Partagez | 
avatar
火 | Konoha no Jônin
火 | Konoha no Jônin
Messages : 185
Date d'inscription : 19/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 5181
PE:
560/200  (560/200)

Voir le profil de l'utilisateur
Inauguration d'un partenariat    Ven 29 Juil - 15:17
Voilà trois semaines que Fusasaki avait rencontré Motojime Aruji au quartier de son clan. L'homme d'affaires s'était montré avide d'enrichissement, et le vieil homme avait découvert que son partenaire-en-devenir était quelqu'un de beaucoup plus riche et une histoire de succès plus dense qu'il n'y paraissait... et qu'il avait des comportements parfois étranges, qui avaient même fait planer une ombre sur sa santé mentale apparente. Après la signature finale, il a fallu mettre au clair des détails pratiques, qui auraient été perte de temps à discuter lors des négociations. Combien d'hommes Motojime pouvait-il mettre à disposition au minimum pour assurer la sécurité d'un convoi? Combien d'hommes avait-il? Le nombre de convois simultanés pouvait ainsi être déduit facilement. Le clan Somei avait fourni des copies de ses cartes d'optimisation de voyage, sur lesquelles figuraient les routes les plus rapides, les moins chères ou les plus sécurisées, afin de satisfaire tout type de mission. Y étaient également signalés des domaines contrôlés par diverses sociétés affiliées au clan Somei, qui constituaient ainsi un patchwork de sous-domaines, comme des vassaux se rattachant à l'influence de leur seigneur.

Pour inaugurer leur nouveau partenariat d'assise économique, Fusasaki avait été envoyé rencontrer Motojime Aruji en tant que représentant du clan, puisqu'il avait déjà traité avec cet homme par le passé, et était celui qui l'avait rencontré le plus souvent lors des discussions suivant la signature de l'accord. Ils avaient discuté de divers sujets personnels lors du repas organisé par les Anciens pour fêter la signature de cet énorme partenariat, et le vieil homme avait commencé à apprécier l'homme d'affaires pour des qualités dont ne dépendait pas directement sa bourse. Ainsi, un voyage jusqu'à un petit village de Kaminari no Kuni aurait dû leur permettre de passer d'agréables moments de discussion - l'incident de leur premier voyage s'était révélé être parfaitement isolé - , mais il n'en fut rien: la dernière semaine avant leur rendez-vous fut assez chargée pour tous deux. Motojime l'informa qu'il avait des obligations autre part, probablement pour rencontrer quelques clients qui allaient voir leurs habitudes changer à cause de ce nouveau contrat, et Fusasaki avait été impliqué dans trois missions pour le compte de Konoha, dont une assez longue durant laquelle il avait accompagné ses genin en suivant un convoi de marchands. Il ne put s'empêcher que leur escorte allait paraitre bien risible à ces commerciaux, s'ils venaient à venir demander la protection des unités d'hommes d'élites que Motojime allait fournir.

Ainsi s'était-il mis en route vers le village d'Oratia. Il s'était renseigné, et avait appris qu'il n'y avait pas grand chose à savoir sur cette commune. Il s'y trouvait l'auberge Fushi, propriété d'un certain Kirigawa. Fusasaki n'avait rien trouvé dans les archives du clan sur ce nom, aussi se fia-t-il au flair de Motojime Aruji sur cette affaire: il avait l'air de connaître certains petits artisans et commerçants dont le développement pouvait apporter beaucoup à la valeur économique d'un marché. Il avait déjà raconté à Fusasaki plusieurs histoires de commerces qu'il avait découverts puis supportés afin de les voir grandir et établir une petite dominance locale. C'était ce qu'ils allaient faire, ensemble, à l'auberge Fushi. Il s'agissait probablement d'un établissement de repos et de restauration comme on en voyait partout dans le monde... mais quelque chose de spécial devait s'y trouver, ou le nouveau partenaire du clan Somei n'aurait pas proposé ce lieu comme premier point de concrétisation de leur partenariat.

La route fut assez courte, Fusasaki profitant de sa formation de ninja pour parcourir de grandes distances en peu de temps. Comme il n'était pas chargé de marchandises, et portait uniquement sa tenue traditionnelle de marchand sous une large cape visant à protéger l'habit plutôt que le voyageur, il n'était pas assez encombré pour être ralenti. Il s'arrêtait tout de même les soirs dans des villages, où il profitait de l'hospitalité de différentes auberges, dans lesquelles il aimait noter les services particuliers qui lui étaient fournis, afin de mieux pouvoir comparer avec cette fameuse Fushi. Comme il n'était pas pressé, étant parti un jour plus tôt que ce que son planning aurait normalement demandé, il se levait confortablement et se couchait après avoir gouté une bière ou un thé local.

