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Mizu no naka ni... -Eirin-    Jeu 21 Juil - 2:44

Informations diverses.

水の中に。。。

Raiyû s'était trouvé un coin tranquille au milieu des arbres près de la rivière qui traverse Konoha. Il n'était vraiment pas loin du pont mais, l'endroit n'était pas aussi fréquenté que les rues commerçantes de la ville. De toute façon c'était le début de l'après-midi, l'heure où tout le monde prend une petite pause après avoir bien mangé, le moment de la contemplative digestion.
Il faisait beau, le soleil brillait et les oiseaux chantonnaient à travers le feuillage. Lui aussi avait bien dîné. La cuisine de maman était de toute façon toujours bonne. Il était d'ailleurs rentré la matinée même d'une longue mission qui l'avait éloigné de Konoha pour un peu plus d'une semaine et était donc rentré juste à temps pour se remplir la panse à base de katsudon カツ丼 fait maison et de soupe miso 味噌汁. Voilà qui était une excellence façon d'effacer le souvenir douloureux du goût pas très excitant de la nourriture, surement de survie, mangée tout au long de la semaine qui s'été écoulée. L'odeur délicieuse, le goût réconfortant du riz chaud...
Puis, à la fin du repas, o-tô-san お父さん lui dit:

" Ce serait bien de refaire un concours entre ton frère et toi. Il s'est beaucoup amélioré..." -fit son père, intrigué de voir ce que cela donnerait maintenant que son deuxième fils était en mesure de montrer une certaine difficulté à son aîné.

Au premier abord, il n'était pas spécialement partant. Une chose c'était de battre à la flûte un enfant de dix ans qui connaît à peine ses doigtés et une toute autre de battre un adolescent de quinze ans certainement coaché par leur père, fabricant de flûtes de profession et critique musical de leurs performances. Critique sévère. Mais, que gagnaient-ils dans ce concours? Au tout début c'était des friandises. Cela fonctionnait particulièrement bien avec Raiyû qui est un gourmand invétéré. Sora, son frère, par contre, s'était avéré plus difficile à acheter. Ce qui marchait avec une efficacité monstre c'était le fait que le perdant fasse pendant toute une journée tout ce que le gagnant voulait.
Il appréciait que leur père s'efforce de leur transmettre sa passion pour les instruments à vent et l'admirait pour son travail toujours délicat. Il en avait souvent vu fignoler tard dans la nuit ses instruments, se concentrer sur sa tâche et ne s'arrêter qu'une fois qu'il avait tout donné, qu'il avait insufflé une âme à ce bout de bois. Il ne partageait pas cette passion, mais avait appris au contact de son père à écouter plus qu'à n'entendre. Il savait que l'homme adorait entendre ses fils jouer. Cela se sentait dans sa voix et se voyait dans la lueur de ses yeux, allumée par le souvenir des concours passés.
O-tô-san お父さん préparait un argument pour convaincre Raiyû quand celui-ci accepta avant qu'il n'ai le temps de dire un mot.

" Toute façon Sora 空 ne sera jamais de taille à me battre mouahaha "

Sous couvert de saine rivalité fraternelle, il ne voulait pas admettre devant son père que cela lui ferait plaisir. Les missions loin de Konoha rendaient précieux les moments en famille.

* Si seulement ce bon temps pouvait durer à jamais... *

Il se leva tachant de contrôler son sourire qu'il ne voulait pas montrer. Il soupira faussement disant qu'il ferait donc mieux d'aller pratiquer, qu'il était un peu rouillé, que son petit frère ne lui ferait aucun cadeau. Autant de demi-excuses qui faisaient sourire le faiseur d'instruments. Il monta dans sa chambre, choisir dans sa collection personnelle une flûte pour le concours. Il ouvrit l'étui de son Dizi 笛子, une flûte traversière faite en bambou poli et metal. Il l'effleura de ses doigts. Il se souvient de quand son père la lui avait offerte. Il se souvient des fois qu'il l'avait espionné lorsqu'il la fabriquait sans penser qu'elle allait être pour lui.

En deux temps, trois mouvements, il s'était débarrassé de son gilet de ninja, avait enfilé un t-shirt blanc avec un gros lapin rose la bouche cousue et habillé en rock star sur le devant au lieu du classique pull à col roulé de l'uniforme jônin, fourré l'étui dans un sac à dos avec une bouteille de thé bien frais. Et le voilà parti le sourire aux lèvres à la recherche d'un endroit calme où pratiquer.

Sous l'ombre d'un arbre, appuyé sur son tronc, assez dans l'herbe, il avait commencé à faire ses gammes au Dizi 笛子. Une fois qu'il sentit que ses doigts avaient retrouvé la souplesse nécessaire pour enchaîner les notes, il se lança dans l'interprétation d'une des dernières chansons qu'il avait entendues et dont il se souvenait par cœur. C'était un des derniers tubes d'une jeune idole connue de tout le village, shinobi et chanteuse de talent.
Les aigus étaient joué avec brillance, le son était clair comme l'eau pure d'un ruisseau, coulant après la fonte des neiges. Les graves résonnaient dans le vent avec une harmonie particulière, propre à l'instrument d'une excellente facture. Le son fluide s'élevait au-dessus du bruissement des feuilles et du murmure de la rivière toute proche.



