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Le palais des autres mots || Ayame    Sam 23 Juil - 17:02
TAMAO Ayame
Pour la première fois depuis qu'il la connaissait, il eut la sensation qu'elle pourrait vraiment lui faire du mal.

« – Je suis à peu prêt certain que tu es au courant mais ce n'est pas parce que tu regarde ce papier avec insistance que son contenu va changer. »
« – Je te serai vraiment très reconnaissante si tu voulais bien la fermer , Tori-san. »

Il avait eût un mouvement de recul en croisant son regard, habité par une lueur un peu étrange. Elle ne portait pas son habituel sourire très doux mais un espèce de rictus tordu, tellement impersonnel en fait. Pour la première fois depuis qu'il la connaissait, il eut la sensation qu'elle pourrait vraiment lui faire du mal. Pire encore : qu'elle en tirerai une certaine satisfaction.  Ce n'était pas quelque chose d’habituel, Otohime avait toujours été une femme calme et souriante qui accomplissait ses mission dans le respect élémentaire de la dignité humaine. Il ne pouvait pas envisager qu'elle éprouva quelque plaisir que ce soit à blesser les autres. Cela dit à cet instant précis, il se demandait réellement si elle était la personne qu'il connaissait.  Tobari-senseï un homme influent de l'académie et qui avait entraîné de nombreuses générations de shinobi et qui jouissait de certaines connexions dans les hautes sphères avait tenu à ce qu'il remette à la jeune femme, ce parchemin sous cachet. Sans doutes que Tori ne l'aurait pas fait s'il avait pu prévoir à l'avance le changement radical que cela impliquerai chez sa partenaire.

Otohime, elle était à des lieux de se soucier de la conscience que Tori prenait d'elle. Après tout elle était également une personne en dessous du rôle qu'elle se donnait généralement et elle n'était pas une bonne personne. Elle n'aimait pas se venter du contraire quand elle prenait du  plaisir à ne pas l'être.  Peut-importe comment elle regardait la situation – bien que consciente de ne pas pourvoir la changer sans agir – n'avait rien de bon. Le parchemin qui lui avait été remit avait été visiblement rédigé de la main même de celle qui se faisait couramment appeler « Le fléau de la pluie » entre les murs de ce village et même au-delà. Tamao Ayame était un monument, une pierre angulaire de l'ordre et de la discipline dans ces lieux , une reine de pierre que l'eau n'aurait sus éroder un jour. Sans en savoir énormément elle n'était pas inconnue à la jeune femme pour la simple et bonne raison qu'elle avait été sa principale difficulté dans le cadre de son infiltration à Ame sept ans plus tôt. Pendant un long moment elle avait craint d'être repérée, par la suite Otohime s'était jurée de n'avoir jamais affaire à elle. Jamais.

Cette convocation , puisque s'en était bien une, ne lui disait rien qui vaille et elle craignait que ,finalement le fin mot de l'histoire n'ait été découverte. Froissant le papier elle avait tourné le dos à Tori et s'était mise en route réfléchissant aux options qui s'offraient à elle. Fuir était suspect et dangereux, sans doutes impossible actuellement, mais l'idée que le capitaine de la première légion puisse effectivement avoir  le moindre soupçon à son sujet la tétanisait presque. Pour ce qui était de fournir un mensonge éhonté elle était assez confiance mais elle ne pouvait pas déterminer dans quelle mesure l'autre femme était au courant de la situation. L'était-elle , et si elle l'était qui d'autre savait ?  Otohime bouillonnait, véritablement. Et si ce n'était pas cela, ce n'était pas forcément pour le mieux, n'ayant jamais eût pour ambition de monter en grade ou de seulement être remarquer par les supérieurs, l'idée qu'on lui porte de l'intérêt n'était, au reste, qu'une angoissante perspective. Elle avait toujours été prudente par ailleurs. Véritablement elle ne s'expliquait pas comment les choses en étaient arrivées ou elles étaient.

Elle avait fait taire l'angoisse en répétant comme un mantra qu'elle était Otohime et qu'elle était née orpheline à Ame , qu'elle avait été élevée par un notable âgé qui n'avait pas d'enfants.  C'était l'histoire qu'elle avait construite sur la vie de l'originale Otohime. Et c'était la personne qu'elle était devenue, elle était cette personne et elle ne laisserai pas quelqu'un dire le contraire.

Prendre la décision d'entrer dans le bureau du QG de la première légion avait été un processus long et remplis de doutes qui avaient manqué d'attirer l'attention et même les soupçons des gens qui gardaient l'entrée. Arpès avoir plissé nerveusement son propre kimono, elle s'était engagée de l'autre côté de la rue.  D'un bon pas elle avait approché de l'entré et tendant à quelqu'un la convocation plissée qu'elle avait reçus elle s'était laissée conduire dans les couloirs jusque devant les portes du bureau de Tamao Ayame.

Quelques coups avaient été frappés avant qu'elle ne soit finalement poussée à entrer , elle l'avait fait  et malgré une contrariété plus qu'évidente elle avait rapidement recomposé son visage et avait offert à la militaire sous sourire le plus doux et le plus charmant.  Elle s'était inclinée plus profondément qu'elle ne l'avait jamais fait avant de prononcer quelques mots d'une politesse qu'elle trouvait elle-même à vomir.

« – Otohime à bien reçu votre message, il y à une chose à faire pour Tamao-sama? »

Elle s'était redressée pour regarder son visage mais se rappela bien vite de baisser les yeux , cherchant plutôt une porte de secours en cas de nécessité. .

