[FB] Love is a smoke made with the fume of sighs [PV Hatoma]
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風 | Suna no Jônin - Haut Conseiller
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RP 01
Love is a smoke made with the fume of sighs
revelations — see what i've become


Il y avait énormément de problèmes à gérer au sein du village. Ainsi, tous les membres le composant se donnaient à fond, y compris les nouveaux dirigeants. Cela dit, ce n'était pas parce qu'il y avait un examen Chuunin qui se profilait proche de Kiri et que la structure avait été détruite que le monde extérieur s'était arrêté. Il y aurait toujours des mystères à résoudre, des enquêtes à mener et des gangrènes à éradiquer. En l'état, peu de personnes étaient au courant de ce qui pouvait bien se tramer hors des frontières du sable. A vrai dire, il n'y avait que deux hauts rangs ; Totoro Ikki et Kayaba Akihiko. Respectivement chef des espions et Haut-Conseiller, ils constituaient à eux deux la nouvelle politique de Suna. Aussi était-il normal pour eux de connaître ce genre de détails, d'autant plus que ce furent les sbires du premier qui rapportèrent lesdits éléments au second. En quelques minutes, le blond se chargea d'écrire l'ordre de mission afin que tout ceci soit consigné et présent dans les archives, juste au cas où. Un bref coup d'oeil aux effectifs du village lui fit rapidement comprendre qu'il allait encore devoir gérer ça tout seul. Se surprenant à sourire seul et sans raison, il se ressaisit et fonce en direction des appartements de Hakase afin de récupérer ses affaires.

Depuis la destruction du village, il ne restait que trop peu d'habitations encore habitables. C'est pourquoi de nombreux ouvriers travaillaient d'arrache-pied afin de permettre à la population d'avoir un endroit sain et bien à eux où dormir. Le ras-le-bol des campements de fortune commençait à s'emparer d'eux et c'était tout à fait normal. Pour le coup, le conseiller était bien chanceux d'avoir un tel lien avec la fille Kusaribe, ce qui lui garantissait toujours le gîte et le couvert. Sans pour autant s'en vanter, il se plaisait tout de même à montrer sa supériorité à ce qu'il considérait comme la plèbe. Son statut et son influence mondiale n'y étaient pas pour rien.

La jeune femme était elle aussi dans ses appartements, se reposant après quelques gros soins prodigués dans la journée. Le travail de ninja médecin n'était pas de tout repos, surtout lorsqu'il fallait gérer les patients aigris qui, au final, n'avaient pas grand chose. Gentille comme tout, elle ne s'était jamais permise de leur faire savoir que ça l'insupportait au plus haut point. Elle-même ne savait pas qu'elle ressentait cela. Sans broncher, elle répondait aux désirs décents que ceux-ci pouvaient avoir sans pour autant sombrer dans l'excès (le fantasme de l'infirmière sexy, vous connaissez...), tout de même pressée de pouvoir rentrer chez elle. Une fois sa journée terminée, elle prenait toujours un bon bain tiède, accompagné de son thé préféré. Il n'était pas rare qu'elle s'endorme et que l'eau devenue trop froide finisse par la réveiller.

Pour une fois, ce n'était pas la température de l'eau qui la réveilla mais le bruit de quelqu'un frappant à la porte. La nuit commençait à tomber et elle se demandait qui pouvait bien venir la déranger alors qu'elle tentait un peu de se relaxer. Elle soupira longuement et se demanda si elle allait répondre ou bien l'ignorer. Elle patienta encore quelques instants et finit par utiliser sa sensorialité. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé avant ? Probablement car elle était dans le brouillard suite à ce réveil forcé. Un grand sourire apparut sur ses lèvres lorsque la personne inconnue fut enfin sondée. Il s'agit de l'homme qu'elle avait toujours aimé, comment pouvait-elle le faire patienter de la sorte ! Elle commença alors à sortir de sa baignoire quand une idée germa dans son esprit. Peut-être allait-elle enfin pouvoir le séduire, après toutes ces vaines tentatives. Cela dit, les intentions du Conseiller lui étaient encore inconnues.

« Entre Akihiko, c'est ouvert ! Cria-t-elle afin qu'il l'entende ».

L'homme s'exécuta et pénétra dans le hall d'entrée. Hakase n'était pas encore devant lui, aussi se demandait-il ce qu'elle pouvait bien faire. Ce n'était pas dans ses habitudes que se faire désirer, elle était plus du genre spontanée à lui sauter directement dessus en espérant réussir à l'embrasser... Ce qui n'était pas chose aisée. Pas du tout. Finalement, il entreprit de se déchausser afin de tuer quelques secondes pour enfin enlever sa veste. Quelques instants plus tard, il entendit une porte claquer ce qui attira son attention. Puis des jurons et enfin le signe de la maladresse de la jeune femme qui venait de glisser. Se tapotant le front, désespéré, il ne put s'empêcher de se dire qu'elle était irrécupérable. Elle, au moins, avait toujours gardé une part de son âme d'enfant, ce qui n'était malheureusement pas le cas de tout le monde...

« Tu peux t'en griller une en attendant, je finis de me préparer ! S'exclama-t-elle de nouveau alors que le blondin n'avait pas encore pris la parole ».

Cette situation était surréaliste aux yeux du Kayaba. Que pouvait-elle bien lui préparer ? Il fallait être fort psychologiquement pour encaisser les déboires de la demoiselle ; imprévisible et hors du commun, elle pouvait vous surprendre tous les jours. Akihiko en était la preuve vivante. Chaque jour en la présence de son amie avait son lot de surprises... en bien comme en mal. Éperdument éprise du Juunin, elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour qu'il se déclare enfin, sachant pertinemment à quel point c'était compliqué dans sa tête. Il n'était pas comme les autres, ah ça non ! Il intériorisait tout ce qu'il pouvait ressentir et n'était pas forcément prêt à avoir une nouvelle relation depuis la perte de sa fiancée il y a maintenant près d'une douzaine d'années. En effet, celui-ci n'avait pas encore fait le deuil et n'était toujours pas passé à autre chose. Il aimerait bien en être capable, mais en l'état c'était impossible.
Finalement, le prestigieux Sunajin sortit une cigarette de son paquet et l'alluma, positionné à la fenêtre. Le regard lointain, il admirait le coucher de soleil qu'il trouvait magnifique. En réalité, il était plutôt banal mais l'état d'esprit du jeune Roi n'était pas aussi rigide qu'à l'accoutumée. Il en avait marre de ressasser sans arrêt les pires moments de sa vie. Lui qui ne souhaitait qu'une chose... Il n'y arriverait pas ainsi. Il devait s'efforcer de passer à autre chose, même si c'était contre ses valeurs. Depuis qu'Aika avait été retrouvée morte, celui-ci s'était promis de retrouver son bourreau ; en vain. Suite à quoi, il s'était toujours dit que jamais il ne trahirait sa mémoire et jamais il ne cesserait de penser à elle ; et, par extension, jamais il n'en séduirait une autre. Cependant, il ne savait pas que tout ce qu'aurait souhaité sa tendre était qu'il vive pour elle, qu'il profite pour deux. Elle avait toujours voulu le voir heureux ; le voir se morfondre de la sorte, se ruiner et arrêter tout simplement de vivre pour ne pas la tromper la rendrait malade.

