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Sous la pluie ☼ Pv Ohatsu    Ven 22 Juil - 19:38
elle affichait un de ces sourires de circonstance qui lui déplaisait...
Nekomata, les yeux rivés sur la liasse de billets qu'il avait entre les mains, comptait avec une application toute habituelle pour la seconde fois. Il avait toujours eût besoin de se rassurer lui même à ce sujet, de se prémunir d'une erreur de calcul ou pire d'une arnaque. Plus tard d'ailleurs, à l’abri des regards, il recompterai sans doutes une troisième fois. De temps à autre il marquait une courte pause pour dévisager avec insistance et méfiance le visage souriant de la jeune femme qui était assise sur un coussin  de l'autre côté de la table basse.  Ses cheveux pourpres soigneusement regroupés en couettes, elle affichait un de ces sourires de circonstance qui lui déplaisait mais qu'elle ne quittait jamais.  Il ne pouvait même pas dire qu'il avait des raisons de se méfier de sa personne mais quelque part c'était peut-être précisément pour cette raison qu'il le faisait.  Elle louait depuis sept ans une petite chambre dans cette pension qu'il tenait avec sa femme , elle prenait ses repas à leur table comme les autres résidents, partageait une salle de bain. Il n'avait jamais eût à se plaindre même si en général il accueillait seulement des jeunes gens qui désiraient quitter la maison de leurs parents, des étudiants en tout genre, elle n'en était visiblement pas une mais continuait à vivre dans cette pièce étriquée avec si peu de commodité  sans chercher à trouver une maison qui conviendrai mieux à ses activités ou même à l'image générale qu'elle renvoyait.

« – Espèce de renarde quand vas-tu enfin partir et comprendre que tu ne peux pas profiter de tarifs aussi bas alors que tu travailles ? »

ça l'avait fait rire et elle s'était étirée dans le silence. Elle le dévisageait autant que le vieil homme le faisait. Elle payait toujours à temps et elle n'était pas une locataire dont on avait à se plaindre, elle s'intégrait bien et faisait sa part de travail sur la copropriété.

« – Tu as de l'argent, des tas ! Tout le monde le dit alors utilise-le ! »
« – Ne soyez pas comme ça Nekomata-san. J'aime trop mon argent pour faire cela. Et j'aime cette chambre. Votre femme cuisine très bien, comment je pourrais manger autre chose ? »

Elle s'était relevée et après avoir incliné la tête avec ce faux respect qu'elle témoignait à tout le monde elle avait quitté la pièce. Le fait qu'elle soit proche de son argent n'avait jamais été un secret pour personne et ceux de la pension encore moins. En vérité quand elle y réfléchissait elle n'avait pas souvenir d'avoir jamais vécu aussi longtemps avec les même personnes. Plus jeune à Kiri , son père très occupé avait pour habitude de ne presque jamais rentrer et sa mère s'était rapidement centrée sur son petit frère au talent reconnu.  Bien qu'elle ai été absolument adorée de ses parents après réflexion il lui semblait qu'ils n'avaient pas passé tant de temps ensemble, moins encore après la mort de son père.

Jugeant que c'était sans importance la shinobi avait rejoint sa chambre pour récupérer un parapluie et glissé ses pieds dans ses geta à la sorti de la maison. La pluie tombait, habituellement, continuellement et la jeune femme n'espérait que rarement la venue du soleil qu'elle avait de toutes façon peu connu. Elle savait apprécier l'humidité en vérité , c'était quelque chose qui ne l'avait pas quittée depuis sa terre natale comme si pour des raisons météorologique Ame s'était naturellement imposé sur sa route comme un point de chute nécessaire et salvateur. Là, il n'y avait pas de colère à son encontre et encore, elle avait pu choisir d'être qui elle était. Une personne qui n'entrerait pas en contradiction avec sa nature.