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Re: Le palais des autres mots || Ayame    Sam 23 Juil - 18:20
Le Palais des autres Mots #Otohime Un brouhaha incessant empli le bureau du Fléau. Comme toujours, ses quatre assistants personnels s'affairent à la tâche, discutant de dossiers, analysant les faits, se mouvant librement dans la pièce comme autant d'oiseaux en cage. La pièce en elle même était relativement large : la porte d'entrée, donnant sur une imposante salle dont le mur opposé était constitué d'une baie vitrée donnant sur la sempiternelle averse du village. L'on pouvait distinguer à travers la grande baie vitrée un balcon surplombant le centre ville, ainsi que les tours avoisinantes. Au centre de la pièce trônait une grande table de réunion avec cinq sièges, sur lesquels étaient installés les plus hautes sphères de la première légion. Ayame présidait seule son côté de table, droite et engoncée dans un fauteuil à haut dossier, tournant le dos à son balcon, faisant face, quelques mètres plus loin, à la seule entrée de la pièce.

Ses quatre assistants quand à eux, s'étaient répartis tout au long des deux côté latéraux, naviguant par reflexe entre les différents dossiers éparpillés sur le plan de travail. Les murs quand à eux arboraient différents ornements allant des tableaux aux affiches de propagande ; et un tableau avait été mis en place dans le coin gauche de la pièce, près du fauteuil de Tamao, où l'on pouvait voir des visages fixant l'objectif d'un oeil résigné. Certains avaient une prime affiliée à leur nom tandis que d'autres avaient été barrés par une imposante croix rouge, signifiant sans doute un destin funeste.

Réfléchissant à son entretien avec son Seigneur quelques jours auparavant, la trentenaire ne remarqua l'entrée de son invitée que quelques secondes après son arrivée, tant elle était absorbée par sa réfléxion. Néanmoins, l'ayant finalement aperçue - et vaguement entendue à cause des voix parasitaires - le Commandant se leva lentement, faisant signe à ses subalternes de quitter la pièce.

Après qu'ils se soient exécutés, Ayame fit signe à la jeune femme de s'approcher. Son interlocutrice semblait encore relativement jeune, ses mouvements semblaient hésitants et son regard fuyant. Cette attitude tira au Fléau un léger amusement dissimulé sous son faciès impassible et son regard d'émeraude froid. La brune n'ignorait pas que de nombreuses rumeurs fusaient à son sujet au sein des forces militaires d'Ame, et était également au courant de sa réputation de Roc Impassible... et dangereux. Ce dernier qualificatif était visiblement le plus utilisé en général pour la désigner ; son manque d'empathie, sa froideur de façade et son caractère impitoyable et incorruptible étant largement répandus.

C'est donc d'une voix posée et monocorde qu'elle lança, les yeux fixés sur celle qui venait de la rejoindre:

" Bonjour, Otohime. Je vous remercie d'être venue aussi rapidement. Je suppose que vous savez déjà qui je suis, je ne perdrais donc pas de temps en présentations: plongeons directement dans le vif du sujet. "

Ce faisant, elle se pencha légèrement sur le côté, attrapant un dossier de couleur rouge, portant le patronyme de celle qui lui faisait face ; et arborant sur la devanture une photo ainsi qu'un court descriptif de la jeune femme. Le dossier était relativement lourd, et s'étendait sur plusieurs dizaines de pages.

" Je vous ai fait appeler car j'aurais éventuellement une tâche à vous confier. Mais avant cela... J'aurais quelques questions afin d'évaluer vos capacités. Tout d'abord, j'ai remarqué que nos renseignements sur vous remontent que 8 ans auparavant. Avant cela, il semble que vous n'ayez été qu'une Orpheline parmi tant d'autres victimes des incursions des grandes Nations. Dites moi, qu'est ce qui vous a motivé à vous engager dans nos forces ? Qu'attendez vous de votre affectation ? Et surtout que pensez vous du règne du Seigneur Hanzô ? "

Les questions posées, la femme se tut, guettant la réaction de son interlocutrice. Elle fixait délibérément ses yeux, le regard sévère et la mine fermée. Il était impossible de lire la moindre émotion dans son visage, et encore moins dans son intonation. Etait ce pour cela que sa réputation était aussi ... rebutante ?
 
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Re: Le palais des autres mots || Ayame    Sam 23 Juil - 20:54
TAMAO Ayame
Ses propres logeurs ne jugeaient que par le kage  et il y avait un portrait de lui dans le salon[..]

Impressionnant n'était pas le mot, en vérité la demoiselle n'était pas certaine qu'il en existe seulement un pour exprimer ce qu'elle ressentait. Plus que la femme, le chef qui lui faisait face c'était encore la vision de ce bureau qui semblait être un temple à la gloire d'Ame et de la Salamandre.  Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait cela ses propres logeurs ne jugeaient que par le kage  et il y avait un portrait de lui dans le salon et dans toutes les pièces communes de la pension, certaines affiches de propagande aussi, mais définitivement ce n’était rien par rapport à ce qu'elle avait actuellement sous les yeux.  Et encore c'était sans mentionner les photographies des criminels qui s'entassaient sur un des pans de mur. Pour peu elle se serait sentie véritablement mal à l'aise alors  à la place elle avait posé son regard sur la baie vitrée qui donnait vue sur la ville pluvieuse.  C'était presque plus rassurant , bien qu'il s’agissait d'un échappatoire trompeur elle le savait, pour autant elle trouvait rassurant  de s'y accrocher et si ce jour était le dernier alors qu'elle se plaisait à croire qu'elle ne partirait pas sans avoir détruit ce bâtiment et sans emporter quelqu'un avec elle.