Ainsi, ce fut de très bonne humeur que le ninja-marchand arriva à l'entrée d'Oratia, où il avait donné rendez-vous à son partenaire. Il était en avance, mais profita du temps qu'il lui restait pour profiter de la vue magnifique qui s'offrait à lui. Les habitants de cette petite commune avaient véritablement de la chance de pouvoir se réveiller tous les jours sur un tel paysage.
avatar
忍 | Nukenin
忍 | Nukenin
Messages : 816
Date d'inscription : 17/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: A
Ryos: 687
PE:
884/300  (884/300)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: Inauguration d'un partenariat    Mar 2 Aoû - 11:25

L'intendant, le banquier et le truand
仄暗いMélanger les couleurs





L’art de faire des affaires. J’y excellais. J’adorais tisser lentement ma toile. Filament par filament, sans que personne ne s’en aperçoive, je tendais mon piège. Élargissant mon emprise sur ce monde qui était le mien, je proliférais tel un virus dont la cause était inconnue. Lentement, j’érigeais brique par brique mon Empire. Prenant bien le soin de veiller à ce que chaque brique soit à la bonne place afin d’assurer la stabilité de mon édifice. C’est ainsi que je faisais des affaires. Tel un maître, je manipulais le jeu et me hissais certainement dans les hautes sphères du crime et du domaine des affaires.  J’étais ce genre de personne, celui récoltant le beurre et l’argent du beurre en offrant au laitier la chance de pouvoir goutter à son propre beurre. Comprendra qui pourra ces manigances, elles me permettaient de survivre en ce monde de fou.

Parlant de survie, je devais faire rouler l’économie de mon état invisible. Les coffres étaient certes pleins, mais jamais ils ne le seraient trop. Trouver de nouvelles façons d’entreposer ma fortune était un heureux problème.  Je me plaisais, d’ailleurs, à pourchasser ce problème, à le provoquer : en amenant toujours de nouvelles sources de revenus dans mes caisses.

Il y a quelques temps, j’avais touché le gros lot. J’avais établi un partenariat commercial avec l’un des clans les plus influant du pays du feu : les Somei. Responsable de la Bank of Konoha, ils étaient de gros joueurs dans le milieu. Une rencontre et des présentations/négociations hors de l’ordinaire plus tard et l’entente étaient conclu. Les papiers officiels avaient été ratifiés quelques jours plus tard. Le tout s’était déroulé sans réelle anicroches, et le partenariat avait commencé : comme prévu les deux parties s’en mirent rapidement plein les poches.

Depuis le lancement de l’accord, nous ne nous étions pas rencontré de nouveau. Cela était dommage, mais totalement compréhensible. En tant que Junin de la Feuille, mon partenaire était un homme occupé. Ne parlons même pas de mon agenda. Outre le côté affaire, je dois avouer que cet homme semblait sympathique et agréable à côtoyer : cultivé et poli il savait tenir une bonne discussion. Le revoir afin de parler affaire dans une ambiante nouvelle et plus festive serait inévitablement plus qu’intéressant!
Cette rencontre, de quoi consisterait-elle? D’une visite, mais non pas n’importe où. Oh non. À Oratia, en plein pays de la foudre. Stratégiquement positionné comme halte pour tout voyageur et commerçant passant par Kaminari no Kuni, ce village abritait en son sein quelque chose qui m’était cher : L’auberge Fushi. Pourquoi? Car j’avais été le responsable de son inauguration. Un jeune homme fort prometteur du nom d’Akrillo m’avait voué allégeance en échange d’un service.  Depuis, le jeune homme était devenu intendant de Kumo, la vie fait bien les choses, non?

Voilà pourquoi je voulais venir ici, j’allais faire une pierre deux coups. J’allais profiter de ma visite pour prendre des ‘’nouvelles’’ de mon apprenti tout en faisant prospérer les affaires avec un important partenaire. La vie est belle. J’adorais me coucher le soir, me rappelant que je suis encore plus puissant que lorsque je me suis levé. Cette nuit n’allait pas faire exception à la règle.

C’est donc ainsi que j’avais fait route vers ce lieu m’appartenant, une auberge parmi tant d’autre qui me rapportait quasi plus que toutes les autres combinées. La route avait été aisée, je commençais à bien la connaitre, de plus, comme entendu dans l’entente avec les Somei, j’y avais un bon contrôle. Aucun criminel n’oserait attaquer mon chariot. De plus, Kichiku veillait à occuper la fonction de cocher, quiconque de sain d’esprit le voyant savait très bien qu’oser s’y frotter relevait du suicide.

Voguant ainsi, nous étions donc arrivés à bon port sans accroche. J’en avais profité pour lire quelques bouquins, boire du vin et dormir. Mon esprit allait être fraîche pour eux, je me devais de sortir le grand jeu, j’allais avoir deux de mes plus importants collaborateurs avec moi. À l’habitude, je ne mêlais pas mes pinceaux ainsi, mais dans l’instant présent, ce mélange allait m’offrir une très belle couleur, j’en étais persuadé.

Parlant de beauté, la vue ici était splendide. Visiblement, je n’étais pas le seul à l’apprécier. Ayant quitté mon luxueux carrosse, laissant Kichiku s’en occuper, j’avais pris la liberté d’aller retrouver mon nouveau collègue qui semblait perdu dans l’horizon. Contemplant le paysage, il semblait rêvasser. Je dois avouer, qu’en effet, c’était très jolie ici. Magnifique même.

Le sortant de ces méandres,  je lui adressais la parole, le saluant ainsi comme il se devait.

- Monsieur Somei! Disais-je avec intonation et une sincère joie. Qu’il est bon de vous revoir! J’espère que le voyage a été agréable. Rajoutais-je avec tout autant de sincérité. J’aurais un endroit à vous montrer, afin de vous initier à ce merveilleux village : l’Auberge Fushi. Ça vous dit? Concluais-je, lui laissant ainsi la parole.