Lentement , silencieusement dans ses kimono de civile armée de son parapluie elle avait quitté les rues avec un salut polit aux gardes qui faisaient leur rondes de début de soirée. Elle ne releva pas la façon dont une grand-mère commenta le fait qu'une jeune femme ne devrait pas se promener seule le soir sous peine d'avoir l'air de mauvais genre et avait finalement rejoint l'autre côté du mur d'enceinte.  C'était quelque chose de différent encore que de se promener dans la ville. Là, elle se sentait libre et forte comme si elle était au centre du monde.  Comme elle était par nature plutôt égocentrique c'était une chose qu'elle savait apprécier.  L'air froid de ce début de soirée lui mordait les joues et de la buée voltigeait péniblement entre des gouttes que pleurait le ciel.  Écoutant seulement la différence qu'il y avait entre le bruit de l'eau sur l'ombrelle et le bruit de l'eau sur la terre.  Marchant à petits pas sans réelle destination , sans doutes à la recherche de la prochaine idée qui occuperai ses journées, les choses auraient certainement du se poursuivre comme cela mais il y avait eût cette ombre sous la pluie. Furtive. Tellement que la jeune femme n'était même pas tout à fait certaine de l'avoir vue alors à tout hasard, elle interpela le vide qui lui faisait face.

« – J'ignore qui vous êtes, mais si vous ne vous montrez pas, sachez que je crierai et que j'interpellerai les gardes! »

Ce soir là, Otohime était une civile d'Ame et de fait, n'était certainement pas le genre de personne qui en viendrait aux mains avoir recours à une menace était souvent plus efficace que de chercher par sois même.
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Re: Sous la pluie ☼ Pv Ohatsu    Sam 23 Juil - 17:22




Under the rain
Otohime & Ohatsu
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''' Sous la pluie ☼
L’air était étouffant et je peinais à respirer correctement. Pourtant native du village caché du sable, j’étais habituée à la chaleur mais cette journée semblait particulièrement torride et malmenait les rares courageux qui, à mon image,  osaient s’aventurer hors de leurs habitations plus fraiches. Je ne portais pas mon habituel masque qui couvrait la moitié inférieur de mon visage sous peine de faire un malaise, et me sentais chanceuse que mes vêtements, déjà légers, comportaient des ouvertures laissant passer les trop peu nombreux courants d’airs. Les échoppes étaient fermées et seuls les bars gardaient leur porte ouverte afin d’offrir rafraichissements et coin d’ombre aux malheureux aux prises avec les rayons du soleil. J’entrais dans l’un d’eux et m’assis discrètement dans le fond de la gargote commandant au passage une eau bien fraiche avec glaçons. La jeune serveuse s’approcha de moi avec méfiance mais je lui lançais un sourire rayonnant, montrant patte blanche quand à de mauvaises intentions. Elle me rendit mon sourire et déposa mon breuvage devant moi avant de s’en retourner vaquer à ses occupations. Je pris rapidement le verre posé sur la table et le sirotait d’une trait sentant l’eau glacée couler le long de ma gorge me procurant un plaisir non camoufler. Je lâchais un soupir de satisfaction après avoir bu l’entièreté du contenu de mon verre. Ma journée commençait tout bonnement bien. Cependant, je ne devais pas me reposer sur mes lauriers, ma chasse à l’homme était toujours en cours.

Mon périple ne faisait que commencer. Mes recherches sur le Kaibutsu n’étaient en rien terminées et je continuais sans cesse de m’informer sur ses agissements et surtout sur l’endroit où il pouvait bien se cacher pour mener à bien ses méfaits crapuleux. Je découvris qu’il aurait trainé près du village d’Ame. J’aurais du y penser, un village pluvieux, froid, industriel. C’était la planque parfaite. Les gens sortaient couvert avec, en cause, la pluie incessante et il devait surement être facile de se dissimuler parmi les habitants. M’infiltrer n’allait surement pas être la partie la plus facile, avec Hanzô la salamandre comme chef ; il devait indubitablement avoir l’œil sur les entrants et sortant de son village. Je ne souhaitais pas causer des problèmes à Suna, et surtout pas provoquer une guerre avec Ame.