Dernière édition par Kodake Raiyû le Ven 22 Juil - 2:28, édité 1 fois
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Re: Mizu no naka ni... -Eirin-    Jeu 21 Juil - 13:49


Tout en musique
Éloignée du centre-ville de Konoha, en hauteur sur une plaine, une vaste bâtisse blanche se tenait là entourée d'un magnifique jardin floral composait par la main experte des Yamanaka. Derrière la maison, sous un kiosque en fer forgé dont les roses de diverses couleurs s'amusaient à grimper la surface, une jeune fille aux cheveux de braise sirotait paisiblement son thé au jasmin sous la braise matinale qui caressait sa peau laiteuse. Cette jeune fille vivait seule dans cette riche demeure avec seulement quelques serviteurs. Des serviteurs à qui elle laissait d'ailleurs une certaine liberté. En effet, elle leur interdisait d'utiliser des suffixes comme -san ou -sama, ou même de l'appeler par son nom de famille. Elle préférait entretenir avec eux une relation amicale afin de les laisser travailler sans aucun stress et à leur rythme. La richesse, les bonnes manières, la hiérarchie sociale, toutes ses choses, la jeune princesse des lieux n'en avait que faire. Si elle se permettait de vivre dans une maison aussi luxueuse c'était uniquement pour le paysage qu'elle offrait ainsi que pour son jardin. C'était son petit bout de paradis. Un petit bout qu'elle n'hésitait pas à partager avec les divers enfants du village qui venaient quelquefois jouer dans son immense jardin. C'était ainsi qu'était cette jeune adolescente de quinze ans.

Après son petit déjeuner terminé, la jeune rousse profita une dernière fois de cette délicieuse mélodie qu'est celle de la nature se réveillant avant de se lever pour se promener en ville. Aujourd'hui c'était une journée de congé, elle n'avait ni mission, ni entraînement, ni interview et ni spectacle, le genre de journée qui commençait à se faire rare dans son emploi du temps bien chargé pour une enfant. La journée se montrait aujourd'hui bien ensoleillée malgré quelques petits nuages menaçants et les rues étaient toujours aussi animées qu'à son ordinaire. Depuis son arrivée à Konoha, Eirin ne pouvait plus se passer de ce paysage et de cette ambiance totalement différente de celle de Kiri. Elle c'était tellement imprégné de ce village qu'elle en avait presque oublié le paysage de son village natal et d'après les rumeurs qu'elle y entendait, les tensions ne se faisaient que plus grave par là-bas. Il lui arrivait parfois de se demander comment allaient ses parents, ce qu'ils faisaient, ou même s'ils étaient ne serait-ce qu'encore en vie. Elle savait pourtant que si quelque chose leurs arrivaient, sa grande sœur, Akasha, lui donnerait des nouvelles, mais elle restait tout de même parfois soucieuse de leurs sorts. Peut-être par remords pour les avoir abandonnés... Elle songeait à leur rendre visite un jour, mais Konoha lui interdisait de se rendre là-bas hors mission à cause des tensions, c'est pour cela que seul Akasha pouvait obtenir des nouvelles d'eux.

Après quelques heures, midi sonna, c'est dans un café terrasse qu'elle se remplit la pense avant de s'éloigner du centre-ville pour se rendre à un orphelinat où elle avait pour habitude d'aller. C'était un orphelinat qu'elle avait elle-même ouvert grâce à son argent gagné et à qui elle continuait d'en offrir. Aimant beaucoup les enfants, elle partait souvent leur rendre visite pour s'amuser avec eux et leur chanter des chansons lorsqu'ils lui réclamaient. Pour se rendre par là-bas elle devait longer la route du fleuve sur lequel elle trouvait quelquefois de jeunes apprentis de l'académie s'entraîner. Cependant, cette fois elle fut une découverte à laquelle elle ne s'attendait pas. En effet, le doux son d'une flûte vint briser le calme des lieux pour résonner dans les oreilles de la chuunin. La rose reconnue immédiatement la mélodie jouée, il s'agissait de sa propre chanson : mizu no akashi. Une chanson dont elle avait elle-même écrite les paroles et composée la musique au piano.


▬ Kirei... (jolie)


Elle s'approcha craintivement de la provenance du son par peur que son propriétaire s'arrête en l’apercevant. Cachée derrière un arbre, elle observa le musicien qui était un jeune garçon aux cheveux bruns qui devait certainement avoir son âge. Elle ferma les yeux pour profiter de cette douce mélodie jouée à la flûte puis inconsciemment, elle se laissa bercer par les notes et se mit à chanter en commençant par là ou il était arrivé.


Mizu no nagare wo shizumete 
Kureru daichi wo uruosu shirabe
Ima wa doko nimo nakutemo
Kitto jibun de te ni ireruno
Itsumo, itsuka, kitto ~


La flûte s'arrêta aussitôt au son de la voix de la jeune fille ce qui interrompit également cette dernière. L'adolescent semblait surpris de sa présence, alors pour le mettre à l'aise elle lui sourit et s'avança vers ce dernier.