Code by AMIANTE EDIT BY BIG'BOSS


avatar
火 | Konoha no Jônin
火 | Konoha no Jônin
Messages : 185
Date d'inscription : 19/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 5181
PE:
560/200  (560/200)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: Inauguration d'un partenariat    Jeu 4 Aoû - 1:22
Fusasaki fut tiré de ses pensées par Motojime Aruji en personne, son partenaire fraîchement arrivé. Il se retourna et fit face à l'autre, qui lui souriait. Le ninja-marchand vit, derrière, le carrosse qui l'avait amené... était-ce le même que celui qui les vit se faire attaquer lors de leur première discussion? Peut-être... en tout cas, le cocher était le même, sérieux dans son habit de serviteur.

"Monsieur Motojime! Quel plaisir!"

Ce n'étais pas une surprise, aussi ne le dit-il pas. En revanche, il souriait franchement, et s'approcha de son partenaire. L'audacieux homme d'affaires connaissait mieux le village que lui, aussi fut-ce normal de l'entendre proposer de les mener vers l'auberge Fushi, qu'il semblait trouver valorisante. Clairement, il n'était pas là pour perdre du temps! Fusasaki n'était pas venu pour rien, et, s'ils avaient convenu ce point de rendez-vous, c'était bien pour se voir avant d'entrer à Oratia. Mais leurs discussions allaient se révéler être particulièrement sympathiques, en tout cas pour eux qui appréciaient les négociations.

"Je dois vous avouer que je n'ai même pas encore mis les pieds dans ce village, puisque j'ai préféré vous attendre au point convenu. Je vais donc vous laisser me guider. La vue, en tout cas, est magnifique. Je m'y suis perdu tout à l'heure..."

Oui, décidemment, le moment qu'ils allaient passer à Oratia allait être exceptionnel. Le village leur ouvrit ses portes. En faisant leurs premiers pas dans la rue entrante, Ils remarquèrent un ninja à l'entrée, qui ne fit aucun geste pouvant signaler qu'il avait n'était-ce que remarqué qu'ils étaient passés devant lui. Sans doute était-il blasé par la position qu'il devait garder, ou avait-il jugé ces deux hommes comme étant parfaitement inoffensifs... soit. De toute manière, ils étaient bel et bien là pour le bien du village. Du village? Indirectement oui, mais surtout de l'auberge qu'il abritait: la Fushi.

En avançant, des locaux les découvrirent en même temps qu'eux. Fusasaki et Aruji ne se parlaient pas entre eux, préférant s'imprégner de l'ambiance agréable du village. Là, le ninja-marchand vit un vieux couple s'occuper d'un jardin au bord même de la rue qu'ils foulaient. Quel âge avait-ils? Possiblement septante-cinq ans, peut-être même dix ou quinze de plus. Cela ramena le vieil homme (pas aussi vieux, mais certes) à considérer sa situation sur la frise temporelle de sa vie... Il approchait lentement de la soixantaine, et un jour, son corps ne supporterait plus les contraintes physiques d'un entraînement constant. Celui-ci permettait certes d'entretenir la forme au-delà des limites habituelles, mais elles ne suffiraient plus, au bout d'un moment. Peut-être le Hokage enverrait-il Fusasaki prendre sa retraite lorsque sa femme prendrait la sienne? Elle n'était pas une kunoichi, mais travaillait à l'administration du village, selon les traditions du clan. Bien qu'une retraite paisible avait de quoi attirer tous les hommes qui avaient accompli leur devoir pendant une longue vie de service, Fusasaki craignait que le choc n'ait raison de lui. Passer d'une double vie de juunin et d'homme d'affaires à... rien... voilà qui risquait de couper toute sa motivation. Il pourrait peut-être encore être chef d'équipe pour des genin et accueillir des marchands étrangers, voir siéger en tant qu'Ancien du clan Somei - ce qui serait un véritable honneur, il fallait se le dire - mais le plus tard serait le mieux.

En attendant, il sourit simplement au vieux couple et se concentra sur son entourage. Motojime Aruji venait de dire quelque chose, mais il n'avait pas entendu. Ah, oui, ils venaient d'arriver. Ils se tenaient devant l'Auberge Fushi, un bel établissement situé plus ou moins centralement. La bonne humeur de Fusasaki ne le quitta pas, mais son côté sérieux reprit le dessus. Son visage se recomposa, et un observateur extérieur aurait pu croire qu'on venait de lui annoncer une grave nouvelle. Non, en vérité, il se repassait les enjeux de leur discussion à venir. Il jeta un coup d'oeil à son partenaire: ils étaient prêts.
avatar
雷 | Kumo no Chûnin - Intendant
雷 | Kumo no Chûnin - Intendant
Messages : 143
Date d'inscription : 19/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 3470
PE:
127/200  (127/200)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: Inauguration d'un partenariat    Jeu 4 Aoû - 15:18






Inauguration ft Gek & Fusa





J’étais sur le chemin depuis maintenant une bonne heure. La douce chaleur qui régnait m’avais fait ôter ma veste noire. La majorité ne m’avais jamais vue sans, elle était comme greffée à ma peau. Mais aujourd’hui était une journée d’exception, je le sentais.