La route ne serait pas longue mais ce qui allait me compliqué la tâche serait mes vêtements. Suna et son désert voulait dire habits fins et légers mais Ame village caché de la pluie, les habitants devait surement se couvrir pour ne pas être trempé. Je passais en vitesse dans mon humble appartement et pris à la volée, une cape de couleur sombre et l’entassait dans un sac accompagné de diverses autres choses comprenant principalement de la nourriture et une gourde remplie d’eau. J’avais pour principe de ne pas combattre ou du moins de le faire le moins possible. C’était pour cela que mon arsenal ne se composait que de quelques senbons, shurikens et deux kunais.

Sur la route, je ne rencontrais aucuns soucis, je me fondais dans la masse ou du moins dans le désert et j’arrivais aux abords du village d’Ame dans le courant de la journée. Il me fallait patienter, l’infiltration serait plus aisée lorsque le soleil serait couché et que la nuit prendrait place. Une fois l’astre lunaire bien haut dans le ciel étoilé, j’enfilais ma cape par-dessus mes épaules, ôtais mon bandeau frappé du sigle de Suna et rabattais la capuche sur ma tête dissimulant mon visage. La pluie s’était mise à tomber, me laissant sans voix devant la triste beauté des gratte-ciel industriels de ce village gris. La température venait de chuter de quelques degrés mais cela suffit pour me faire frissonner, n’étant pas habituée à un climat si froid, créant de petits nuages de vapeur qui s’échappaient de ma bouche au rythme de ma respiration. Je craignais que cela ne permette aux gardes de me repérer et je diminuais donc mon amplitude respiratoire.

Le temps était venu pour moi de m’élancer dans le but de franchir cette enceinte. Lorsque je l’avais vue, je m’étais demandée si cela devait empêcher les autres d’entrer ou bien quelqu’un de sortir. Finalement, je m’en fichais bien. Je voulais entrer et j’allais entrer… Surprise dans ma course, je n’avais pas remarquée la silhouette qui se dessina furtivement en dessous de moi et continuais encore quelques sauts avant de me dissimuler derrière un arbre. La jeune femme se mit à parler et m’intima de me montrer sous peine de crier, rameutant les gardes à proximité. Ce fut le silence qui lui répondit pendant que je pesais le pour et le contre de dévoiler ma présence. Comment avais-je pu être aussi négligente et laisser une simple jeune femme qui, je supposais devait être une kunoichi, me voir et faire échouer totalement mon plan d’infiltrat ? Je l’ignorais mais ma seule solution pour entrer était soit de me révéler, soit de tuer cette ombre cachée par une ombrelle, soit faire demi tour et passer à côté des ces renseignements sur l’être que je poursuivais. Ma décision fut prise et il ne m’avait fallut que quelques secondes pour sortir de ma cachette. Je restais cependant à bonne distance.

♦ Crier ne servirait à rien, en deux secondes je suis dans votre dos et votre gorge tranchée. Bien que cela ne m’intéresse pas, je ne cherche pas le combat, juste des informations pour mon propre compte. Pourriez-vous, s’il vous plait, faire comme si vous n’aviez rien vu et ne pas alerter les gardes ?

Toujours dissimulée, je descendais de mon perchoir et me mis à la hauteur de mon interlocutrice pour ne pas instiller une impression de supériorité. J’étais trempée jusqu’aux os ; la pluie redoubla d’intensité et je n’espérais qu’une chose, retrouver rapidement mon climat chaleureux et son soleil de plomb. Je remarquais qu’elle n’avait pas l’air menaçante, cependant, je restais sur mes gardes. Mon intuition surement me mettait en alerte.

♦ Mais dites-moi, que fais une « innocente » jeune femme en dehors du village par un temps pareil ?

J’insistais sur le mot innocente. Laissant un temps de réponse à l’Amejin, je m’appuyais nonchalamment sur le tronc d’arbre à ma droite cherchant un peu de chaleur dans cet endroit froid et industriel.

