Prélude à l'apocalypse [FB feat Geki]
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Prélude à l'apocalypse [FB feat Geki]    Ven 22 Juil - 18:27
Prélude


Assis sur un tabouret, plein de poussière dans un lieu qui servait autrefois de taverne aux habitants d'un petit pays de la neige. Aujourd'hui délabré totalement détruit, la neige tombait à travers les larges ouvertures du toit. Mon masque en main, la mine basse je repensais à cette époque. Une sorte de mélancolie se mit à envahir mon corps tandis que mes mains serrèrent plus fortement cet objet qui m'était chère. Je me souviens encore comment j'ai obtenu ce masque comme si c'était hier. C'était il y a trois ans, tout commence dans cet endroit même.



Il est dix heures du matin quand mon corps pénètre dans les lieux, comme d'habitude un silence précède mon entrée. les personnes à l'intérieur n'osent pour la plupart pas poser les yeux sur ma personne, depuis dix ans que je vis dans le coin tout le monde commence à me connaître. Tuant, torturant pour survivre, s'acheter mes services ne coûtent pas plus qu'un quignon de pain. Le tavernier me fait signe. =Il a, comme à son habitude, réservé mon tabouret. Il faut dire que tous les jours que dieu fait, mes fesses s'assoient sur cette chaise attendant qu'une personne vienne requérir mon aide. C'est à ce moment que le tenancier me fait un signe de tête pour m'indiquer qu'une personne venait de rentrer, retournant avec lenteur cet imposant corps pour pouvoir apercevoir cette dernière. Il s'agissait de Naïja, une jeune femme qui vivait non loin, que j'ai eu l'occasion de sauver deux fois déjà. Elle vivait seul depuis la mort de son mari il y a cinq ans suite à l'attaque de bandit que j'ai assassiné à main nues. La jeune femme âgée de vingt-cinq ans scruta les environs sûrement à ma recherche, il faut dire que depuis cette tragédie elle venait tous les jours me voir pour me raconter ses journées ou demander mon aide. il ne fallait pas beaucoup de temps avant que la jeune femme ne me retrouve et pour la voir s'asseoir sur le tabouret à mes côtés. Un large sourire sur le visage elle venait demander de mes nouvelles, car cela faisait huit jours que nous ne nous sommes pas vu suite à une mission qu'on m'avait confiée dans un village voisin. Avec des phrases simples et sans montrer la moindre joie je venais de lui répondre. Elle était bien heureuse aujourd'hui m'invitant même à revenir chez elle, ce soir, disant avoir un présent pour moi.


La suite de la matinée fût tout à fait normale, discutant sans cesse jusqu'au moment où un homme vint interrompre notre conversation. L'homme avait besoin de voir disparaître un homme qui vivait dans un petit village non loin, il était prêt à payer une bonne centaine de Ryos pour cette action. Sans hésiter, prenant la photo qu'il tendait et l'argent j'acceptais sa mission. D'un simple geste de tête il s'éloigna lâchant un léger merci. Naïja me souhaita bonne chance avec ce sourire qui la caractérisait tant, essayant de lui sourire à mon tour pour la saluer tout en quittant les lieux. Le voyage ne fût pas long et ne pris que trois petites heures, l'homme ne fût pas difficile à trouver ni à tuer. Tout en regardant son corps tomber et son sang jonchait le sol, il m'était possible d'entendre les cris de sa femme terrorisée par la scène qu'elle venait de voir. Je me demandais comme Naïja pouvait me supporter alors que je ne valais pas mieux que ceux qui avaient assassiné lâchement son mari tout comme je venais de le faire pour cet homme. Le pas il était temps de partir d'ici avant de voir ces habitants qui me regardaient avec une certaine haine jouer les héros et mourir de mes mains. Il était dix-huit heures et trente minutes quand j'arrivais près de la maison de Naïja, le soleil commençait lentement à se coucher, par chance la neige s'était arrêtée il y a peu. C'est en arrivant près de sa demeure que mes yeux virent un corps couché au loin totalement nue dans la neige, accourant vers l'entité, sachant déjà de quoi il s'agissait. C'était bien elle, totalement nue, la gorge tranchée, allongée dans la neige un masque de loup dans la main, comme si elle avait tenté de fuir et de sauver cet objet à tout prix. Il devait s'agir de ce qu'elle avait acheté pour moi, car elle savait que le symbole de mon clan est le loup. Tombant à genoux devant l'horreur sous mes yeux ramassant simplement le masque et le serrant fortement avant de le porter. Je venais de me retourner, cela me permit de voir des traces de pas dans la neige. D'un coup sans avoir le temps de réagir mon corps tout entier se mit à courir suivant ces traces un kunai à la main et une larme coulant sur la joue.