▬ Pardon, je ne voulais pas t’interrompre, tu jouais tellement bien que je n'aie pas pu m'en empêcher. Je m'appelle Nagahide Eirin, mais je suppose qu'il est inutile de le préciser et toi comment t'appelles-tu ? Demanda-t-elle en lui avançant sa main.


Légèrement courbées afin d'être à la hauteur de son interlocuteur, ses cheveux flottèrent au vent répandant le délicieux parfum de son shampoing. Tout en tenant sa robe d'une main afin qu'elle ne se soulève pas avec le vent, elle essayait rapidement d'analyser ce garçon en le regardant dans les yeux. Il semblait assez dé-consterné, ce qui n'était pas pour surprendre la rousse. Ce devait être à la fois gênant et à la fois surprenant de croiser l’interprète de la musique que l'on joue au moment où on la joue.

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Re: Mizu no naka ni... -Eirin-    Ven 22 Juil - 2:13

Informations diverses.

出会い

Soudainement, au milieu de la mélodie, une voix apparue. Surpris, il s'arrêta de jouer et regarda en direction d'où provenait cette voix qui chantait les paroles de la strophe, enchaînant à partir de là où il était arrivé. Elle était si belle, et si juste. Elle connaissait vraisemblablement la chanson par cœur et l'avait chanté de nombreuses fois pour la maîtriser ainsi, non seulement les notes, mais aussi les sentiments qui étaient transmis par ces mots. Mais, plus encore, elle avait un ton très similaire à l'original.
Une fille s'avança vers lui d'entre les arbres. Raiyû resta bouche bée en voyant émerger une jeune adolescente aux cheveux roux. Évidement qu'il reconnaissait l'idole qui était l'auteur de la chanson qu'il venait de jouer au Dizi 笛子, mais réagir, c'était assumer sa vision comme étant la réalité. Et justement, Raiyû se demanda une seconde s'il ne s'était pas endormi sous l'arbre et était en train de rêver. Ce n'était pas spécialement fréquent de croiser par hasard l'interprète original. Une rencontre fortuite qui avait déconcerté le jônin encore plus que si un éclair s'était abattu sur lui.
Le vent souffla une légère brise qui fit onduler ses longs cheveux.


* Waaa elle est plus belle en vrai qu'à la télé! Ah! O-kaa-san お母さん va pas me croire quand je lui dirais que j'ai rencontré son idole préféré! Ah redescends sur terre! *

Il se redressa prestement afin de saluer poliment l'artiste avec une révérence visiblement gêné ne sachant pas trop comment s'adresser à une célébrité si connue. Il adopta le langage formel. Plus qu'essayer de marquer une distance, cela indiquait surtout que Raiyû était timide au premier abord et qu'il considérait la jeune chanteuse avec respect. Il en reconnaissait le talent en tant que musicienne.

" Hai! はい! Kodake 小竹 Raiyû 雷遊 desu です! " Fit-il aussi stressé que s'il allait passer un examen. " Ano... あの〜 。。。" Puis on ne sait trop pourquoi, il commença à s'excuser sans raison de reprendre sa chanson, bégayant puisqu'il n'avait pas de raison apparente de s'excuser. Finalement, se sentant tellement ridicule, s'embrouillant tout seul, il se limita à faire un petit sourire en soupirant. " Enchanté, Nagahide-san. どうぞ よろしく ナガヒデさん. " Il se gratta nerveusement la joue avant de poursuivre, cette fois-ci avec une phrase correctement formée, possédant un sujet un verbe et des compléments. Ce n'est pas toujours facile de remplir ces conditions quand une idole sort soudainement de nulle part. " J'espère que ce n'était pas trop mal joué... " Fit-il avec candeur. Il n'avait bien sûr pas écouté son interlocutrice qui lui avait déjà dit qu'elle avait apprécié.

" Je trouve que, 水の中に est une chanson très douce mais, votre voix est particulièrement puissance sur les notes longues. Je pense que ce contraste est très beau. Je me suis dit que la vibration si particulière du Dizi 笛子 pourrait justement rendre cette puissance dans les longues. De plus, le bambou donne un son clair et chaud. Vous en pensez quoi? "

Debout, le musicien improvisé avait l'air plus grand et plus âgé. Il portait encore le pantalon de l'uniforme de jônin, l'étui à kunai encore fixé à sa jambe qu'il n'avait même pas pris le temps de laisser chez lui. De la même façon, des bandes fixaient le bas de son pantalon à ses jambes. Seule exception à l'uniforme classique était son t-shirt qui contrastait fortement. Un lapin rose habillé en rock star ne faisait pas très sérieux. Mais ses avant-bras montraient les anciennes traces de nombreux vieux combats. Et malgré sa façon de réagir naïve et enfantine, sa voix trahissait des notes d'un âge plus mûr que celui que son visage d'ange ne laissait paraître.

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Re: Mizu no naka ni... -Eirin-    Sam 23 Juil - 11:42


Ne pas se fier aux apparences
Eirin se mit à rire doucement face au comportement maladroit de son interlocuteur, la main devant la bouche pour essayer de se faire discrète. Elle se redressa pour le laisser se lever à son tour bégayant des bouts de phrases mélangés à des excuses qui n'avaient pas lieu d'être. La jeune fille resta très calme se contentant de lui sourire et de l'écouter, elle était habituée à ce genre d'attitude que les adolescents de son âge adoptaient face à elle et préférait attendre qu'ils digèrent l'information avant de poursuivre le dialogue. Il se présenta sous le nom de Kodake Raiyû et d'après les vêtements qu'il portait, du moins son pantalon, il devait être un Shinobi du village, toutefois, la rousse ne se souvenait nullement avoir aperçu son visage une seule fois. Peut-être sous ses allures enfantines était-il plus vieux et hautement gradé qu'il n'en avait l'air?