Il était cependant bien inutile de s'en préoccuper pour l'instant puisqu'elle ne savait toujours pas les raisons qui l'avaient menée à cet entretient ô combien indésirable.  Tamao Ayame la regardait avec insistance comme si elle cherchait à lire à l’intérieur de son son corps, comme si elle pouvait savoir ce qui se trouvait dans sa chair et Otohime n’aimât pas cela. Elle se sentait d'autant plus acculée qu'elle était obligée de conserver le rôle le plus longtemps possible et jusqu' à la fin si possible.  On avait jamais vu une chunin sortie de nulles part affronter de manière effronté le regard de son supérieur. Encore moi si cette personne était Tamao. Alors elle gardait le regard le plus bas possible , de toute façon la fieffé voleuse qu'elle était n'avait pas assez de fierté pour trouver cela honteux que de baisser la tête devant les forts. C'était même salvateur et elle était certaine que c'était la raison pour laquelle elle était toujours en vie à l'heure actuelle.

Ayame allait droit au but, l'espace de quelque seconde elle avait eût l'espoir de savoir enfin les raisons de sa présence en ces lieux mais avant qu'elle n'ai eût le temps de souffler, le général favori d'Hanzô avait seulement saisit et ouvert un dossier à son nom. Elle le connaissait pour être la personne qui en avait mit une partie dans les archives du village quelques années auparavant.  L'angoisse était montée d'un cran dans son estomac mais elle n'en avait rien laissé paraître.  Si l'autre voulait de la franchise elle en aurait et pour chacune des nombreuses question qu'elle avait posée. Autant de menaces pour Otohime ; des menaces inconscientes sans doutes mais bien présente pour la kunoichi.

« – Je vous raconterai bien une histoire à propos de la violence avec laquelle je suis devenue orpheline mais pour être honnête Madame, c'était il y à tant d'années que je ne m'en souviens guère. Je n'arrive même plus à me souvenir du visage de ma mère et je ne veux pas de pitié. »

Son ton était calme, elle n'était pas affectée par cette situation. Elle n'avait jamais été du genre à s'épancher sentimentalement de toutes les façons. Seulement à régler ses comptes.  De la même façon qu'elle avait fait de sa famille à Kiri les monstres qui avaient enfanté un terroriste, elle avait venger avec efficacité la mort de son père ; mais elle n'avait pas versé une larme. C'était plus une « obligation morale » en quelques sortes.  Elle n'arrivait pas à s'émouvoir du sort qu'elle avait réservé à ceux de son sang en temps que Kirijin alors elle pouvait parfaitement faire montre de ce manque d'empathie face à des éléments qui s'étaient vraisemblablement produit si loin dans le passé. Otohime d'Ame était Orpheline depuis toujours ou peu s'en fallait, elle ne pouvait pas être affectée par des choses dont elle n'était pas en âge de se souvenir.

« – Je ne me suis pas engagée par désir de vengeance et ce n'est pas pour une raison louable comme celle de prémunir d'autres enfants du sort que j'ai reçu. Je l'ai fait pour l'argent et pour sortir de là ou j'étais.  Mon père adoptif disait que j’étais bonne à cela et c'était plus pratique pour moi de toutes les façons. »

Rester cohérent et dans la trame. D'après les document officiels qui avaient été déposé dans le dossier, Otohime avait été adoptée à l'age de dix ans par un notable du village. Un vieil homme qui n'avait pas de famille et qui ne s'était jamais marié. Administrateur des archives pendant de longues années il avait soutenu toute sa vie Hanzô autant politiquement que financièrement , d'ailleurs la quasi totalité de sa fortune était allée aux caisse de l'état. Otohime n'en avait obtenu qu'un peu. Elle avait utilisé les contact de cet homme à son arrivée à Ame, profitant de l'affection du vieillard pour elle. Il l'avait aidée à falsifier les dossier et les mettre en règle avant de trouver la mort dans une attaque rebelle.

Elle n'était finalement entrée officiellement dans les services actifs qu'à la mort de son père ; certains auraient dit qu'elle s'était bien occupée de lui avant de pouvoir vivre sa vie.  Comme elle avait été entraînée toute sa vie par le vieil homme il paraissait logique qu'elle se tourne vers une carrière shinobi. Pour faire bonne mesure elle avait même participé à l'examen chunin qui s'était déroulé cette année là à Ame.  Elle l'avait obtenu avec suffisamment de retenue pour être cohérente. Elle n'avait pas été la meilleure de la promotion mais ce n'était pas ce qui était important. Suite à cela elle avait été affectée à une équipe et avait commencé les missions se spécialisant assez rapidement dans l'infiltration. Maintenant Ayame semblait se pencher sur des question plus précises cela dit , comme ce qu'elle attendait de ses affectation futures ou encore sa vision de la politique.  Relevant les yeux avec plus d'assurance elle avait planté son regard agrémenté d'un sourire timide dans celui de la générale.

« – Je n'attend rien de particulier, je n'ai pas l'ambition d'être grande , mais j'aime ce que je fait et j'espère que je suis seulement un peu utile. »

Elle n'était pas certaine de pouvoir la duper avec ces mots , mais en même temps elle se voyait mal qu'elle n'avait effectivement pas d'ambition avouable liée à son affectation ou à sa vie à Ame en général.  Ce n'était pas comme si elle pouvait dire ouvertement qu'elle aimait le fait de voler les techniques des autres et qu'elle espérait multiplier encore d'avantage ses mission d'infiltration pour ces raisons ou encore qu'elle aimait s'infiltrer pour le simple plaisir d'être quelqu'un d'autre.