Les yeux larmoyants, il continuait de fixer le soleil couchant. Quelque chose d'humide vint caresser ses joues et il était clair qu'il ne s'agissait pas de pluie. Des larmes, des larmes de tristesse. Il craquait, à nouveau. C'était tout à fait normal. Personne ne pouvait toujours tout encaisser sans finir par exploser. C'est pourquoi Hakase avait toujours était effrayée par cette facette. Elle avait peur qu'un jour la démence s'empare réellement de lui et qu'il perde le contrôle. La chose qui l'habitait ne l'aidait pas à se sentir plus rassurée, même si pour l'instant cela semblait être plutôt endormi.
Cette dernière, enfin préparée, arriva discrètement dans le dos d'Akihiko, le regard toujours perdu au loin, noyé dans cette mer de sable. Celui-ci ne l'avait pas encore remarquée, ce qui l'étonna grandement. Lui qui avait toujours ses sens aux aguets... Il y avait anguille sous roche. Avec douceur, elle vint se coller contre son dos, ses bras dénudés entourant la taille de celui qu'elle aimait tant. Aucune réaction. Il n'avait même pas tenté de s'en défaire. Elle fronça alors les sourcils, pensant à une mauvaise blague et se dégagea alors. Machinalement, Akihiko s'en alluma une autre, chose qu'il ne faisait pas lorsque la Kunoichi était proche de lui. Alarmée, Hakase se décida à le forcer à la regarder. En effet, celle-ci s'était vêtue spécialement pour lui ; une robe en dentelle fine la recouvrait tout en faisant ressortir ses formes ainsi que son joli minois. Ses iris bruns étaient également mis par un simple mais efficace coup d'eye-liner noir... Bref, elle avait tout mis en œuvre afin de faire fondre le cœur du dévoué Conseiller. Ses frêles mains posées sur les épaules de celui qu'elle aimerait voir devenir son amant, elle tira un coup se de manière à ce qu'il se retourne enfin.

« A... Aki... ? Balbutia-t-elle en découvrant les larmes qui coulaient sur les joues du presque trentenaire. Que se passe-t-il ? »

Le dénommé n'avait jamais souhaité inquiéter Hakase. Il avait toujours masqué ses peines, douleurs, chagrins, maux afin qu'elle ne se fasse plus de soucis inutilement. Mais pour le coup, c'était trop dur. Bien plus dur que tout ce qu'il avait à masquer au quotidien. Montrer au monde entier que l'on est fort, insensible, méprisant, dur... C'est simple. Avoir cette façade en présence des personnes auxquelles on tient le plus, c'est beaucoup plus dur. Fatalement, c'était également le cas d'Akihiko. Ce n'était pas la première fois qu'il craquait, bien que cela datait déjà de quelques années. Un peu plus de trois ans, peut-être quatre. Toujours était-il qu'il détestait se dévoiler ainsi ; cela signifiait montrer ses faiblesses à autrui et, en l'occurrence, il ne savait pas ce que son amie allait bien pouvoir penser. Il savait que jamais elle ne penserait de mal de lui, mais il avait peur que sa réaction soit bien trop exagérée. Elle restait une femme terriblement sensible et tout ce qui pouvait affecter le blond se répercutait sur la noiraude.
Akihiko s'était donc retourné, de force, vers la Kunoichi. Les yeux larmoyants et ces perles humides glissant sur ses joues celui-ci souriait malgré tout. Il commençait à faire sombre à présent et son esprit avait tendance à s'embrumer une fois le crépuscule venu. Il ne savait vraiment plu quoi penser. Une chose était néanmoins certaine : il en avait marre de tout ça, de se renfermer chaque jour un peu plus si bien qu'il doutait de ses propres sentiments. Ils allaient et venaient sans qu'il puisse mettre une étiquette dessus et il lui arrivait même que ça ne soit passager. Ses émotions étaient donc présentes au fond de lui pour tout au plus cinq minutes et après... Plus rien. Le Conseiller se demandait donc souvent s'il était véritablement humain ou non, s'il était normal... Il en avait plus que ras-le-bol de sa psychologie complètement démente. Il voulait en finir, en finir une bonne fois pour toutes et arrêter le massacre.

Déterminé à réellement en finir, son faux sourire se détacha enfin de son visage dans une décomposition morbide. Hakase eut du mal à le reconnaître et se mit à penser que cette entité masquée tait en train de prendre la pleine possession du corps et de l'esprit d'Akihiko. Pourtant, une analyse des plus basiques lui aurait permis de savoir qu'il n'y avait rien de tout cela. Elle était bien trop effrayée et anxieuse pour penser à ça. Elle ravala ses pensées lorsque le plus grand apposa ses mains sur ses frêles épaules en tremblant. Il n'allait vraiment pas bien et peut-être était-il en train d'expulser une quasi trentaine d'années de souffrance et de malheur. Mais ça, elle ne le savait pas. Pas encore. Clope encore au bec, la jeune femme lui demanda de la terminer ou de l'écraser afin qu'il ne vienne pas à commettre quelque chose de plus ou moins regrettable vis-à-vis des deux. Il s'exécuta et, ce faisant, décida d'essuyer les larmes qui ne cessaient de perler sur son visage blême. Il déglutit alors afin de se calmer un peu.

Hakase, je... J'en ai marre... De ma vie, de moi... De tout. Je n'en peux plus de vivre ainsi, de toujours tout garder pour moi... De penser sans discontinuer à un esprit, un fantôme du passé... Bien sûr que j'aime encore Aika-chan, je ne pourrai jamais l'oublier ! Mais je veux penser à autre chose... Vivre ma vie et non un script auquel j'étais prédisposé... On ne peut même pas dire que je vie à l'heure actuelle... Je me tue au travail en espérant oublier un peu tous mes soucis, mes malheurs... mais non ! Quoi que je fasse, tout cela revient à la charge... Et ça me tue à petit feu. Ce mal qui me ronge est si horrible... Bien plus virulent que cette saloperie qui m'abrite ! J'en ai marre... Je... Je ne sais pas comment le dire...

L'homme désespéré détourna le regard, honteux. Pour la première fois de sa vie il se sentait honteux. Honteux d'avoir dévoilé tout ça à la seule personne qui l'aimait réellement pour ce qu'il était et qui ne l'abandonnerait jamais. Honteux d'avoir gâché l'instant drague et sensuel de son interlocutrice. Honteux de lâcher prise de la sorte. Il se sentait tout aussi lâche que de vouloir abandonner tout ça, tout ce pourquoi il avait vécu, tout ce à quoi il avait consacré sa vie. Bien loin de songer au suicide après tout ce qu'il avait pu construire, il voulait néanmoins tout abandonner pour s'exiler ou Kaguya ne sait quoi.
La femme aimante prit alors la tête désemparée d'Akihiko et la posa contre son épaule tout en la lui tapotant affectueusement avant de lui caresser les cheveux. Ce geste se voulait rassurant : l'aura qui se dégageait de la jeune femme y était pour beaucoup, ainsi que sa proximité. De plus, elle tentai de lui envoyer de l'énergie apaisante, façon de parler, bien que l'effet escompté n'eut pas été atteint.