▬ Enchanté, Kodaku-sans, mais appelez-moi Eirin, nous devons avoir presque le même âge, alors oublions toutes ses politesses et je vous tutoierai également, lui proposa-t-elle de son naturel doux sourire.


Elle constata que debout le jeune homme était plus grand qu'elle. Son calme récupérait, sa voix semblait plus mature que son innocent visage. Mélanger à son attitude de malaise, la chanteuse ne pouvait s'empêcher de le trouver très mignon ce qui la fit rire davantage. Apercevant que cela eut pour don de le rendre encore plus rouge, elle remédia à s'excuser immédiatement pour son impolitesse.


▬ Excusez-moi, je ne voulais pas me moquer de vous, mais votre timidité et votre haut vous rendent tellement mignon que je n'ai pas pu m'en empêcher, rigola-t-elle tout en parlant, mais cette révélation ne le fit que rougir davantage et se rendant compte de sa propre maladresse, la rousse se mit à rougir à son tour et se rattrapa au plus vite, Euh ! Excusez-moi, ce n'est pas ce que je voulais dire, enfin... hm....


Pour arranger la situation, Raiyû changea de sujet. Il voulait le jugement de la chuunin sur le morceau qu'il venait de jouer. Sournoisement, pour s'amuser avec l'innocence du jeune homme, elle prit une moue déçue et songeuse pour le faire paniquer.


▬ Hm... Comment dire..., elle mit un silence avant de lui sourire de nouveau et le rassura, Non je plaisante, c'était très beau ! Le son du Dizi m'a tellement emporté que je me suis mise inconsciemment à chanter. Je pense que le violon est l'instrument qui se marie le mieux à cette chanson mais je vous avoue que je n'avais jamais eu l'occasion de l'entendre jouer au Dizi et je suis loin d'être déçu !


Le vent souffla de plus belle sur les deux adolescents de la feuille dominant le silence qui c'était installé. Soudain, le regard de l'idole fut attiré par les cicatrices du bras du jeune homme qu'il portait à son visage pour se gratter la joue. Le regard de la rousse s'assombrit légèrement s’imaginant tout qui aurait pu être responsable de ses cicatrices. Cependant, elle ne pouvait se permettre de le juger, particulièrement avec un visage aussi mignon. Soudain, son imagination débordante lui fit découvrir d'affreuses images. En effet, ne pouvant imaginer ce garçon comme étant un assassin, elle l'imagina victime de diverses tortures et eut soudainement de la peine pour ce dernier. Cette dernière était malheureusement trop sensible aux choses mignonnes... Une idée lui vint alors à l'esprit :


▬ Je viens d'avoir une idée ! J'étais en train de me rendre dans un orphelinat avant de venir vous parlez, peut-être accepteriez-vous de m'accompagner ? Nous pourrions faire un duo pour les enfants, je suis certaine que ça leur ferait très plaisir ! S’enthousiasma-t-elle à cette idée.


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Re: Mizu no naka ni... -Eirin-    Mar 26 Juil - 1:38

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怖くたくない

" Un orphelinat? "

Il ne savait même pas que ce genre d'établissement existait à Konoha. A vrai dire, il aurait préféré ne pas savoir. Si les Kodake n'avaient pas été là... aurait-il fini dans un orphelinat? Il se posa brièvement la question de savoir s'il était bon qu'il y aille. Cela n'aillait pas lui rappeler d'une façon cruelle la chance qu'il eut et que tous ces enfants n'avaient pas? Il douta. Allait-il être assez fort pour ne pas se projeter dans ces enfants et ne les considérer que comme des enfants quelconques avec qui partager un bon moment? Ou est-ce que ça allait mal tourner? Non, il voulait voir. Même si cela risquait de lui faire du mal, il allait l'encaisser.

" Oui, c'est une bonne idée. Je range mon instrument et on pourra y aller. " Fit-il tout en démontant l'instrument en tirant sur le joint en métal qui permettait aux deux moitiés de bambou de tenir ensemble. C'était un instrument de qualité, brun, laqué. Il le rangea dans son étui, puis dans son sac à dos. " Bien, c'est par où? "

Puis ils se mirent en route sur le chemin boisé. Pour éviter le silence Raiyû se mit à parler.

" A vrai dire, je ne savais pas qu'il y avait ce genre d'établissement à Konoha. Vous vous y rendez souvent? Y-a-t-il beaucoup d'enfants? " Il est vrai qu'il y avait une pointe de malaise dans sa voix. Se demander combien d’enfants se trouvaient dans une situation où le confort et le réconfort d'une famille leur manquait rendrait n'importe qui malaise. Néanmoins il y a avait quelque chose d'autre, ce sentimet grandissait en lui au fur et à mesure qu'il se souvenait comment c'était de savoir comment c'est la vie sans cela. Il connaissait bien aussi l'effet que ça fait d'avoir des parents adoptifs. Les considerer comme des accueillants mais avoir découvert le sens des mots famille et amour avec eux. Il déglutit difficilement regrettant en partie d'avoir dit oui pour accompagner la jeune fille. Il n'hésitait pas à se lancer dans une bataille contre des ninjas d'un autre village mais se confronter à la dure réalité d'enfants sans parents semblait être étonnamment trop dur. Cependant, il ne s'arrêtait pas de marcher pour autant, suivant pour l'instant le rythme des pas de la belle chanteuse.