« – Quand au Maître Hanzô je souhaite qu'il ait encore une longue vie, je n'ai rien à redire sur sa façon de gouverner, Madame. Je pense qu'on devrai seulement parler à ce sujet si on a les compétences dans ce domaine, ce n'est pas mon cas et par ailleurs je n'ai à me plaindre de rien . j'ai un travail, un toît et de quoi manger. C'est plus que suffisant de mon point de vue pour dire qu'il fait les choses bien. »

Elle n'avait pas envie de se prononcer par rapport à la guerre civile puisqu'en réalité elle n'adhérait ni aux idéaux des uns ni à ceux des autres ; la paix n'était pas quelque chose qu'elle souhaitait ou qu'elle pensait seulement souhaitable.  Elle avait incliné la tête une nouvelle fois.
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Re: Le palais des autres mots || Ayame    Dim 24 Juil - 21:55
Le Palais des autres Mots #Otohime La jeune femme avait énuméré ses raisons d'une seule traite. Une Tirade rondement menée, réfléchie. Presque Machinale ? Les paroles sonnaient véridiques à l'oreille du Fléau, mais une note discordante bourdonnait dans la mélodie de fond, comme celui d'un moustique qui vient vous embêter dans la nuit. Mais si ces réponses sonnaient incomplètes, Ayame affichait un léger rictus de satisfaction, brisant son air habituellement inexpressif. Gardant le dossiers dans ses mains, elle y baissa les yeux et le feuilleta en lançant sur un ton neutre :

" Je n'ignore pas les choses que l'on dit dans les sphères subalternes sur le Seigneur Hanzô. Et votre réponse à ce sujet est horriblement prévisible tout en étant totalement creuse. La Salamandre se consacre pleinement aux stratégies à venir. Il voit les choses en grand et tisse la toile d'un avenir meilleur ; mais laisse à ses subordonnés le soin de faire en sorte que notre village prospère. Ceci concerne principalement les autres Commandants et moi même.

Vous n'avez aucune motivation si ce n'est l'argent, ce qui est une bonne chose en soit, vous êtes facile à contrôler. Du moins tant que nous avons l'argent pour vous faire fonctionner, mais les rebelles aussi l'ont. Au vu de ce point, je ne peux pas m'assurer de votre loyauté, si ce n'est par la peur. Et vous savez comme moi que la peur est excellente dans les premiers temps, mais destructrice sur le long terme. Comment pourrais je m'assurer votre loyauté?
"

La trentenaire referma brusquement le dossier avant de braquer son regard d'émeraude dans celui de son interlocutrice. Le Seigneur Hanzô était une chose, mais à présent il lui fallait sa volonté.

" Vous n'êtes personne. Vous êtes une ombre, tout au plus une statistique ou un chiffre dans le bilan de nos forces chaque mois. Votre nom est inconnu, votre visage encore plus banal. Vous n'excellez en rien, et c'est tout juste si vous avez les capacités pour maintenir votre grade de Chuunin.

Dites moi jeune fille, comment se fait il qu'en 8 ans dans les forces de notre village, vous n'ayez jamais progressé ? Généralement, avec l'expérience, les shinobi tendent à se faire reconnaître d'une manière ou d'une autre. Certains s'illustrent sur le champ de bataille, d'autres obtiennent des capacités qui font d'eux des atouts incommensurables pour notre armée. De votre côté, vous excellez en infiltration. Chose facile compte tenu du fait que vous n'êtes reconnue en rien.

J'ai besoin d'une ombre, d'une âme damnée. De quelqu'un qui n'est rien. Qu'est ce qui me dit que vous avez les épaules pour mener à bien ce genre de tâches ? Mais surtout, comment m'assurer votre loyauté ?
"

La dernière phrase avait été lancée d'une voix plus forte, plus intransigeante et bien plus sévère qu'auparavant. Tamao avait besoin d'une réponse franche, de motivation et d'une résolution sans failles. Otohime pouvait elle les lui offrir sur un plateau d'argent?  
 
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Re: Le palais des autres mots || Ayame    Lun 25 Juil - 8:48
TAMAO Ayame
Naturellement, elle plierait, ce n'était pas une question de fidélité mais une question de sécurité.

Creux, sans substance et prévisible. Naturellement qu'il l'était , elle espérait qu'il l'était ainsi il n'y avait rien à analyser et l'on pouvait seulement jouer à être dupe de l'un et de l'autre. Otohime n'avait pas envie qu'on s'étendent éternellement sur son passé ou ses motivation puisque rien de cela n'était profitable ou même souhaitable. Peu avouable même en vérité. Les gens appréciaient généralement peux l'idée de fréquenter quelqu'un qui était susceptible de subtiliser des techniques qu'ils avaient peaufiné eux même, parfois inventé. Non pas que la jeune femme en avait honte c'était même la base de sa grande fierté depuis des années mais elle ne pouvait clairement pas dire à la personne qui lui faisait face que ce qu'elle préférait encore dans l'infiltration c'était les ouvertures que cela laissait par rapport à de potentiels vols de techniques. Ou potentiels autres vols en tout genre, elle se plaisait à être généraliste et à ne pas se cantonner à un seul type de délit : c'était trop peu lucratif et bien peu rentable en terme d'énergie dépensée.

