savais pas du tout ce qui allait m'attendre. Je ne connaissais aucun ninja dans mon entourage, mais je les admiraient déjà : avec leurs tenues, le fait qu'ils étaient capable de nous apprendre énormément de choses. Tant pour les arts martiaux que pour nos valeurs. Je voulais au début devenir shinobi pour échapper à ma condition. Je n'ai que trop peu vu mes parents. Je n'étais encore qu'un enfant lorsqu'ils avaient été assassinés. Les parents de Yoru et de Ganbai m'aidaient à m'en sortir un peu mieux, mais je refusais de vivre au crochet de quelqu'un. Je voulais apprendre à me débrouiller de mes propres moyens et une fois chose faite, ma priorité était devenue celle de protéger nos amis et nos foyers. C'était ce que l'on disait au sein de l'ancienne escouade. "

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