" Je sais vraiment pas quoi je vais pouvoir leur apporter à ces enfants. " Avait-il dit sans vraiment se rendre compte qu'il formulait sa pensée à voix haute. Cette affirmation défaitiste fit tout basculer dans sa tête.

Evidemment son parcours était particulier. Il avait perdu la mémoire et ne se souvenait aucunement des gens qui étaient venu le visiter. Cela devait être différent pour les orphelins. Ils étaient conscient eux que le village existait. Ils devaient être heureux de voir des villageois venir jouer avec eux. Mais, tout cela se mélangeait dans sa tête. Il sentait un poids sur sa poitrine. Il essayait de ne pas y penser mais, l'ignorait ne faisait que le rendre plus lourd. Il s'arrêta, ne se sentant pas de faire un pas de plus. Il était devenu tout pâle. Il sentait l’angoisse monter et tachait de la contrôler. Garder au maximum la tête froide et ne pas céder à cette panique qui grandissait en lui. Il essaya seulement de respirer régulièrement, inspirer, expirer. Forcer son esprit à se concentrer sur ça pour ne pas y penser. Il se tenait la tête, ça remuait fort là dedans.

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Re: Mizu no naka ni... -Eirin-    Mar 26 Juil - 23:40


Souvenir douloureux
Eirin était heureuse que ce jeune musicien amateur est accepté son invitation. Elle ignorait encore tout ce qui avait pu lui arriver, mais s'imaginait encore un tas de choses terribles à son sujet. De ce fait elle était certaine que jouer entouré d'enfants ne lui serait que bénéfique. Lorsque la rousse était triste ou hésitante, elle allait toujours se recueillir auprès de ses enfants. Les voir sourires et s'amuser lui faisait immédiatement oublier toutes ses pensées négatives et surtout en les regardant, ici, dans cet orphelinat, sans parents, elle savait qu'elle n'avait pas le droit de se plaindre ou de baisser les bras. C'était elle qui avait permis la construction de cet orphelinat, c'était elle qui avait donné la possibilité à ses enfants de retrouver une nouvelle famille, alors elle ne comptait pas les abandonner de si tôt. Si elle avait eu l'âge, elle aurait aimé tous les adopter. Malheureusement, c'était impossible. Pourtant, elle c'était promis que lorsque ce serait le cas, elle adopterait sans doute des enfants. Particulièrement les plus vieux à qui il est difficile de trouver un foyer. Perdue dans ses pensées, la jeune fille sursauta à la question du jeune homme qui lui demandait le chemin.


▬ Oh ! Eh bien... C'est par ici. Il faut juste traverser le pont et s'enfoncer un peu dans la forêt, suis-moi.


Durant le chemin, son accompagnateur occasionnel tenta de rompre le silence qui c'était installé entre eux. La jeune native de Kiri n'avait pas remarqué le silence qui c'était installé, absorbait par le chant de la nature qu'elle aimait tant. Il posa des questions sur cet orphelinat. À ses questions, la rousse posa son regard vers le ciel, songeuse. Elle ne songeait pas aux réponses qu'elle pouvait lui apporter sans se donner la peine de réfléchir, mais plutôt à sa remarque. Il ne savait pas qu'un orphelinat existait à Konoha ? C'était donc si surprenant que ça ? Cette remarque lui fit perdre son sourire. Avec les guerres qu'il y a eu, Konoha n'avait donc jamais penser ouvrir un orphelinat ? La vision d'une centaine d'enfants sans parents, au milieu de débris, de corps meurtris et mutilés vint à l'esprit de cette dernière. Qu'avaient pu traverser et ressentir ses enfants, sans personne pour leur rendre le sourire et leur rappeler les joies d'une famille ? Avait-elle pensé à ce moment-là.


▬ Tutoie moi, lui rappela-t-elle avec le sourire, en fait, c'est moi qui ai donné les fonds nécessaires pour construire cet orphelinat. Là d'où je viens, à Kiri, il n'était pas rare de voir un enfant mendiant dans la rue, sans parents. Nous étions en période de guerre, une guerre qui se poursuit encore aujourd'hui. Je n'avais pas à me plaindre mes parents étaient riches et j'avais tout ce que je voulais. Plus d'une fois je suis passée devant ses enfants mendiants dans les rues, évitant leurs regards, par honte de ne rien faire pour eux ou par égoïsme, alors que ma famille avait de quoi nourrir une partie du village. Alors en grandissant, après mon premier concert et les gains obtenus, j'ai voulu me racheter en construisant cet orphelinat. Donc oui je viens souvent ici pour m'amuser avec ses enfants. Le temps d'attendre qu'ils trouvent une famille je surveille à ce qu'ils se sentent bien ici, même si je fais parfaitement confiance à Furukawa-sans, celle qui s'occupe d'eux. Ils doivent être une vingtaine d'enfants, finit-elle dans son long récit.