« Tu vis encore en fonction de ce que tu penses qu'Aika aurait voulu, hein... marmonna la jeune femme. Le meurtri répondit par un faible hochement de tête puis elle reprit. Tu sais, je suis également une femme et je pense pouvoir comprendre la volonté d'Aika. Celle-ci n'était pas inconnue au village et j'ai déjà pu lui parler à de nombreuses reprise ! Je peux donc t'assurer une chose, Akihiko : celle-ci aurait voulu que tu sois heureux, quoi qu'il arrive. Elle n'était pas du genre à vivre avec les fantômes du passé alors pourquoi devrais-tu emprunter cette voix-là ? Ce n'est pas parce que tu viens à en aimer une autre que tu finis par oublie ton premier amour, surtout en ces circonstances... Laisse-toi aller, laisse parler tes sentiments... Tu te sentiras beaucoup mieux après ça, crois-moi, lui expliqua-t-elle en prenant la tête de celui qu'elle aimait entre ses mains, la plaçant face à la sienne afin de pouvoir le regarder dans les yeux. »

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le blondin avait été profondément touché et marqué par les douces paroles de la Kusaribe. Il cligna des yeux plusieurs fois et sécha ses yeux d'un revers de la main, souriant légèrement mais naturellement. Cela avait ouvert une sorte de porte en lui, ou plutôt cela avait brisé un mur froid et glacial. Question de perspective.
Pour un soir, le Diamant de Suna allait enfin laisser parler son cœur plutôt que son esprit et sa logique à lui. Pourquoi ne pouvait-il pas vivre comme tout le monde, en fin de compte ? Pourquoi devait-il calculer le moindre de ses faits et gestes ? Pourquoi était-il resté ainsi aussi longtemps ? Tant de questions qui embrouillaient son esprit critique, qui l'empêchaient de savoir quoi faire. Finalement, il ferma les yeux et laissa ses sentiments agir à sa place. Leurs lèvres s'effleurèrent et les deux amants d'un premier soir s'adonnèrent à un baiser passionné...

.oOo.



Le lendemain matin, le blond prit enfin ses affaires. Requinqué et tout guilleret, heureux d'avoir enfin pu changer cet aspect de lui-même, il offrit un dernier baiser et une dernière embrassade à sa douce avant d'enfin partir. Il aurait pu partir la veille au soir plutôt que de passer tout ce temps avec Hakase, mais il faut croire qu'il avait eu raison d'y rester. Tout cela ne serait jamais arrivé et peut-être aurait-il pu rencontrer de plus gros soucis sur le trajet. Lorsque le crépuscule frappe, les pires sortent et d'autres laissent leurs pulsions prendre pleine possession de leur corps.
Bref, il se dirigea promptement en direction des portes du village, du moins ce qu'il en restait, et expliqua la situation aux gardes. Les hauts rangs du village étaient essentiels en cette période de trouble mais les obligations de l'ancien Haut Conseiller se trouvaient ailleurs, comme bien souvent. Il faisait malgré tout son possible pour rester au sein de Suna afin de toujours surveiller et rassurer la population.

Après quelques temps de marche, course et sauts à travers les arbres, voilà que la lisière et la frontière de Kusa no Kuni se profilaient à l'horizon. Les informations quant au campement de ce groupuscule étaient encore trop peu fiables et précises, il fallait donc chercher soi-même afin d'éviter toute surprise.
Mais la mission, quelle était-elle ? Un groupuscule s'adonnait à certains vices à l'encontre du village de l'herbe et sévissait depuis quelques temps déjà. Le monde avait déjà entendu parler d'un Nukenin qui débarrassait cette terre de toute cette racaille mais les détails étaient encore flous, très flous. Personne n'avait encore pu mettre la main dessus. Tout forçait à parier qu'il allait réitérer l'opération avec ledit groupuscule. L'homme se prenait très probablement pour un purgeur et Akihiko n'aurait aucun mal à le cerner et établir son profil psychologique. L'idée le faisait frissonner de plaisir.

Le Sunajin fit le tour de la frontière de Kusa et finit par trouver différentes traces de lutte, du sang et... des morceaux de cristal qui jonchaient le sol. Une brève sonde lui permit de comprendre que ce n'était pas du cristal naturel mais plutôt du Shôton, un Kekkei Genkai plus ou moins rare. Un sourire carnassier apparut sur ses lèvres : la rencontre se voulait prometteuse et amusante, bien qu'il n'irait pas forcer l'affrontement. Certes intelligent, rapide et méticuleux, rares étaient ses chances de l'emporter comme un adepte du Ninjutsu élémentaire, a fortiori contre un utilisateur de Kekkei.

Quelque chose perla soudainement le long de ses joues, ses cheveux étaient humides – frôlant les frisottis – et ses vêtements détrempés. La pluie s'abattait sur le pays et ses habitants. L'atmosphère était sombre et les nuages s'agglutinaient de plus en plus, ce qui ne laissait rien présager de bon. Akihiko regarda au loin et constata que le sang continuait encore sur un peu plus d'un kilomètre, à travers les bois, tout en s'éloignant du village. Il s'agissait de la seule piste qu'il avait, il devait la suivre. Le sang fut suivi à la trace lorsque plus rien de rouge ne put se faire voir sur le sol ou les arbres. Cependant, un fourré était visible et l'homme s'y aventura. Ici pouvait se voir des traces sanglantes, mais plus fraîches que les autres. Ce fourré était également ouvert au ciel et les trombes d'eau s'y abattaient sans discontinuer. S'y avançant, le Juunin n'avait pas eu besoin d'activer sa sensorialité. Un cratère avait été creusé, probablement dû à une grosse pression de chakra, et un homme se trouvait en son centre, un regard presque triste mais aussi neutre fixant le ciel, sans même cligner des yeux à cause de la pluie. La plupart de ses habits et de son visage étaient tâchés de sang et il était clair qu'il ne s'agissait pas du sien. Assistant à ce macabre théâtre, Akihik tourna rapidement sur lui-même afin d'observer le triste décor qui lui était offert. Il y avait au moins cinq ou six corps et plus une âme ne vivait ici, à part le Nukenin et lui-même. Avait-il réussi cet exploit tout seul ? Probablement, il y avait encore de nombreux éclats de cristaux à cet endroit.

Cette scène était pour le moins intrigante et confortait l'idée qu'avait le Conseiller de tout cela : il n'allait certainement pas chercher à se frotter à lui. Il pourrait lui tenir tête mais certainement pas l'abattre ou le mettre KO. Finalement, il s'avança en direction de l'homme aux cheveux auburn et, posté juste à côté de lui, fixa en la même direction que lui. Cette fois-ci, il ne voyait plus le corps ensanglanté d'Aika, mais une Fuwa souriante et heureuse. Heureuse qu'il ait enfin fait le bon choix et qu'il continue de vivre sa propre vie, pas celle à laquelle il avait été prédisposé il y avait déjà de nombreuses années. Il se mit également à sourire et se tourna finalement vers le nouvel inconnu qui n'avait toujours pas bougé depuis son arrivée. Prestement, il s'alluma une cigarette qu'il protégea de la pluie à l'aide de sa main libre et en tira une bonne bouffée qu'il expira lentement, histoire de souffler un peu.

Fantômes du passé, amour chimérique ou avenir sanglant ? 」 Demanda le blondin.