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Re: Sous la pluie ☼ Pv Ohatsu    Sam 23 Juil - 19:30
Peux de personnes terrifiaient Otohime et deux d'entre elles se trouvaient dans ce village.
Crier ne servirait à rien.  Un peu qu'elle le savait , mais c'était sans importance puisque l'autre avait répondu et s'était même mise à découvert, laissant Otohime juger de sa stature , tel quelle avait voulu les choses.  Cependant à l'entente de la menace ouverte de se retrouver égorger elle avait serré les doigts plus fort autour de son ombrelle. Elle lui aurait bien répliquer de seulement essayer mais elle n'était pas sensée être capable de faire ce genre de chose. Elle comptait mentalement les battements de son cœur pour occuper son esprit et empêcher son corps de répondre à cette attaque. L'inconnue – c'était une femme – disait pourtant vouloir éviter le combat et Otohime ne pouvait pas dire à quel point c'était effectivement préférable. Elle n'était pas particulièrement familière des démarches administratives et il lui faudrait pourtant expliquer ce qu'ils s'était produit. En cas de combat, qu'elle écrase ou non cette étrangère elle devrait en répondre et ce n'était définitivement pas quelque chose qu'elle avait envie de faire.

Cela dit ce n'était pas une raison suffisante pour seulement obéir aux ordres de l'intruse. Il y avait très peux de personne qui terrifiaient Otohime et deux de ces personnes se trouvaient dans l'enceinte de ce village. Elle n'était peut-être pas une native mais elle vivait à Ame depuis assez longtemps  pour savoir qu'on ne décevait pas l'Amekage sans conséquences ; des conséquences qu'elle n'avait absolument pas l'intention d'assumer. La jeune femme se demandait réellement à quoi pensait l'autre pour lui demander de garder le silence à ce sujet. Attendait-elle réellement être écoutée, obéie ? Même si elle avait été une civile du village , Otohime n'aurait pas pris ce risque. Elle avait dut justifier sa sortie et elle savait que les gardes pourraient la situer.  Si l'inconnue entrait dans le village et causait quelque désagrément alors les gardes sauraient qu'elle était dehors au moment des incidents et qu'elle avait au mieux vu l’intrus, au pire : participé à l'intrusion.  Trahir Ame n'était pas quelque chose qu'on avait envie de faire définitivement pas.

« – Je crains que non hélas, à moins que vous ne repartiez immédiatement sans chercher à rester autour du village.  Nous n'aimons pas trop ceux qui entrent sans y avoir été invités et , de reste vous n'iriez pas bien loin.  »

L'autre côté du mur grouillait de patrouilles de sûreté, elle était bien placée pour le savoir, autrement elle n'aurait pas perdu son temps en contrôles de vigueur et se serait contentée de passer le mur ; désormais et après toutes ses années elle savait qu'il était plus facile de se mettre certain gardes dans la poche de chercher à fuir leur vigilance.  Si elle n'avait pas craint les conséquences que cela aurait eût sur sa personne sans doutes qu'elle aurait laissé l'autre s'introduire par le mur pour le seul plaisir de voir le sort qui lui était destiné une fois tombée dans les mains de la sécurité. Elle se sentait presque généreuse d'essayer de l'en dissuader.  Si malgré tout elle persistait dans cette direction l'amejin serai certainement obligée d'intervenir. Même si cela allait contre sa propre philosophie. D'ordinaire  la jeune femme était plutôt du genre à fuir les responsabilité les remettant entre les mains des autres. La situation actuelle avait seulement des variables différentes à savoir personne sur qui déléguer la faute et elle ne pouvait pas juger les capacité de l'autre femme.

La kunoichi étrangère semblait pourtant assez sure d'elle, appuyée sur le tronc de l'arbre dont elle était descendue, elle affichait un air assez neutre qui ne laissait pas à Otohime la possibilité de décrypter ses émotions. Était-elle assurée parce qu'elle ne voyait pas Otohime comme une menace ou parce qu'elle se savait assez forte pour l'écraser elle ou n'importe quel adversaire ?  Elle connaissait des gens qui étaient comme cela mais  ne savait pas encore si son interlocutrice se plaçait ou pas dans cette catégorie.  Pourtant, visiblement méfiante à l'idée de voir une civile qu'elle qualifiait d'innocente à l'extérieur par un temps « pareil » et ça l'avait fait rire. Elle avait à peine étouffé l'éclat avant de se décider à répondre.

