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Guerre et Paix [PV Hatoma]    Mar 26 Juil - 4:12

Informations diverses.

臭いの血

Konoha était encore loin. Encore trop loin. Il était au beau milieu de nulle part, heureusement déjà en pays du Feu. Cependant, la frontière était toute proche, menaçante.
Tout s’était bien déroulé dans l’ensemble. L’aller n’avait posé aucun problème. Identifier son objectif non plus. Accomplir son devoir, non plus. Mais [il y a toujours un mais] les imprévus existaient aussi en mission. S’était-il montré trop confiant ? Ses ennemis étaient-ils en réalité plus forts que ce qui avait été estimé ? Etait-ce juste de la malchance ? Allez savoir. Quoi qu’il en soit, il s’était retrouvé blessé. Cela arrive plus que les shinobi le voudraient et même plus que certains ne seraient disposés à admettre. D’habitude, un ninja se devait de porter le matériel médical de base. Et bien sûr, Raiyû portait le kit de premier secours, seulement, une bonne partie de ce kit lui était strictement inutile, puisqu'essentiellement destiné à des blessures superficielles.
De toute façon, la première chose à faire c’était fuir l’endroit de l’assassinat et ne pas rester planté là. Pressant l’entaille de sa main droite du mieux qu’il pouvait, il rebroussa chemin, s’enfonça dans les bois, reprenant la direction de Konoha.
Il ne pourrait dire combien de temps s’était écoulé ou quelle distance il avait parcouru avant de trouver un petit abri abandonné. La fatigue engourdissait ses jambes. La fraîcheur du soir se faisait de plus en plus présente. Elle s’engouffrait dans ses habits, alourdis, imbibés de son sang. Il frissonna. Il n’avait pas le choix. C’était toujours mieux de dormir sous un toit qu’au milieu des arbres à la belle étoile. Il s’approcha veillant à n’effleurer aucun arbre de ses habits tachés. C’était le b.a.-ba du shinobi. Ne pas montrer sa présence même en cas de blessure.
La construction était en bois.  Cela ressemblait plutôt à une baraque ou un stand. Certainement un vieux arrêt pour voyageur, un endroit ou manger un bout ou boire un thé, abandonné il y a longtemps, délabré, mais assez solide pour y passer une nuit à couvert. Il essaya d’ouvrir la porte, mais celle-ci était bloquée. Néanmoins, il remarqua que quelques planches du mur attenant manquaient. Elles étaient tombées à l’intérieur. Soudain, il se méfia. On aurait dit que quelqu’un avait défoncé ce pan de mur. Cependant, les marques de ce supposé coup brutal étaient vielles. Ainsi, cela n’avait rien de récent, et aucune activité ne semblait s’être déroulé récemment aux alentours de son abri de fortune.
Prudemment, il se baissa pour jeter un coup d’œil à l’intérieur. Ce mouvement lui tira un gémissement qu’il étouffa aussitôt. Rien à signaler. Tout était sombre à l’intérieur mais avec les dernières lueurs du jour, il voyait le tatami poussiéreux, les étagères cassées, les portes des armoires jetées par terre. Vide. Et surtout, la poussière qui s’était accumulée ne révélait aucune trace. Finalement il en avait du bol.
Il se glissa par le trou dans le mur. Cela n’était pas facile pour un blessé, le tatami contre le mur était surélevé, l’obligeant à se contorsionner afin de se hisser sur ce dernier depuis l’extérieur à travers le passage de fortune dont la partie praticable était moindre que l’ouverture totale. Bref, après quelques médisances de circonstance il réussit à se faufiler à l’intérieur, marchant à quatre pattes sur le sol mou des nattes de bambous. Il se cala à l’autre bout, contre le mur opposé, afin de reprendre son souffle après l’épreuve de l’intrusion. Il y découvrit un foyer encastré dans le sol. C’était parfait, il pourra y faire brûler les planches, ou étagères afin de ne pas mourir congelé pendant la nuit. Mais avant de penser à allumer quoi que ce soit, il fallait prendre soin de sa blessure. Maintenant, c’était le moment ou jamais.
Il enleva son gilet qu’il utilisa comme coussin puis retira doucement son pull. Sur le côté droit vers le bas il était déchiré. Une coupure nette qui lui était arrivée jusqu’à la chair. Autour, le rouge du sang se confondait avec le bleu marine du tissu. Restait sur lui son t-shirt résille, tricot de peau technique du shinobi accompli. Il le retira aussi. La blessure débutait sous les côtés droites pour remonter jusqu’au-dessus du nombril. Heureusement, l’incision était nette et éloignée de tout point vital. Mais cela n’empêchait pas que la largueur et la profondeur de celle-ci inquiétait Raiyû. Il ne pouvait pas faire grand chose malheureusement, juste la bander avec un bandage. Il avait de quoi se faire un pansement décent.  
Après ça, il s’arrangea pour faire un petit feu dans le foyer avec les étagères cassées dont le bois était sec. Il espérait que la lueur des flammes ne soit pas visible au loin, par une quelconque fissure dans les murs mais était prêt à courir le risque afin de ne pas mourir de froid. La nuit était finalement tombée et la brise agréable de l’après-midi était devenu un vent mordant et glacial.
Il s’allongea la tête sur son gilet, se couvrant de son pull, près du feu, somnolant fixant les hypnotiques flammes.