Facile à contrôler ? Otohime n'était pas imbue d'elle-même au point de prétendre le contraire , tout du moins l'était-elle tant qu'elle y trouvait un intérêt. C'était une chose qu'Ayame semblait avoir parfaitement intégré puisqu'elle gageait que le gouvernement en place n'était pas le seul avoir de l'argent et donc, de fait pas le seul à pouvoir acheter sa loyauté , si factice qu'elle soit . Quand à se l'approprier par la peur, la générale semblait également assez lucide à ce sujet , encore ignorait-elle à quel point elle était dans le juste à son propos. Otohime n'aurait jamais toléré la pression à son encontre et aurait disparu plutôt que d'être certaine de vivre dans l'insécurité. Définitivement ce n'était pas une solution adéquate. D'un autre côté elle était absolument irrité de se voir aisin disséquée, consciencieusement dans l'esprit du Fléau qui cherchait visiblement un point de pression pour la faire plier. Naturellement, elle plierait, ce n'était pas une question de fidélité mais une question de sécurité. Si elle refusait de le faire on se pencherai plus sérieusement sur son cas et la surveillance autour d'elle serait accrue et ce n'était pas quelque chose qu'elle voulait voir se produire.

« – Je devrais sans doutes réponde que vous ne le pouvez sans doutes pas, que personne ne le peux. Cela dit on ne connaît jamais les gens, je ne suis pas moins fiable que n'importe lequel des ninja de ce village. Mais je l'ai dit, j'aime la tranquillité que mon poste m'apporte et l'idée d'avoir une maison ou rentrer. Vos rebelles, je les connais un peu, de réputation tout du moins et si j'étais identifiée comme l'un des leurs ma vie serai un enfer et je ne suis pas faite pour vivre cachée avec la peur au ventre Madame. Je sais ce que je risque à trahir le Seigneur Hanzo et je ne suis pas du genre à aimer m'infliger des souffrances toute seule. »

C'était un mensonge. Elle avait toujours vécu dans la peur et dans la fuite n'était-elle pas en train de le faire présentement ? Elle aurait pu rire avec toute l'ironie que cette situation lui inspirait mais le moment était clairement mal choisis aussi elle s'appliqua à n'en laisser rien paraître. Rien du tout. Jamais. Elle gardait un visage neutre quoique avenant et conservait avec un sang froid non négligeable son illusion , son rôle. Le commandant de la première légion cependant n'en avait pas fini avec elle et continuait de critiquer son inefficacité chronique et à toute épreuve. Elle manqua même de la vexer en l’appelant « un visage banal » mais ce n'était pas non plus un endroit approprié pour débattre des qualité esthétiques de son visage. Pendant qu'elle s'offusquait une autre partie d'elle, se félicitait avec emphase des résultats qu'elle avait donné. Pas de progression en presque huit ans de service c'était un exploit, même pour elle assez pour qu'elle n'en fasse la remarque. Elle avait fourni de gros efforts pour rester dans une affligeante moyenne. Maintenant qu'elle était plus forte c'était vraiment plus difficile que dans son enfance. Ce n'était pas un application que beaucoup de gens seraient en mesure d'entendre cela dit. En général en tendant vers un meilleur de sois-même et pas vers un « pire ».

« – J'aime à dire pourtant que c'est mon talent personnel. Ne pas se faire remarquer. N'être personne comme vous le dites si bien est quelque chose qui se travaille. Le champs de bataille ne m'effraient pas mais ils ne m'intéressent pas plus.  »

Avec franchise. Elle n'était rien, pas même une personne. C'était à la fois sa bénédiction et son plus grand damne parce qu'Otohime voulais être quelqu'un, quelqu'un qui n'était pas elle, quelqu'un qui était libre et quelqu'un qui était bien loin de la personne qu'elle était à sa naissance. À force de chercher à l'être elle s'était perdue en chemin et était devenu un fantôme. Un fragment de quelque chose qui , par nature , était incomplet, inachevé. Une goule qui avait besoin de se greffer à une autre vie pour exister. Tamao Ayame voulait une ombre, quelqu'un comme elle mais elle voulait une ombre loyale. Elle voulait la clef de sa fidélité et Otohime savait que cette dernière n'existait pas : elle ne l'avait pas encore trouvée. Elle pouvait cela dit lui donner une assurance.

« – Vous avez déjà mit le doigt sur le problème, Madame : je ne suis rien, qu'une ombre. Vous voulez ma loyauté ? Donnez-moi une identité. transformez cette ombre Madame et choisissez ce qu'elle doit faire. doit-elle faire forte impression ? est-ce une bonne personne ou au contraire est-elle plus pernicieuse qu'un serpent. Donnez moi une vie qu'il me plairait de vivre et je serai vos yeux ou votre poignard. »

Une vie. Une identité. Quelqu'un qui pourrait exploiter son plein potentiel, quelqu'un qui pourrait faire quelque chose de grand et qui pourrait faire preuve d'un supériorité écrasante le moment venu. Quelqu'un dont on se dirait qu'au bout du compte, on ne l'avait jamais connu. Une surprise somme toute mauvaise mais d'une grande importance.

« – J'aime l'argent ce n'est pas un secret mais j'aime encore plus la vie des autres. Et puisque vous avez mes états de services et sans doutes même les témoignages de mes partenaires et professeurs vous savez probablement que je suis vraiment douée pour cela, je peux être n'importe qui. »

Elle la fixait, calmement avec peut-être un peu de malice au fond des yeux.