« – Si vous étiez d'ici vous sauriez que c'est le temps habituel. Les ensoleillées sont rares. Sortir par ce temps n'a rien d'étrange c'est plutôt commun et par ailleurs les plantes qui poussent de ce côté de la muraille m'intéressent. Je suis apothicaire. »

Avait dit la jeune femme en désignant les plates grasses qui poussaient au pieds de l'arbre de son interlocutrice. Quand à savoir pourquoi une apothicaire sortait le soir pour cueillir des plantes , et bien il n'était pas difficile d'entendre qu'elle avait une longue journée. Elle profitait seulement d'un moment de répit pour compléter ses stocks.  Otohime afficha un sourire moins doux cela dit.

« – Quand à vous, si je puis deviner aisément ce que vous êtes je ne saurait que vous conseiller d'abandonner votre sotte idée. Vous ne trouverez personne pour vous aider entre ce murs et si vous les franchissez il y aura votre tête sur un pic sur la place demain matin. »

Là, elle fabulait mais l'avantage de vivre dans un pays aussi fermé qu'Ame c'était encore qu'on pouvait raconter n'importe quoi à ce sujet aux étrangers et elle se demandait comment son vis-à-vis allait réagir. Est-ce que cela la dissuaderai ?

« – Croyez bien que je vis ici de puis suffisamment longtemps pour l'affirmer et vous ne seriez pas la première.  »

Elle avait ajouté pour faire bonne mesure.
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Re: Sous la pluie ☼ Pv Ohatsu    Jeu 28 Juil - 21:03




Under the rain
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''' Sous la pluie ☼
Prise dans un tourbillon de réflexions, la jeune femme qui me faisait face ne portait plus autant d’attention sur moi et j’en profitais pour glisser ma main dans la pochette sur ma cuisse, attrapant discrètement un kunai que je gardais dissimulé sous ma cape. Bien qu’aux premiers abords elle ne semblait pas dangereuse, je restais toujours méfiante. J’ignorais le pourquoi mais je sentais qu’elle aussi possédait une agilité particulière. Son corps fin devait surement lui permettre d’agiles mouvements et son pas, léger, de se déplacer sans qu’aucuns bruits ne se fassent entendre. J’avais eu un petit aperçu en me faisant surprendre et je ne pouvais pas die que cela me plaisait beaucoup. Je remarquais la pression qu’elle exerça sur son ombrelle et je me raidis, prenant cela comme une mise en garde. Mon but, je le répétais, n’était pas d’en venir aux mains, mais je n’hésiterais pas si la jeune femme engageait le combat. L’air froid me transperçait, mes frissons redoublèrent d’intensité mais je ne cédais pas et gardais un self control sur moi-même, empêchant les tremblements de me trahir quand à ma condition. Si je ne revenais pas avec un rhume ou une bonne crève, je remercierai les Dieux, mais j’avais peu d’espoir la dessus et je préférais qu’ils entendent ma prière quant à l’obtention des informations sur ma proie.

Lorsqu’elle prit la parole, je me redressais et quittais ce peu de chaleur que le bois, même humide, parvenait à me procurer. Je regrettais ce mouvement mais reprenais une stature plus droite, sons pour autant faire acte de provocation. Elle m’invita « gentiment » à faire demi)tour et de ne plus approcher les alentours du village, m’informant que je n’irais malheureusement pas plus loin même si je le voulais. Je souris derrière mon masque –chose qu’elle ne vit pas- et lui rétorquais.


♦ Je n’ai pas pour habitude d’abandonner, ni même repartir sans les –j’hésitais- choses que je suis venue chercher et pour lesquelles je décimerais tout un village. Bien entendu, ce n’est en rien une menace et je sais pertinemment que je n’aurais aucune chance face à la salamandre et ses lieutenants.

Je marmonnais plus pour moi.