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Re: Guerre et Paix [PV Hatoma]    Mer 27 Juil - 5:11
Rencontre de paix


Cette forêt, cette herbe, ce temps, cela ne ressemblait en rien à Suna, à part si depuis ma disparition depuis plus de quinze années le désert avait disparu. Ce qui était bien sûr improbable, je devais simplement m'être perdu comme à mon habitude. Pourtant, j'avais suivi une carte assez détaillée, mais bon ce n'était pas grave. Le destin m'avait peut-être mené jusqu'ici pour une raison. L'endroit était calme, une grande plaine parsemée de quelques arbres, le vent faisait danser l'herbe et chanter les feuilles. Cela devait sûrement être le pays du feu, c'était le plus probable revenant il y a peu du pays de l'herbe. Ce qui voulait dire que je m'étais complètement trompé de côté et que Suna était de l'autre côté. Le pas lent prenant le temps d'observer minutieusement les environ pour éviter de se faire prendre en embuscade ou autre. J'avançai dans cet endroit ne sachant pas le moins du monde ou me rendre, avec la chance qu'était mienne Konoha ne devait pas être bien loin. Rencontrer des shinobis près d'un village était une erreur à ne jamais commettre, pour éviter tout emprisonnement ou autre. Même s'il faut dire qu'étant déclaré mort il y a plus de quinze ans par Kumo, mon visage ne devait pas être connu et mon bandeau n'était de toute façon pas visible. Au loin il m'était possible d'apercevoir une petite auberge, mon corps se dirigea donc vers cette dernière sans hésitation.


À l'intérieur se trouvait quelques tables la plupart vide, une dizaine de personnes pas plus. Les discussions ne se faisaient pas trop entendre, une atmosphère étrange semblait régner en ces lieux. Pour cause à une table se trouvait deux hommes, avec leur arsenal et un bingobook, il s'agissait sans doute de deux chasseurs de nukenins. Ils me regardaient déjà d'un air assez louche avec mon masque sur le visage, fuir maintenant ne ferait que leur mettre la puce à l'oreille. Commander de quoi boire était une option bien plus intelligente, ce qui fût d'ailleurs fait très rapidement. Les deux verres vide, tandis que ma main gauche était en train de finir quelques ryos pour payer. En sortant cette dernière de ma poche, un bruit métallique assez fort se fit entendre provenant du sol. Mon bandeau rayé de Kumo venait de tomber. Les deux hommes venaient de le voir et se levèrent sans trop d'hésitation. L'un d'eux resta en retrait son katana sorti prêt à bondir à la moindre occasion, tandis que le second s'approcha à environ trois mètres de ma personne pour adresser quelques mots.


"- Puis-je savoir où vous avez trouvé ça ? Déclinez votre identité je vous prie."