Je plaçai mes bras derrière ma tête, croisés, tout en continuant de marcher. Un vol d’oiseau passa au-dessus de moi, en direction de mon objectif…
Oratia, la magnifique.
Seul sur cette petite route normalement fréquentée, j’en profitais pour songer à mon programme de la journée. J’avais quitté Kumo pour la journée, en finissant rapidement tous mes devoirs et en demandant la permission a Raikaga-Sama. Libéré pour la journée et ce jusqu’à demain matin, je rentrais à mon auberge.

Mon père gérait le tout d’une main de maître, et je passais de plus en plus rarement ? Surtout à cause de mon travail d’intendant.

Je soupirais doucement, en pensant aux responsabilités. J’adorais aider kumo, Raikage-Sama, et tous les shinobis. Mais j’aimais aussi mon auberge, et mon père. J'avais de plus en plus de mal à concilier les deux, mais pour l’instant je tenais bon.
Je fus coupé dans ma réflexion par une paire, peut-être un couple, de renards gambadant devant moi. Ils s’arrêtèrent net devant moi, puis se mis en position de chasse. Je compris la situation lorsque je vis le lièvre sortir des hautes herbes à toutes vitesse.

**Et bien, bonne chance, deux renards contre un petit Lièvre, tu n’auras pas beaucoup de possibilité de fuite. **
Le spectacle dura que quelques secondes, avant de les perdre de vue dans les grande collines, jonchés de cailloux et d’herbe.

Ma route se poursuivit en essayant de revenir où j’en étais. Mon programme.
Une fois arrivée là-bas, j’allais aider mon père s’il en avait besoin. Sinon, j’irais faire un tour dans mon village pour me ressourcer, me reposer. Enfin, j’irais continuer d’écrire des rapports pour prendre un peu d’avances, ou alors je pourrais continuer ma carte, à moins que … **Trop de choses à faire, lorsque l’on n’a rien à faire. ** Cette pensée sans queue ni tête me fit sourire. Et comme en réponse à mon rictus, un nuage se dissipas pour laisser entrevoir Oratia.
Oratia, village de montagne, ancré dans une vallée, avec une rivière qui prenait sa source de la montagne Est et qui traversait tout le village, avant de se jeter des kilomètres plus loin dans la mer.
Complètement diffèrent de Kumo par sa taille, position et protection, elle compensait par son charme et sa tranquillité…
Mon sourie s’élargit en voyant le monde affluer dans les rues et sur la place du marché. Plus qu’une demi-heure de route, et je serais dans ce havre de paix…

[…]

Le reste de ma route se passa sans encombre. J’y avais croisé une dizaine de marchands commençant leurs périples vers kumogakure, en y amenant tous ce qui n’avait pas été vendu ici.
Je saluais le garde à l’entrée, un compagnon chunin, tout comme moi, même si une différence d’âge d’une dizaine d’année se trouvait entre nous deux. Certains disait que j’étais le premier chunin promu aussi jeune depuis quelque temps, et le premier intendant de l’histoire aussi jeune. Ça me valait plusieurs remarques, critiques, voir même rumeurs. Mais ici, à Oratia, rien ne pouvais me toucher, j’étais dans ma ville, et tout le monde connaissait ma valeur.
J’avais aidé le maire à attraper des voleurs sur les grands jours de marchés, j’avais rénové la grande porte sud avec d’autres maçons, j’avais retrouvé le chat de Mme Hiro, la gérante de tous les tabacs du village, j’avais, j’avais….
J’avais été moi. J’avais aidé les autres.
C’est en continuant de saluer plusieurs connaissances sur mon passage jusqu’à l’auberge que je pensais à tous ceci.

[…]

J’étais enfin arrivé à mon auberge. Planté devant, je la regardais, les mains sur les hanches.
Une grande bâtisse, la plus hautes des environs, fait en pierre blanche, ou beige par endroit. Du lierre montait dessus à certains endroits, comme la plupart des habitations ici. Une grande porte en bois massif comme entrée, un panneau avec écrit « Fushi » au-dessus, une toiture bleue délavée, se mariant dans la myriade de couleurs claire des autres bâtiments. Ce bâtiment faisait partie de la ville, et il était le mien. Le nôtre.

Mon père m’attendait les bras ouverts sur le bas de la porte. Les deux gardes qui se trouvaient à l’intérieur devait l’avoir prévenue de ma présence, l’un deux était senseur.
Après quelques brefs échanges, autour d’un verre de mon soda préféré ; les chiffres d’affaires, sa santé toujours au top, notre barman malade, une soirée inoubliable, je grimpai au deuxième étage poser mes affaires. Le deuxième étage était consacré à ma chambre et a une salle de réunion, tandis que le premier était composé de la chambre de mon père, des deux gardes et de trois supplémentaires. Le rez-de-chaussée lui était principalement utilisé pour l’auberge en elle-même. Pouvant contenir environ quatre-vingt personnes en même temps, sans être débordé, on nous considérait comme une « grosse » auberge. Et la qualité des meubles et des décorations intérieures lui faisait une grande renommée, couplé à des petits prix, nous avions le mélange parfait.