Il allait ainsi pouvoir juger une partie de la psychologie de ce Nukenin hors du commun et voir s'il méritait réellement son attention ou pas. Auquel cas il partirait simplement sans laisser de trace ni rien, sans même lui adresser la parole. Bien sûr, une once de mépris pouvait se faire ressentir dans sa voix, mais ce n'était plus comme avant. Ce n'était plus aussi fort, intense et forcé. C'était quelque chose de naturel et il en fut le premier étonné, bien qu'il n'en montra rien. Surtout pas un à homme qui pouvait être relativement dangereux. Chose à noter, d'ailleurs, le déserteur ne pourrait certainement pas l'attaquer à vue en pensant qu'il vient pour lui, à moins qu'il n'ait déjà entendu parler de lui, ce qui était fort probable. Car, en effet, bien que connu, il ne portait jamais le bandeau frontal de son village. En effet, son influence faisait qu'on le reconnaissait quasiment partout où il allait. Était-ce également le cas de cet homme étrange ?



Merci Ikki!

Il y'a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
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Paix


Le pays de l'herbe était comme bien des endroits en proies à des meurtres, machination, viols et abus en tout genre. Ici la puissance shinobi était bien faible voir quasi inexistante. Ce pays n'était pas connu pour être le plus riche alors demander de l'aide aux autres puissances était une chose impensable. Alors, les paysans, les pères de famille, les frères, les soeurs, les mères devaient se défendre eux-mêmes. L'équilibre du monde n'existait que dans les grandes nations laissant les pays secondaires subir. La guerre était une chose horrible et ce pays l'avait déjà connu, ayant servi de champs de bataille pour la dernière en date. L'horreur qu'avait dû connaître ces habitants, devait être indescriptible et pourtant malgré ça cela n'avait jamais réellement pris fin. Beaucoup d'endroit comme celui-ci étaient victimes de bandits, organisation ou simplement de groupuscule cherchant de l'argent facile. C'était d'ailleurs la raison de ma venu dans ce pays, d'après certaines informations dans ce pays sévissait depuis plusieurs mois un petit groupe de bandit. Il semblerait s'agir d'homme sans réel pouvoir sauf leur chef pouvant utiliser le ninjutsu de bas étage. Cela pouvait sembler ridicule, mais pour de simple personne ne pouvant se défendre c'était déjà intenable. Ce genre de personne qui s'en prenaient aux faibles me répugnait plus que tout, comme si la mort causée par les shinobis n'était pas suffisante. Le pas lent je m'approchais d'une taverne qui semblait servir relais pour les voyageurs traversant ces terres. L'endroit était miteux, quinze tables, quelques places devant le bar, une odeur forte et insoutenable. Il n'y avait pas beaucoup de personnes à l'intérieur et celles qui étaient présentes étaient étrangement bien silencieuse. En effet, devant le bar se trouvait trois personnes, ils semblaient parler au tavernier et mon entrée semblaient les avoir gênés. L'un d'eux s'approchait de moi lentement tout en parlant d'une voix menaçante.

"- Toi là, tu ferais mieux de faire demi tour, tu nous gênes là" dit-il.


Sans prendre en compte ses paroles je continuais mon chemin jusqu'au bar avant de m'asseoir et de demander un sake. L'homme qui semblait agacé par mon acte posa sa main sur mon épaule et avant qu'il n'eu le temps de parler du cristal vint l'entourer, une pique se trouvait sous sa gorge grandissant tout doucement. Les deux autres personnes qui l'accompagnaient s'excusèrent alors pour son comportement, par chance mon humeur était bonne aujourd'hui. Le cristal venait donc de disparaître tandis que sans un mot les hommes s'éloignèrent, l'un semblait même courir de peur ce qui me fit sourire. Une fois sorti, le tavernier jeta un coup d'oeil dans ma direction avant de lâcher quelques mots inaudibles. Sûrement des remerciements dont je n'avais que faire, commandant un deuxième sake le laissant parler seul. Suite à l'ingestion de ce poisson, mes lèvres s'ouvrirent pour demander au tenancier s'il avait entendu parler du groupuscule. L'homme semblait bien les connaître vu qu'il se figea suite à ma question, invitant les clients à sortir. Tous les Hommes s'exécutèrent sans discuter, une fois l'endroit libre l'homme pris la parole lentement.


"- Tu ferais mieux de ne pas te frotter à eux, leur puissance a doublé dernièrement et leur chef serait un ninja d'exception." Dit l'homme apeuré.


"- Ce n'est pas les informations que j'ai en ma possession et même je n'ai que faire de tes craintes, réponds-moi vite avant que je ne te tue." Prononçai-je froidement.


"- Très.. Très bien.. Il semblerait que leur campement se trouver dans une clairière à trois heures au sud d'ici. Dix hommes en tout d'après les dernières informations." Avoua enfin le tenancier.


Je venais de remercier l'homme d'un geste de tête tout en lui posant les ryos de mes consommations sur la comptoir avant de me lever. La situation semblait bien plus préoccupante tant tous les habitants semblaient avoir peur de ces parasites. C'était le même genre de personnes que ceux ayant tué la douce Naïja, il n'était donc pas nécessaire de décrire la colère que ces derniers provoquaient en moi. C'est d'ailleurs cette même haine qui me permit d'arriver à l'endroit indiquer à grande vitesse, ne perdant pas de vu mon objectif, anéantir ces enfoirés. Par chance, devant une sorte d'entrée qui ne semblait pas naturelle tant les arbres avaient été enlevés de manière anarchique. Se trouvait deux hommes, des gardes sûrement, en train de parler et de rire. Il m'était possible d'entendre leurs paroles d'ici, les bandits rigolaient parlant d'une mission qui consistait à violer une femme et tuer son enfant dans une maison se trouvant non loin d'ici. Apparemment, les deux personnes qui avaient mené à bien la mission était tout juste rentrés emmenant l'enfant à leur chef comme présent. Il fallait donc se hâter pour éviter le pire. D'un geste rapide mon corps tout entier venait de se déplacer devant les deux hommes, kunai dans la main gauche. D'une traite la gorge du mécréant se trouvant du même côté venait d'être tranchée. Surpris n'ayant même pas le temps de réagir tant ces hommes ne contrôlaient pas l'art shinobi. Le deuxième n'eut seulement le temps de prononcer un "que.." que le kunai vint se planter dans son coeur. Au loin se trouvait un homme qui venait sûrement relayer l'un de ses compagnons qui venaient d'assister à la scène prenant ses jambes à son cou criant à l'alerte. Il me fallait donc courir au plus vite pour chopper l'homme et pouvoir ainsi garder le plus longtemps l'effet de surprise, même si la colère que ces derniers provoquaient en moi était trop grande. Le rattraper fut facile, le massacrer aussi, des shuriken fait de cristal le transpercèrent de toute part provoquant des éclats un peu partout sur le sol. L'homme m'avait énervé à me faire courir comme ça criant comme une petite fille, tant que ma main venait d'attraper son corps pour le traîner sur environ trois cents mètres avant de le laisser sur place regardant les belles traces de sang qu'il avait laissé derrière lui. Devant ma personne se trouvait maintenant vraisemblablement l'entrée du camps, quelques tentes, avec en son centre une sorte de construction rustique en bois. Sûrement la chambre du chef qui voulait marquer le coup, au milieu un grand feu, déjà allumé. les hommes semblaient tous se trouver autour, en demi-rond laissant environ cinq mètres entre eux et le feu. Au centre se trouvait le chef avec une petite fille attachée devant lui, à terre, sale et sans volonté. Le leader se mit alors à parler, à crier plutôt tellement il m'était possible d'entendre chacun de ses mots comme s'il parlait dans ma tête.