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Re: Le palais des autres mots || Ayame    Lun 25 Juil - 18:04
Le Palais des autres Mots #Otohime Le Commandant affichait à présent un rictus malveillant. Signe que cet entretien avait été concluant. Peut être même au delà de ses attentes. La jeune femme qui lui faisait face avait habilement transformé les reproches en points forts ; utilisant les propres armes de son détracteur pour les forger en un poignard acéré. Elle maniait les mots sans doute avec autant d'habileté et de dextérité qu'un bureaucrate, avec l'avantage de savoir se défendre plus que de raison. Et même plus, elle s'autorisait à présent à fixer son supérieur hiérarchique avec défi ... ou était ce de la malice ? Cette petite était plus que ce qu'elle laissait paraître :  

" Voilà une tirade des plus intéressantes, Otohime. Et visiblement, je n'ai aucun travail à faire avec vous sur la peur. Vous la ressentez déjà, sinon pourquoi chercher à vous complaire dans la médiocrité ? Vous avez néanmoins raison sur au moins un point : cela demande d'énorme efforts, une énorme retenue. Vous ne ressentez pas l'orgeuil, mais êtes pragmatique. Vous connaissez vos forces et vos faiblesses, et ne jouez pas à celle qui a la plus grosse, bien qu'au final, vous obtenez sans doute toujours ce que vous désirez... vous êtes juste perfide et sournoise, je me trompe ?   "

Sur ces mots, la trentenaire releva le dossier de son interlocutrice , le tenant à une main depuis l'un des coins avant de rajouter:

" Vous avez peur de quelque chose. Je ne sais pas quoi, et franchement, ce n'est pas mon problème. Vous avez vos propres squelettes dans votre placard, je respecte cela, et je ne chercherais pas à le trouver. Je me fais un point d'honneur à accorder ma confiance à mes collaborateurs, que je trie bien entendu sur le volet, et à ce titre, je respecte votre vie privée et votre passé.

Je ne veux pas que vous ayez une vie ou une identité. Vous les aurez toutes. Vous serez tout le monde et personne. Vous serez mes yeux, mes oreilles et mon poignard. Dès demain, la petite Orpheline d'Ame arrivée il y a 8 ans mourra des suites d'une attaque terroriste quelconque.

Votre mission, si vous l'acceptez - et je pense que vous le ferez, car je vous offre tout ce que vous désirez - sera de rentrer en contact avec les séparatistes, les intégrer et de nous donner les outils et les informations pour les appréhender. A ce titre, vous travaillerez sous ma supervision directe, sans aucun autre intermédiaire. Votre budget sera illimité tant que vous pourrez me fournir une justification, vous aurez un accès à toutes les infrastructures nécessaires à votre mission ainsi que toute sorte de passe droits; et je vais faire en sorte de vous fournir tout le soutien logistique nécessaire. En d'autres termes, vous aurez carte blanche. Ah... et chose qui devrait vous intéresser, vous aurez toutes les identités que vous souhaiterez, je m'occuperais moi même de faire en sorte que vos personnages existent, mais je vous laisse le soin de maintenir les apparences.

Bien entendu, j'attends des résultats en retour, et bien entendu, je vous aurai à l'oeil. Je vous accorde ma confiance, alors je vous demande de ne pas me truander. Je le saurais. Avons nous un accord ?
"

Ayame affichait toujours son rictus satisfait, fière de cette future recrue. Otohime serait sans doute une pierre angulaire de la lutte contre les séparatistes si elle acceptait les conditions. D'un autre côté, n'était ce pas ce dont elle avait toujours voulu ?  
 
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Re: Le palais des autres mots || Ayame    Lun 25 Juil - 22:44
TAMAO Ayame
La fin, disait-on, justifiait les moyens et elle n'éprouvait pas plus de peine à tuer un enfant qu'un adulte.  

De l'impact. Elle aimait à croire qu'elle en avait eût. D'une façon bien particulière et parfois un peu incomplète le Fléau de la pluie avait bien cerné le personnage qui se cachait sous des couches et et des couches de fausses vies et des centaines d’identités, la couleur sous le caméléon.  Une personne qui n'avait pas de fierté, pas  assez pour se soucier de l'opinion générale et suffisamment peu en tout cas pour accepter de ne pas exister ; pire , chercher à ne pas exister. Elle se complaisait dans la médiocrité c'était un fait, mais plus que par peur c'était une question stratégique au final. Tant qu'elle était dans la moyenne basse on ne s'inquiétait pas d'elle mais le jour venu, ce jour là, elle ne comptait pas le nombre de personne qui pleureraient de l'avoir un jour sous estimée. C'était l'un des moments qu'elle préférait dans chacune des vies qu'elle s'inventait. Le moment fatidique ou le masque tombait enfin. Jouer les mignonnes, les faibles  ou au contraire savoir cogner quand c'était nécessaire, elle s'adaptait vite, avec marge d'erreur risible et il était vrai que de dire qu'elle obtenait toujours gain de cause. Peu s'en fallait tout du moins.  Le commandant affichait un ce ces sourire tordus qu'Otohime connaissait bien , il était aussi carnassier que le sien quelques fois, quand elle se perdait trop dans sa propre réalité.  Tamao Ayame était un prédateur et de son point de vue : Otohime était visiblement un morceau de choix.