Sans prendre le temps de répondre, mes mains se levèrent faisant apparaître un immense dragon de cristal qui venait de détruire totalement le bâtiment fonçant sur l'homme se trouvant le plus près de ma personne. Une fois la fumée levée il était possible de voir les deux chasseurs non loin de ma personne, l'un se tenait le bras gauche complètement ensanglanté et invalide. L'autre avait du mal à se relever, mais réussi après un petit instant. Quant à moi ayant recouvert au préalable ma peau de ce cristal que j'aimais tant, il me fût facile d'éviter le moindre dommage des débris. Le combat ne serait sûrement pas facile et il fallait en finir au plus vite avant de voir des renforts s'en mêler. C'est à peu près à cet instant que l'homme au katana tenta une estocade qui fut elle aussi bloquée par ma peau cristallisée, tandis qu'un puissant coup venait de partir dans son ventre le faisant virevolter dans les airs. Avant que ce dernier ne soit retomber  mes mains se levèrent une nouvelle fois faisant apparaître des piques du sol qui venait l'empaler littéralement en l'air. D'un coup le deuxième chasseur venait de jaillir de nulle part, j'avais baissé ma garde et j'allais le payer. Sentant son kunai se planter dans ma peau par le côté, tandis que ma main vint attraper celle qui venait de me planter. Mon poing recouvert de cristal vint frapper son visage d'une force inouïe le sonnant sur le coup, l'envoyant au sol.


Puis l'égorger était chose facile. Sans perdre de temps alors que le soleil commençait à se coucher, tout en prenant soin de recouvrir ma blessure avec un vêtement de manière à empêcher le sang de couler. Je me dirigeai vers la frontière qui ne se trouvait pas si loin, retrouver mon chemin ne serait pas dur il suffisait de faire le chemin inverse. Quelques minutes de route qui se transformèrent en deux heures, par chance la blessure n'était pas profonde et ne semblait rien avoir touché. La refermer grâce à un petit feu était une chose facile, bientôt une cicatrice de plus sur cet imposant corps.


Au loin se trouvait une petite cabane assez délabré et non loin de la frontière assez éloignée pour pouvoir atteindre la limite de ce pays sans risque. La porte était bloquée c'est donc d'un grand coup d'épaule qu'elle fût défoncée. À l'intérieur tout était noir, prenant soin de replacer la porte comme je pouvais, activant mon mode senseur pour éviter de me faire prendre par surprise. C'est à ce moment qu'il m'était possible de sentir une présence au fond de la pièce, un kunai sorti prêt à me battre.


"- Qui va là ?" Prononçai-je simplement.


PS:
 


Le masque que porte Hatoma:
 



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Re: Guerre et Paix [PV Hatoma]    Jeu 4 Aoû - 4:43

Informations diverses.

Morphée avait enlacé de ses doux bras Raiyû. Il flottait dans l'air, se sentait léger, côtoyait les nuages blancs et spongieux. Raiyû se demanda à quoi pouvaient-il goûter. Il se demanda s'il réussirait à prendre un beau pour le tester. Il "nagea" dans l'air jusqu'à s'agripper à un petit rond qui flottait tout près. Il le pinça pour en arracher un bout. Cela avait la consistance d'une barbe à papa mais le goût des mochi de la vieille dame de Konoha dont la boutique se retrouvait au détour d'une rue qui s'éloignait du centre-ville. C'était si agréable. Il sauta sur le petit rond de marshmallow et se laissa porter. Il faisait doux. Il pouvait grignoter son moyen de transport. Ce rêve était si plaisant.
Soudain, il se réveilla en haut d’une tour en pierre. Le ciel était toujours aussi clair. Les nuages toujours aussi blancs. Il se releva, ayant une le sentiment étrange que quelque chose clochait. Etait-ce la réalité où était-ce encore le rêve ? Plus loin, le sol s’ouvrait sur des escaliers. Le tout semblait très sombre. Un ressentit oppressif émanait de cette ouverture mais quelque chose ne tournait pas rond au-dessus de cette tour. Malgré qu’il fasse beau, clair, jour, il ne voyait pas de soleil nulle part. Il n’y avait pas d’oiseau non plus, pas de vent. Il ne ressentait plus ni de chaud ni de froid. Strictement aucune sensation. Pour sortir de cette immensité vide, une seule option, les escaliers. C’est un pas prudent qu’il s’y aventura. Ses yeux mirent un certain temps à s’habituer au noir. Le mur était glissant, et un froid glacial émanait du fond de l’escalier en colimaçon ouvert sur un abysse sans fond du côté de l’axe de rotation de la spirale.
C’était un de ses moment où normalement votre cerveau devrait vous dire : « n’y va pas » ou alors « Alerte ! Danger maximal ! » . Ici c’était différent. L’appréhension était bien présente mais aucune panique de la partie logique de son être. Au contraire, malgré le désagréable et le potentiel effrayant de la situation, logiquement il avait la conviction que ce n’était qu’en s’enfonçant dans cet abyme qu’il pourrait se sortir de cette tour.
Il ne saurait dire combien de temps il s’était écoulé. Au début il avait essayé de compter les marches pour amener un peu de logique à cette situation mais, l’impression constante de faire du sur place, d’être dans un boucle et de redescendre exactement la même marche accentuaient son malaise. Il perdit rapidement le compte. Il s’arrêta. Il regarda vers le haut. L’entrée à partir du toit de la tour n’était plus qu’un minuscule point lumineux. Avait-il vraiment marché autant ? Dès qu’il formula cette question, une fatigue envahi ses jambes comme si son corps se souvenait soudainement de cette conséquence. En admettant que la sortie fût vers le bas, pourrait-il seulement y parvenir ? Le doute l’envie. Avait-il vraiment que ça comme option ? Qu’allait-il se passer s’il sautait directement dans le trou au centre de l’hélice ?
Soudain, il eut le pressentiment que ça allait empirer. Il avait osé émettre la possibilité de modifier les règles du jeu. Cela ne tarda pas à s’avérer juste. Il commençait à perdre l’équilibre, comme si la structure subissait un vif tremblement de terre. Il sentait la pierre craquer, se craqueler, se fissurer plus profondément avec la menace de s’effondrer sur lui. Le bruit de toute cette construction s’écroulant était assourdissant. Il essayait de résistait en se bouchant les oreilles mais l’écho bruyant résonnait même dans ses entrailles. C’était insupportable. Il devait se dépêcher à sortir d’ici, à continuer à avancer. Mais il restait bloqué, arrêté par ce fracas.
C’est alors que les marches sous lui cédèrent. Il cria, surpris, sentant la gravité le happer.

