Cela fait longtemps que je te cherche... ||PV Gekii
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風 | Suna no Jônin
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"Cela fait longtemps que je te cherche... Maintenant je t'ai trouvé !!"
Tel une ombre, il s’immisçait dans les moindres recoins de mon âme, pervertissant mes rêves. Matérialisation primaire, relent de peur et de haine, il jouait avec moi. Il me semblait sentir son aura, émanation diabolique sortant tout droit des enfers, qui m’engloutissait et me donnait une sensation de chute sans fin. Me débattre et crier ne servaient strictement … à rien. Alors, résolue, je plongeais tête la première.

Émergeant d’une nuit fort agitée, je m’étirais doucement, profitant des doux rayons de soleil qui traversaient les volets et qui me réchauffaient agréablement. Je gardais les yeux clos, me retournais et sentais les draps froids autour de moi. Ma partenaire devait surement être déjà debout, prête à débuter sa journée de travaille dans ce havre de paix qu’était cet établissement des plaisirs. Géré par une femme aussi belle qu’intelligente, douceur camouflée sous un gant de fer, l’établissement des plaisirs ouvrait ses portes à quiconque souhaitait prendre du bon temps. Je pris le temps de me remémorer notre rencontre, cette première étreinte dans cette source chaude… Je poussais un soupir de bien-être. Akasha, ce nom suave glissait sur ma langue et me procurait des frissons. Je devais bien avouer que mes recherches avaient eu du bon et que, malgré la haine que je vouais au Kaibutsu, il savait s’entourer de personnes plus qu’agréables. J’ignorais si ce que j’éprouvais pour ma partenaire était réciproque mais une chose était sur, je continuerais à la fréquenter et ce envers et contre tout.

Cependant, je ne pouvais me prélasser plus longtemps. Cette nuit avait été parfaite et les confidences que ma compagne m’avait avoués sur l’oreiller furent décisives. –Pendant un laps de temps, elle me fit languir, me lançant sur de fausses pistes qui me menèrent jusqu’au village caché de la pluie, sans jamais découvrir quoique ce fut-ce de nouveau.– Je lui avais confié être à la poursuite de ce Kaibutsu, qu’elle me dévoila n’être qu’un surnom parmi tant d’autres. Feintant l’indifférence face à cette révélation, j’étais bien déterminée à le trouver et avais creusé plus loin,  arrachant délicatement les informations tant convoitées de la bouche de la beauté. Je savais enfin où il se terrait !! Elle m’avait également divulgué qu’il n’était pas mauvais et que le rencontrer changerait probablement ma vision des choses. Je restais dubitative quant à ces derniers mots mais le temps de la vengeance avait sonné. Je me levais de ce lit douillet où les souvenirs de douceur et de désirs se mêlaient et laissais derrière moi cette femme qui m’avait tant donné mais également tant pris. Ce n’était pas un adieu, juste un au revoir avec l’espoir de revenir.

Mes pas, silencieux, se faisaient de plus en plus rapides à mesure que j’approchais de ma destination. La distance parcourue n’avait durée qu’une demi-journée et je le suspectais de vouloir garder une certaine proximité avec Akasha. Un tantinet jalouse, je sentais mon cœur s’emballer à cette pensée. Il y avait de fortes probabilités que j’éprouve des sentiments pour la belle à la crinière de feu mais je n’imaginais pas autant. Je ne devais pas me torturer l’esprit avec ce genre de futilités et je me reconcentrais sur mon infiltration. Je stoppais ma course à travers la luxuriante forêt qui faisait la renommée du pays du feu et camouflais ma présence du mieux que je le pouvais.

La bâtisse, un vieux bar malfamé qui n’accueillait surement que des gens aussi louches, me donna des frissons et je réprimais un tremblement, ignorant s’il était d’excitation à l’idée de tuer celui qui obnubilait mes pensées ou bien de peur, car oui, nombres de ses méfaits étaient parvenus à mes oreilles et il n’était pas un enfant de cœur.

J’optais pour la première raison et je glissais de mon arbre, avançant doucement à l’affut de tous changements dans l’air. Une tension électrique émanait du bar et lors de mon entrée, beaucoup de regards convergèrent vers moi. Il ne me fallut pas plus de deux secondes pour comprendre, je n’avais pas le profil requit pour faire partie de ce cercle privatif. Mon masque dissimulait un sourire en coin et je pensais.

*Bien, je n’aurais pas pu trouver d’endroit plus en adéquation avec la renommée de ce cher Monstre.*

Je m’installais au comptoir, vide, et commandais une boisson que je n’avais aucunement l’intention de boire. J’étais déjà assez folle pour me jeter dans la gueule du loup, je n’allais surement pas lui facilité la tâche en me droguant à moitié avant de m’éliminer. Les bavardages allaient bon train et je les suspectais de me prendre pour l’attention du jour. Pour en avoir le cœur net, je jetais un regard par-dessus mon épaule, fixais un homme bourru et entièrement saoul. Parfait il ferait l’affaire !! Mes œillades insistantes lui firent voir rouge et sans plus aucune retenue, il tituba vers moi, me pointant de son gros doigt. Je le pris de court, me levais gracieusement et me plantais devant lui en annonçant haut et fort de manière légère, presque enfantine.

♦ Je cherche le Kaibutsu. Est-ce que, par hasard bien entendu, l’un de vous saurait me renseigner sur sa position actuelle ?

Á l’évocation de son nom, l’ambiance qui plus tôt était électrique se glaça et les hommes présents se retrouvèrent tous muets comme des carpes. L’attente se fit longue et je patientais encore quelques instants, espérant que l’un d’eux recouvre miraculeusement la parole.