« – Je suis probablement plus perfide que vous pourrez jamais l'imaginer. Vous n'oserez peut-être même pas l'envisager. Mais, si vous en faite une qualité je serai certainement votre arme la plus féroce et la plus cruelle.  »

Sans morale ni sens commun, incapable de remords, n'éprouvant ni pitié ni sympathie pour les faibles , ou les forts traitant tout le monde sur un pied d'égalité.  Elle n'éprouvait pas plus de peine à tuer un enfant qu'un adulte.  La fin , disait-on , justifiait les moyens et  c'était un adage qu'elle avait parfaitement intégré à son mode de vie. Pragmatique dans sa façon de gérer ses relations et ses sentiments , elle savait se débarrasser de tout et pouvait ne jamais regarder en arrière. L'orgueil ? La fierté ? L'amour propre ? Toutes ces choses étaient des artifices, des luxes que les shinobi ne pouvaient pas s'offrir en règle générale et elle moins que les autres. Cela dit rien de cela n'avait jamais nourris personne et elle ne voyait pas l’intérêt de s'embarrasser de ce genre de choses.  Elle vivait dans la peur ? Oui.  Ayame prétendait ne pas s'en soucier, savoir de quoi elle avait si peur ne l'intéressait pas, elle ne cherchait pas à en apprendre plus sur son passé ce qui soulageait Otohime.  Elle savait comment faire croire à son histoire de toutes les manières mais ne pas avoir à le faire lui retirait une charge de travail considérable.

Elle écoutait, attentivement la proposition de son vis-à-vis ; curieuse, intriguée et méfiante aussi ; la proposition était trop belle trop arrangeante et Otohime ne savait pas bien comment s'assurer qu'elle ne serait pas celle qui se ferai truander à la fin. Elle n'avait aucune raison de promettre qu'elle même ne le ferai pas , elle avait été claire sur ce point depuis le départ, mais elle craignait que ce bel arrangement cache quelque chose de plus gros. D'un autre côté c'était une occasion en or de se faire une place définitive à Ame. Une place dont personne n'aurait jamais le luxe de douter ; c'était bon pour ses affaires personnelles , pour ses propres ambitions. Pour autant elle se sentait presque prise au piège.

« – Eh bien , eh bien, je sens comme si c'était mon anniversaire ou quelque chose du genre, presque trop beau pour être vrai.  »

Avait dit la jeune femme d'un ton qui transpirait l'ironie que lui inspirait cette situation.  Se passer elle même la corde au cou, accepter qu'elle serai surveillée plus que d'ordinaire et s'engager dans les forces séparatistes pour les espionner ; c'était dangereux et il faudrait encore qu'elle trouve une raison de les rencontrer, qu'elle ait quelque chose susceptible de les intéresser au point qu'ils l’accueillent parmi les leurs. Elle devait devenir quelqu'un d'intéressant d'un point de vue stratégique.  Baissant les yeux elle avait cherché longtemps pour savoir si c'était effectivement quelque chose qu'elle pouvait se permettre d'accepter aux vues de sa situation mais après une réflexion pratique, il en ressortait que les avantages qu'elle y gagnaient étaient actuellement supérieurs à ce qu'elle y perdait.  Relevant les yeux pour accrocher avec une détermination sournoise ceux de l'autre femme elle avait étiré l'un de ces rictus narquois, presque méchant en fait, comme une fêlure dans sa fausse nature, une fenêtre sur la personne qu'elle était véritablement, sous les mues.  Il y avait quelque chose de hautin et de profondément cruel dans ce sourire et ce regard alors qu'elle ramenait sa main droite sur son cœur et s'inclinait dans une parodie de révérence sans quitter des yeux son interlocutrice.

« – Alors, comment je m'appelle maintenant? »

Sa voix avait craqué dans l'air, comme une promesse un peu étrange.  Un autre nom. Un nouveau visage, elle frémissait presque déjà à l'idée de plonger dans la chair de quelqu'un d'autre. De se lover dans l'âme d'un inconnu et de devenir lui, petit à petit. C'était quelque chose, un frisson de plaisir intense qui valait bien quelques rapport contraignant. Assurément. Définitivement.


Elle s'était redressée , et s'écoutait respirer. Elle pouvait même calquer sa respiration sur celle de sa supérieure.  Comme une toute nouvelle résonance.  

Et puis ?
Et puis rien.
Rien que trois coup sec frappés à la porte et les pas précipités d'un homme qui était entré dans son son dos .  Il s'était avancé d'un pas résolu et avait même dépassé Otohime, s'était incliné sèchement , il était essoufflé mais il avait trouvé assez d'air pour affirmer encore quelques mots.

« – Commandant, nous avons reçus un message des hommes en faction à la frontière. Ils disent que deux hommes de Kiri se dirigent droit sur nous à l'heure actuelle.  Il ne faudra pas encore beaucoup de temps pour qu'ils ne soient à nos portes. »

Le sourire glacial d'Otohime s'était légèrement craquelé à l'entente de ces mots. Qu'est-ce que de foutus kirijin venaient faire ici ? Est-ce que ce village de malheur de la laisserai jamais en paix ? Ne pourrait-elle jamais vivre comme s'ils n'existaient pas jusqu'à ce qu'elle ne trouve l'occasion et la force de le faire brûler intégralement.  Ce jour là elle se permettrait peut-être même de danser sur ces cendres.  Carrant la mâchoire elle n'avait écouté qu'à moitié l'échange de l'homme et d'Ayame mais d'une voix qui ne ressemblait pas à la sienne elle s'était entendu parler.