Soudain, Raiyu s'arrêta. Soucieuse, la jeune fille se retourna vers ce dernier. Il fixait le sol. Juste avant il avait marmonné quelque chose qu'Eirin avait préféré ignoré prétextant que c'était sous le compte dû stresse. Mais cette fois quelque chose n'allait pas, elle le ressentait. Elle s'approcha, posant sa fine main sur l'épaule du garçon et observa son visage. Il était très pale et elle pouvait sentir au contact de sa peau que sa respiration était difficile tellement son cœur s'affolait. Inquiète, elle regarda autour d'elle un coin où ils pourraient tous les deux s'asseoir, le temps pour lui de calmer son angoisse. Trouvant un rocher près d'un tronc d'arbre elle le guida jusqu'à ce dernier. Les jambes du jeune homme semblaient obéir automatiquement aux directives de la jeune fille, mais son esprit n'était plus là. Le cerveau de la rousse était devenu celui du jeune homme. Elle fit asseoir ce dernier sur le rocher et sortait une bouteille d'eau de son sac.


▬ Bois un peu d'eau et respire doucement.


Par précaution, elle amena sa main à son front, pour contrôler sa température. Comme elle le pensait, il n'était pas malade, son front était froid. Il s'agissait belle et bien d'une crise d'angoisse. Mais une crise d'angoisse due à quoi ? De devoir jouer devant des enfants ? La rousse réfléchissait aux possibilités, mais c'était trop gros pour que ce soit cette raison. Elle préféra attendre en silence qu'il se calme avant de l’oppresser de question. Pour seul réconfort elle mit sa main sur la sienne et s'agenouilla devant lui, observant son visage, surveillant qu'il aille bien. Elle ne savait trop quoi faire pour le calmer puisqu'elle ignorait la raison de son angoisse. Alors, elle se mit à chanter. Il ne s'agissait pas de Mizu no Akashi mais de Shizukana yoru ni, qui sonnait comme une berceuse, parfaite pour calmer les gens.




▬ Shizukana kono yoru ni anata wo matteru no 
Ano toki wasureta hohoemi wo tori ni kite 
Are kara sukoshi dake jikan ga sugite 
Omoide ga yasashiku natta ne...


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Re: Mizu no naka ni... -Eirin-    Mar 2 Aoû - 2:00

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静かな。。。

La belle idole rousse s'était mise à chanter. Sa voix sonnait douce et veloutée. Un simple murmur entonné comme une berceuse, une caresse auditive. Elle se faufilait vers lui, vers son intérieur, sans s'imposer, calmant sa peur. Il inspira profondement, le poids qui l'oppressait disparaissait peu à peu. Il baissa les yeux, non par honte, mais par soulagement.
Cette chanson, il avait une relation étrange avec elle. La première fois qu'il l'avait entendu, c'était à la radio. Sa mère en entendant les paroles, des larmes perlèrent sur ses joues, un tendre sourire sur ses lèvres. Quand il lui fit la remarque, elle dit que c'était à cause des oignons qu'elle coupait. Il savait que ce n'était pas vrai mais, il n'y avait pas de tristesse dans les larmes de sa mère. En prêtant attention aux paroles prononcées par la jeune idole, il comprit le complexe mélange de sentiments qui s'animait chez sa mère. Cela faisait un étrange écho à sa propre histoire.

Il laissa finir la jeune chanteuse. Il ne voulait pas la couper dans une si paisible performance, puis lui sourit à moitié mélancolique à moitié nostalgique, un clair obscur qui ne réussit à mouvoir qu'un côté des lèvres sans que pour autant le résultat ne soit pas harmonieux. Il lui parla d'une voix qu'il alla chercher au fond de ses tripes, assuré pour autant qu'on puisse l'être quand son existence manque des racines de plus tendre souvenir de l'enfance. Mais, elle s'encrait dans la gorge grave de l'homme qu'il était devenu, du temps qui était passé, et des souvenirs qui étaient devenu plus indulgent avec lui. 優しく。。。

" Cette chanson, je l'aime bien... C'est comme si en quelque sorte... elle parlait de moi. Les jours d'orage 嵐, je partais chasser l'éclair, cette force étrange qui traversait le ciel pour s'abattre violemment sur la terre. Je la voulais, l'attraper, la dominer. Rien d'autre ne comptait, ni le temps, ni le jour qui se transformait en nuit, ni la pluie froide qui trempait mes vêtements. Il n'y avait que moi et le bruit assourdissant de ce ciel gris. Ce n'est qu'une fois que celui-ci se terminait, une fois la nuit tombée, que je rentrais. C'était les rares fois où je souriais pour de vrai. Je compris lors de toute ces fois que mes parents m'attendaient et m'attendraient toujours. Cette chanson me rappelle tout ça, tout ces bons moments, sentir qu'on est vivant, qu'on rentre chez soit. Qu'en fait on a quand même un chez soit.
Je suis un enfant adopté Eirin. J'ai été frappé par la foudre à 6 ans. A cause de ça j'avais tout oublié. Mon nom, mon existence, sourire, même parler. Je ne reconnaissait aucun visage. Et je ne savais rien faire. J'ai attendu longtemps quelqu'un, ce que j'ai appris plus tard que appelait ça des parents. J'ai attendu longtemps que quelqu'un me reconnaisse et pouvoir me reconnaître dans ses yeux. Un lien qui était disparu avec mes souvenir. Cette personne ne vint pas. Au lieu de ça on me présenta des personnes qui voulaient bien devenir mes parents. C'était pas ce que j'attendais. Clairement ahahahaha qu'est-ce que j'étais con quand j'étais enfant ahahahaha
"