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N’est pas roi qui veut. Être roi passe par le sang. Non pas celui qui coule dans nos veines et qui nous offre ce titre par simple hérédité. Non, ce sang ne vaut rien. Nul ne restera sur le trône de cette façon. Le seul sang qui compte réellement dans ce jeu de pouvoir est celui que vous ferez et que vous avez fait couler. C’est celui-ci qui prime. La couronne est faite d’or, certes, mais maculée d’hémoglobine. Les mains d’un dirigeant prospère sont tâchées d’une immarcescible violence. Nul ne peut prétendre avoir une domination sur quelconque domaine sans même y dominer. Dominer signifie démontrer sa supériorité, affirmer son autorité. Malheureusement, en ce monde cruel, il n’y avait pas un million de manière d’y arriver : il fallait blesser des gens; tuer des gens. Est-ce que tous ceux qui avaient perdu la vie de par ma faute, directement ou indirectement, le méritaient? Non, pas du tout. Le regrettais-je? Non, absolument pas. Pourquoi? Parce que chaque acte commis dans notre passé fait de nous qui sommes dans le présent et façonne notre futur. Jamais ô grand jamais je ne serais au sommet de la chaîne alimentaire du crime si je n’avais pas fait couler le sang de mes opposants, dommages collatéraux ou pas.

Tous les jours, des gens voulaient me tuer. Attenter à ma vie. Me voir périr, souffrir, mourir. Leur en voulais-je? Encore une fois, non. C’est normal : j’étais un monstre. Je faisais subir les pires affres à certains. Des hommes qui me voulaient du mal étaient des pères de familles, des frères, des amis, des maris. Ils étaient certes des êtres abjects, mais ils demeuraient des humains. Puis moi, j’étais en lien avec la mort de ces personnes, plusieurs me vouaient donc une haine incommensurable. Je ne pouvais que comprendre le tout. Si quelqu’un osait, un jour, faire du mal à quelqu’un m’étant cher : je ferais tout pour lui pourrir la vie. Je lui retirais chaque once de vie lentement afin de m’assurer qu’il comprenne le véritable sens du mot souffrance, qu’il partage la douleur qu’il m’avait fait subir. Cependant, même si le tout était totalement compréhensible, jamais je n’allais les laisser faire. Je ne suis pas dupe. Ces pertes font partie de la guerre, certes ma guerre est différente, mais elle demeure une guerre en soit et la guerre, elle n’a pas de règle : hormis celle de ne pas perdre.

C’est donc ainsi que je vivais, m’assurant que la pérennité de mes affaires ne soit pas mise  en danger, de même que ma propre existence. Je pouvais dormir tranquillement, car je savais que des hommes veillaient sur moi. Des hommes fidèles, des hommes puissants qui voueraient leur vie pour moi. Certes, j’avais une petite armée de mercenaires, mais eux ne valaient rien, ils me trahiraient à la moindre occasion pour quelques ryos de plus. Ceux dont je parlais étaient mon cercle rapproché, des hommes comme Kichiku, pour qui j’étais tout et pour qui ma vie importait plus que la sienne. Des hommes qui m’étaient redevables car j’avais sauvé leur existence.

Je donnais des tâches à ces serviteurs du mal, ils s’occupaient de gérer différentes sphères de mon Empire. Une des têtes dirigeantes de mes affaires était Ginkousha. Un homme incroyablement froid et stoïque. Il pourrait regarder la mort dans les yeux et il ne clignerait même pas. Un homme neutre, dénué de ce qu’on appelait stress, frustration et excitation. Il demeurait calme en tout temps. Il était le responsable de tout ce qui était financier dans mes affaires. Un maître des chiffres. Il était un des seuls à savoir la véritable taille de ma colossale fortune. Ce comptable rat des rapports n’était cependant pas à prendre à la légère, oh non.  Son tempérament serein et analytique faisait de lui un terrible guerrier. Nombreux sont ceux ayant voulu se plaindre d’un écart dans les chiffres ou de sommes dues, tout ceux ayant osé tenter de lever la main sur lui ou un de nos hommes se voyait rapidement neutralisé. Hormis cette attitude glaciale et effrayante, Ginkousha demeurait un homme sympathique, avec qui il était bon de parler, au vu de sa connaissance général incroyable. Cependant, il n’accordait sa confiance qu’à une fine poignée de gens, dont moi.

D’ailleurs, pourquoi parlais-je de cela? Tout simplement car un évènement était survenu dans un de mes établissements. Heureusement, Ginkousha s’y trouvait, et moi aussi d’ailleurs, mais je ne sortais pas de mon confort pour un truc du genre, du moins pas immédiatement. Une femme, fort jolie, mais visiblement dangereuse au vue de sa possession de chakra avait fait éruption dans un de mes repaire de malfamé. Elle avait prononcé le mot qui avait fait taire la foule ‘’Seifukusha’’. Il n’en fallait pas plus. Elle était convaincue et cherchait visiblement quelques choses. Quelqu’un. Moi. Étrange coïncidence, elle était tombée au bon endroit. Restait à voir si elle méritait que je lui accorde de mon temps. C’est ainsi que Ginkousha, qui s’occupait de paperasse avec ma personne me quittait, afin d’aller voir à la situation.
Le silence était maître dans la place. Elle, au milieu de tous ces hommes, était le centre d’attraction. Jusqu’à temps que mon Banquier se pointe le bout du nez. Déambulant droit comme un balais, vêtu de son costume de la plus haute qualité, drapé de son aura à glacé le sang, il déambulait tel un dieu, laissant chacun de ses pas résonné sur le sol. Les mains l’une dans l’autre, devant lui, fixant la femme dans les yeux il prit la parole afin de demander deux choses distinctes. Deux ordres même, dans un cas comme dans l’autre, tout le monde ferait mieux d’écouter.