Sa conscience reprit possession de son corps mais, l’atterrissage fût brutal. Il sursauta inspirant fortement comme si l’air lui manquait, désorienté.

Cependant, la réalité le rattrapa promptement. Tout d’abord, la douleur de sa blessure au ventre. Le réveil brusque et les mouvements reflexes n’avaient pas tenue compte de la plaie ouverte. Mais, au cas où il n’aurait pas eu assez de surprises, un son répété vint le surprendre à nouveau en provenance de la porte de cet abri de fortune. Au départ il cru, ou voulut plutôt croire au vent. Il faisait noir, les flammes qu’il avait allumées auparavant s’étaient éteintes au cours de la nuit et la pénombre avait étendu son lourd voile de nuit à l’intérieur aussi. Il pouvait l’entendre bouger avec force plus qu’il ne la percevait. Encore une fois, elle s’agitait.
Tout d’un coup, elle céda.
Il se hissa comme s’il avait sauté sur un ressort. L’adrénaline et la vraie conviction qu’il y avait un être doué de vie derrière cette porte étaient bien réelles. Cette fois-ci les voyants d’alerte étaient allumé dans sa tête et criaient « Danger ! Danger ! » à mode de sirène. Il attrapa son hanbô dans sa main gauche, prêt à parer à toute éventualité.
La porte glissa, seul un humain pouvait l’actionner de cette manière. Il serra les dents, l’odeur de la nuit rentra avec l’homme et fit disparaître le reste de chaleur qui peinait à émaner des planches éteintes du foyer. Puis, l’être doué de raison prit même le soin de reboucher le trou béant qu’il venait de créer pour entrer. Il remit la porte à sa place avec toujours un grand boucan en passant. Raiyû apprécia et fit un geste involontaire de la tête acquiesçant l’action de l’inconnu sans bruit. Néanmoins, debout dans l’obscurité, immobile, il avait la conviction que malgré tous ses efforts pour paraître inexistant, l’Autre l’avait déjà remarqué. D’ailleurs, Il parla.
Il aurait pu répondre. Mais il ne jugea pas prudent de décliner son identité à un inconnu. Cependant, faire semblant qu’il n’était pas là n’était pas une option. S’il avait pu le remarquer dans le noir sans un bruit c’était probablement un homme doué d’une certaine capacité. Il notifia sa présence d’une façon insolite. Il poussa du pied une des planches restée au bord du foyer et à l’aide de son hanbô envoya une faible décharge qui produit une combustion. Son visage d’abord illuminé par l’étincelle bleuté de l’éclair de chakra prit le ton rougeâtre de la lumière des flammes.
Il vit, prêt de la porte, un homme, un kunai à la main. Il savait donc s’en servir. Mais, ce qui frappa le plus Raiyû fu le masque que portait cet homme. De façon générale, le masque était associé aux shinobi d’élite des différents villages. Il ne reconnaissait pas le masque et ne pouvait dire de quel village il aurait pu provenir, bien que cela ne changeait pas le fait que probablement l’homme en face de lui était aussi si non plus fort que lui. Et il n’avait aucune envie de se mesurer à lui, surtout blessé. Il serra quand même plus fort sa prise sur le hanbô, concentré et en garde, on ne sait jamais. Son autre main, sa droite, posée sur son bandage de fortune, torse nu. Il se tenait malgré tout droit, le visage grave, mais stable sur ses jambes, acculé au fond de la pièce.
A ses pieds, un peu plus loin, son t-shirt résille, son pull bleu, son gilet vert, son bandeau métallique avec l’enseigne noire de Konoha.

