Des mignardises contre un sourire [FB PV Sayo]
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火 | Konoha no Jônin
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Des plantes aux plats

Yoko venait de finir sa journée. Encore Chuunin, elle n’avait pas eu la permission de travailler autant qu’elle le souhaitait. Au lieu de quoi elle passait la plupart de son temps libre à lire toutes sortes d’ouvrages, bien qu’intéressée essentiellement par les bienfaits des plantes. En médecine, le but de Yoko était de développer des médicaments naturellement puissants, tout en évitant les effets indésirables. Après tout, sous certaines doses, les plus assainissants des végétaux devenaient des poisons mortels. L’étudiante en avait conscience, et la pointe d’arrogance qui l’animait la poussait à défier les lois naturelles. Sauver une vie en manipulant la matière, voilà qui l’impressionnait. C’était déjà, en quelques sortes, ce que les médecins faisaient déjà avec des formes classiques de médicaments. Yoko voulait pousser bien plus loin le vice et découvrir les limites de la médecine, qu’elles fussent éthiques ou scientifiques.

Rêveuse de ce futur improbable, l’adolescente marchait dans l’hôpital, vers les salles où l’on entreposait les médicaments. « Sous certaines doses, ils sont mortels. », se répétait-elle sans cesse. Il n’était pas moins sûr que sous des doses à peine inférieures à ces premières fatales, toutes ces drogues devenaient beaucoup plus attirantes. Elles amenaient à un El Dorado puissant, elles conduisaient à l’intérieur de l’esprit, pour le découdre et peindre son moindre aspect dans son imagination. Ces remèdes, même pour des non malades, avaient une utilité. Mais Yoko s’interdisait de songer un instant à céder à la tentation : qu’adviendrait-il d’elle, une fois qu’elle ne pourrait plus s’en passer ? Elle se surprit à s’arrêter juste devant la porte qui gardait les tant désirés. Seulement, la venue d’un médecin, qui, en la voyant, fronça les sourcils, la défit de l’idée de s’introduire dans la pièce. La jeune reprit sa marche en accélérant brusquement, et sortir de l’hôpital. A peu de choses près, elle avait signé un contrat pour la mort.

Perdue dans ses pensées, et sans ami pour l’accompagner, Yoko rentra chez ses parents au pas de course. Elle ne finirait pas la journée, encore moins la vie en laissant une écume glisser hors de ses lèvres. Non, elle avait mieux à faire. Comme étudier. Une fois au pied de la petite bicoque, Yoko soupira. Chaque jour, elle y repensait. Impossible d’oublier. C’était pour lui qu’elle travaillait tant. Peut-être pour un mort. Se pinçant pour arrêter d’y penser, elle bondit à l’intérieur de la maison et se précipita vers le premier étage. Elle passa rapidement, fermant les yeux, à côté d’une chambre dont la porte n’avait plus été ouverte depuis trois ans. Enfin, la jeune fille atterrit sur son lit, où une bible médicale entièrement dédiée aux plantes l’attendait.

Elle commença à lire. Les phrases étaient longues et compliquées, bien qu’intéressantes. Elle relut plusieurs fois la même phrase, afin de parvenir à en saisir la signification. En fait, ce n’était pas tant une question de compréhension que de concentration. Les yeux de Yoko s’échappaient régulièrement de l’ouvrage pour se poser sur le mur de droite. Celui qu’une petite souris avait creusé de ses dents, et qui avait relié, des années durant, la chambre de son frère à la sienne. Malgré ses efforts, oublier était une tâche plus ardue que ce qu’elle avait imaginé jusqu’alors. La jeune femme laissa choir l’encyclopédie sur le lit, toujours ouverte à la même page. Ce soir, elle n’allait pas réviser, non. Elle n’avait pas non plus l’esprit à s’entraîner. Depuis combien de temps n’avait-elle pas cuisiné ?

Yoko dévala les escaliers et descendit dans la boutique de ses parents, où les deux étaient à l’ouvrage. Elle les salua timidement, et à leur grande surprise, la fille leur proposa de l’aide. En réalité, Yoko ne leur avait plus beaucoup parlé depuis la disparition de Shoyo. Mais son effort pour renouer les liens avec ses géniteurs leur arracha un sourire. Ils acceptèrent. Seulement, étant donné que Yoko n’avait pas cuisiné depuis de nombreux mois, ils ne pouvaient pas la laisser façonner les gâteaux. Bien que misérable, leur pâtisserie avait la réputation de produire d’excellentes gourmandises. Et malgré ça, l’emplacement décentré du petit commerce ne lui avait pas permis de fleurir, laissant la petite famille dans la précarité. Il faudrait attendre que Yoko soit payée pour soigner, pour s’offrir un meilleur toit. En attendant, ils avaient appris à vivre de peu.

Ainsi, Yoko avait été placée à l’avant de la boutique, et son travail consistait à ranger et vendre les pâtisseries. C’était mieux que rien.

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