Au loin se trouvait un homme couché dans la neige, sans vie il devait s'agir d'un des ravisseurs. Ma main qui tenait le kunai vint planter ce dernier dans le corps de l'homme une fois, puis une des dizaines et des dizaines de fois sans pouvoir m'arrêter tellement la haine et la colère étaient grandes. Suite à cela, je venais de reprendre mon chemin suivant encore les traces tout en réfléchissant ce qui venait de se passer. C'est après trois minutes de course effrénée qu'il m'était enfin possible de voir plus clair. Au loin, se trouvait un homme debout, cinq corps étaient allongés dans la neige autour de lui. L'un d'eux semblait avoir encore un peu de vie tandis qu'il tentait de ramper vers ma personne. Tout en me suppliant de le sauver, la peur pouvait se lire dans ses yeux tandis qu'il pleurait pour sa femme et ses enfants. Le masque de loup sur le visage cachant ce visage attristé, laissant sortir quelques mots.


"- POURQUOI ? POURQUOI !!!". criais-je simplement de toutes mes forces.


L'homme à la vu du masque venait de comprendre ce dont il était question, s'excusant, parlant d'un accident. Ils voulaient simplement s'amuser, les choses auraient mal tournée et l'un des hommes égorgea Naïja qui tentait de fuir avec le masque dans les bras. La colère était à son paroxysme tellement que du cristal apparût sans avoir fait le moindre geste à faire autour de l'homme qui se trouvait debout non loin de ma personne. Je voulais simplement l'empêcher de bouger ou de faire quoi que ce soit contre le vermisseau qui rampait maintenant près de mes pieds. C'est alors que d'un coup toujours aussi fort quelques mots sortirent de ma bouche.


"- Il est à moi, cet enflure est à moi, si tu tentes de le toucher je te tue." Criais-je d'une force inouïe tandis que mon corps s'approchait du vulgaire insecte.


Je n'avais bien sûr aucun problème avec l'homme qui se tenait au loin et voulait même le remercier d'avoir fait subir ce sort à ces enflures, mais il m'était impossible de le laisser tuer le dernier des enfoirés. Naïja ne méritait pas cette mort, pas après avoir vu son mari se faire tuer sous ses yeux par ce genre d'individus sans remords. C'était risible car je faisais parti de ces personnes qui tuaient sans réfléchir et pour un peu d'argent, mais pourtant la jeune femme comprenait ma situation connaissant tout de ma vie. Alors, pourquoi ce genre de personnes mourraient-elles toujours en première ? Pourquoi une enflure de première, un meurtrier comme moi était-il encore en vie ? Il faut dire que mon père avait sûrement raison. Les anges vont au paradis et les démons restent ici sur terre, en enfer.



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Flocon après flocon, ce tapis blanc venait amortir la chute de ces cristaux descendu des cieux. Caressant l’horizon, mené par le vent, il venait recouvrir la terre des hommes de leur pureté. Si innocente et blanche, elle contrastait avec ce monde corrompu jusqu’à la moelle qui sombrait toujours plus dans les ténèbres. Un élément unifiait les deux choses pourtant bien distinctes : leur froideur. Cœur de glace et vent glaciale s’y côtoyait fréquemment. Le tout me rappela un moment en particulier. Moment où j’avais moi-même expérimenté la beauté et la laideur de ce monde. Moment où j’avais été le spectateur de ce voile blanc maculé de sang qu’engendrait l’homme lors d’excès de violence.

Pourquoi parlais-je de tout ça? Tout simplement car ça me rappelait un souvenir. Il y a de cela quelques années j’avais moi aussi fait couler l’hémoglobine sur ce sol avant si pure. Non pas sans raison, cependant. Chaque jour je me devais de prendre des décisions qui engendraient leur lot de conséquence. Parfois, ces choix devaient entraîner la mort d’autrui. C’était triste,  mais c’était le business. Le monde des affaires est cruel. Il est impitoyable. Si je voulais rester au sommet de cette chaîne alimentaire, je devais m’assurer de maintenir le respect des gens à mon égard. Je me devais de me nourrir comme le grand prédateur que j’étais. Je me faisais un devoir de défendre mon trône. Multiples sont ceux le convoitant. Maintes fois j’avais dû me lever de mon siège afin d’affirmer mon autorité sur un opposant avec les yeux plus gros que le ventre.