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Re: Guerre et Paix [PV Hatoma]    Lun 8 Aoû - 15:44
Rencontre de paix


L'endroit était sombre, impossible de savoir qui était cette personne en face. Toutefois, grâce à mes dons de sensorialité il m'était possible avec quasi certitude qu'il s'agissait d'un ninja. Son comportement le prouvait lui aussi, ne dévoilant pas son identité me la faisant simplement comprendre. Un ninja de Konoha me faisait donc face. Les quelques lueurs que laissait échappé le bout de bois en feu me permettaient de voir qu'il n'était pas en pleine possession de ses capacités. La situation pouvait être comique, un nukenin blessé face à un ninja rattaché à un village lui aussi blessé. Tous deux pour différentes raisons vraisemblablement, le tuer ne devait donc pas être trop dur. Heureusement pour le jeune homme l'Amatera Hatoma que j'étais à mes débuts, pleins de colère et qui n'hésitait pas à tuer sans raison a disparu. Aujourd'hui, il est plus logique pour ma part de rencontrer ces personnes, de tenter de comprendre leur vision de la paix et pourquoi pas en faire des alliés capables de mener à bien ces projets. Car oui, bien débile est l'Homme qui croit qu'il est possible de renverser un monde seul. Le jeune konohajin semblait présenter des signes de réticences quant au fait d'engager la discussion avec moi. Ce qui était tout à fait compréhensible, ce dernier se trouvait face à un inconnu qui ressemblait à se méprendre à une montagne de muscle. Plus de deux mètres de haut, tout vêtu de noir, portant un masque pour cacher son visage, voici ce que j'étais. C'est pour cette raison que lentement, mes fesses se posèrent sur une chaise en vieux bois se trouver près d'une table. En face une deuxième chaise en meilleur état, même si elle était aussi rongée par les mites. D'un simple geste j'invitais mon interlocuteur à prendre place tout en prenant dans mes réserves un peu de nourriture "achetée" auparavant. Il y avait assez pour deux personnes, posant la moitié devant moi et l'autre moitié en face de manière à inviter le jeune freluquet à s'asseoir.


"Je me nomme Amatera Hatoma et je suis un vieux déserteur de Kumo, n'ai craintes, je ne te veux aucun mal pour le moment. J'aimerais simplement m'entretenir avec toi, cela fait longtemps que je n'ai pas rencontré de ninja de Konoha alors répond moi. Comment se porte ton village ? Et surtout, que penses-tu de la paix instaurée par ce dernier ?" Prononçai-je presque moins froidement qu'à mon habitude.


Mes mots étaient simples, de manière à ce que même un idiot les comprennent et puissent répondre. Cela pouvait toutefois semblait bizarre à mon interlocuteur de voir un nukenin lui parler si simplement et l'inviter à "sa" table. Malgré tout, je n'avais aucune arrière-pensée, il me fallait simplement quelques informations sur son village et son pays avant de continuer mon périple. Peut-être allait-il se montrer digne d'intérêt et pourrait-il entendre ma version de cette paix. Mais pour cela, il fallait tout d'abord que ses réponses soient cohérentes et qu'il comprenne de quoi je voulais parler. La paix est une notion tellement vague qu'il est dur d'en donner une définition exacte, elle change environ de la personne, de la culture et du vécu. Avec un peu de chance le jeune homme me faisant face avait un vécu digne d'être écouté et peut-être pourrait-il être utile dans mes projets d'une quelconque façon.