Notre grand avantage c’est de ne pas avoir de loyer à payer, ni rien à rembourser pour ce bâtiment. Et tout ça grâce à l’Homme riche, ou plutôt Mr. Motojime. Il c’était présenté comme un homme d’affaire, possédant plusieurs édifices dans le monde, et contrôlant une société d’architecte. Il nous avait proposé cette auberge, contre un service de ma part. Un service pour un homme d’affaire, j’allais surement devoirs surveiller un de ces convois sur une longue route, ou peut-être devoir intimider un de ses concurrents ? Je ne savais pas, mais je ne me faisais pas trop de soucis…

Ça faisait plusieurs mois, voire peut-être même une année que je n’avais pas vue cet homme ? Non j’exagérais surement, mais lorsqu’on est petit, tout passe très vite ! Il n’y a pas si longtemps, j’étais encore un genin, venant d’être mis sous la tutelle de Darui. Après de nombreux changement d’équipe, me voilà maintenant Chunin de Kumo, membre de la Team de protection d’un Jinchuriki.
Posant mes affaires sur mon lit, je me couchai dessus quelques secondes pour faire le point sur ce Mr. Motojime. J’avais fait des recherches depuis le temps. Et bizarrement je n’avais pas trouvé grands choses de plus que ce qu’il m’avait été dit. Je ne voulais pas demander au service de kumo d’enquêter, bien qu’en tant qu’Intendant, j’aurais pu dépêcher un ou deux chunins pour ça. Je préférais garder mes affaires personnelles pour moi.

Un seul détail me chiffonnait, c’est qu’il semblait être partout à la fois, en étant partit de rien. J’avais beau être jeune, ces histoires n’existent pas, ou que dans les contes de fées. Soit on part d’une base, d’un héritage, et on arrive vite au sommet. Soit on part de rien, et on arrive lentement voire jamais tout en haut. Soit on triche. Dans qu’elle partit se trouvait mon généreux donateur ? Il n‘en restait que deux possible. Voulais-je vraiment le découvrir ?
Après tout, il y avait des choses qu’il ne fallait mieux pas savoir, ou pas pour le moment.

Du bruit en bas attira mon attention, et je redescendis en vitesse.

Une vingtaine de voyageurs venaient d’arriver, il avait l’air d’avoir faim, et surtout soif. Notre barman étant malade aujourd’hui, mon père allait être débordé. En un regard je le rassurai, j’allais aider, et même plus encore.
Dans un coin de la salle, discrètement, je fis  : Doton - Iwa Bunshin no Jutsu. Deux autres moi sortirent du coin, prêt à aider mon père. Cette technique m’avait un peu épuisé, mais sachant que je ne craignais à aucun moment d’être attaqué ici, je pouvais l’utiliser sereinement. Puis d’ici une demi-heure, j’irais beaucoup mieux.
Mes clones servaient les clients parfaitement, que je pu me permettre d’aller faire un tour dans le village. J’allais me placer près de la rivière, et attendre, me reposer, ne RIEN faire.

[…]

J’étais toujours là quand un de mes clones disparue, et ainsi toute ces informations revinrent vers moi. L’un des deux gardes, le senseur me disait de revenir vite à l’auberge, et que j’avais une visite d’une très grande importance.
Je m’ébouriffais les cheveux, j’avais dû dormir légèrement ici, puisque je me sentais lourd, j’avais du mal à déglutir. Mais pas de temps à perde.
Je sautillais sur place pour me réveiller, puis commençai à marcher d’un pas lent mais sûr à mon auberge.
Qui pouvait être cet invité ? Aa-sama ? Improbable. Darui-senseï ? Zeke ? Peu de chance…
Je fixais trop le ciel en marchant, que je les vis que lorsque je fus à cinq mètres d’eux. Je reconnaitrais ses bottes et sa cape entre milles. L’homme riche.  Je les saluais en me baissant respectueusement.

-Akrillo : Je heu… bonjours monsieur, je ne vous attendais pas ici. Vous êtes accompagnés ? un autre partenaire d’affaire ou un shinobis ? Il me semble déjà avoir vue la couleur de votre vêtement quelque part, surement dans un de mes livres sur les Clan du monde.


Tout avait coulé d’un coup, tel un enfant curieux, mais le flux était posé et continue comme celui d’un homme assuré.
Je les invitais à rentrer, en présentant mon père et l’auberge. Je fis dissiper mon deuxième clone, en leur expliquant la situation.
Je commençai à leur faire visiter
-Akrillo : Alors, que pensez-vous du rez-de-chaussée ? nous allons maintenant au deuxième étage, nous serons plus tranquilles pour discuter, car vous êtes venue pour ça non ? mon père est occupé au rez-de-chaussée, mais il montra dès qu’il peut. En attendant, j’essayerais de le remplacer comme je peux.


Je finis cette phrase sur un sourire angélique, comme j’en avais l’habitude.
Je pris place au bout de la table vide, elle n’avait pas été utilisé depuis longtemps.

-Akrillo : Comment c’est passé votre voyage ? vous venez d’où enfaîte ? je parle bien sure de vous deux, je ne veux exclure personne ahah !  Et merci pour ces deux gardiens Mr. Motojime, mais comment et où avait vous trouvez des personnes aussi compétentes ?