"- MES AMIS ! Nous n'avons jamais été aussi puissant qu'aujourd'hui, notre recrutement porte ses fruits et notre emprise sur ce pays commencent à porter ses fruits. Notre réseau s'étend et les dissidents sont écrasés. Comme la mère de cette enfant que Hirui et Nonachi ont violés et tué sous ses yeux. Ce soir nous nous amuserons tous avec cet enfant un par un et nous déposerons son corps dans le village le plus proche comme avertissement. MES FRERES..." Dit le leader avant d'être interrompue par mon apparition.


C'en était trop, je ne pouvais entendre plus de conneries sortant de la bouche de cette enflures, l'envie de le tuer se faisait tellement grande que mon coeur battait à cent à l'heure. Tous se retournèrent vers ma personne, devant moi se trouvait maintenant six hommes et le chef, sept personnes en tout. Les hommes de mains venaient de sortir leurs armes tandis que le pas lent leur chef avançait laissant l'enfant au sol, cette pauvre créature n'osait même pas bouger tellement elle était traumatisée. L'homme venait de prononcer des mots que je ne pris même pas la peine d'écouter tellement l'idée de voir sa tête se détacher de son corps m'excitait au plus haut point. Suite à ses mots tous les hommes sauf le leader se jetèrent sur moi, tandis que mes mains se levèrent vers le ciel des piques de cristaux sortirent du sol pour empaler quatre hommes avant de les laisser tomber. Le cristal explosa provoquant des éclats sur tout le sol, le sang qui venait de gicler jonchait maintenant le sol. Les deux derniers hommes ne se laissèrent pas abattre et me sautèrent dessus, vif, précis étaient mes gestes me permettant de les bloquer avant de les poignarder violemment avec leurs propres armes. Relevant la tête devant moi à une quinzaine de mètres je pouvais voir l'homme qui tenait l'enfant, un kunai sous sa gorge, totalement effrayé il ne savait plus quoi faire. Criant qu'au moindre de mes pas elle périrait, la situation était délicate tellement je ne pouvais attaquer risquant de blesser l'enfant. Faisant un pas vers l'avant, le bras tendu vers l'homme pour le calmer, mes pas venaient de faire craquer un morceau de cristal ce qui venait de provoquer une grande peur chez l'homme. D'un coup sec son kunai égorgeait sous mes yeux cette enfant, son corps tombait lentement au sol pendant que la vie la quittait. De rage mon corps tout entier se dirigeai vers l'homme qui par réflexe venait d'utiliser une technique katon. Un mur de cristal stoppa la technique provoquant une sorte d'explosion soufflant plus loin le corps inerte de la jeune fille. Une fois la technique finie le mur se transforma en un dragon contrôlait par ma personne, de rage il tournoyait autour de ma personne détruisant littéralement le camp et même l'habitation du chef. Puis vint le moment fatidique ou le dragon s'écrasa sur le corps de l'ordure, broyant la plupart de ses os. Une fois sa charge terminée il disparût tandis que l'homme plein de sang tentait de prendre la fuite rampant ayant apparemment perdu l'usage de ses jambes. C'est d'une grande vitesse que mon corps s'avançait vers ce dernier, le retournant, se trouvant maintenant assis sur lui. Ma main droit vint attraper le col de son haut tandis que ma main gauche le cogna sans cesse d'une rage image, une vingtaine de coups furent donnés, son sang recouvrait mon visage et une partie de mes vêtements. Me relevant, d'un geste puissant, soulevant cet enfoiré le jetant dans le feu encore allumé le regardant brûler.  


le combat était fini, les pertes étaient considérables surtout du côté des innocents, d'un geste lent mes pas ma menèrent vers le corps de la jeune fille. Lui retirant ses liens, creusant un trou pour l'y enterrer, avant de le refermer. La pluie venait de commencer à tomber, tandis que je venais de retourner au centre du cratère causé par ces affrontements. La pluie était maintenant puissante, tandis que mes yeux se levèrent vers le ciel, ne clignant pas des yeux lâchant un faible : "Désolé Naïja, j'ai échoué encore une fois." C'est quelques instants plus tard, ou quelques minutes, il m'était difficile de le savoir tant j'étais immobile et absorbé par mes pensées. Qu'une présence se fit sentir à mes côtés, un homme il semblerait au vu de sa voix. Sa question était étrange et déplace au vu de ce que je venais de vivre, mes mains pleines de terres venaient d'essuyer mon visage tandis que mes lèvres bougèrent lentement :


"- Est-ce dont ça, la paix ? Où étaient les shinobis des grandes nations tandis qu'une fille assista au viol et au meurtre de sa mère avant de mourir elle aussi sur le sol sur lequel vous vous tenez ? Est-ce donc ça la vie, la paix que vous promettez aux autres ?" Prononçai-je le ton calme tout en gardant mes yeux vers le ciel.


Il m'était facile de supposer avec plus ou moins de certitudes, car aucun homme censé ne se rendrait sur une scène de crime encore chaude avec tant de tranquillité alors que le tueur s'y trouvait encore. Il m'était toutefois impossible de comprendre ce qu'il voulait et pourquoi parlait-il comme si tout était normal, sûrement n'avait-il aucune idée du massacre qui venait d'avoir lieu.



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Quel triste théâtre, quel affreux spectacle... Comment tout ceci était arrivé ? Encore un de ces pseudos vengeurs qui pensait que ses actes étaient tout à fait légitimes car il avait puni quelqu'un qui s'en était pris à autrui ? Très probablement. Le Sunajin n'avait pas eu vent de ce qu'il s'était réellement passé en ces terres mais une chose était sûre : le groupuscule avait tout simplement été anéanti. Pourquoi ? Il n'en savait rien et c'était précisément pour cela qu'il avait été envoyé. Il savait qu'il ne pourrait l'arrêter, mais avoir des réponses aux questions posées était tout à fait dans ses cordes. Aussi avait-il pris la peine de s'élever philosophiquement et d'interroger l'auburn à propos de ses réflexions. Une chose était néanmoins sûre : ses paroles n'avaient pas été comprises.

Le plus choquant, néanmoins, restait la tombe de fortune fraîchement creusée à l'intérieur de laquelle se trouvait une jeune fille. Âgée de treize ans, tout au plus, son visage laissait paraître bien des épreuves... et pas des plus belles. Le blond ne savait pas encore ce qui avait bien pu lui arriver mais cela ne saurait plus trop tarder. Quelque chose clochait malgré tout : comment un simple groupe de malfrats n'ayant aucune compétence Shinobi avait pu créer un tel dédale de chakra ? La remarque était pertinente aux yeux du Haut Conseiller. Restait à savoir s'il pouvait soutirer quelques informations au Nukenin qui se tenait toujours à ses côtés, visage rivé face au ciel pluvieux.