Derrière la légèreté de son rire d'auto-dérision, Raiyû pointait des souvenir douloureux, mais aussi des points critiques dans le développement de ces enfants. Le deuil d'une vie passé et l'acceptation d'avancer vers un avenir différent. Deux choses qui ne vont pas spécialement de soit. Et aussi cette blessure, qui même suturée, même cicatrisée, blesse encore et qui ne se résorbe qu'avec lenteur. Mais, au moins, avec le temps, il avait appris à sourire et rire de ses propres malheurs, c'était une forme d'acceptation, de surpasser cette douleur. Aujourd'hui, il pouvait traiter de con l'enfant qu'il était, avec le recul de celui qui avait avancé. Cependant, il ne se sentait pas assez fort pour se confronter à des enfants qui aujourd'hui sont ceux qu'il avait jadis été. Cela entrait en résonance avec sa propre expérience, faisant resurgir une vague de sentiments qui le submergeaient, s'affairaient à ses jambes, le traînaient et le faisaient couler dans l'angoisse. C'était ce qui s'était passé. Sans aide, sans préparation il n'était pas prêt à se confronter à ceux qui voulaient avancer mais n'avaient pas la chance d'avoir quelqu'un qui se présente pour venir les chercher, une chance dont il avait bénéficié sans l'avoir voulue. Il ne saurait quoi dire à ceux qui n'arrivent pas à ce résoudre à accepter des "nouveau" parents de peur de remplacer dans leur coeur ceux qui avaient été et qui ne sont plus. Il avait lui même dû se battre avec ce sentiment, négocier avec lui-même, leur faire, leur trouver une place dans leur coeur, agrandir celui-ci afin d'y donner une place à chacun. Mais, était-il juste capable de s'exprimer, de trouver les mots justes pour se faire comprendre des enfants qui étaient comme lui?
Il fit part de son inquiétude à la jeune idole au grand coeur, un peu triste.

" Je... je ne sais pas si je vais pouvoir, si je vais juste supporter leurs regards sans me mettre à nouveau dans un état pas possible... Ché pas ce qui cloche chez moi... je... je sais pas... "

Il sentit sa boule au ventre se former à nouveau mais il essaya de la controller, de passer outre cette sensation et clarifier un peu ses bégaiement.

" Chuis pas doué pour encourager les gens, je sais pas vraiment comment faire. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur dire? Hello, je suis un jônin de Konoha et voilà ? "

Raiyû semblait avoir perdu le mode d'emploi des relations sociales avec les petits bout d'chou de Konoha, qui avant d'être orphelins étaient et restaient des enfants. Mais, au fond se présenter était aussi un bon début. Puis, quelqu'un qui porte un dessein d'un lapin rose habillé en rock star sur son t-shirt allait forcément plaire aux enfants, n'est-ce pas?

もう 一回 。。。

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Re: Mizu no naka ni... -Eirin-    Sam 6 Aoû - 15:55


Affrontes tes peurs
La rousse comprenait mieux les angoisses du jeune homme. Il était un enfant adopté. Jusqu'à maintenant cette dernière n'avait jamais vraiment réalisé que pouvait être le calvaire de ses enfants. Elle savait bien qu'ils souffraient de la séparation de ce lien de sang, elle n'était pas dupe. Ses enfants, de leurs jeunes âges, de leurs innocences, devaient se poser des tas de questions. « Pourquoi ne viennent-ils pas me chercher ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Suis-je un mauvais garçon ? ».
Elle savait qu'il était très difficile, lors de leurs arrivées à l'orphelinat, de leurs rendre le sourire. Toutefois, en voyant l'état dans lequel se trouvait le jeune homme elle réalisa qu'il n'était pas si facile d'accepter pour ses enfants que leurs parents biologiques ne reviendraient peut-être jamais et qu'au fond, même si ses enfants détestaient leurs parents, ils espéraient tous un jour pouvoir les revoir, leur parler une dernière fois, leur demander une explication. Car c'est dans notre nature humaine de vouloir une réponse à tout, de vouloir nous assurer que nous ne sommes pas en faute. Eirin ne vivait plus avec ses parents, mais elle les savait toujours en vie, elle savait qu'elle pouvait toujours les voir et leur parler. Pourtant, contrairement à ses enfants, elle préférait fuir ses parents, particulièrement son père. Certains enfants, dans cet orphelinat, étaient comme elle. Des enfants battus par leurs parents qui avaient préféré fuir. La rousse aussi aimerait pouvoir parler à son père, lui demander des explications, renouer un lien avec ce dernier. Mais paradoxalement, ses liens de sang étaient beaucoup plus complexes que ses liens de cœurs qu'elle avait avec ses proches. Des tas de mères mettaient des enfants au monde accidentellement. Parfois, trop jeunes, elles préféraient qu'une mère plus responsable s'occupe de leurs propres progénitures. Mais ici, dans le cas de Raiyu, Eirin arrivait difficilement à comprendre les raisons de cet abandon.