Le masque que porte Hatoma:
 



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Re: Guerre et Paix [PV Hatoma]    Mar 9 Aoû - 5:26

Informations diverses.

平和の夢想 幻滅の平和

L’homme qui était rentré était un nukenin de Kumo. Il l’avait lui même annoncé en déclinant son identité. Amatera Hatoma. Il ne semblait pas vouloir l’attaquer, d’ailleurs une fois qu’il avait rallumé le feu dans le foyer il avait remarqué à la lueur des quelques flammes que l’homme lui-même était aussi blessé. Un simple vêtement couvrait la blessure invisible, mais utiliser un tissu de la sorte était suspect, et il avait même cru discerner une ou deux taches pourpres. Ainsi la situation n’était à l’avantage de personne et une confrontation serait néfaste pour tous les deux. En sortir vivant ne servirait à rien si c’était dans un état pire. Le nukenin déserteur portant toujours son masque noir s’était approché des restes de mobilier rongé par les insectes habitant ce lieu délabré. Il s’était assis. Au départ, Raiyû aurait pas cru que la chaise tienne son poids et se préparait à voir l’étranger s’écraser le postérieur rapidement contre le sol, mais en fait il tenait parfaitement en position sur ce qui restait de ce qui avait du être une vraie belle chaise longtemps avant. Il avait partagé de la nourriture invitant le konohajin à table.

Il ne répondit pas tout de suite à l’offre qui lui était faite ni à la question qui lui avait été posée. Il y eu quelques secondes de silence pendant lesquelles Raiyû observa son interlocuteur mais aussi réfléchit. Il trouvait le nukenin étrange. Vouloir parler de paix alors qu’on est soi-même un hors-la-loi c’était curieux. Mais il ne pouvait le blâmer. Qu’elle qu’est été la raison de sa désertion, la paix est toujours quelque chose de positif, peut-être était-il sur le chemin de la rédemption. Si tel était le cas, il n’avait rien d’un prêtre qui puisse lui donner le ego te absolgo. Néanmoins, parler, ça il pouvait faire. Parler, c’était la base, la base de la diplomatie, de la paix, mais aussi de la guerre. Même en temps de guerre, il y a communication. La guerre commence toujours avec une déclaration de celle-ci qu’elle soit formelle ou par les actes. Ainsi, s’il s’agissait de parler, là il y aurait moyen pour qu’ils se comprennent même si leur positions risquaient d’être à l’opposé.

Cependant, pas question de baisser sa garde pour autant. Il restait attentif mais ne craignait pas de l’autre une attaque soudaine. Il se détendit peu à peu et attendit même de ne plus se sentir raide et prêt à réagir les muscles tendus pour commencer à bouger. Il sentait son corps regagner le calme, l’effet de l’adrénaline s’estompant. Dès qu’il se sentit léger comme d’habitude il su qu’il pourrait contrôler son corps avec assez de fluidité pour ne pas avoir des gestes brusques qui par mégarde pourraient être mal interprétés. Il approcha doucement une planche dans le foyer afin de rendre le feu un peu plus vif. Puis il se baissa à genou prenant son pull bleu le nouant sur ses épaules. Enfin, il prit sa sacoche médicale dans ses mains et s’approcha d’un pas lent à la table, vers la chaise qui était vide. Il posa la sacoche sur la table et s’assit sur la chaise.