- Mesdames et messieurs, je vous prierais de quitter l’établissement, immédiatement. Merci. Disait-il premièrement, s’adressant à l’assemblé tout en laissant son regarde sur la belle. Madame, j’aimerais que vous m’expliquiez ce que vous faites ici et pourquoi vous cherchez ce Kaibutsu. Merci pour votre réponse, à la suite de celle-ci, nous pourrons poursuivre.





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"Cela fait longtemps que je te cherche... Maintenant je t'ai trouvé !!"
L’esprit humain, considéré comme l’un des plus vif, des plus avisé. Réfléchi et plein de questionnement, l’homme évolué ne cessait de se remettre en question quant à sa condition et sa propre existence. Le naturel de l’Homme, son processus de réflexion, sa connexion neuronale qui, extrêmement développée, pouvait transmettre une information en un minimum de temps, plus court qu’une seconde… exactement 100 µsecondes. Cependant, l’évolution n’est pas juste envers tout le monde, et j’en avais la preuve juste sous les yeux. Loin de moi l’idée de me surestimer, je n’étais probablement pas un être douée d’une intelligence supérieure, mais j’avais cette chance de me sentir plus cortiquée que les hommes qui me faisaient face. Avaient-ils, ne serait-ce que compris ma question ou bien leur cerveaux s’étaient stoppés sur le mot Kaibutsu prononcé plus tôt ? Le silence pesant sur la pièce commençait à m’agacer.

Ma patience avait des limites et je sentais le point de non retour poindre. Mes nerfs mis à rude épreuve, j’inspirais lentement par le nez avant de lâcher un soupir, me contrôlant, prenant l’ascendant sur mes pulsations meurtrières qui menaçaient. Le stress m’envahi. Celui d’être entourée d’ennemis qui me fixaient tel un animal, une proie ignorant qu’elle venait de pénétrer sur le territoire d’une bête bien plus féroce et qui n’attendait qu’une seule chose se faire manger. Mais ce qu’il ne comprenait pas, c’était que la proie n’était pas moi… mais bien l’être abject qui les commandait. Un vent d’excitation monta en moi comme une bouffée d’air frais. Je me libérais des mes sempiternels remords envers tout ceux que je n’avais pu sauver, mes amis, ma famille de fortune. Je le faisais pour moi, instinct basique de vengeance et d’égoïsme. Mais je gardais la maitrise de moi-même, ne sombrant dans la folie que lorsque j’aurai ce monstre entre mes mains. Je jouerais avec lui, tout comme ses hommes avaient joué avec moi. Il allait souffrir tout comme j’avais souffert. Le remords ne devait pas faire partie de son vocabulaire. Je me doutais bien qu’il n’était pas homme à se soucier d’autrui hormis sa personne et, pourquoi pas, sa petite suite personnelle.

D’une démarche lente et maitrisée, de petits bruits secs résonnèrent à intervalles réguliers dans la pièce. Les regards de tous convergèrent vers un point se trouvant dans mon dos. Ils semblaient encore plus horrifiés que quelques minutes plus tôt. Mes muscles se tendirent comme la corde d’un arc prêt à débander et lancer sa flèche en plein dans le mile. Un sourire carnassier apparu sous mon masque. Se pourrait-il qu’il soit venu en chair et en os pour m’accueillir ? Peu probable à mon avis, surement un homme de main. Une voix froide, enjoignant mes compagnons de jeu à se retirer des lieux, se fit entendre. Un frisson parcourra mon échine. Il avait un grain de voix qui ne laissait place à aucunes protestations, ce que comprirent, plus rapidement que je ne l’aurais cru, les individus dépourvus de cerveaux rassemblés devant moi. En une minute, la salle était vide. Je fis lentement volte-face afin de jauger l’être à qui appartenait cette voix si peu encline à accepter la désobéissance.

Ce n’était pas lui. Une certitude qui m’était venue du tréfonds de mes entrailles. Mon intuition me criait qu’il n’était qu’une marche sur laquelle s’appuyait mon ennemi pour se hisser encore plus haut qu’il ne l’était déjà. Une sorte de bras droit ou quelque chose dans ce genre là. Je le détaillais. Grand, une quarantaine d’années, le visage froid et fermé, le corps droit. Il avait surement du servir dans l’armée pour avoir une posture si formelle. Avais-je des chances de m’en sortir si je le combattais ? Je l’ignorais alors j’activais mon affinité sensorielle afin de le jauger. Elle m’apprit qu’il possédait une assez grande ressource en chakra, j’avais des possibilités mais j’ignorais toujours ses aptitudes en combat rapproché. Soudain, une quantité immense de chakra se fit ressentir, tant et si bien que mon corps trembla. J’écarquillais les yeux, un sourire satisfait étira mes lèvres et j’entrais dans une sorte de transe interne. Ca ne pouvait qu’être Lui… je l’avais enfin trouvé ! Une puissance si énorme que mon attention s’était détournée et qui aurait pu m’être fatale si l’homme me faisant face avait attaqué. Je sortais de mon analyse, et feignais de l’écouter alors que toute mon attention était dirigée vers la porte dissimulée dans l’ombre.

