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雨 | Ame no Jônin
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Sood a il xiefin    Lun 1 Aoû - 21:49
La frontière avec le Pays du Vent était assez discrète, personne ne contrôlant les voyageurs entrant et sortant dans l'immensité de cette nation. Momiji n'avait même pas remarqué de tracé exact stipulant qu'elle avait quitté son pays natal pour se trouver dans la puissance voisine. Ainsi, ce ne fut qu'en arrivant au premier village du Pays du Vent qu'elle se considéra officiellement comme étant en terre étrangère. En effet, la topographie du terrain n'avait pas changé d'un coup comme certains l'imaginaient: l'herbe haute du sud-ouest du Pays de la Pluie n'avait pas laissé place d'un coup à des dunes arides menaçant d'envahir de leur sable chaud les territoires avoisinants.

Le premier village du Vent se trouvait en revanche sur un terrain déjà sec, mais traité grâce à des canaux creusés de main d'homme. Une rivière venant du Pays de la Pluie les aidait à vivre convenablement, et leur position proche de cet autre pays servait donc de poste de frontière. Des ninjas Sunajin patrouillaient là, gardant un oeil sur tous les nouveaux arrivants. Momiji n'échappa pas à leur regard surveillant ses faits et gestes, mais ne pouvait leur en vouloir: elle était assez étrange, dans sa tenue de prêtresse au milieu de paysans du quasi-désert. Elle avait décidé de voyager avec une large cape pour se couvrir des vents sablés qui pouvaient la gêner, ainsi que de la température du désert. Certains voyageurs montaient des animaux pour moins se fatiguer dans les dunes, mais la kunoichi avait décidé de partir seule, courant plus vite qu'un chameau lourdaud.

Elle s'était arrêtée dans cette petite communauté frontalière afin de profiter une dernière fois d'un lit avant d'entreprendre son petit pèlerinage au Pays du Vent. L'auberge était accueillante, même si un peu sèche, et son personnel l'était aussi. Le soir, elle s'endormit confortablement après avoir rapidement prié et finit par se réveiller au lever du soleil en pleine forme pour reprendre son chemin.

Personne ne lui avait adressé la parole pendant le moment où elle se trouvait dans ce village, mais elle ne doutait pas qu'elle avait attiré l'attention des locaux et des ninjas qui surveillaient la frontière. Personne ne la retint alors qu'elle reprit sa route vers le sud et Momiji supposa donc qu'elle était libre de partir.

Comme elle l'avait pensé, le village bordait un désert qui se montrait peu dangereux au premier abord, mais qui se révélait de plus en plus hostile alors qu'elle s'y enfonçait. Le sable s'enfonçait doucement à chaque pas, et la chaleur qui devenait habituelle pouvait causer des maux non-négligeables. Heureusement, des tracés immuables dans le sable changeant lui indiquaient un chemin à suivre en direction du prochain village ou relais de voyageurs. Le Pays du Vent avait visiblement bien embrassé la nature de sa topographie, rendant aussi convenable que possible les voyages en son sein.

Cependant, le but de Momiji n'était pas de rejoindre un village en particulier: elle faisait confiance à Shinsei pour la guider à travers le désert. Elle arriva, après deux jours de marche, aux abords d'un bâtiment dressé au milieu des dunes. Il était vide, mais permettait de s'abriter des tempêtes de sable. Elle y entra, plus par curiosité que par nécessité, et décida de s'y reposer durant la nuit. Elle explora la petite bâtisse et découvrit qu'elle était constituée de deux salles principales: une, au rez-de-chaussée, où les voyageurs pouvaient s'asseoir, manger, faire un feu (puisqu'une cheminée vide était tout de même creusée dans l'un des murs épais) et discuter de leurs prochains voyages, en s'aidant d'une vieille carte plaquée contre le mur est. Elle présentait la position des villages les plus proches, en indiquant comment y accéder. Momiji vit qu'elle avait dévié légèrement vers l'ouest par rapport à sa direction originale, et décida de corriger cela en marchant vers le sud-sud-est dès le lendemain.