« Mon village se porte bien. » -dit-il enfin. Sa voix était claire, ferme, mais douce comme à son habitude, car c’était vrai, pour lui le village se portait plutôt bien. Il repensa un bref instant à la dame des douceurs sucrées chez qui il courrait dès qu’il le pouvait acheter des dango ou autres pâtisseries traditionnelles. Il pensa à Ichiraku Ramen et à tous les commerçants des rues principales, râlant, criant et embobinant les clients pour faire tourner leur boutique. Il pensa aussi aux rires des enfants qui gambadaient dans les rues à la sortie de l’école. Oui, en définitive, le village se portait bien. Puis, une idée lui traversa l’esprit. Comment cela devait être de vivre sans tout ce qu’il aimait tellement ? Il savait ce qu’était le vide d’avoir oublié ce qu’on aimait mais comment était-ce de laisser tout derrière soit sans rien oublier ? Il confessa « il me tarde d’y rentrer et de voir les miens. » Il avait de la chance d’avoir de la famille certes mais, les siens ce n’était pas seulement Sora, son petit frère, l’emmerdant comme tout adolescent, ou ses parents, c’était aussi les enfants du voisin qui lui courraient après en « jouant » au ninja, c’était les civils commerçant ou passants, c’étaient bien sur ses coéquipiers shinobi et le aussi hokage. La paix, pour lui c’était ça. Il marqua une pause et regarda au plafond, cherchant à formuler une réponse cohérente à la question de l’étrange individu au masque noir et feu.
Toute fois, il sentait que son esprit partait dans tout les sens, la paix c’est vague. Ainsi, il redescendit le regard essayant de croiser celui de l’homme assis en face. Il regarda droit dans les fentes du masque cherchant la lueur de deux yeux. C’était dangereux. Il risquait gros, l’autre pouvait lui faire un genjitsu. Il le fit quand même, et avec intensité voulant lire à travers eux ce que le nukenin pensait lui même de la paix et ce qu’il attendait entendre. Il soutient ce regard pendant qu’il poussait doucement la sacoche vers son interlocuteur.

« Pour moi, la paix c’est ça. Il y a assez de matériel médical pour que tu puisses soigner ta blessure »

Des bandages stériles en échange de nourriture. C’était donnant-donnant. C’était pour Raiyû la base des interactions humaines.

« Ce n’est pas à moi de dire si le Hokage fait bien ou pas son travail. S’il a considéré que c’était la voie à suivre, je dois respecter sa décision et suivre ses directives. Cela te semblera étrange comme position, je n’espère pas que tu la comprennes. Je fais juste confiance à mon Hokage et à son bon sens. Je ne l’ai pas beaucoup côtoyé mais c’est un homme réfléchit et prudent. Mais je ne saurais en dire plus sur les décisions qu’il prend. »

Evidemment, il ne fallait pas s’attendre à ce qu’il livre une quelconque information au sujet de son village, ni au premier venu ni encore moins à un nukenin. Une fois cela dit, son regard devint plus profond, moins ferme et plus ouvert à exprimer des opinions.

« C’est bizarre d’entendre un nukenin parler de paix. »

La situation était quelque peu ironique, ils étaient supposément dans des camps adverses, sous le même toit, parlant et partageant vivres et médicaments. La guerre était une imposition, la paix était le choix qu’ils avaient fait l’espace d’un instant, par intérêt, mais probablement, surtout pour Raiyû, par conviction.

« Mais, quand on y pense bien, ça n’a rien de spécialement étrange. Nous avons tous les deux du sang sur les mains, et la seule chose qui nous différencie c’est que je l’ai versé sur ordre de quelqu’un. La paix, ça n’empêchera pas les meurtres ou les assassinats. Mais, je veux croire qu’elle fera décroître considérablement le nombre de dangers susceptibles de menacer mon village. La guerre, ce sont des gens bien qui s’affrontent sur des ordres de gens toujours tout aussi bien, au contenu erroné, qu’il faut suivre malgré tout parce qu’en face, ils feront de même. La paix, la diplomatie, c’est un choix, un choix de tous les instants, tout comme la guerre. Ce n’est jamais définitif, ce n’est jamais éternel. Mais c’est une bien meilleure réponse. Une réponse qu’il faut toujours essayer de donner. Je ne sais pas si cela te satisfait. Ce n’est que ma vision des choses. »

Le feu crépitait doucement dans l’âtre répandant une douce chaleur dans la pièce qui pourtant avait du mal à chauffer les coins les plus éloignés. Les bruits inquiétants de la nuit ne pénétraient pas à travers les portes et une certaine quiétude se faisait sentir. Raiyû ne trouvait rien à ajouter à ce qu’il avait dit. Peut-être cela ne suffirait pas, auquel cas il serait ravi d’apprendre le point de vu d’un déserteur sur la question.
L’intimité du cabanon le poussait à questionner son étrange partenaire de table.

« Cela ne te manque pas, ton village ? Ou n’importe quel autre village ? La présence de gens ? Avoir quelqu’un à qui parler sans attendre le premier ninja qui passe ? »

Il ne voulait faire aucune mention à son passé. Il était certainement difficile, les gens ne deviennent pas nukenin parce qu’ils se disent que ça doit être cool. Il se demandait juste comment ce Amatera Hatoma avait-il fait pour la supporter. Quant à lui, la solitude le rendrait dingue.



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