Ce fut la voix froide et injonctive qui me réveilla. Pourquoi le cherchais-je ? En effet, si cela était une évidence pour moi, c’était loin d’être le cas pour lui. Peut-être ne comptait-il plus le nombre d’ennemi qu’il se faisait tant ses méfaits étaient abondants. Cependant, si je révélais que je venais pour commettre un meurtre, je pouvais faire demi-tour immédiatement. Prenant une pose droite, je posais ma main sur ma hanche découverte et répondais à ce garde du corps.

♦ Et bien, tout d’abord, merci de l’attention que vous me portez. Je suis à sa recherche car, voyez-vous, il y a des affaires faites par le passé, malheureusement, toujours d’actualité qui nécessite un entretien personnel. Je requiers donc la permission de voir ce Kaibutsu afin de remédier à cela dans les plus brefs délais.

J’ignorais si mon mensonge parut convaincant. J’identifiais les moindres détails de son visage, mais il restait impassible, neutre, comme un pantin vide d’émotions. Mon cœur commença à battre plus fort et je me concentrais sur lui pour me calmer. Pourtant à l’extérieur, je paraissais totalement normale, rien ne transparaissais sur mon visage, ni même dans mes geste ou ma posture. Une maitresse de l’espionnage savait se fondre partout, dans tout environnement, même le plus hostile. Je renforçais mon mensonge par une part de vérité.

♦ Cette affaire concerne la traite des enfants. Et il y a eu… des débordements commis par les hommes de ce Kaibutsu. C’est donc de cette affaire que je viens m’entretenir. Pourrais-je le rencontrer s’il vous plait ou comptez-vous me laisser sur le pas de la porte ?

Toutes mes interventions orales s’étaient faites avec une voix ferme, assurée pour montrer que je ne me sentais pas menacée et que je savais très bien ce que je faisais. Nullement effrayée par le lieu presque insalubre et les chiens de garde, cet homme de main m’inspirait, lui, une petite crainte car il était illisible. Rien ne filtrait de lui si ce n’était ses manières strictes. Mon impatience se faisait grandissante dans mon esprit et je retenais presque difficilement les soubresauts de mes doigts. Que je me languissais qu’ils se referment sur la poignée d’un kunai, celui-là même, planté dans le cœur de mon ennemi.

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Les affaires, jamais elles ne me quitteraient. Je me noyais dans les affaires. Non, en fait c’était faux. Je pataugeais tel le roi des fonds marins dans l’océan que représentait le monde des affaires. J’étais le grand requin blanc perpétuellement à la recherche de proie à dévorer. Me baladant à ma guise dans ce vaste monde qui était mien, je me frayais mon chemin à travers les bancs de petits poissons qui ne demandaient qu’à être absorbés dans ma grande bouche de carnassier. Cependant, par moment, il y avait de ces poissons, de tailles un peu plus grandes, qui croyaient que la mer leur appartenait. Des petits dauphins venant quémander leur territoire, moi le grand requin blanc, me devais-je d’écouter leur doléance? Non, mais je le faisais. Pourquoi? Tout simplement car c’est plus simple de dévorer quelqu’un quand il ne s’en attend pas.

En cette soirée, cette femme était venue quémandant quelque chose que je ne pouvais pour le moment pas identifier. Cependant, visiblement, elle savait mon nom. Déjà, elle marquait un point. Cependant, ça m’intriguait. Pourquoi? Car je ne la connaissais pas. Pourtant, elle semblait dégager une certaine puissance.. Une femme de cette force, visiblement dans le milieu vu sa connaissance de mon surnom, que je ne connaissais point? Nah, quasi impossible. Il devait avoir un détail qui clochait.

Vient alors un détail qui avait fait allumer une lumière dans l’esprit de mon fidèle assistant : la traite des enfants. Au vif de toutes mes opérations, il était très bien placé pour savoir de quoi la jeune demoiselle parlait. Plus le temps avançait, plus il se doutait où elle voulait en venir. Elle cherchait des réponses, bien évidemment. Comme tout le monde. Des réponses qui n’étaient jamais venu. Qui de mieux pour donner des réponses que le Roi de l’information? C’est donc ainsi, qu’avec succès, elle avait suscité l’intérêt du stoïque banquier. Dans un langage effroyablement neutre et désintéressé, mais doté d’une élégance quasi glaciale, il prenait la parole, les mains croisé dans le dos, tel un noble prince.

- Mademoiselle, veuillez me suivre, vous pourrez vous entretenir avec celui que vous surnommez Kaibutsu. Disait-il, doucement, froidement, faisant un signe de la main à la kunoichi, l’invitant clairement à le suivre.

Marchant doucement dans l’établissement d’un pas lent et confiant, il laissait résonner ceux-ci comme à son arrivé, d’une façon magistralement macabre. Déambulant dans l’édifice, il se frayait un chemin dans l’arrière-boutique, passant une porte, puis une deuxième, qui était un passage caché d’habile manière. Puis, atterrissant dans une luxueuse salle d’attente, il pouvait apercevoir la massive porte de mon bureau. Porte qu’il poussa avant de rajouter un simple ‘’Entrez’’ avant de refermer la porte une fois la belle pénétrée dans la pièce.