L'étage était séparé en deux chambres à coucher dans lesquelles le sol en bois dur couvert par des sacs d'une sorte de paille rêche servant probablement de matelas grossiers. Les murs étaient couverts de messages laissés par les visiteurs précédents, allant du simple "Takame était ici." au plus étrange, comme "N'allez pas à l'est!" ou "Ne regardez pas dans les sacs de paille.". En revanche, certains étaient clairement farfelus ou inquiétants, comme "J'aime Kayaba Akihiko." (à côté duquel était gravée une forme de coeur) ou "SEIFKUSHA" (gravé en caractères grossiers, comme taillés par la rage, mais incompréhensibles). Momiji se surprit à sourire, froncer les sourcils et imaginer des histoires en lisant ces commentaires, laissés sur ces murs par des étrangers complets. Elle trouva un espace libre et prit un kunai de son équipement pour y laisser des mots, continuant cette tradition un peu idiote. Cependant, elle pouvait en faire quelque chose de plus... profond. Elle réfléchit un instant, et finit par inscrire quelques runes osmietiennes dans le bois, comme une bénédiction pour l'endurance de cet abri et la fortune des voyageurs qui pouvaient s'y réfugier. Se disant que peu de monde comprenait cette langue, elle rajouta, en dessous, les mêmes mots en langage phonétique, afin que tout le monde puisse les prononcer: "Rounoer horu mi rifer horu." Elle décida enfin d'ajouter une troisième ligne, écrite plus finement à cause de la place qui commençait à manquer, afin de traduire ces mots, et grava "Bon repos et bon voyage."

Le lendemain, elle reprit son voyage et survécut pendant deux autres jours dans le désert avant d'apercevoir un oasis au nord-ouest de sa position. Voilà qui faisait partie des éléments qu'elle venait rechercher dans un désert, aussi décida-t-elle de s'y diriger, et voir si des gens y habitaient. Après deux heures de marche rapide, elle vit que l'oasis était entouré de constructions, et abritait une communauté de villageois. Voilà des gens qui allaient être ouverts à ses paroles... du moins, elle l'espérait.
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Re: Sood a il xiefin    Mar 9 Aoû - 8:14
RP 01
SOOD A IL XIEFIN
Dream chasers

Depuis toujours, les Hommes ont toujours cherché à se réfugier de leurs problèmes du quotidien et d'autres fatalités comme ils le pouvaient. Certains s’entraînaient à longueur de journée, d'autres étaient fourrés dans les bars et buvaient jusqu'à plus soif... D'autres choisissaient la nourriture et une partie de la population avait choisi la religion. Évidemment, ce refuge spirituel avait entraîné bon nombre de conflits, certains croyant dur comme fer que leur pseudo divinité ou entité pourrait semer le bien à chaque passage. Malheureusement, d'autres religions naquirent également et... ce qui devait arriva. A plusieurs reprises. C'est pourquoi, en ces temps instables, il n'est pas forcément aisé de ne pas être cynique ni sceptique à l'écoute d'une nouvelle religion.

Aussi inévitablement que ça l'était, nombre de prêtres et prêtresses parcouraient les terres de ce monde dans l'unique but de prêcher leur bonne et somme toute relative parole. Espéraient-ils réellement convaincre le monde entier qu'il faille croire en leurs dogmes ? Beaucoup pensent que non. Mais ces religieux essayaient, persistaient, persévéraient, toujours persuadés d'agir dans le seul but de satisfaire les soi-disant requêtes de leurs supputés dieux. Aussi il n'était pas rare qu'on en vienne à s'en moquer complètement, au final. Il y avait eu tellement d'épisodes de la sorte que cela en était devenu d'une banlité flagrante. Néanmoins, d'autres Hommes ignoraient totalement ces fameuses paroisses et ne les empêchaient pas de s'exprimer ou autre tant que les prêcheurs ne s'amusaient pas à tenter de faire de la propagande pour ce qui pourrait facilement devenir une secte.