Cette continuelle quête de maintien de ma puissance m’avait mené à bien des endroits. Cependant, il y a un de ces événements que je me rappelais bien. Savourant un délicieux verre empli d’une divine vodka, je me laissais perdre dans les méandres de mon esprit, me rappelant quand et comment j’avais fait la rencontre du grand Amateru Hatoma.

***

Verre à la main, je prenais connaissance de l’état de mes forces avec mon ami et fidèle conseillé de toujours : Ginkousha. Ce sage homme aux apparences stoïques et glaciales était parmi mes plus sincères confidents. Un homme comme il ne s’en faisait pas deux. Un homme de confiance doué d’un sens des affaires extraordinaire. C’est donc ainsi qu’il avait osé me lancer une remarque, sur une affaire qu’il trouvait louche.  Un groupe de nos hommes qui devait s’occuper d’écouler certaines marchandises dans un pays nordique semblait ne pas être totalement honnête dans leur déclaration de revenu. Maître des chiffres et connaissant tous les tours de passe-passe, il n’en avait pas fallu bien long avant que le Banquier ne découvre la supercherie.  On osait voler un des plus grands voleurs de ce monde. Mauvaise idée. Vraiment une mauvaise idée. Moi qui les payais bien, moi qui leur offrais amplement en vertu de la tâche demandé, ils osaient tenter de me frauder? Bande d’ingrat, il allait le payer.

C’est donc ainsi que j’avais quitté mon bastion, prenant mes affaires et voguant vers ce petit pays au la chaleur n’existait pas. La route s’était faite en douceur, quelques livres et bouteilles de vin plus tard, et pas mal de sommeil, nous étions rendus. Un homme de mon influence et de mon acabit ne mettait pas longtemps pour trouver ce qu’il voulait. Un petit tour dans une des tavernes du coin, quelques ryos à une bande d’ivrognes et je savais où se trouvaient ceux qui avait défié mon autorité. Remerciant ces informateurs du dimanche, je quittais l’endroit miteux dans lequel j’avais mis pied afin d’aller rendre visite à ces déchets humains.

Selon ce que j’avais déniché, ils seraient en compagnie d’une jeune demoiselle, chez cette dernière. Vas savoir ce qu’ils faisaient, je ne voulais qu’une chose : les faire payer. On ne manque point de respect ainsi au Seifukusha dans connaître les affres de sa colère. À ma grande surprise, les hommes ne s’amusaient pas vraiment, ils étaient paniqués. Comme à leur habitude, ils avaient merdé. Une femme reposait au sol, visiblement, il avait tenté de la violer, de la souiller. Bande d’idiot. C’est alors qu’au même moment, fort de coïncidence, le chef du groupe m’avait vu. Il donna l’alerte au sien qui tentait alors de me fuir. Sachant très bien qui j’étais, ils faisaient, en effet, mieux de prendre leur jambes à leur coup de fuir le plus loin possible. Malheureusement pour eux, ma vitesse leur était supérieure. D’un simple shunsin no jutsu, j’avais tranché la gorge du premier d’un coup vif et net de kunai, sectionnant sa carotide. Le deuxième n’avait pas eu plus de chance quand j’avais cassé son coup d’un mouvement sec et net. Plongeant les deux autres sbires dans un genjustu, je les tuais tout aussi aisément, comme les sous-hommes qu’ils étaient. Puis, vint le chef. À son tour, je le plongeais dans une illusion terrifiante, avant de lui casser tour à tour chacun des genoux. Le faisant courber l’échine devant ma personne.

Au même moment, je m’étais vu interrompu par un individu autre que ceux du petit groupe. Cet homme m’était inconnu. Cependant, visiblement, il semblait fort attaché à la dame qui avait été sauvagement assassiné, Il semblait triste tout en étant dans une irréméable colère. Il me menaçait presque, tentant d’entourer mon être de… crystal? Définitivement il était intéressant, malgré son ton comminatoire à mon égard. Je comprenais que le tout ne m’étais pas destiné, contrairement au scélérat à mes pieds qui lui, n’avait plus grand temps à vivre, selon mes estimations. D'un calme légendaire et de ma traditionnelle voix charismatique sortant d’outre-tombe, je fixais le nouvel arrivant afin de lui adresser la parole.