Verre de vin rouge à la main, profondément assis dans mon fauteuil de cuir bourgeonne, drapant une luxueuse armature d’un noble bois sombre, je la regardais faire son entrer dans mon antre. Sombre et outrageusement chic, mon bureau pouvait être intimidant pour ceux n’y étant pas habitué. Une grande bibliothèque ornait le mur en compagnie de nombreuses bouteilles d’alcools ainsi que d’œuvre d’art. Puis il y avait moi. Dans toute ma magnificence, j’étais là. Je la regardais, l’analysais de mes yeux si comminatoires. Des yeux qui vous glaçaient le sang. Cependant, je n’avais aucune intention malsaine envers cette splendide jeune femme visiblement légèrement perturbée. Elle semblait chercher quelque chose, quelqu’un. J’étais son homme. Cependant, avant de daigner lui donner des réponses, je me devais d’avoir les miennes. Ne vient pas ici, chez moi, qui le voulais. Je me devais de vérifier moult détails, ensuite, la vraie conversation pourrait se lancer. C’est ainsi que j’ouvrais la bouche, adressant les premiers mots de cette rencontre qui s’annonçait forte intéressante.

- Kaze no Kuni. N’est-ce pas? Disais-je avec toute la conviction du monde. La traite d’enfant, seul ce pays en faisait ainsi. Comment savais-je ce qui s’était passé l’autre côté du mur? Disons tout simplement que j’ai des moyens de communications avancé avec mes fidèles. Cette première incise à l’égard de mon interlocutrice en devenir allait inévitablement capter son attention. C’est donc ainsi que je poursuivais, amener la discussion dans le sens que je désirais. Ne répondez pas tout de suite. Les réponses viendront bien assez rapidement. Mais avant cela, je voudrais tout simplement savoir d’où tenez-vous mon surnom ainsi que ma position actuelle? Cela m’intrigue, dois-je vous avouer. Je vous écoute. Concluais-je, reprenant une gorgée de ce divin nectar se berçant dans cette superbe coupe de crystal.

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"L’attente fait mourir." Ce vieil adage n’aurait pas eu plus de sens pour moi qu’en cet instant. Je me languissais, lenteur détestable qu’était le temps qui passe. Les secondes paraissent des heures et semble ralentir de plus en plus. Le cliquetis incessant d’une horloge à l’entrée de la pièce, tempo régulier qui, à force, en devenait agaçant. Le temps n’était qu’une notion humaine, inventée pour justifier le changement. Concept abstrait mais pourtant il était devenu inconcevable de vivre sans. La perception des choses différait pour chacun de nous, tout était relatif à l’observateur qui ressentirait une myriade d’émotions face à ces changements et les exprimerait à sa manière alors qu’une autre personne en percevrait d’autres. Cependant, les sentiments qui se mêlaient en moi en ce moment étaient l’impatience, un désir inassouvi, et une interminable attente dans un silence pesant. la patience restait une vertu, mais je n’en avais plus. Tendue, prête à bondir comme un félin en chasse, il était là, si poche de moi et tellement si éloigné à la fois. Je pouvais sentir son souffle m’entourer, ses yeux perçant me scruter et un sourire carnassier se dessiner finement sur ses lèvres. Il jouait avec moi. Mais s’il était joueur, je l’étais également sauf que perdre était, à mon sens, inenvisageable.

Mes paroles eurent tôt fait de se frayer un chemin vers l’esprit, que je savais aiguisé, de cette homme à l’apparence des plus fermée. Son visage toujours aussi inexpressif, je remarquais malgré tout une pointe d’intérêt percer dans ses yeux froids, démystifiant un peu ce personnage strict et formel. Mais cette observation fut de courte durée et l’étincelle sus-citée disparu pour ne laisser que deux orbes noires, dénuées d’envie. Les mots qu’il prononça ensuite, d’une voix glaciale et toujours aussi injonctive, m’enjoignaient à le suivre et il m’apprit que la rencontre avec mon tant recherché ennemi allait pouvoir se réaliser. Ô joie !! Mais je devais me reprendre, ce n’était que la première étape, et pas la plus complexe. Il fit un petit geste de la main, m’indiquant le chemin que nous allions emprunter avant de me précéder.

Les couloirs sombres, longs, sinueux, presque labyrinthiques me poussèrent à ne pas ralentir la cadence. Aucun bruit ne vint déranger cette marche  à l’ambiance plus que sinistre si ce n’était les pas de l’homme devant moi qui résonnaient à mesure que ses talons touchaient le sol. Remplaçant le tic-tac déplaisant de l’horloge, je soupirais discrètement, gardant un calme olympien malgré les circonstances. Et quelles circonstances… Je réalisais réellement que je me trouvais dans la gueule du loup, dans son environnement, sur son territoire. Un frisson remonta le long de mon échine mais je n’avais pas peur, bien au contraire. L’excitation de le voir enfin, mettre un visage à ce nom et ôter cette illusion, création de mon esprit, que j’avais pu me faire lors de mes nuits de cauchemars. Je sortais de mes pensées jubilatoires, sentant le meneur décélérer et je me rendais compte du dédale de couloirs, de portes et de pièces que nous avions traversé. Au final, il n’y en avait pas tant que cela, mais c’était ma perception des choses et si le temps ne semblait pas avancer quelques minutes plus tôt, il avait filé à une vitesse vertigineuse lors de notre promenade. Nous étions arrivés à destination, une salle d’attente et, enfin, cette unique porte qui me séparait de mon but, s’ouvrit pour me laisser le plaisir d’entrer dans une pièce aux allures de château.