C'est d'ailleurs ce qu'il se passait au sein du pays du vent. Des espions de Suna étaient disposés un peu partout dans ces milliers de dunes, et notamment aux frontières. La présence d'une prêtresse d'une religion plus ou moins connue fut rapidement rapportée au Seigneur du Pays du Vent qui chargea Rasa de la surveiller et d'en apprendre plus. Le village avait suffisamment été fragilisé par les précédentes guerres ; une croisade n'était alors pas du tout envisageable. Ainsi, un homme était parfaitement taillé pour cela : Kayaba Akihiko. Haut Conseiller et également Main du Roi, il lui serait aisé d'approcher la religieuse qui ne pensait pas forcément à mal. Rapidement convoqué et envoyé sur le tas, ce dernier se rendit rapidement chez les espions et leur chef dans l'unique but d'en apprendre plus. Au bout de quelques minutes, toutes les cartes reposèrent entre ses mains. Il n'y avait pas de quoi s'affoler ou autre, mais il allait malgré tout devoir faire preuve de vitesse. Il devait se rendre vers un des rares oasis du village afin de pouvoir l'intercepter avant que le mal ne soit fait.

C'est ainsi qu'il fut parti en direction de ladite destination, matériel de combat campé sur ses épaules. Un affrontement était si vite arrivé... Il ne pouvait se permettre de prendre le risque de subir une attaque surprise. Bien sûr, il savait qu'il pourrait gagner, mais son Katana représentait un atour majeur dans son style de combat. Quelques jours plus tard, voilà qu'il arrivait au village prédisposé à accueillir la prêcheuse. Non sans surprise, d'ailleurs, le blond était parvenu à arriver avant elle et pu donc quadriller la zone. En cas de problème, tout serait parfaitement sécurisé.

D'ailleurs, reconnaître une jeune femme parmi tant d'autres ne risquait pas d'être spécialement facile. Heureusement pour lui qu'on le lui avait à peu près décrit son style vestimentaire car ans ça... Cela aurait été plus difficile. Pas irréalisable, mais cela aurait pris plus ou moins de temps... ou pas. Alors qu'il la cherchait du regard, un mouvement de foule se fit rapidement voir. La plèbe se dirigeait vers la place centrale du village, au centre de laquelle se trouvait une sorte d'estrade. Une jeune femme se fit un chemin à travers la cohue et apparut aux yeux de tous, légèrement surélevée. Bien évidemment interpellé par cet événement dont il savait la provenance, il resta au fond de l'assemblée fin de ne pas être collé, sa grande taille l'aidant à tout voir, surplombant toutes ces petites gens. Il enleva également sa capuche afin de laisser paraître son visage, se demandant si la pièce maîtresse de tout cette mascarade allait le reconnaître et, le cas échéant, quelle allait être sa réaction. Il ne lui restait plus qu'à attendre. Aussi avait-il sorti son paquet de cigarette dans l'optique de s'en griller en faisant passer le temps, un grand sourire aux lèvres, son regard perçant ne se détachant pas de la locutrice, comme s'il tentait de percer tous les petits secrets qu'elle tentait de masquer.



Merci Ikki!

Il y'a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
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Re: Sood a il xiefin    Mer 17 Aoû - 1:56
L'air même semblait se rafraichir autour de l'oasis. Contrairement à ce que certains pouvaient imaginer, l'humidité ne grimpait pas d'un coup autour de la verdure, mais l'ambiance seule suffisait à donner au lieu une impression toute différente du reste du désert. Premièrement, les animaux semblaient concentrés en cette île verdoyante dans l'océan de sable. En effet, des bruits de vie animale arrivèrent aux oreilles de Momiji avant même qu'elle ne vit le premier humain. Des oiseaux, en particulier, vivaient en larges colonies dans les branches élevées de certains des arbres. Ensuite, les humains, justement. Ils s'affairaient à différentes activités inhabituelles dans un désert, mais qui s'expliquaient par la présence de l'oasis. L'un d'entre eux entretenait des canaux visant à faire circuler de l'eau à travers la région, alors que d'autres entretenaient un petit champs à côté. Les arbres empêchaient la culture de se faire régulièrement, mais personne n'imaginait couper ces végétaux qui créaient de l'ombre disparate, salvatrice en ce climat brûlant.