- Si vous compter le faire souffrir et m’en débarrasser, il sera d’un plaisir pour moi de vous confier les soins de ce déchet humain. Visiblement, vous avez vos raisons de l’exécrer. Sachez que j’ai aussi les miennes.  Cependant, en guise de bonne foi, je vous le laisser. Disais-je, calmement, avant d’ajouter, de façon presque théâtrale une petite incise supplémentaire. Sinon, enchanté, vous pouvez m’appeler Kai, Kai Butsu.





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La colère est capable de révéler qui vous êtes vraiment, c'est sous son courroux que nos actes sont les plus violents. Beaucoup de personnes innocentes aux premiers abords sont capables des pires choses s'ils laissent cette émotion les contrôler. Elle a des déclencheurs qui changent environ de la personne, du milieu social, de la culture, de l'éducation. Pour ma part, me remémorer le corps de cette pauvre Naïja sur le sol totalement nue, était une chose qui ne m'était tellement hors de moi. Je ne pouvais cesser de trembler de rage, tellement l'envie de tuer cet homme était immense. Le voir me supplier pour sa vie, pour sa famille, ne changeait rien. Cet enflure ne méritait pas la vie qui lui avait été donnée, la mort serait donc sa punition, sa délivrance. Lentement, après avoir entendu mes mots, l'homme à terre pris peur. Il ne savait plus dans quel sens allait, vers la personne qui venait de tuer tous ses camarades ou ma propre personne. Se retournant vers l'étranger il tenta une dernière échappatoire. Lui promettant obéissance, tout ce qu'il possédait et même sa femme s'il l'aidait à me tuer et le laisser en vie. C'était tellement pitoyable, l'être humain était pitoyable, capable des pires choses quand il était acculé. Dans ses derniers retranchements le ver de terre tentait de ramper vers son potentiel sauveur. Malheureusement, l'homme s'appelant Kai Butsu venait de m'offrir la vie de cet insecte. Sans lui répondre dans un premier temps, j'avançais vers ma cible avant de la retourner. Il se trouvait maintenant à terre, couché, tête vers le ciel à environ deux mètres de l'étranger. Il était donc temps d'en finir, à califourchon sur lui, un kunai venait de se planter dans chacune de ses mains pour le bloquer au sol. Ses cris ne le sauveraient pas, tandis que lentement un autre kunai venait de se placer sous sa gorge. Ma main droite qui tenait toujours le masque venait de le poser au sol et lentement mes lèvres venaient de s'ouvrir.


"- Tu es tout ce qui me répugne dans l'être humain, tu t'en prends au faible sans défense te pensant puissant. Tu es comme mon ancien village qui un jour paiera pour ses crimes, pitoyable. Ne t'en fais pas je ne perdrais aucune seconde de ta mort." Prononçai-je froidement.


C'est à ce moment que le kunai sous la gorge de l'homme venait de la lui trancher lentement, de manière à ce qu'il suffoque dans son propre sang. Sa mort ne fût pas des plus rapides, il tentait de se débattre tandis que le sang commençait à l'étouffer lentement. Puis, plus rien, le néant, la mort venait de le prendre. Cela ne ramenerait pas Naïja certes, mais empêcherait au moins cette enflure de faire plus de mal qu'il en avait déjà fait. Lentement je me relevais, tout en ramassant ce masque qui m'était important de par sa signification. Prenant le soin de l'équiper lentement avant de regarder la personne qui me faisait face. Un homme assez grand, à la carrure et prestance impressionnante. Son aura était grande, son calme effrayant. Tout ceci m'avait fait comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un simple homme, mais d'un prédateur. Cet homme c'était sûr, il était bien au-dessus de tout ce qu'il m'était donné d'imaginer. Kai Butsu... Étais-ce seulement son vrai nom ou simplement un pseudonyme utilisé pour ne pas se faire reconnaître ? Tant de réponse qui allait pour le moment rester sans réponse. La colère était redescendue et lentement mon corps était en train de se calmer. Les tremblements avaient cessé, mon coeur battait à un rythme plutôt normal. C'est à ce moment pile, oui à ce moment que je venais de me rendre compte que plus jamais je ne la verrai. Une larme, un cri, un corps qui venait de tomber à genoux dans la neige, frappant le sol de colère, pourquoi, pourquoi était le seul mot audible. Tandis que lentement mes yeux venaient à nouveau croiser ceux de l'étranger.