La pièce puait la luxure malsaine, celle qui n’est acquise que par le mal et autres moyens détournés. Je détaillais malgré tout cet endroit, probablement le lieu où mon crime se déroulerait. Une large bibliothèque remplie d’ouvrages que je remarquais fort intéressants, des bouteilles d’alcools de provenances diverses ainsi que des tableaux aux couleurs chatoyantes. S’il se vautrait dans la luxure, il n’en avait pas pour autant mauvais goût. La lumière filtrait à travers une immense baie vitrée couverte par de longs rideaux sombres, atténuant la clarté et si je n’avais pas l’œil avisé, j’aurais pu patienter avant de m’accoutumer à la faible luminosité. L’entièreté rendait la pièce sombre, froide, malsaine, comme je pouvais l’attendre de ce cher Kaibutsu. Puis, je le vis, assis dans son fauteuil, un verre ballon empli d’un liquide rougeoyant aux effluves fruités, trônant nonchalamment tel un roi affirmant sa suprématie mais semblant totalement ennuyé d’être seul. Le contre-jour m’obligea à forcer sur ma vue et je vis enfin les traits de mon monstre. Je fus happée par ses yeux. Il me scrutait de haut en bas, me jugeant du regard et je me sentais quelque peu perturbée sans perdre cette détermination qui m’avait poussé à me tenir en ces lieux à cet instant précis.. Son visage angulaire, des yeux perçants, une crinière d’ébène, il n’avait pas l’apparence monstrueuse que je lui avais imaginée. Il me paraissait presque normal, presque. Son aura m’empêcha d’avancer plus et je restais sur place, celle-là même que j’avais gardée depuis mon entrée dans cette pièce. J’allais me décider à parler mais il me prit de court et sa voix me surprit. Elle n’était pas froide, juste neutre mais certaines notes renfermaient une conviction, appuyant ce qu’il disait et m’obligeant à l’écouter jusqu’au bout.

Étaient-ce mes vêtements qui l’avait mis sur la voie ou bien savait-il déjà pourquoi je me tenais devant lui. Je l’ignorais mais je restais muette après sa première question, il avait réussi à m’intriguer. Une myriade de questions s’enchainait dans ma tête mais je refusais de les lui poser. Pas comme ça, je devais en avoir le cœur net mais de manière détournée. Il continua, étant plus préoccupé de savoir comment j’étais parvenue jusqu'à lui et comment je connaissais ce surnom. Intrigué ? Il m’avouait être intrigué et je me mordais la langue pour ne pas être désobligeante à l’aube de notre conversation. Je raclais ma gorge, repris le contrôle de mon corps et avançait sans bruit vers la chaise à l’air confortable devant l’immense bureau en bois de chêne. Elle n’en avait pas que l’air d’ailleurs.


♦ Je vous intrigue ? Et bien permettez moi de vous retourner le compliment. Je suis à votre recherche depuis bien des jours, des mois que dis-je des années. Vous souhaitez des informations, j’en souhaite également. Cependant, je ne divulgue pas mes informateurs. – Puis réfléchissant, Akasha était elle aussi une partisane de ce Kaibutsu, si je ne le disais pas, il en aurait vent d’une façon ou d’une autre. - M’enfin, je suppose que de bien des manières, vous arriverez à obtenir ce que vous voulez, aussi je vais vous « avouer » - j’appuyais sur le mot – que c’est cette magnifique femme à la crinière de feu, tenant une de vos maisons de plaisirs, Akasha, qui a vendu la mèche. Cependant, j’ai payé de manière assez agréable ces renseignements.

Je le vis reprendre une gorgée de ce vin à l’arôme si prononcé et suivais son mouvement, du début à la fin. Le silence reprit ses droits dans le bureau. Je patientais, le temps que mes révélations fassent leur effet. Se sentirait-il trahi ? Tout ce que je souhaitais c’est qu’il ne s’en prenne pas à la belle Akasha suite à cette conversation. Certes, elle m’avait tout confié mais j’avais été plus qu’insistante pour obtenir ce que je voulais. Je repris la parole, croisant les jambes pour maximiser le confort sur cette chaise. Je repris avec une voix où transperçait le sourire dissimulé par mon masque.

♦ Bien à vous de m’avouer quelque chose sur les informations que je veux. Je parlais de la traite des enfants avec votre .. homme-de-main ? – j’ignorais si le terme était juste et marquait une pause s’il voulait me corrigé avant de reprendre – J’ai … Malheureusement été une victime de cette horreur et, pour être totalement honnête avec vous, je souhaitais m’entretenir avec vous sur ce sujet. Quel a été votre degré d’implication dans cette affaire ? 

"L’attente fait mourir." Je me languissais la réponse… Tellement de question encore et pourtant. Une rage incontrôlable bouillonnait en moi. J’étais dans un tel état, mélange d’émotions négatives, de colère refoulée, mais je tenais bon. La réponse, j’attendais une réponse…

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Tic tac, tic tac, elle disait ne pas vouloir parler il y a de cela quelques instants, puis, soudainement, elle déballait une partie de son sac. Abattant quelques-unes de ses cartes sur la table. Comme quoi un simple regard et un lourd silence pouvait payer. J’avais cette faculté de faire parler les gens. Ma simple présence imposait une certaine forme de respect naturel naissait face à la pression qui émanait de mon être. De plus est, le simple fait de se trouver dans mon bureau, donc mon territoire, venait amener un effet supplémentaire évident. Être dans la gueule du loup n’est pas une chose aisée. Savoir que ses crocs sont prêts à dilacérer votre chair et que sa mâchoire peut vous faire une étreinte mortelle à la première menace perçue : tout cela devait inévitablement peser dans la balance, et faire prendre des précautions à ceux s’y aventurant.