C’est bien pour ça que je voulais le faire en douce…

Suna n’était pas au courant que l’une de ses juunins toquait littéralement à la porte du village caché de la pluie, et s’il l’avait su, le Kazekage m’aurait surement décapité, éventré, écorchée vive et toutes autres sévices auxquels mon esprit se refusait de penser. Son éclat de rire étouffé me ramena à la réalité et je posais sur elle un regard interrogateur. Pourquoi riait-elle, avais-je dit quelque chose de drôle ? Ses paroles ne mirent pas longtemps à sortir de sa fine bouche et je compris la raison de se son cristallin.

Une apothicaire hein ? Je restais méfiante quant à cette révélation. Je ne baissais pas le regard lorsqu’elle désigna les quelques pousses d’herbes à mes pieds mais la croyais étant donné  mon études rapide de la géographie d’Ame. Concernant la météo, je pouvais l’entendre et, sincèrement, je me sentais heureuse d’avoir vu le jour dans le pays du vent où le climat clément me rendait la vie plus agréable. Un sourire doux prit place sur son visage et bizarrement, je me détendais, décrispant mes muscles sans pour autant relâcher mon attention. Elle reprit et les mots qu’elle employa ne me firent ni chaud ni froid.

♦ Je n’espérais pas d’aide, je sais me débrouiller seule, je me rends bien compte que la tâche sera loin d’être facile mais quand je veux quelque chose, je fais tout pour l’avoir. Quant à ma tête sur une pic demain matin, je ne souhaite pas vous offrir cette vision dès le petit-déjeuner. Quelle horreur que de gâcher le meilleur repas de la journée avec une vision comme celle-ci.

Je lâchais ces derniers mots avec une grimace qui, même dissimulée sous mon voile noire, était parfaitement compréhensible. Tête brulée ? Oh que oui, c’était presque mon deuxième prénom surtout lorsqu’il s’agissait de mon ennemi. Je parcourais des kilomètres, entrerais dans tous les villages, risquerais ma peau pour, ne serait-ce qu’une petite information sur l’emplacement de ce Kaibutsu. Et puis, tel un démon, je ne mourrai pas avant d’avoir pris ma vengeance contre cet homme infâme. Je me demandais, ensuite, pourquoi Ame était si repoussante. Si même ses villageois la critiquaient, dissuadant les visiteurs de s’approcher, cela n’allait en rien améliorer ses possibles alliances avec les autres villages. Oh et puis, je m’en foutais, je ne connaissais rien à la politique et je laissais cela à notre bon intendant à la chevelure blonde. Elle avait rajouté une phrase pour appuyer sa menace.

♦ Et surement pas la dernière, si je me fais prendre. Mais croyez moi bien que je ne reculerai devant rien pour entrer dans ce village, dussé-je empaler moi-même des têtes sur des pics. Mais pas la vôtre, vous ne m’avez rien fait, et je ne ferais absolument rien à une simple apothicaire.  

J’insistais sur le dernier mot. Puis poussant un soupir, je baissais le visage avant de le relever et de lever les bras. Je repris.

♦ Écoutez, je n’ai rien contre vous. Je ne veux pas que l’on se blesse et, permettez-moi mais je doute fortement que vous soyez une apothicaire. Ou alors avec des capacités plus développées que le commun des mortels. Quoiqu’il en soit, je ne souhaite qu’une chose, accéder à des … choses qui se trouves probablement dans votre village, bien que j’ignore si elles s’y trouvent vraiment.

Mes suppositions restèrent en suspend. J’avançais d’un pas dans sa direction, montrant toujours patte blanche mais plus je restais là à discuter, plus mes chances de pénétrer dans l’enceinte du village s’amenuisaient. Il me fallait savoir s’il était passé par ici.

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Re: Sous la pluie ☼ Pv Ohatsu    Sam 1 Oct - 22:47

Correction

Positif - Ohatsu


Tu n'es pas une correctrice pour rien huhu. C'est vraiment très bien écrit et chasser la faute est une mission difficile à relever chez toi. De plus, tu espaces bien tes paragraphes, tes idées sont bien construites ... Bref, rien à dire.


Négatif - Ohatsu


Dommage que le RP se stop net. Bien que je te sens un peu hésitante sur ton interrogatoire à la fin, j'aimerais pouvoir lire la suite.



Gains - Ohatsu


10 PE




Correction by Saëko

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