"- Vous... Vous n'êtes pas n'importe qui, je le sens, vous êtes important. Je suis Amatera Hatoma, déserteur de Kumo, utilisateur d'un kekkei Genkai plutôt rare. Je ne veux plus jamais revivre tout ça, je veux faire payer ceux qui en sont responsables. Les villages, les Kages, les ninjas..." Prononcai-je dans un premier temps avant de reprendre mon calme. "Offrez-moi cette possibilité et je ferais de ma puissance votre jusqu'à la fin." Finisai-je enfin.


Cela pouvait sembler étrange de proposer une telle chose à un parfait inconnu, mais la situation l'exigeait. De sa réponse dépendait la suite de ma vie, ce que j'allais devenir et surtout ce que j'allais accomplir. Cet homme détenait en ses mains la vie d'un des déserteurs les plus puissants encore en vie, un déserteur déclaré mort il y a de cela plusieurs années et avec une soif de vengeance inépuisable. La paix ? Oui, les villages l'auront. Une fois qu'ils seront tous détruits et qu'enfin les ninjas cesseront de nuire à autrui.


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Amatera Hatoma, déserteur de Kumo, utilisateur du Shoton, homme en quête de vengeance et de rédemption sanguine. Comment ne pouvait-il pas me plaire? Certes il déballait ainsi son pedigree devant un pur inconnu, ce qui n’est pas judicieux d’un premier abord. Cependant, il n’avait pas tort : je n’étais pas n’importe qui. J’étais celui qui allait pouvoir lui tendre la main, l’aider à se relever et retrouver sa magnificence. Celui qui lui permettrait de déployer ses ailes de nouveaux et ainsi sortir de ces ténèbres dans lesquelles il semblait profondément émergé. Des ténèbres que, moi aussi, j’avais connues, en quelque sorte.

Je m’en souviendrai toujours. Le tout remontait rapidement à mon esprit. Cette fatidique nuit. Si belle, si douce, si forte, sa seule erreur aura été de m’aimer. Moi, un homme de mauvaise réputation, un moins que rien, un criminel. Elle, femme de noble famille promise à un avenir radieux, elle avait osé risquer le tout pour une simple et unique raison : l’amour. Les deux nous étions tombés sous le charme, frappé d’un inexplicable coup de foudre, nous avions transcendé le ciel et la logique. D’un amour impossible était née la vie, vie qui avait rapidement amené la mort. La naissance de ma princesse était désormais la preuve irréfutable de la ‘’trahison’’ de ma belle aux yeux des siens qui n’avait pas tardé à tout simplement l’exécuter, sauvagement. Le patriarche de l’Éventail ayant porté le coup de grâce. Outre ma mère, cette femme était la seul personne à qui j’avais vraiment tenu au courant de ma vie et je l’avais perdu à cause de moi, de mon milieu de vie : j’étais un monstre. De tout cela avait cependant émergé une véritable perle : Miyuki. Un diamant à l’état brut que je ne pouvais pas polir. Je devais le regarder briller de loin, afin de l’éviter d’être taché à tout jamais de mon emprise, qui, visiblement, était nocive.

La violence dont il avait fait part envers ce déchet humain avait été des plus macabres et sanguinaire. Cet homme venait d’arracher son propre cœur devant moi. Il avait mal, très mal. Un amour perdu déchire un homme, c’est inévitable. Qu’avais-je fait quand ma tendre avait passé l’arme à gauche? Je ne vous en parlerai même pas. Je vous dirai simplement que le tout avait déclenché une colère irascible chez mon être qui s’était perdu dans la violence. Alors, le comprenais-je? D’une certaine façon : oui. Cependant, chaque cas est un cas d’espèce et sa peine lui était propre. Je ne pouvais pas la vivre pour lui, mais je savais le genre de sentiment qui traversait son âme en ce moment. Pouvais-je lui offrir du réconfort? Non, ce n’était pas mon genre. Cependant, je pouvais lui offrir une chose bien précise : une raison de s’accrocher à la vie, un but.

Devant moi, il semblait m’implorer de l’aider, de lui tendre la main. Je n’allais pas le laisser ainsi au sol, j’allais lui offrir le soutient qu’il désirait, dont il avait besoin. Un homme dans ma posture avait les outils et les ressources afin de lui permettre de continuer son chemin, malgré tout. C’est donc ainsi, que debout devant lui, sans avoir eu de véritable réaction, je m’apprêtais à lui présenter quelques mots. Plein de charisme et de conviction, ma glaciale voix se laissait entendre à travers ce tendu paysage qui avait été témoin d’effroyable acte depuis peu.