Lentement, ses mains forcées essuyèrent le mélange de larmes et de pluie présent son visage dur, n'omettant pas d'y laisser quelques traces de leur passage éphémère. Akihiko n'avait pas quitté l'étranger du regard. Ce dernier l'avait d'ailleurs totalement ignoré. Deux possibilités : soit il n'avait pas compris la philosophie du Sunajin, soit il n'en avait rien à faire et préférait parler de ce qui le tracassait réellement. Dans tous les cas il aurait parlé de ce qui venait de se passer, mais le blondin opta tout de même pour la première option. Tout le monde n'était pas aussi philosophe que son illustre personne. Cette idée, il l'avait parfaitement intégrée mais il était tout simplement incapable de concevoir qu'on ne comprenne vraiment aucun mot de ces réflexions faites d'esprit. Il savait qu'il était vraiment unique à part, se demandant souvent s'il était vraiment fait pour vivre avec les autres et s'il arriverait à trouver quelqu'un qui pourrait le comprendre comme il se comprend, mais cela ne l'aidait pas à accepter ce fait.

L'homme écouta les paroles de son interlocuteur et finit par apprendre ce qu'il s'était réellement passé sur ce lugubre tableau. Cette terre était apparemment souillée du sang et des larmes d'une jeune fille et sa mère, cette dernière ayant été violée puis abattue devant ses yeux encore purs et innocents. La remarque du déserteur était réaliste : la paix désirée des Shinobis des grandes Nations étaient des plus controversées et il était tout à fait compréhensible que l'on se demande si c'était réellement ce genre de résultat qui était recherché. Où se trouvaient lesdits Shinobis lorsque cet horrible acte fut commis... Bonne question. Dans le fond, Akihiko s'en fichait totalement. Il n'avait que faire des états d'âmes des autres pays. Seuls ses objectifs et les personnes qu'ils pouvaient aimer comptaient à ses yeux. Il avait déjà beaucoup à faire alors pourquoi devrait-il s'occuper de toutes ces polémiques ? Jamais il ne pourrait comprendre la plèbe. Ô grand Jamais. Il y avait trop d'incohérences à ces yeux et cela ne serait qu'une simple perte de temps. Cela dit, il comptait bien participer au débat et mettre toute cette mascarade sur le dos d'un autre. Il venait de loin, lui, et juste pour enquêter sur le cas du Nukenin, pour un accident aussi banal que celui-là. Car oui, pour lui, c'était normal ce qui avait pu se passer. La pègre était présente dans tous les recoins de cette planète et personne ne pouvait les empêcher de nuire alors pourquoi espérer que cela arriverait un jour ? Quelle candeur...

La paix ? Quelle douce chimère utopique... Croyez-vous réellement en cette notion innocente ? Ce qui est arrivé sur ces terres est un acte banal. Il y en a eu énormément depuis des millénaires. Personne n'est apte à arrêter la pègre, alors pourquoi continuer d'espérer ? L'espoir n'est qu'un voile, une invention humaine qui sert à nous préserver. A trop vivre caché derrière cette futilité, nous finissons par faiblir et nous rendre vulnérable. Ces deux femmes devaient se croire à l'abri de tous les maux du monde. Et pourtant, cette triste et macabre organisation a réussi à leur mettre la main dessus. Rien ne sert d'accabler les grandes nations pour cet acte 」 dit-il d'un calme solennel, presque religieux. 「 Qui êtes vous pour aspirer à de telles convictions ? Je connais bon nombre de Shinobis dans les cinq grandes nations mais vous... Je ne vous ai jamais vu 」 lança-t-il à nouveau, avec une petite pointe de curiosité perceptible dans sa voix grave.

Doucement, le Kayaba se retira du cratère prédisposé et s'alluma une nouvelle cigarette qu'il protégea de la pluie. Machinalement, ces pas le menèrent à la tombe récemment creusée. Le regard neutre il fixa durant de longues minutes ce caractère propre à la nature humaine et sortit quelques fleurs artificielles de son sac. Allez savoir pourquoi il avait ceci en sa possession. Simple précaution, peut-être. L'homme était méticuleux et préférait se parer à toute éventualité. Bien sûr, il n'avait jamais songé à fleurir la tombe des criminels ; il préférait commémorer les innocents, sans pour autant éprouver une réelle sympathie envers eux. Il en était juste incapable. Il ne savait déjà pas toujours comment exprimer ce qu'il ressentait pour ses proches, alors pour des inconnus... Hors de question de s'encombrer davantage l'esprit avec de telles inepties.

Toujours agenouillé face à cette sépulture, il ne peut s'empêcher de repenser à Aika-chan. Combien de fois avait-il été sur sa tombe afin de lui parler indiciblement, rien que pour son hommage et montrer qu'il ne l'oubliait pas ? Il ne les comptait plus. Les yeux humides, il sentait les larmes monter mais les ravala aussitôt. Craquer devant cet homme relativement dangereux n'était clairement pas une option.
Aussi se retourna-t-il doucement et retourna aux côtés du renégat qui se trouvait toujours dans son autel. Akihiko n'était peut-être pas un tendre, mais jamais il ne laisserait une victime d'un incident aussi déplorable reposer sans lui adresser quelques mots de bienveillance. Certains appelaient cela une prière, lui préférait penser à un expiation.



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Paix


Il y avait peu de choses capables de me mettre totalement hors de moi en ce bas monde, mais les personnes comme cet être si insignifiant en faisaient partie. Ses gestes étaient d'un ridicule et totalement contradictoire avec ce qu'il essayait de faire paraître. Son m'en-foutisme était totalement visible, pourtant, ne voulant pas paraître froid il se mit à déposer des fleurs sur la tombe fraîchement creusée. Outre le fait que d'avoir des fleurs sur soit, était... tout à fait étrange son geste n'en restait pas moins totalement idiot. L'homme ne savait rien de ce qui s'était passé, ce dernier ne savait même pas à qui appartenait la tombe sur laquelle ses mains disgracieuses venaient de déposer des fleurs. Son comportement commençait légèrement à m'énerver et sous peu il tâterait de mon cristal s'il continuait à se comporter comme si j'étais l'une de ses connaissances. Le blond aurait pu s'arrêter là, mais comme une ultime provocation il commit l'irréparable, se moquer de la paix. Utopique ? Une simple notion ? Se foutait-il éperdument de ma gueule ou cherchait-il simplement à comprendre quel genre d'Homme j'étais ? Dans tous les cas, s'il continuait ainsi cela allait mal finir pour l'un de nous deux. Écoutant tout de même ses paroles jusqu'à la fin sans broncher, tentant de contenir mes instincs meurtriers dans un premier temps. Réfléchissant à l'idiotie qu'il venait de prononcer, détachant lentement mes yeux de ce ciel pour le regarder en face. Mes yeux montraient une grande haine envers lui et une envie de tuer très grande. Relâchant doucement mon chakra de manière à le lui faire sentir, cet homme avait tout intérêt à faire attention à ses prochains gestes.