▬ Ta mère n'est jamais revenu te chercher parce que tu étais amnésique... Mais c'est..., elle n'avait pas les mots pour poursuivre son jugement.

Pourquoi abandonner son enfant après s'en être occupé depuis plusieurs années parce qu'il était devenu amnésique ? Par peur ou par colère qu'il ne reconnaisse plus sa propre mère ? Parce que cela la faisait trop souffrir ? Pourtant, même avec ses raisons, la rousse ne pouvait pas accepter cela. Si c'était son enfant qui avait perdu la mémoire, elle le cajolerait davantage afin que ses souvenirs reviennent. Le regard de cette dernière s'assombrit, fixant les mains tremblantes de Raiyu. Elle ignorait quoi faire et quoi dire pour rassurer le jeune homme. Elle-même, perdue par cette révélation. Tout ce qu'elle aurait eu envie de faire c'est de se lever, de chercher les parents de celui-ci et de leurs demander une explication. La rousse était pourtant d'ordinaire d'une nature très indulgente et cherchait des excuses hypothétiques aux personnes les plus malfaisantes, mais lorsqu'il s'agissait des liens de sang, de parents, elle était beaucoup moins laxiste. Le rôle d'un parent, était une chose qu'elle prenait très à cœur et bien qu'elle pouvait accepter certains comportements, celui de la mère de ce garçon, elle ne pouvait le tolérer.
Elle resta ainsi, silencieuse, réfléchissant à ce qu'elle pourrait dire au jeune homme. Pouvait-elle réellement se permettre de le juger ou de le forcer à la suivre ? Elle ne pouvait pas se montrer égoïste, pourtant elle ne pouvait pas non plus le laisser dans cet état. Lui laisser cette peur lui ronger son âme. Il devait affronter ses peurs, et c'était l'occasion de le faire. Pourtant elle devait tout de même lui laisser le choix de choisir.

▬ Si tu ne veux pas y aller je comprendrai et je ne t'y forcerai pas.

Eirin se leva, fixant le jeune homme d'un regard sérieux, coupé de toute la tendresse qu'elle faisait preuve jusqu'à maintenant. Ce qu'elle allait lui dire n'était pas pour lui remonter le moral. Ce n'était pas non plus pour le rabaisser. Il ne s'agissait pas non plus d'une remontrance ou d'un acte de pitié. Elle voulait lui dire ses mots avec tout le sérieux du monde afin de l'aider à prendre une décision.

▬ Mais tu dois pourtant le faire. Si tu ne le fais pas, tu n'avanceras jamais. Si tu ne veux rien leurs dire, alors ne leurs dit rien... Ce n'est pas de la pitié qu'ils demandent. Ils ne veulent pas non plus savoir si c'est bien d'avoir des parents adoptifs. Je ne vais pas là-bas pour leur dire : "patienter encore un peu des adultes viendront vous chercher". Non... Je vais là-bas parce que je suis leurs amie. Parce qu'ils aiment ma musique et que je suis en partie responsable d'eux. Une famille, ce n'est pas que des liens de sang. Ses enfants -dans cet orphelinat- sont déjà une famille, ils sont ma famille. Même si celle qui s'occupe d'eux à l'interdiction d'être trop proche d'eux afin d'éviter les séparations difficiles, ils sont, je pense, là-bas heureux. Du moins j'essaie de faire en sorte que ça soit le cas. Évidemment, je sais que chacun d'eux souffrent. Il n'est jamais facile d'accepter que nos parents nous abandonnent, nous maltraitent ou meurent. Mais c'est ainsi, c'est des choses qui arrivent, c'est notre test et nous nous devons de rester debout afin de le réussir. J'ai moi-même quitté mes parents car mon père devenait brutal et exigeant avec moi. Je n'étais pas heureuse et aujourd'hui, même si j'ai encore ma grande sœur, ma famille c'est Konoha, c'est ce village et ses habitants, c'est toi. Je sais qu'un jour j'élèverai ma propre famille de sang et peut-être serai-je moi aussi une mauvaise mère selon les épreuves que me demandera d'affronter le destin. Nous ignorons ce que nous réserve l'avenir mais nous apprenons de notre passé pour l'affronter.

Elle finit son long monologue par un sourire réconfortant avant de prendre de nouveau la main du jounin pour l'inviter à se lever et à la suivre.

▬ Alors veux-tu toujours partir où veux-tu te battre et affronter la réalité avec ses enfants ? Passer un bon moment à rire avec ses enfants ? Oublier nos problèmes et nous couper de cet espace-temps? Tu ne seras pas obligé de leurs dire que tu es aussi un enfant adopté. Mais je pense que parler avec eux ne te ferait pas de mal. Même si tu dois pleurer ce n'est pas une honte. Au contraire, je pense que tu devrais relâcher une bonne fois pour toute cette angoisse que tu as au cœur. Ne t'inquiète pas, je serai avec toi.

© Naely



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