- La mort t’a prise celle qui t’était chère, elle ne sait pas à qui elle vient de s’en prendre. Crois-moi. Disais-je, le fixant, lui démontrant que malgré qu’il était au sol, accablé de cette perte, il demeurait un grand homme. Amatera Hatoma, ceux qui doivent payer vont payer. Dans ce milieu, la mort nous rattrape toujours, la leur, finira par les terrasser assez rapidement. Cependant, pourquoi ne pas avancer les choses? Rajoutais-je, lui laissant sous-entendre que je désirais bel et bien m’allier avec lui. Je suis celui qu’on surnomme le Kaibutsu. Alias le Monstre. J’ai les moyens de t’offrir l’atteinte de tes ambitions, de te donner cette raison de vivre qui fera de toi un homme encore plus grand que tu l’es actuellement. Avais-je dit, tentant de faire comprendre très clairement à mon interlocuteur qu’il pouvait s’en sortir, qu’il allait s’en sortir. Avant de conclure sur quelques mots. Ton ambition te mènera loin, elle sera le vecteur de ta rédemption, Hatoma.

Tout simplement, j’avais conclu, laissant la neige perler le sol, se mêlant au flot de sang sur ce tapis blanc. Debout et droit, magistralement posé comme à mon habitude, je le regardais, d’un air non pas hostile, mais presque sympathique, chose très rare pour ma personne. Cependant, je savais que cet homme avait un petit quelque chose de spécial, c’était évident. Si cette alliance se concluait, de grandes choses allaient en naitre.


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Cet homme devant moi, il l'était, ma rédemption. Ses paroles résonnent dans ma tête comme un salut, son geste, ce qu'il dégage, tout me pousse à me jeter vers lui. Fermer les yeux et lui faire confiance aveuglément. Cette situation était tout à fait inhabituel, demander de l'aide n'était pas une habitude. Mais, malgré tout, je pense que c'est à ce moment que j'ai compris qu'il m'était impossible de faire les choses, seul... Changer le monde, apporter cette paix, le contrôler, tout ceci n'était pas faisable par un simple homme. Il fallait bien plus qu'un Humain pour y arriver et c'est exactement ce qui se trouvait devant ma personne. Le monstre ? Était-il vraiment bien plus grand et plus fort que tout ce qui était imaginable ? Tout ceci était totalement nouveau pour moi, me retrouver en position de faiblesse. Pourtant, encore une fois, j'étais à terre, à me demander continuellement pourquoi. Pourquoi ce monde me prend en permanence tout ce que j'ai, que ce soit mes parents, ma femme et mon enfant et maintenant celle qui avait presque réussi à me ramener vers le droit chemin. C'était à se demander si finalement, tout ceci n'était pas un message. Le message qui me disait que la bonne voie pour moi était celle de la destruction, de la mort, que je n'étais simplement pas fait pour vivre comme un homme normal.


Il était temps de relever la tête et d'enlever cette vue pitoyable que je donnais de moi-même à mon interlocuteur. Tel une renaissance, un renouveau, me relevant rapidement essuyant le sang sur mes mains. Tout en ramassant ce masque pour le porter à mon visage, regardant ce démon qui se trouvait en face dans moi, pile dans les yeux. Un moment de silence, sans aucun geste. Puis, vint les paroles.


"- Ce monde m'a tant prit, n'était-il pas normal que je lui prenne le double en compensation ? Kumo, les shinobis, ces gens qui les utilisent telles de vulgaires armes et détruisent des familles. Ils doivent tous payer. Permet-moi d'accomplir cela et je serais à tes côtés jusqu'à ma mort, j'accomplirai toutes tes tâches et le monde sera enfin sous nos pieds." Prononcai-je simplement.


Suite à ses mots mon corps s'avança lentement, tout en tendant ma main. Si cet homme venait la serrer alors nous aurions une sorte d'accord basé sur nos paroles, une chose bien suffisante pour une personne telle que moi. J'espérais juste au fond de moi ne pas me tromper cette fois et choisir la bonne voie. Si le monde voulait la mort et la désolation, alors il allait l'avoir. Aujourd'hui Amatera Hatoma venait de se réveiller et il était prêt à tout pour accomplir ses projets. Même à vendre son âme au diable. N'étais-ce pas au fond, ce que j'étais en train de faire ?


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