D'après ce que l'étranger venait de dire, ceci serait normal ? Peut-être, mais ce n'était pas pour autant qu'il faille s'y habituer et se dire que ce n'est que la fatalité. Les Hommes dans son genre étaient les plus répugnants, ceux qui se laissaient faire, restant à terre tel de vulgaires insectes. Il est vrai qu'il est plus simple de s'incliner devant la vie et de la laisser vous mettre à terre que de la combattre. Ainsi, beaucoup d'hommes choisissent la facilité, se laisse faire ou tente de devenir des martyre se tuant et renonçant à combattre par peur. La vie, beaucoup pense qu'elle est donnée sans raison, sans but, mais au contraire, le simple fait de la combattre est le but ultime. C'était dégoûtant d'entendre de telles paroles venant d'un shinobi, car oui, j'en étais sûr maintenant il en était un. Pitoyable, ridicule, risible, énervant, détestable, tant de mots pour désigner cet être. L'énervement qu'il provoquait en moins était si grand que sans m'en rendre compte et à une grande vitesse mon poing vint toucher son visage de manière assez rude. Le bruit était tel qu'il venait de briser le silence tout en rendant sourd le bruit de la pluie tombant en trombe. C'était la première fois depuis bien longtemps que cela arrivait, je me sentais hors de moi, sentais chacune de mes respirations, tremblements, battements de coeur. Doucement retirant ma main tout en la regardant, tout en tentant de reprendre mes esprits. Après quelques instants de silence, fixant l'homme pour observer chacun de ses gestes, avant de prendre à mon tour la parole.


"- Quel genre d'Homme es-tu ? Lâche ? La paix une utopie ? Ne te fout pas de ma gueule. C'est à cause de personnes comme toi, qui abandonne, qui n'osent pas se battre pour les autres, qui restent tranquillement caché dans leur village laissant tous ceux qui sont en dehors crever comme des merdes, que cette paix ne pourra jamais exister. Tu te dis que c'est impossible alors tu n'oses pas essayer ? Ne me fais pas rire, tu n'es qu'un abruti égoïste qui a peur de perdre ses proches. Qui je suis ? Je suis Amatera Hatoma, déserteur de Kumo, meurtrier de plus de salopard que tu ne verras jamais dans ta vie. Tant que je serais en vie je me battrais pour cette paix à laquelle je crois et si tu continues à débiter de telles conneries tu seras ma prochaine victime." Prononçai-je froidement.


Le "calme" était revenu doucement, attendant patiemment de savoir si l'homme qui me faisait face voulait vraiment perdre la vie aujourd'hui. Pensant sans cesse à tous ceux que j'avais perdu et qui avait un jour cru en cette paix. C'était d'ailleurs l'une des raisons qui m'empêchait d'abandonner et de me mettre à terre comme l'insecte que j'avais en face de ma personne. Trop de personnes étaient mortes en croyant en mes paroles, abandonner maintenant ce serait les abandonner et par la même occasion m'abandonner moi-même.



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Nous y voilà. Encore un de ces Nukenins complètement abruti par sa soif de vengeance, prêt à tout pour tenter de lui-même croire à ses pseudos convictions. Sans déconner les gens, est-ce que vous y croyez ne serait-ce qu'une seconde ? La pègre sera toujours omniprésente ; la preuve : vous en faites partie. Ces gens là font peut-être partie de la pire espèce de lâche qui eusse existé sur terre. Vraiment... Aux yeux du blond, ceux qui désertent leur village sont les pires, en effet. De la même manière que ceux qui pensent à se suicider – ou le font. Ce n'est qu'un acte idiot et purement égoïste qui permet à ces « pauvres » gens de ne plus avoir à voir la vérité telle qu'elle est, et il pensait de plus en plus que c'était le cas de ce fameux Amatera Hatoma. Pauvre homme obligé, apparemment, de tuer pour se croire existant et important alors qu'au final, il perpétue uniquement ce qu'il a toujours détesté. Sa logique reposait sur aucun fondement universel ou probant et ça, ça faisait rire le Sunajin. Aussi lui rit-il au nez quand ce dernier dégagea son chakra comme pour l'intimider. Il côtoyait tous les jours un des hommes les plus forts de sa génération, ce n'était clairement pas un mec maîtrisant le Shôton – à en juger les fragments de cristaux imprégnés de chakra qui jonchaient le sol – qui allait pouvoir lui faire peur ou autre.

Certes, le spectacle macabre qui s'était offert pouvait en mettre mal à l'aise plus d'un. Mais sûrement pas le Kayaba. Il avait commis et vécu bien plus d'atrocités que quiconque jusqu'à présent, et pourtant... Il était toujours là. Fier de ce qu'il avait pu devenir, fier de toujours croire en de réelles convictions et fier d'appartenir à la nation du Sable. Un sourire narquois et un regard espiègle, il fixait le « dangereux » Nukenin du coin de l’œil, comme pour le narguer. Il cherchait tout simplement à lui faire perdre ses moyens, vu qu'il avait finalement prouvé à quel point il était faible d'esprit et que toute sa vie était fondée sur un très gros manque de logique. Cette situation était franchement risible. Dire qu'il était prêt à lui accorder un peu de son précieux temps... Mais non, cela ne servirait à rien au final. Il ne faisait que gaspiller quelques minutes de sa vie ainsi que de la salive. Salive qu'il désirait mettre à profit pour quelques actes un peu plus nobles que cette sidérémie enfantine.

Et là, on atteint le summum. Très clairement. Voilà que le déserteur rentre en confrontation mentale en direct live, sous le regard moqueur et le jugement de la Main du Roi. Amenez l'accusé ! Un dénommé Kayaba Akihiko, homme pragmatique au bon sens universel qui 'hésite pas une seule seconde à donner sa vision de la vie elle-même. Oh, très bien. Et quelles sont donc les charges retenues contre son illustre et mirifique personne, je vous prie ? … Hein ? Comment ? Il a vraiment fait ça ? A-T-IL RELLEMENT OSE FAIRE PREUVE DE LOGIQUE ET DE FATALISME FACE A UN TEL HOMME MEURTRIS ? Il mérite la pire des sanctions. Je vous en conjure, messieurs, admirez-moi le châtiment qui lui est nécessaire de subir !!! Hatoma, je vous en prie. Canalisez-vous et dressez-vous devant votre naturel supérieur. Allez, j'insiste. Vous le méritez après tout. Voilà un bien maigre tribu pour toutes les offenses subies. Oh allez, monsieur. Ne fous faites point désirer, ne nous faites pas languir de la sorte ! Hmm... L'excitation est si forte que je vois votre regard de braise, ainsi confronté... Vous me rendez merguez ! Ah, enfin vous voilà face à vous. Oh, mais que vois-je ? Est-ce donc ça le sentiment divin ? Je me sens toute chose... Allons votre honneur, calmez-vous ! Ce n'est pas le moment de vous extasier devant une telle punition ! Mais enfin, mon enfant ! Laissez-moi donc prendre mon pied en le voyant armer son poing en direction du doux visage de Kayaba-sama !