Elle le savait, pourtant, elle avait osé foncer pleinement dans mon antre. Courageuse la petite. Cependant, je m’en doutais, elle cachait quelque chose. Venait alors s’abattre sur la table une autre carte : Akasha. La plantureuse, séduisante et puissante Akasha. Cette femme si unique et fabuleuse qui partageait à la fois une partie de mon Empire et de mon lit. Celle qui savait comment me faire plaisir, sur tous les points. Un être exceptionnel à qui je vouais un grand respect et une confiance aussi grande. Si cet ange cornu avait envoyé ce petit oiseau dans ma cours, c’est qu’il y avait une bonne raison. Jamais elle n’enverrait une menace directement sur moi, sans me prévenir. Je ne remettais donc pas en doute son jugement. Il devait bel et bien avoir une raison pour tout cela, et j’allais la trouver.

M’abreuvant de ce divin nectar couleur sang, je laissais couler ses mots dans le temps, doucement. Prenant la parole, une fois cette exquise gorgée bien passé dans mon œsophage, je disais d’un ton un tantinet plus jovial les quelques mots suivants :

- Ah Akasha, une femme exceptionnelle, n’est-ce pas? Avais-je tout simplement dit, laissant apparaître quelques dents de mon carnassier sourire, avant de replonger mes lèvres dans ma boisson.

Voilà, la partie plaisante et amusante de notre discussion venait de se terminer. Mon visage avait repris son sérieux et son calme habituel. Laissant mes vermeilles iris se plonger dans les siens, je l’écoutais, je l’observais. Elle mentionnait quelque chose de bien précis qui venait immédiatement sonné l’alarme à mon esprit. Kaze no Kuni, traite d’enfants… Traite rimait avec traître. Les enflures. lls avaient osé. J’étais au courant qu’une filière de mon Empire ouvrant au pays des dunes de sables faisait du prospectage et du marchandage d’un peu tout, voir même d’humain. Mais d’enfant? Cela ne faisait pas partie de l’entente. Seul des hommes avec la capacité de se battre et ainsi servir de monnaie d’échange pour des organisateurs de combats ou des mercenaires devaient, initialement, faire partie de tout ça. Aucune autre valeur humaine ne devait faire partie du ‘’deal’’. Ces idiots. Certes, le tout était immoral, mais au-dessus de ça, c’était stupide. Capturer des enfants allait inévitablement attirer l’attention sur nous. En plus d’amener la chaleur sur mon Empire, ils osaient me mentir. Bande d’imbécile.

Akasha était au courant de la majorité de mes affaires, conseillère et amante, elle partageait outre le plaisir de la chaire, le plaisir de la stratégie avec moi. Elle savait très bien que jamais je n’autoriserais une activité aussi stupide de mes hommes. Je me devais d’être professionnel. Depuis des décennies que je m’afférais à bâtir quelque chose de solide et respecté dans le milieu. Eux? Ils tentaient de venir tout foutre en l’air. Voilà un moment déjà qu’ils s’afféraient à agir ainsi dans mon dos. Le châtiment serait terrible. Une certaine ‘’rage’’ devait commencer à se lire sur mon visage. J’étais profondément déçu. Ils allaient payer, très cher.

Cependant, j’avais un invité face à moi, qui elle, ignorait le tout pour le moment. En tant qu’hôte digne de ce nom, je me devais de la renseigner, à ma façon. Elle était venue ici le couteau entre les deux, probablement avec le but de m’assassiner. Cependant, elle sortirait d’ici avec le couteau en main, prête à terrasser ces vermines. Tout cela, elle ne le savait pas encore, mais ça ne tarderait pas à venir. Reprenant un ton bien à moi, je me lançais, dans un mélange d’offres, d’explications et de suggestions, déposant par le fait même mon verre, démontrant ainsi de mon sérieux.

- En tant que victime, vous mériterez un dédommagement conséquent. Sachez-le. Je serai aussi honnête avec vous. Disais-je, laissant glisser un court silence, avant de poursuivre. En effet, j’ai des hommes œuvrant au pays du Vent. Cependant, il n’est nul de leurs tâches que de faire la traite d’enfants. Sachez que tout ceci est contre mes directives et que cela équivaut à me trahir. Vous comprendrez, je crois, que cela est un choix peu judicieux. Vous me semble quelqu’un de déterminé et raisonnable. Alors, j’aurai une proposition pour vous. Que diriez-vous d’aller se ‘’dédommager’’ de ces infâmes personnages? Concluais-je, laissant une porte grande ouverte afin qu’elle la prenne. Si je pouvais tisser un certain lien avec cette demoiselle, j’en serais gagnant, d’une certaine façon. Cependant, le tout dépendrait d’elle et de sa volonté de réellement faire le ménage dans son passé et dans son pays.


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Point of no return
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"Cela fait longtemps que je te cherche... Maintenant je t'ai trouvé !!"
Une colère sourde montait de mes entrailles. Il prenait un malin plaisir à me faire attendre, alors que je ne voulais qu’une simple petite chose, des explications. Certes, j’étais au plus profond de son antre, face à lui, comme une provocation et je demandais encore des explications. Vu de l’extérieur, je cherchais peut-être un peu trop la confrontation mais maintenant que j’étais là, je ne partirais surement pas sans les réponses que j’étais venue trouver. Ce sentiment mauvais s’immisçait tel un poison et courait le long de mes veines, pervertissant la moindre cellule de mon corps. Je peinais à rester calme mais si je voulais ces réponses, c’était plus que nécessaire. Je me savais surveillée par l’homme de main et il suffisait d’un seul aux pas pour ne plus jamais revoir la lumière du jour.