« – Donnez-moi une chance Madame ; laissez moi mettre des vêtements plus confortable et laissez-moi être votre ombre pour cette fois.  »

s'était-elle entendu dire. C'était une bonne idée cela dit. Elle devait gagner la confiance d'Ayame pour que cette dernière soit moins à cheval sur ce qu'il en était de la mission qu'elle lui avait confié. Obtenir sa confiance et son appuis pour être à tout jamais lavée de tout soupçons.

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Re: Le palais des autres mots || Ayame    Mar 26 Juil - 23:12
Le Palais des autres Mots #Otohime Sans se départir du même rictus mauvais, Ayame écoutait attentivement chaque parole de son nouvel agent d'infiltration. Cette dernière ne cachait nullement son plaisir de disparaître officiellement des registres du village, quitte à vendre son identité. Le Commandant n'aurait pas pu rêver meilleure recrue pour la tâche qui lui incombait. Peut être même un peu trop enthousiaste néanmoins, compte tenu de l'éclair de malice et de ténèbres qui durant un très bref instant avait traversé le regard de la jeune femme. Visiblement, cette petite semblait avoir été préparée toute sa vie durant pour ce genre d'affectations et la trentenaire pouvait sentir qu'une faille colossale existait entre la Chûnin terrorisée et affable qui était entrée dans le bureau quelque minutes auparavant ; et le caméléon au rictus narquois affligé d'un regard de prédateur qui se courbait devant elle à présent.

D'une certaine manière, Tamao se sentait presque menacée par ce changement d'Aura qu'elle avait vu opérer tout au fil de leur conversation, se surprenant même à avoir des inquiétudes quand à ce revirement beaucoup trop rapide et trop intense pour être honnête. Néanmoins, elle chassa le doute de son esprit pour laisser place à la joie d'avoir obtenu une âme damnée à son service. Celle qui lui faisait face allait sans nul doute possible pouvoir mener à bien ses opération, ou mourrait dans le cadre de celles ci. Dans les deux cas, une sévère menace allait être écartée à plus ou moins long terme. Et alors que le Commandant fit volte face afin de lui transmettre le dossier concernant sa nouvelle identité, elle s'arrêta net, fixant la porte qui s'ouvrait à la volée sur un messager de sa Légion.

Relativement jeune et portant l'uniforme des shinobi de la Salamandre, il signifia une incursion d'individus originaire d'une des cinq grandes nations sur les Terres du pays de la Pluie. En l'espace d'une seconde, le sourire du Fléau se mua en un mur impassible, tentant d'évaluer les raisons de leur venue en ces lieux. Deux simples hommes semblaient légers, même pour une avant garde ; les chances qu'il s'agisse d'une force d'invasion étaient de ce fait relativement minces. Néanmoins, ils n'étaient guère à l'abri d'une éventuelle diversion ou d'une attaque de front par deux individus significativement plus puissants que la moyenne. Et tandis que la femme se perdait dans ses reflexions, Otohime se proposa de l'accompagner, souhaitant faire ses preuves. Trop distraite pour remarquer la nuance qui pointait au fond de sa voix, le Commandant hocha la tête machinalement en signe d'approbation tandis qu'elle se dirigeait vers la baie vitrée; avant de l'ouvrir violemment.

Dehors, l'Orage s'était levé et une barrière de pluie torrentielle tourmentait la quiétude du village tandis que des vent glacés hurlaient à ses oreilles. Plusieurs mètres en contrebas, les rues semblaient encore bondées alors qu'à l'horizon, les fenêtres luisaient tels des phares dans un océan de brume. Le temps était mauvais, et l'arrivée de ces étrangers ne laissait présager rien de bon dans l'immédiat. Trempée par l'Orage telle une naïade au regard d'émeraude, Le Fléau se préparait à reprendre le rôle qu'elle chérissait tant: une Montagne se dressant face aux fauteurs de trouble. Elle lanca au soldat dans son dos:

" Mettez le village en alerte de niveau 2. Je veux que les rues soit évacuées et que les Légions se préparent au combat tout autour du village. Transmettez mes instructions aux autres commandants et envoyez les unités les plus proches me rejoindre à la Porte du Village. En cas d'attaque, ne faites de pas de quartier et abattez tous ceux qui voudraient se frayer un chemin dans notre maison.

Je vais voir de quoi il retourne.  
"

Et sur ses paroles, le Commandant se jeta dans le vide pour accueillir les deux énergumènes.
Le Roc ferait il son office en ce soir d'Orage ?

 
 
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Re: Le palais des autres mots || Ayame    Lun 1 Aoû - 15:43

Correction

Positif - Otohime


Une belle plume et des textes fluides sans prises de tête. Et peu de fautes! Continue comme ça~


Négatif - Otohime


Peu de fautes ne signifie pas qu'elles sont inexistantes pour autant :p
Fais attention à tes conjugaisons: qu'elle en tirerai -> qu'elle en tirerait. Ici on a du conditionnel et pas du futur.
Là, on a une faute de grammaire (et de syntaxe). Peut-importe -> Peu importe. Il s'agit d'une expression consacrée qui signifie que pas gan chose importe, donc on utilise le quantifieur "peu", pas la troisième pesonne du singulier de "pouvoir" (:


Gains - Otohime


16 PE



Positif - Ayame


A l'instar de ta partenaire, j'ai bien aimé te lire. Un texte fluide sans coquille (ou presque), un bon vocabulaire...


Négatif - Ayame


A part quelques accords oubliés (on mettra ça sur l'inattention et la flemme de te relire), je n'ai pas grand chose à redire, à part peut-être que j'aie trouvé tes textes un peu "courts" mais ça, c'est subjectif et ça n'altèrera en rien ta note xD


Gains - Ayame


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