Sans le vouloir, je le questionnais sur les points non éclaircis que j’avais décrit avant. J’aimerais mieux le connaitre, son histoire à l’air extrêmement intéressante, mais bien gardé.
L’autre personnage qui se trouvait maintenant assis à côté de lui était bien plus vieux, il pourrait être facilement mon grand-père. Je lui plantai mon regard dans le siens, l’air sérieux, puis je souris à pleine dent, digne de mon âge

-Akrillo :  Vous venez de Konoha non ? votre tunique comme je l’ai dit avant me rappelle un grand clan e là-bas, mais je n’arrive plus à trouver le nom !


J’espérais qu’il allait m’éclaircir là-dessus, je détestais ne plus trouver le nom de quelque chose que je savais.
Jonglant entre ma candeur, et un sérieux hors du commun depuis le début de la conversation, je repris un air d’adulte, les mains croisées devant ma tête, les coudes sur la tables.

-Akrillo : bien messieurs, quelles affaires vous amènes ?






© Naely


Réputation
clique pour voir:
 
avatar
忍 | Nukenin
忍 | Nukenin
Messages : 816
Date d'inscription : 17/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: A
Ryos: 687
PE:
884/300  (884/300)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: Inauguration d'un partenariat    Lun 8 Aoû - 9:32

L'intendant, le banquier et le truand
仄暗いMélanger les couleurs





Akrillo. Ce petit bout d’homme en avait fait du chemin. Lors de notre dernière rencontre, il n’était qu’un gamin incertain en manque de confiance. Depuis, il avait visiblement progressé. Selon mes sources, il avait enfin passé le grade de chunnin et sa puissance montait sans cesse. Déjà influent au village caché de la Foudre, il représentait une vraie mine d’or pour moi. Un de mes meilleurs investissements depuis un bon moment. Certes, j’avais usé de mes ressources pour lui procurer tout cela, mais ce n’était rien comparé à ce qu’il m’apportait. Avoir un pied à terre pour mon Empire dans ce grand pays qu’est Kaminari no Kuni est priceless. Cette auberge m’ouvrait une fenêtre immense sur le monde. Elle me permettait de m’enrichir considérablement et de me pencher sur plusieurs affaires légales sans le moindre risque. Tout ceci m’avait d’ailleurs permis d’ouvrir des routes commerciales entre le pays du Feu et de la Foudre, en collaboration avec le clan Somei. Certes, ma feuille de route était déjà agréable pour les anciens. Mais, l’alliance que j’avais ainsi grâce à l’intendant n’avait qu’aidée à leur faire accepter mon offre.

Une chose n’avait pas changé sur ce bout en train : il était une vraie pie. Il adorait parler. S’exprimer, poser des questions. Jamais il n’arrêtait. Certes, tout cela m’était fort utile, la quantité d’information que j’avais obtenu grâce à cet homme valait son pesant d’or, je pouvais donc remercier son volubile parlé. Cependant, en ce moment, il enchaînait les questions, c’était presque intense. Malgré tout, je le laissais aller. Il était visiblement surpris de me revoir et il était emprunt à une certaine excitation, je crois, ne contrôlant donc plus son moulin à parole.

D’ailleurs, sincèrement, j’étais moi aussi heureux de revoir ce petit bout d’humain. Il était vraiment sympathique, malgré tout. Il me vouait un respect et, bah, j’aimais ça. C’est donc ainsi que j’avais fait une gestuel conséquente démontrant mon bonheur, ouvrant mes bras et lui disant sur un ton amical les quelques mots suivants :

- Akrillo! Qu’il est bon de te revoir, tu as pris du galon dis donc! Disais-le plus gentiment du monde afin d’ajouter ce qui allait suivre. Je te présente mon partenaire, monsieur Somei Fusaki, un grand homme doté d’une sagesse tout aussi grande.

Tranquillement, Akrillo nous faisait visiter l’Auberge Fushi. Je pouvais être très fier de mes architectes. Le tout était impeccable. Mon investissement en valait définitivement la peine. Tout était très beau et semblait, de plus, vraiment fonctionnel. D’ailleurs, c’était un plaisir pour moi de constater que l’achalandage était bon dans l’établissement. Les affaires roulaient bien, c’était primordial pour moi.

V
oilà, après le petit tour de l’endroit, le nouvellement chunnin de Kumogakure nous avait invité à prendre place, afin de discuter calmement de tout et de rien. Encore et encore, il posait toujours plus d’interrogations. Il avait cogité des masses depuis ma dernière visite. Il avait peut-être même fait des recherches sur moi, qui sais. Ce petit était prometteur, alors qu’il tente quelque chose était possible. Cependant, heureusement pour moi, jamais il ne trouverait rien, aucun village caché n’avait quelque chose de solide sur moi, encore moins la Foudre. C’est donc que, calmement, j’avais pris parole afin de répondre de tout ça. Je n’allais tout de même pas laisser mon ami dans le doute. De plus, cela paraîtrait vraiment mal devant mon collègue de la Feuille. C’est donc ainsi que j’avais repris la parole, m’adressa principalement au jeune homme afin d’éclaircir son esprit de ma lumière.

- Alors, qu’en pense? C’est magniiiifique. Je suis très fier de vous, de toi. Votre travail est impeccable. Investir ici aura été un très bon coup! Disais-je, laissant planer mes mots avant de reprendre dans le même élan. Mon voyage a été incroyablement calme et agréable, la route s’est faite aisément entre le pays du Feu et celui de la Foudre. En ce qui a trait à mes hommes, je dois garderai le tout secret, on ne peut pas révéler certaines recettes. Disais-je, pour conclure cet aparté, sur un ton farceur et jovial.