Un coup rapide mais très grossier qui arracha un haut le cœur à la « victime » tant c'était laid. Pour contre ça, Akihiko aurait très bien pu faire preuve d'élégance, comme à son habitude. Mais non. Cet infâme être malodorant ne méritait telle attention, ni intention d'ailleurs ! Au final, il contra juste le poing de l'homme avec sa paume. Seule une légère douleur pouvait se faire ressentir, puis il finit par rire et lâcher un petit « C'mon ». Clairement, il pensait vraiment que son interlocuteur valait mieux que ça et qu'il ne s'abaisserait pas un acte aussi ridicule. Il voulait libérer sa haine ? La montrer ? Eh bien qu'il essaye au moins d'avoir de quoi le battre. Le Conseiller perdait vraiment son temps et il se mit à soupirer puis termina sa cigarette d'une latte. Cela ne servait à rien de rester réellement ici. Il fallait qu'il parte et, bien qu'il aurait pu en fini sans lui répondre ni même l'écouter, il se dit qu'il valait vraiment mieux que ça et se décida donc à lui porter une sorte d'oreille attentive, alors que le poing de l'autre goujat se retirait tout doucement de sa délicate paume.

Seulement, l'Amatera avait décidé de partir dans un monologue barbant. Une tirade digne du pire dramaturge que l'histoire n'ait jamais rencontré. C'est dire ! Pour preuve, le blondin, qui pourtant savait se tenir en société, bailla au corneille à de nombreuses reprises. Le tout, bien sûr, entouré de sombres dessins de provocation. Quoiqu'un peu primaire, cela avait semblé faire son effet. Et ce, depuis le début. Il allait sûrement être détesté par cet homme ô combien illogique, mais soit. I n'en avait rien à foutre du tout de toute façon ; il savait ce qu'il valait et... Oh puis sérieusement, ce ne serait clairement pas le premier à le détester, ni le dernier ! Les avis sur le Sunajin étaient tellement mitigés et disparates qu'il était dur de dire s'il était réellement bon ou mauvais. Surtout que bon, juger quelqu'un sur une donnée aussi relative était un tant soit peu débile. Just sayin'.

Voyons, Hatoma... Ne penses-tu pas que ton attitude est déjà risible ? Pourquoi te ridiculiser encore plus ? Tu me ferais presque de la peine. Tu sais comment je te vois ? Un petit chat égaré, perdu, au milieu de la pluie. Voilà ce que tu es réellement. Animal peu féroce, tu tentes malgré tout de feuler et de montrer les dents ; en vain. T'attaquer au Lion n'est pas encore dans tes capacités, mon pauvre. Toi qui dis détester les grand Nations pour leurs meurtres et bassesses, à quel niveau te penses-tu ? Tu n'es guère capable de faire mieux qu'eux. Tente de prendre du recul sur ta situation, et tu te rendras rapidement compte que j'ai entièrement raison et que ta logique ne repose sur aucun fondement valable. Tu me trouves lâche. Peut-être. Si tu le veux. Mais sur quoi reposent ces diffamations ? Sur quoi te bases-tu pour dire que j'ai peur de perdre mes proches ? Le seul proche que j'ai, qu'on se le dise, c'est moi. Je suis mon ami, amant, âme sœur, proche, être aimé, frère, combattant, chef. Personne ne se trouve au-dessus de mon illustre personne. Mais je vois où tu veux en venir et je te répondrai simplement ceci : avant de t'attaquer à l'une des plus influentes personnes de ce monde, demande-toi si tes intentions et convictions sont justes et recevables. Car, de toi à moi, ce n'est clairement pas le cas. Mon pauvre petit chaton... Il est impossible d'éliminer la pègre. Du moins, tu n'en seras jamais capable... Tu ES la pègre. Ne te méprends pas. Je ne tente pas d'éliminer cette pourriture du globe car elle est impossible à éradiquer. Il y aura toujours un mécontent nécessiteux d'émancipation et d'indépendance. Un jeune égoïste instable et pourri gâté. Alors, oui. Je suis fataliste. J'admets ma faute. Mais sache que rien n'arrive sans raison. Le Destin veillera toujours au-dessus de nos frêles têtes et emportera quiconque ne s'y attendant pas. Je suis désolé de devoir t'ouvrir les yeux de la sorte, Neko-chan, mais voilà la triste vérité que, peut-être, tu accepteras un jour. Et ce jour, je l'espère pour toi, arrivera bientôt.

Sur ces belles paroles, le blond n'arrêta pas de le regarder de manière à le narguer. Il tait bouillant et proche de sortir de ces gonds, Hatoma. Akihiko voulait tellement s'amuser avec... Il y avait largement de quoi faire et il savait que cela arriverait bientôt. Très bientôt...



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Le début de la fin


Il existait plusieurs types de personnes sur cette terre et l'homme en face de ma personne faisait partie de l'espèce la plus pitoyable. Cet homme était seulement hautain, idiot, convaincu de ses propres idées, il devait même être narcissique tant il aimait s'entendre parler. Ses idées devaient, selon lui et ses dires, absolus, définitives. Ceux qui osaient ne pas penser comme lui était seulement des idiots, des moins que rien. Il est vrai que mon but était utopique, que cela pouvait même paraître enfantin de penser qu'une telle paix pouvait exister. Au final, cette réaction j'en avais l'habitude. Beaucoup de personnes après tout ce qu'elles ont vues ne croyaient plus en rien, abandonner a toujours été plus facile que d'essayer. Cet homme était totalement ridicule tant il se complaisait à être lui-même, pensant les autres inférieurs et inutiles. Malheureusement pour lui aujourd'hui il était tombé sur la mauvaise personne et au mauvais moment. D'un côté, j'avais pitié pour ce genre de personnes, ces personnes qui avaient cessé de croire. Car, au final, après tout ce que j'ai vécu, je continue de croire. C'est peut-être risible, ridicule ou tout ce que vous voulez, mais c'est ce que mes parents et ma femme m'ont appris. Certes, beaucoup de shinobis devaient mourir pour que ce monde soit enfin en "paix", mais c'est un sacrifie que je suis prêt à payer depuis ma sortie de Kumo.


La pluie était toujours présente et le ciel s'était assombrie, un temps parfait pour une autre mort. Depuis le début de notre rencontre, c'était comme une certitude, de par son comportement et ses précédentes paroles, aujourd'hui une autre personne allait mourir. Bien qu'au début l'humeur n'était pas là, après avoir entendu quelques-uns de ses mots l'envie de tuer était revenue. Pourtant, j'avais fait des efforts, lui collant simplement un coup de poing comme ultime avertissement. Pourtant, l'homme semblait bien trop sûr de lui et ceci il allait le payer. Alors que l'étranger venait à nouveau de commencer un nouveau monologue un long soupire m'échappa, il était tellement imbu de sa personne qu'il ne devait même pas l'avoir remarqué. Le début de ses paroles était tellement ridicule que c'en était trop, quand il fut concentré sur ses paroles, en plein milieu de celles-ci d'un simple geste de main très rapide, sans mudra, du cristal recouvrit son corps. Pendant que mon corps s'éloigna du sien, d'un autre geste des pics se jetèrent sur sa prison de cristal, de manière à l'empaler si par miracle il arrivait à sortir de cette dernière. Tous mes sens étaient maintenant à l'affûts.


C'était triste de voir à quel point les shinobis d'aujourd'hui ne savaient plus parler, cherchant continuellement le conflit et la désolation. Malheureusement pour l'insecte en face ma personne ce n'était pas le jour pour me faire ce genre de discours patriotique. J'espérais tout de même au fond de moi qu'il se défende au moins un peu, ce serait tellement ridicule qu'il ait ouvert sa grande gueule pour rien...






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