Momiji sourit en voyant cette activité. La vie, la communauté, l'humanité: voilà qui lui faisait plaisir à voir. Si on la remarqua très vite, personne ne s'avança vers elle pour l'accueillir: les voyageurs arrivant à l'oasis ne devaient pas être très rares. Son aspect était assez commun, avec sa large cape, pour ne pas révéler les raisons de son voyage... mais ils allaient tous être mis au courant assez rapidement.

En explorant le petit village autour de l'oasis, Momiji découvrit des maisons solidement bâties malgré des fondations branlantes. Des ninjas de Suna patrouillaient, afin d'assurer la paix dans ce trésor de communauté. Ils avaient bien raison. La prêtresse trouva une auberge, où elle s'assit pour boire un thé. Elle écouta ce qui se disait, et changea de table pour s'asseoir avec un vieux couple qui parlait de leurs enfants. Ils acceptèrent volontiers sa compagnie, et l'interrogèrent sur son voyage. Elle leur parla de son pèlerinage, et de sa volonté de suivre ses pas, en restant dans la nature. C'était son premier grand voyage dans le désert du Vent, et elle était heureuse de trouver une communauté aussi bien installée.

"J'imagine qu'après avoir passé des jours dans le désert, vous êtes sûrement heureuse de pouvoir vous asseoir à une table avec quelque chose à boire dans les mains!
-Oui, c'est vrai aussi. Heureusement, je m'étais préparée pour mon voyage, mais j'imagine sans mal ce qui peut arriver aux voyageurs les plus hardis.
-C'est pourquoi nous ne quittons pas notre village."

Cela lui donna une idée. Très indirectement, certes, mais tout de même: elle commença par leur dire qu'elle était là pour une mission divine. C'était ce qu'elle avait ressenti, mais ils n'avaient pas besoin d'en connaître les détails. Leurs yeux s'élargirent lorsqu'elle leur fit cette révélation, et elle comprit tout de suite qu'elle ne pouvait pas leur demander de garder ça secret: ils allaient en parler à tous leurs amis. Et c'était tant mieux: exactement l'effet recherché. Elle prit congé en payant sa consommation et sortit faire un tour. Elle rencontra un jeune garçon qui l'interrogea sur sa tenue. Elle lui révéla qu'elle était une prêtresse. Ne connaissant pas vraiment cette classe, l'enfant lui demanda de préciser dans son élan de curiosité innocente.

"Je suis comme une envoyée des Dieux. Je parcours ce pays afin de propager un message que les gens aimeront entendre."

Cela lui fit plaisir à entendre: elle était quelqu'un de bien, et, à ses yeux, elle se dresserait face à la misère des autres. La beauté de l'esprit enfantin. Elle continua en se baissant pour être à sa hauteur et lui pointa la place qui se trouvait environ au centre du village: ce serait là qu'elle délivrerait son message. Il fit de gros yeux et retourna vers sa mère en criant "Tu vas jamais deviner ce que la dame m'a dit!" et en gesticulant terriblement. Momiji accéléra le pas pour s'éloigner de cette zone. Tout l'effet consistait à savoir se faire attendre.

Après deux heures, elle trouva qu'une petite foule s'était rassemblée au centre de la place. Le vieux couple et le petit garçon avaient bien fait leur travail en ne conservant pas le "secret" qu'elle leur avait confiés. Elle resta tout de même surprise en s'apercevant qu'ils s'étaient regroupés sans même supposer l'heure de son arrivée... mais comme elle avait été aperçue, il ne faisait aucun doute qu'elle était dans la région.