Prenant une légère pause afin de laisser passer le moment, je comptais bien rediriger un peu la conversation, j’étais venu ici pour un but bien précis, petit à petit je devais y parvenir, j’allais donc continuer de faire de léger pas dans cette direction, reprenant le flambeau de la parole.

- Pour quelles affaires? Sincèrement, je fais d’une pierre deux coups. Je viens prendre de tes nouvelles, d’ailleurs, parles moi de toi un peu Akrillo, depuis le temps! Disais-je, avec une certaine bienveillance, avant de continuer. Et, aussi, je suis ici pour montrer l’étendue de notre partenariat à mon collègue et discuter affaires avec lui, car oh que j’apprécie cela. D’ailleurs, je vais me taire un instant vous laissez faire plus amples connaissances. Concluais-je, tout simplement, ouvrant la porte à une multitude de choses.


HRP: Pardonnez la qualité médiocre du rp, je ne sais point ce que j'ai, je ferai mieux au prochain (=


Code by AMIANTE EDIT BY BIG'BOSS


avatar
火 | Konoha no Jônin
火 | Konoha no Jônin
Messages : 185
Date d'inscription : 19/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 5181
PE:
560/200  (560/200)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: Inauguration d'un partenariat    Lun 8 Aoû - 18:29
Alors qu'ils se trouvaient encore devant l'auberge, Aruji et Fusasaki furent salués par un jeune homme qui les rejoignit à l'extérieur. C'était déjà un grand garçon, mais il n'avait pas mis ses deux pieds dans l'âge adulte, encore. En revanche, il semblait connaître le partenaire de Fusasaki, car il le salua et semblait se demander pourquoi il était là. Au vieil homme fit-il une remarque concernant son habit traditionnel, jurant que celui-ci lui disait quelque chose. Il fit ensuite entrer les deux hommes d'affaire dans l'auberge, probablement pour leur faire rencontrer le tenancier. En effet, il s'agissait de son fils, et le vieux marchand prit son air habituel des premières rencontres formelles et le salua aussi simplement:

"Enchanté, monsieur."

Certes, il ne s'avançait pas beaucoup, mais il le saluerait à nouveau dès qu'ils seraient installés, de toute manière. Le jeune, qui s'était présenté comme étant nommé Akrillo, semblait être une connaissance de Motojime, car ils parlaient de choses dont Fusasaki n'avait jamais entendu par le passé. Ainsi l'un avait dépêché une garde personnelle pour l'autre? Voilà qui était intéressant! Ils étaient certainement proches, en vérité.

Après leur avoir fait visiter rapidement le rez-de-chaussée, dominé par la salle commune de l'auberge, Akrillo amena ses invités à l'étage, où il les ferait patienter en attendant l'arrivée de son père. Il ne comptait cependant pas les abandonner à une attente incertaine, puisque son flot de paroles ne cessa que pour laisser l'un des hommes d'affaires lui répondre, avant de reprendre de plus belle. Il interrogea donc le marchand Konohajin sur ses origines, ce à quoi il devait bien répondre:

"Comme monsieur Motojime l'a dit, je suis un membre du clan Somei, de Konoha. Nous œuvrons dans beaucoup de domaines économiques différents, et avons récemment signé un partenariat d'importance avec l'homme que voilà, que vous semblez bien connaître, d'ailleurs. Il a proposé inaugurer notre nouvelle alliance en venant traiter avec vous, puisqu'il semblerait qu'il connait bien le lieu, ayant participé à son érection."

Finissant sa phrase en regardant Aruji après avoir fait un geste assez large de la main, Fusasaki se rendit compte qu'il vouvoyait le jeune homme. Il était encore assez jeune - surtout du point de vue du marchand - pour être tutoyé, mais en affaires, il fallait toujours considérer l'autre comme son égal, et cela commençait par le parler. De plus, si Aruji se permettait de tutoyer Akrillo, c'était assurément car ils avaient un passé en commun, et car ils se sentaient assez proches.

Enfin, on commença à parler affaires. Bien qu'il ne le montra pas, Fusasaki était légèrement pris au dépourvu, car il ne pensait pas qu'Akrillo allait prendre la place de son père à ce moment-là. Cependant, il ne le connaissait pas réellement, et si le monde regorgeait de jeunes ninjas, il ne devait pas manquer de jeunes entrepreneurs prêts à parler affaires non plus, après tout. Aussi le vieil homme fut-il surpris en bien de ce petit imprévu.

Motojime Aruji présenta donc les affaires dont il allait être question... environ. Il n'en avait pas fini des gentilles discussions. Était-ce possible qu'il attendait l'arrivée du père d'Akrillo? Non, son comportement ne le montrait pas. Il était tout du sympathique homme d'affaires. Il cherchait probablement à mettre son jeune ami en confiance face à l'étranger qu'était le marchand Somei. Et quoi de mieux que de mettre en confiance que de faire parler? Akrillo était déjà très bavard, du peu que Fusasaki ait pu voir, mais en redirigeant le sujet de ses paroles sur ce qui les intéressait, le vieil homme pouvait mieux jauger le fils d'aubergiste.