Le verre de vin, toujours dans sa main, refit le même trajet jusqu’à ses lèvres et il sirota ce liquide à la robe couleur sang. Mes mots avaient fait leurs chemins jusqu’à son esprit, je le savais, mais il était imperturbable. Impossible de lire en lui, je soupirais et repris, tant bien que mal, mon self-control. Laissant le moment présent quelques secondes de côtés, je pensais à Akasha. Comment avait-elle pu croire qu’il m’aurait donné une autre vision, je me le demandais encore. Il me tira de ces douces élucubrations sur un ton que jamais je n’aurais imaginé. Sa voix était amusée, et il semblait se remémorer certaines choses la concernant. Cela m’irrita un peu mais il avait raison, cette femme était juste fabuleuse. Une pointe de jalousie naquit mais je la balayais bien vite, comprenant que si quelqu’un devait être jaloux, ce devait être lui.

Je ne rebondis pas sur sa phrase, jugeant que le silence qu’il m’octroyait depuis la fin de mon monologue serait une petite vengeance. C’était immature et tout sauf constructif mais cela m’avait fait plaisir et permis de reprendre l’ascendant sur ma colère. Je me sentais plus détendue, et apte à continuer la conversation. J’entrouvrais les lèvres, dans le but de commencer ma phrase mais je m’interrompis brusquement. Une rage sans nom apparut dans son regard. Un frisson d’effroi parcourra ma colonne vertébrale et même si son visage restait neutre, son aura meurtrière sembla déformer ses traits. Il ressemblait véritablement à un démon l’espace d’un millième de seconde avant que tout ne redevienne normal. Cette vision cauchemardesque était gravée dans ma mémoire et je me rendais compte que je pouvais avoir peur de lui. Cependant, jamais je ne lui montrerais ni ne l’avouerais. Il posa son verre et je sus qu’il allait parler et que la conversation devint plus sérieuse. Avait-il pris conscience du mal qu’il avait fait ? J’en doutais mais j’étais impatiente d’entendre ce qu’il allait dire.

Je fus loin d’être déçue. Il avait avoué avoir un lien dans cette affaire, et semblait « désolé » de ce que j’avais vécu. Je fus surprise. Il pouvait alors ressentir des émotions de regrets ? Enfin c’était peut-être un grand mot mais je le sentais sincère et cela me perturba légèrement. Puis, il aborda le sujet de la vengeance. Lui avait été trahi et moi, utilisée par ces mêmes hommes. Nous avions un ennemi commun et sa proposition me parut alléchante. Je réclamais du sang et il me l’offrait. Il était peut-être le mal et nageait dans un monde de luxure acquise par méfait mais il n’en restait pas moins honnête. Raclant ma gorge, je pris un ton déterminé et un sourire carnassier apparu derrière mon masque.

♦ Bien ! Je sais maintenant que vous aviez un lien avec ce qu’il s’est passé. Cependant, vous me semblez honnête et je sens que la trahison est une chose bien regrettable. Je serai donc honnête avec vous également. – Je me redressais dans mon siège et attrapais le verre de vin qu’il avait posé auparavant et trempais délicatement mes lèvres – J’étais venue ici dans le but de vous assassiner. Comprenez que le seul indice que j’avais, votre nom, faisait de vous mon principal ennemi. J’ai toujours soif de sang et la proposition de dédommagement me semble plus que convenable.

Il titillait ma curiosité. Je ne lui faisais pas confiance mais, mon intuition me criait qu’il n’était finalement pas le monstre que j’avais imaginé durant toutes ces années. Akasha avait peut-être raison, si je continuais à le côtoyer, peut-être verrais-je le monde différemment. Il avait, par sa simple proposition, détruit toutes les hypothèses que j’avais faites, soufflée comme un château de cartes. Ces longues années à courir après lui, je m’étais enfermée dans une traque, une chasse à l’homme et rien d’autre n’avait d’importance à mes yeux. Il était devenu une obsession, m’imposant une vie impossible et tous cela pour qu’au terme de cette poursuite, j’apprenne que lui aussi avait été trompé. Tout venait d’être chamboulé et je savais qu’à partir d’aujourd’hui, mon passé était révolu. J’allais enfin pouvoir tourner la page, venger mes amis et surtout me venger moi-même. En éliminant ce groupe de traitres, j’assurais aux enfants du pays du vent de ne jamais connaitre le même sort.

♦ Savez-vous où ils se cachent ? Nous devrions organiser notre traque pour les surprendre et nous assurer qu’ils payent tous comme il se doit. Je suppose que vous dirigez des hommes au quatre coins du monde, je ne doute donc pas de votre capacités à récolter des informations. Quand partons-nous ?

J’étais si impatiente de faire couler le sang, ma soif de vengeance filtrait par tous les pores de ma peau. Aussi, finissais-je le verre de ce délicieux arôme d’une gorgée avant de redéposer délicatement le verre sur le luxueux bureau. Il me manquait juste une petite information.

♦ Une dernière chose… Vais-je devoir continuer à vous appelez Kaibutsu ou ai-je le droit de connaitre un de vos nombreux surnoms moins conventionnel ?

Je glissais mon regard dans le sien. Comment allait-il réagir ? L’idée même de tuer ses hommes ne le dérangeait-elle pas ? Il m’intriguait encore plus que lorsque j’étais entrée de cette pièce. Arriverais-je un jour à voir ce qu’Akasha avait pu voir en lui, derrière ce masque de monstre ? Le temps nous le dira !!

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Merci Aimiii ♥️

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