Elle aperçut des visages inconnus, qu'elle n'avait pas repérés durant son tour du village, mais s'avança dans la foule, parmi les murmures qui accompagnaient ses pas. Elle monta sur l'estrade, se disant qu'elle n'avait jamais fait ça auparavant: s'imposer face à une foule d'inconnus, qui ne savaient pas ce qu'ils allaient entendre. Son expression ne montrait rien de ses troubles internes, mais elle se dit à cet instant qu'elle aurait dû préparer quelque chose. Elle laissa finalement son instinct parler, comme elle faisait pour beaucoup d'autres choses:

"Peuple de l'oasis! Vous avez entendu parler de moi ces dernières heures, car je suis venue dans une quête de la nature, et ce que j'ai trouvé ici est magnifique. Je n'avais jamais voyagé dans le désert avant ces derniers jours, et la nature y est toute autre que de là où je viens."

Elle laissa tomber un petit moment ses mots, comme pour cultiver l'envie d'en savoir plus chez ses auditeurs. Personne ne brisa le silence avant elle:

"Dans mon pays, il pleut presque tout le temps. La capitale est couverte en permanence de nuages gris, et si personne n'y connait la sécheresse du désert, je peux vous garantir que la vie n'y est pas plus simple: l'eau cause de nombreux problèmes auxquels les populations se sont habituées, tout comme les habitants du Désert du Vent se sont faits à cette aridité."

Il fallait faire vite. Ces gens étaient venus par curiosité, et si elle n'entretenait pas leur sens de la satisfaction immédiate, elle allait les perdre. Pour un orateur, perdre son auditoire était le pire: la voix se perdait dans un milieu plus infranchissable que le silence: l'indifférence.

"Que ce soit dans un désert chaud, ou sous une pluie interminable, nous restons tous liés par notre proximité à la nature. Même dans une ville étendue, le monde est plus proche que vous ne le soupçonnez. Ici, dans cet oasis, vous vous rendez compte autant que moi à quel point vous avez été bénis par la nature. C'est quasiment un environnement parfait! Dès que j'ai vu votre village, j'ai su que mon pèlerinage m'a amené ici, ce n'est pas un hasard."

Son regard se posa sur un homme blond, qui la regardait du fond de la place avec un œil inquisiteur. Il paraissait à moitié curieux, mais n'écoutait qu'à peine les paroles. Était-ce un prêtre d'une autre confession? Dans ce cas, elle adorerait lui parler. Non, sa tête lui disait quelque chose, mais quoi...

Momiji se rendit compte qu'elle s'était arrêtée de parler. La foule la croyait probablement emportée par son récit, car certains semblaient pendus à ses lèvres, cherchant une suite à ses phrases. Elle se reprit, et fit comme si, effectivement, elle avait calculé son arrêt:

"Shinsei, mes amis! Shinsei est la divinité de la nature de l'Osmietisme, et c'est à Shinsei que nous devons nos pluies et nos vents, nos terres et nos oasis. Sa volonté et sa force ont façonné le monde tel que nous le connaissons! Je suis partie d'un temple du Pays du Déluge, et je me suis enfoncé dans ce désert avec la ferme intention de découvrir un trésor de Shinsei. Ce village en est un, j'en suis convaincue."

La fin de son monologue la vit lever la voix afin de la faire porter jusqu'à assez loin pour se donner un air théâtral, et elle prit une pose convaincante de prêtresse éclairée. Cependant, elle ne cherchait pas à impressionner, mais juste à montrer qu'elle croyait ce qu'elle disait, qu'elle avait foi en ses mots, et en Shinsei. Tous ces gens ne s'étaient peut-être jamais questionnés au sujet des divinités, et si elle pouvait en faire réfléchir quelques uns sur tout cela, elle pouvait considérer qu'elle avait fait du bon travail.

Son plan pour la suite était très simple: elle allait retourner dans la petite auberge boire un nouveau thé, en attendant d'y rencontrer des habitants du village qui auraient des questions. Peu d'entre eux l'aborderaient tout de suite, préférant méditer ses mots ou en parler entre eux... normalement.

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