"Bon, si on se concentrait sur cette auberge... De ce que nous avons pu voir jusqu'à présent, c'est un établissement exceptionnellement bien entretenu, et le service semble être de qualité. Je suppose que vous pouvez nous parler de ses qualités numériques? Je parle bien sûr de revenu, mais aussi du nombre d'employés, des nombres de consommateurs habituels en haute et basse saison - puisque, clairement, votre village attire des voyageurs.
avatar
雷 | Kumo no Chûnin - Intendant
雷 | Kumo no Chûnin - Intendant
Messages : 143
Date d'inscription : 19/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 3470
PE:
127/200  (127/200)

Voir le profil de l'utilisateur
Re: Inauguration d'un partenariat    Dim 4 Sep - 10:04




Inauguration ft Gek & Fusa





J’étais sincèrement heureux de retrouver Mr Motojime. Et il avait l’air de ressentir la même chose. Ou du moins, il le montrait, même si c’était peut-être un peu rajouté. Sur jouer ? Le monde des affaires, je venais d’y rentrer, et j’en étais loin d’en comprendre tous les recoins. Surtout avec mon jeune âge. Et c’était ma plus grande faiblesse, mais aussi ma plus grande force.
Je parlais beaucoup, je ressemblais juste à un enfant comme les autres, racontant tout et son contraire. Cependant, tous mes mots étaient réfléchis, pesés avant d’être lancés.
Les salutations continuaient, les sourires aussi, les regards œil à œil toujours présent.
MR Someï me vouvoyait, contrairement à Mr Motojime. Cela ne me gênait pas, j’en ferais surement de même, après tout, je ne le connaissais pas encore !

"Bon, si on se concentrait sur cette auberge... De ce que nous avons pu voir jusqu'à présent, c'est un établissement exceptionnellement bien entretenu, et le service semble être de qualité. Je suppose que vous pouvez nous parler de ses qualités numériques ? Je parle bien sûr de revenu, mais aussi du nombre d'employés, des nombres de consommateurs habituels en haute et basse saison - puisque, clairement, votre village attire des voyageurs."


Je re-fis un sourire, et je sortis d’un tiroir se trouvant de mon côté du bureau, une pochette. Mon père rangé ici toutes les informations reliées à la gestion, la finance de notre auberge. Je l’ouvris, jetant un rapide coup d’œil sur ce qui s’y trouvait, afin de ne pas donner des informations inutiles ou en trop à mon interlocuteur. J’enlevai alors trois feuilles, avant de lui donner le reste, en le faisant glisser sur la table.

-Je ne vous mentirais pas, c’est surtout mon père qui s’occupe de tout cet aspect, même si j’y jette un coup d’œil de temps en temps. Après tout, je suis encore bien trop gène pour être dans les affaires, non ?

Je finissais ma phrase à l’intention des deux, tout en faisant un clin d’œil.
-Mr Someï, vous trouverez sur les feuilles devant vous les revenues sur les deux derniers moi, en fait, que les bénéfices, je vous ai épargné notre chiffre d’affaires, car peu intéressant en soit…


Pour le début d’une aventure comme celle-ci, ces chiffres sont vraiment intéressants, à mon avis. Surtout que nous avons que deux employés à plein temps à payer.
Je laissais un peu de temps aux hommes devant moi pour prendre les informations sur le document, avant de continuer.
-Je ne peux pas vous dire ce qui se passera en basses saisons, si seulement il y en as une ici, puisque nous sommes encore trop récent pour avoir vécu un enchaînement haute-basse.

Je les regardais toujours en souriant avant de finir :
-Ce village est tout simplement toujours, toujours vivant. Les marchands arrivent jours et nuits pour stocker leurs biens ici, ou le transmettre à d’autres, le vendre, ou en acheter d’autre encore. Pour d’autres, c’est juste une petite escale, mais obligatoire avant d’aller à kumo.

Je leur laissais un moment de réponse, avant d’indiquer.
-Mon père ne devrait plus tarder pour vous parler du fond des choses, et j’irais le remplacer en bas, vous avez autres à me demander personnellement ?

Cette dernière phrase était surtout pour l’homme riche, puisque je n’oublierais jamais le marché que nous avions fait quelques mois plus tôt…
Puis j'en rajoutais une, à l'autre homme:
-Et vous monsieur Someï, votre village ne vous manque pas trop ? vous êtes partit depuis combien de temps ? Je ne connais pas vraiment les distance exact entre nos deux pays, puisque nos relations ne permettent pas vraiment des échanges réguliers...

Je finissais cette phrase d'un air songeur, tel un petit enfant qui parle à lui même, cependant, c'étais bien une manière polie de lui rappeler que sa présence aussi proche de kumo devait passer inaperçu s'il ne voulais pas d'ennuie avec d'autres personnes.
Si cette phrase était venue d'un adulte, elle aurait été directement comprise comme un avertissement, une menace peut-etre.
Mais j'étais un enfant.
En apparence.



© Naely


Désolé du temps d'attente et de la petite quantité/qualité de la chose... :'(


Réputation
clique pour voir:
 

Contenu sponsorisé


Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» PAS: Inauguration d’un restaurant communautaire à Delmas
» [HRP] Partenariat Avec Heraldique Européenne
» Demande de partenariat (ouvert aux invités)
» Inauguration du Bureau Haitien du Droit d'Auteur
» Percy Jackson RPG (Réponse au partenariat)

Sauter vers: