Partagez | 
avatar
火 | Konoha no Genin
火 | Konoha no Genin
Messages : 801
Date d'inscription : 19/07/2016
Age : 18

Fiche Shinobi
Rang: C
Ryos: 1517
PE:
354/100  (354/100)

Voir le profil de l'utilisateur
Mon père était de retour à la maison. Vous devez penser que c'est une bonne nouvelles : un peu moins de travail, quelqu'un pour surveiller Nyuuwa puis la joie de retrouver son père ! Seule figure parental de ma famille ! Permettez moi de rire ! Je m'en sors mieux lorsqu'il n'est pas là que lorsqu'il est là. Déjà parce que Nyuuwa est plus calme et moins tendue et ensuite parce que l'ambiance à la maison est également moins dans le conflit. Mon père étant rentré tard hier soir, il n'avait pas put voir le jardin de ma mère, dont je prenais grand soins, plus que resplendissant grâce à mes soins et aux pluies qui tombaient régulièrement. Au vus de son état de fatigue il se lèverait après que Nyuuwa soit  partit à l'académie, et il fallait que je soi assez rapide pour filer avant qu'il ne se lève. Chose plus difficile à faire qu'à dire. J'en étais parfaitement consciente.

Nyuuwa fila donc avec de l'avance, ravie d'échapper aux griffes de mon père. Je vérifiais une dernière fois que le petit déjeuner de mon père soit au chaud et me dirigeai vers la sortie quand mon  prénom claqua derrière moi comme un coup de fouet. Je me figeai avant de revenir sur mes pas, face à mon père. Il avait maigris ainsi qu'un bandage autour du bras droit, qu'il portait en écharpe, et un autre autour de son torse. Il ne portait pas son Kimono mais un simple pantalon de toile. Et pour que mon père ne porte point son kimono il fallait qu'il soit sérieusement blessé. Devinant ce qu'il allait me demander j'allais chercher la trousse à pharmacie avec les bandes. J'ôtais avec application les vieux bandages et appris avec soulagement qu'il était aller à l’hôpital et qu'il avait uniquement besoin de repos.  Il avait en conséquence un mois et demi de repos au minimum. Je finis de nouer les nouveaux bandages avec soin avant de me redresser. Mon père regardait fixement une fenêtre. Me tournant, je compris ci qu'il vit : le jardin de ma mère brillant et chatoyant de milles et unes couleurs. Mon regard se leva timidement vers celui de mon père plus sombre et dangereux qu'un ciel de tempête.

« Yume, s'est soi qui prends soin de ce jardin de cette manière ?
- Oui père … Soufflais-je
La paire de gifles administrait avec le dos de la main gauche de mon père me fendit la lèvre et chancelait en arrière. Il me toisait froidement ne regrettant en rien son geste. Il me prit le menton entre ses longs doigts calleux et m'obligea à le regarder dans les yeux avant de siffler comme un serpent
- Je t'ai déjà dit que prendre soin de ce jardin était une perte de temps. Si tu as du temps à perdre utilise le pour t’entraîner et ne pas rester aussi faible que tu l'es.
Je luttai pour ne pas me mettre à pleurer et me dégager en répliquant
- Je ne suis pas une machine ! Et qui es tu pour me donner des ordres ? Mon père ? Tu n'es jamais là ! Ni pour moi ni pour Nyuuwa ! Et dés que tu rentre quelques jours, tu critique tout mais tu ne fais rien pour que cela change ! Alors ce que je fais de mon temps libre ne te regarde pas ! Si je veux prendre soin du jardin, je le fais ! »

Sans lui laisser le temps de répondre je tournai les talons et m'enfuis dans le quartier à toute jambes. Je sentis les larmes de rage me monter aux yeux avant de se mettre à couler sur mes joues. Esquivant les passants des rues de Konoha, je filais vers les terrains d’entraînements. Il fallait que je me défoule. Que je frappe les arbres jusqu'à n'avoir plus la moindre goutte de chakra et en avoir les mains en sangs. Quitte même à passer la nuit sur les toits je ne rentrerais pas chez moi avant de mettre calmer.

Je franchis les derniers branchages me séparant de mon terrain favoris, celui près de la rivière avant de m'arrêter brutalement. Quelqu'un s’entraîner déjà là. Et pas n'importe quelqu'un ! C'était un grand jeune homme, mince au beau visage avec des yeux noirs et des cheveux corbeau retenu en queue de cheval mais dont certaines mèches encadraient son visage dont le front était ceint du bandeau de Konoha. Je reconnaissais là Itachi Uchiha, le prodige du clan Uchiha. Je ne lui avais jamais parler, seulement entendu de nombreux ninjas vanter ses mérites et je l'avais entraperçu avec son frère Sasuke. Je reculai aussi discrètement que possible pour ne pas le gêner dans son entraînement, je trouverais bien un autre endroit, quand mon pied droit écrasa une branche sèche qui cassa avec un craquement qui me sembla digne de la fin du monde. J'avalais péniblement ma salive en me traitant de tous les noms. Ce n'était pas possible d'être aussi maladroite ! Je restai debout comme une idiote sans trop savoir quoi faire avant de m'incliner brusquement devant de Jonin pour me faire pardonner mais j'avais clairement perdu ma langue quelque part au fond de mes talon. Pas très commode pour s'excuser comme il fallait. Je restais donc courbé sans parler face au génie.[/b]




Merci Aimi !

Spoiler:
 
avatar
火 | Konoha no Jônin
火 | Konoha no Jônin
Messages : 297
Date d'inscription : 18/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: S
Ryos: 0
PE:
18/500  (18/500)

Voir le profil de l'utilisateur
A day in life

''He who conquers himself is the mightiest warrior.''







La perfection n’existe pas. Utopique idée que certains prennent pour mantra, croyant à tort pouvoir atteindre cet état  inaccessible. Au cours de leur vie, ces individus ne pourront même pas effleurer cette dernière. Triste, non? Continuer de s’efforcer sans arrêt, faire preuve d’une résilience sans faille en courant après un appât nous menant directement dans un ravin qui, sans qu’on en soit conscient, a été creusé de nos propres mains. Certains, plus lucide, plus réaliste, savaient pertinemment que jamais ils atteindraient ce but invisible. Toutefois, ils le visaient. Sage décision. Visez la lune et vous atterrirez dans les étoiles.

Bordé d’un cours d’eau et caressé d’une lisière d’arbre, le terrain d’entraînement de la Feuille était un lieu teinté d’Histoire. Ayant été témoin de réussites et d’échecs multiples. La sueur et le sang avait maculé son sol sans relâche depuis des décennies. Des légendes y avait fait leurs premières marques. Sachant à peine lancer un projectile proprement jadis, des hommes et des femmes ayant foulé cette terre était aujourd’hui des sommités parmi les shinobi.  Tous se devaient de commencer en bas de l’échelle. Coup par coup, technique par technique, combat après combat, les aspirants aux grands honneurs forgeaient leur réputation et affinaient en ces lieux mythiques leurs habilités. Jour et nuit se côtoyaient ici des gens de tout horizon. Que ce soit des ninjas de niveau inférieur apprenant les rudiments shinobi ou bien des jônins aguerris cherchant qu’à parfaire et maintenir leur niveau  et leurs compétences.

Puis il y avait les autres. Des gens ne pouvant pas être catalogués. Des gens venant ici pour des raisons bien à eux. Tout simplement pour s’absterger l’esprit des pensés méphitiques que leur amenaient leur quotidien. Ou bien, tout simplement pour profiter de la somptueuse vue. D’autre se laissait emplir d’un élan de nostalgie en mettant le pied où tout avait commencé. Pour certains, c’était un étrange mélange de tout cela. C’était le cas de la fierté du clan à l’Éventail. Errant dans le village tel une ombre, il veillait à son bien, aimant toujours autant cette ambiance unique et cette vision de la paix qui semblait émaner de la Feuille. Considérant ce dédale de rues et d’habitations comme sa maison.

Étant un homme comme un autre, il lui arrivait donc de laisser la vie le guider sur le terroir de la persévérance et de l’effort afin de, lui aussi, se laisser surprendre par l’envie de donner quelques coups. Même la plus fine et majestueuse des épées avait besoin, à l’occasion, de voir sa lame affilé. Un métal précieux se devait de maintenir un entretien optimal afin de ne point perdre de son lustre. Sachant pertinemment que son antre corporel était un temple vénéré par la plèbe, l’Éphèbe se faisait un devoir de l’entretenir dignement.

C’est donc ainsi que dans une élégance sans égal et dans un calme stoïcien, il offrait aux alentour un spectacle digne d’un virtuose. Une pluie de kunai tombait sur des cibles pré marquées. D’apparence inatteignable, il réussissait l’impossible. Perforant le cœur de chacune avec une précision quasi divine. Dans un silence le plus total, il s’était exécuté, accomplissant son acte avec brio. Puis il continua. Variant les emplacements des cibles. Réussissant à tous les coups avec une facilité déconcertante.

Continuant cette symphonie pour les yeux. Le Prodige dégaina sa lame de son antre et se laissa aller à une danse qui aurait ébloui des vétérans du maniement du katana. S’afférent à lacérer ses cibles avec une rapidité et une efficacité propre à lui, il enchainait les mouvements, sans broncher. Toujours vêtu de son calme légendaire, son faciès ne semblait point éprouver la moindre difficulté à effecteur aussi facilement ce que le corps du sibyllin personnage lui exigeait. Génie doté d’un talent plus que certain, il avait développé une maîtrise de son être incroyable. Utilisant adéquatement le bon niveau d’effort et de force pour chacun de ses gestes. Ne dépensant point de l’énergie inutilement, il pouvait donc s’assurer de déployer sa puissance optimale ment.

Perdu dans les méandres de son âme obnubilé par cette séance improvisée, il ne s’était pas immédiatement rendu compte que quelqu’un approchait. Cependant, rapidement il était revenu à ses bonnes habitudes. Décelant aisément la provenance du chakra du visiteur surprise, il l’identifia. Une Hyûuga. Autre clan phare de Konoha, elle n’était pas familière à l’Uchiha, mais il la connaissait de réputation, de nom et de visage. Jamais auparavant il n’avait eu la chance de lui offrir quelques mots. Une fois bien en vue, quelque chose marqua le bellâtre : elle était tourmentée. Cette jeune fille n’allait pas bien, cela crevait les yeux. Visiblement choqué, voir triste, elle semblait en proie à une certaine affliction qui la rongeait. Comme dit plus tôt, chacun venait ici pour des raisons bien à lui.

D’apparence gênée, il était d’une évidence même que la kunoichi n’allait pas ouvrir la bouche afin de s’adresser à son supérieur. Certes froid pour certain, le possesseur des vermeilles pupilles n’était pas quelqu’un de méchant. Il avait à cœur le bien être des siens et cette demoiselle faisait partie de cette grande famille qu’était ceux vivant avec la Volonté du Feu.  Désirant lui apporter un brin de réconfort, et surtout détendre la situation, il lui adressa la parole. Restant bien droit et prenant un ton un brin plus chaleureux qu’à l’habitude, il s’adressa à la nouvelle arrivée.


- N’aies pas peur, Yume-chan, tu peux approcher. Que viens-tu faire ici? Concluait-il, simplement, laissant la porte grande ouverte à une possible suite de sa, en devenir, interlocutrice.






avatar
火 | Konoha no Genin
火 | Konoha no Genin
Messages : 801
Date d'inscription : 19/07/2016
Age : 18

Fiche Shinobi
Rang: C
Ryos: 1517
PE:
354/100  (354/100)

Voir le profil de l'utilisateur
Je crois qu'on avait perdu mon esprit quelque part dans ses propres méandres eux mêmes enfouit quelque part loin de moi. J'étais un peu perdue. Complètement même. Comment pouvait-il me connaître ? Moi, petite genin sans talents aucun, membre secondaire de mon clan. À part pour mes capacités à être une catastrophe ambulante  et avoir une timidité maladive, je n'étais pas du tout connue. Alors que lui, le génie du village caché de la feuille, qui ne le connaissait pas ? Même ceux des autres villages connaissaient son nom, à défaut de connaître son visage. Debout face à moi, Itachi Uchiha me regardait avec bienveillance et même, je pense, avec bonté. Déjà qu'il connaisse mon nom était assez incroyable, mais qu'il rajoute le suffixe « chan » m'avait fait rougir jusqu'au cuir chevelu. Ce n'était pas que j'avais peur, non ! Je n'avais aucune raison d'avoir peur de lui, n'étant pas une ennemie, j'étais juste intimidée de voir une légende vivante devant moi. Je sentis lentement mes nerfs se reconnectaient avec mon cerveau et j'avançai de quelques pas vers l'homme en face de moi. Au vu de l'état du terrain cela faisait quelques temps qu'il s’entraînait. Pourtant. Pas la moindre trace de sueur sur son visage et pas de souffle désordonné soulevait sa poitrine. Face à lui et à ses pupilles légendaires, le Sharingan, je me sentais toute petite. Mais vraiment minuscule. Je n'osai même pas le regarder en face. Je fixai … Son torse. J'avais toujours eus du mal à regarder mes supérieurs droit dans les yeux. Il me fallait un peu de temps. Beaucoup de temps serait plus juste.

Mon cerveau mit en place une nouvelle connexion. Ce que je venais faire ici ? Passer mes nerfs à m'en blesser ? Essayer de me calmer ? M’entraîner ? Fuir ? Un mixte de tout ça ? C'était évident que je ne pouvais répondre cela au jeune homme dont je venais de gâcher un entraînement. Cela revenait à dire « Pars ! Je veux m'entraîner, tu n'as rien à faire ici ! » Et face à un homme auquel je n'arrivais même pas à la voûte plantaire ... On allait éviter ça. C'était déjà plus qu'un honneur qu'il m'adresse la parole alors je ne devais pas le gâcher. Je crus presque sentir physiquement le coup de dictionnaire mentale que m'infligea ma conscience. Et qui me rappela soudain que je n'avais pas pris mon bandeau frontal ce matin avant de me sauver. Oups … Bon ! Ce n'était pas le moment de penser à moi ! Je n'avais plus honte de mon sceau alors ce n'était plus un problème. Et puis je devais répondre à Itachi-sama. Comment formuler ça ? Voyons, j'avais fuis de chez moi après une dispute avec mon père, et j'étais venue ici pour tenter de reprendre mes esprits en travaillant mon corps. Ce n'était pas un peu pompeux ? C'était quand même la vérité. Et puis en plus ce lieux avait le don de me calmer à cause du murmure du ruisseau. Après avoir retrouvé l'usage de mes cordes vocales, de ma langues et de ma salive, j'ouvris la bouche et bafouillai aussi fort que je l'osai

« Je … j.  Je suis… venue … m'….m’entraîner … P… P… Pour essayer… de… de … de reprendre m...m…. mes esprits …. p… parce qu… que j.. je … j'ai eus une violente … dispute avec … mon père.

Oui ! J'avais réussi à le dire. En trébuchant presque à chaque mot mais c'était déjà ça. J'avais réussi à parler. Et pendant cette opération j'avais nettement sentis que ma lèvre inférieur avait enflé. C'était douloureux mais je faisais avec. La question qui me taraudait depuis un bout de temps finit par m'échapper

- Co … C… Comment sav.. savez v.. vous qui je suis .. Itachi-sama ? J… J… Je ne suis .. qu'une genin … »

Aie. Je venais de me mordre la lèvre inférieur et donc de planter mes dents dans la coupure de ma lèvre. Je sentis la plaie se rouvrir aussitôt le goût du sang sur ma langue. Je fis un pas de côté et m'approchai de la petite rivière. Une fois à genoux, je me passai de l'eau sur le visage avant d'en boire une gorgée pour faire passer la saveur métallique plus que désagréable du sang. Il fallait que j'arrête de me mordre la lèvre pendant quelques temps, sinon cela n'allait pas guérir. Mon regard se mit à dériver sur les flots, bondissant de jeux de lumière en jeux de lumière comme un petit poisson pâle et au cœur meurtri. J'essayais de me calmer moi même mais dés que la moindre idée à propos de mon père effleurait mon esprit, mes poings se crispaient et une flambée de colère jaillissait des braise que je pensais pouvoir étouffer avec simplement de l'épuisement physique. Ce n'était pas que de a fatigue du corps dont j'avais besoin, mais de quelqu'un pouvant m'aider en parlant avec moi. Sauf que je n'avais personne, mes amis étaient en mission ou occupé. Mon regard quitta les jeux de l'eau pour venir se poser sur ma main flottant dans l'eau. Je me sentais seule face à ce problème.




Merci Aimi !

Spoiler:
 
avatar
火 | Konoha no Jônin
火 | Konoha no Jônin
Messages : 297
Date d'inscription : 18/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: S
Ryos: 0
PE:
18/500  (18/500)

Voir le profil de l'utilisateur
Sorrow

''He who conquers himself is the mightiest warrior.''







- Itachi, recommences. Disait le patriarche des Uchiha, d’une grande fermeté et autorité.
- Oui, père. Rétorquait le jeune prodige, avec résignation et calme.

La pression de performer. Cette étreinte contraignante quotidienne qu’amenait le port d’un simple nom. Le fait de devoir toujours faire mieux. Plus rapidement. Plus fort. Toujours.  La perfection serait atteinte qu’il faudrait la surpasser. Jamais rassasié ne seraient les hautes sphères de ce monde. On leur offrirait qu’ils en demanderaient un deuxième plus beau, plus majestueux. En aucun cas satisfait, ils savaient donc quémander sans cesse plus d’effort aux leurs. Les poussant jusqu’à l’extrémité de leurs capacités, et au-delà même. Ce que ressentaient la jeune fille, l’Ébène pouvait, en quelque sorte, le comprendre.

Destiné à être l’un des shinobi phare de la Feuille, il avait été opposé à d’énormes attentes de la part de tous, et ce, dès son plus jeune âge. Quand certain apprenait encore comment se substituer avec une vulgaire buche, on demandait de lui qu’il commande une équipe d’A.N.B.U. Comment un enfant pouvait en prendre autant sur ces frêles épaules? Aussi prodigieux et puissant avait-il été, il était immoral et cruel de priver une âme si jeune de son enfance. L’esseulant et la condamnant à une vie auquel elle n’avait jamais aspiré. Confronté à tout ça depuis son plus lointain souvenir, en l’occurrence cette Grande Guerre qui avait, une fois de plus, marquée la déhiscence des nations du Sekai, il vouait une certaine compassion pour ceux passant à travers des épreuves similaires.

Alors, de dire que les doléances de la jeune fille aux pupilles candides lui apportaient une certaine peine? Non, pas vraiment. Son dur passif l’avait mithridatisé face aux différentes afflictions que la vie pouvait amener dans nos existences. Cependant, même si son facies et l’image qu’il pouvait laisser apparaître au sein de la plèbe semblaient froids et impassibles : il n’en demeurait pas pour le moins intéressé. Ayant vécu des choses que personnes ne devraient vivre, il s’était voué à une mission plus grande que son propre être. Protéger ce village qui était le sien et faire de ses habitants des hommes et des femmes heureux. Des Êtres baignant dans le bien. Pour ce fait, il prenait sur lui le Mal. Abstergeant les autres de ce dernier, il l’aspirait en lui, afin de prendre ce combat comme étant le sien.

Le combat que la kunoichi semblait mener avait visiblement laissé de tristes scarifications en elle. Son âme semblait malheureuse, perdue. Elle venait ici dans le but de lénifier son esprit en proie à la déréliction.  En quelque sorte, le porteur de l’Éventail faisait un peu la même chose. À sa façon, il quittait son quotidien l’espace d’un instant afin de venir traîner en ces lieux où le temps semblait s’arrêter, afin de se laisser aller à cette splendide danse qu’on appelait entrainement. Machinalement, il avait exécuté des mouvements. Retrouvant ainsi dans cette routine, une once de réconfort. One qu’il comptait d’ailleurs tenter de donner à sa nouvelle interlocutrice, qui semblant en avoir bien de besoin.

Venant doucement prendre place au côté de sa consœur shinobi, il s’assoyait en tailleur. Prenant une pose naturelle, détendu,  il était en ce moment tout sauf formel. En tant que Protecteur de ce fief qu’il considérait comme étant sa maison, il jouait le grand frère de cette énorme chaumière. Offrant conseil et aide aux plus jeunes qui pouvaient le nécessiter. Prenant une voix apaisante, rassurante et bien sienne, il se laissait alors aller à quelques mots, fixant l’eau ruisselante devant eux.

- Tous les membres de la Feuille ne sont qu’une grande famille, tu sais Yume-chan? Disait-il, laissant planer ces mots l’espace d’un moment, les faisant caresser le courant d’air qui passait au même instant. La famille c’est quelque chose de spécial, d’inexplicable. Nous faisons tous ce que nous croyons être bien, pour nous-même et pour autrui. Rajoutait-il, fixant le courant dansant sous ses yeux, ayant une pensé pour son jeune frère, pour qui il ferait tout. Si tu le souhaite, je suis là pour toi, que tu désires parler ou t’entraîner, saches que je suis présent. Nous venons tous en ces lieux pour des raisons bien à nous. Aussi bien partager le moment, quand penses-tu, Yume-chan?







avatar
火 | Konoha no Genin
火 | Konoha no Genin
Messages : 801
Date d'inscription : 19/07/2016
Age : 18

Fiche Shinobi
Rang: C
Ryos: 1517
PE:
354/100  (354/100)

Voir le profil de l'utilisateur
Je sentis un mouvement derrière moi, mais je n'osai pas me retourner pour regarder le grand shinobi. Dans le coin de mon champ de vision, je le vis s'asseoir en tailleur près de moi. En tournant très légèrement la tête vers lui, je pouvais voir une personne parfaitement détendu, calme, qui fixait comme moi la rivière. C'était étrange de voir une légende assise proche de soi,  totalement calme, détendu, et dans son cas à j'écoute. C'était la première fois que cela m'arriver. D'habitude on passait près de moi sans même s'apercevoir de mon existence. Alors, qu'un homme de l'importance du jonin, connaisse mon prénom, et reste avec moi … Ce n'était pas tous les jours que cela arrivait. De plus, il collait à mon prénom le suffixe « chan »… Je l'écoutai en continuant de regarder l'eau sans piper un son. Une famille hein ? En ce moment le mot me râpait la langue en me laissant un sale goût en bouche. Mais, qu'est ce que je devais considérer comme ma famille ? Si on prenait les liens du sang proches je n'avais que ma sœur et mon père. De la à dire que je ferais tout pour mon père il y avait un pas, une fissure, une crevasse, un gouffre, un abysse … Pour ma sœur c'était une autre paire de manches. Je ferais tout pour elle, son bonheur, sa sécurité, et surtout pour sa liberté. J'irais même jusqu'à devenir une Nukenin pour elle. Si on dépassait les liens du sangs et les liens du clan, ma famille était le village. Oui. C'était sans doute ça. Ma famille était le village et ses habitants. Je me devais de tous les protéger. Même ceux qu'on pouvait juger insignifiant. Tous sans exceptions mériter ma protection et je leur devais ma vie. Mais, si je devais faire le choix entre ma sœur et le village, qui aurait le dessus ? Qui devrais-je laisser tomber ? Dans une logique froide et implacable, je devais sauver les plus nombreux. Mais, je ne suis pas une machine comme mon père, je suis une Être Humaine avec des sentiments. Et je priais que jamais cette situation ne se présente à moi. Machinalement, je notai qu'il n'avait pas répondu à ma question.

Mais la suite de ses propos m'étonna. Il souhaitait rester avec moi pour parler et s'entraîner ? Surprise, je relevai la tête pour le regarder. J'étais presque sûre de le voir avec un sourire moqueur aux lèvres. Mais non, il était sérieux. Du moins de ce que je pouvais voir sur son haut profil qui se détachait au soleil. Mon attention se focalisa sur lui. Il devait à peine avoir la vingtaine et pourtant son parcours était vertigineux. Il était le plus jeune prodige du village. Mais à quel prix ? Je sentis mon cœur se serrait. Il me faisait penser à Hanabi, l'héritière de mon clan. Ou inversement. Pourquoi les chefs de clan avaient tous cette envie de voir leur enfants être des élus ? Pourquoi pour cette raison, ils les obliger à grandir trop vite ? Les privant ainsi d'une partie importante de leur développement ? J'avais eus de la chance d'avoir un père absent sur ce point, et une mère plus que raisonnable et sensée sur ce point. Au moins, je n'avais pas subit cette espèce de mutilation. C'était maintenant que je la vivais avec la mort de ma mère. Je me devais d'être adulte pour ma sœur et d'oublier les joies des autres enfants de mon âge. Heureusement, s'occuper de Nyuuwa n'était pas difficile, mais c'était la côté le plus dur, je devais jongler entre mes obligations avec mon équipe et le village ainsi que l'entretien de ma sœur et mes obligations claniques. En bref, un joli petit bazar qui s'accompagnait d'oublies, de fatigue, de stresse, et de colère. Un fameux cocktail explosif.

Je fixai toujours Itachi. Oui, parler me ferait sûrement du bien, surtout qu'il devait bien connaître ma situation. Mais me battre, sentir une énergie sauvage s'emparer de mon corps, sentir mon cœur battre plus vite, la sueur perler à mon front, la farouche satisfaction de sentir le coup juste et autre … Voilà qui devrait me permettre d'éloigner la réalité et de libérer ma rage. Même si, jamais je ne ferais le poids face à un maître ninja de la carrure de l'homme près de moi. Dans sa posture, j'avais l'impression de retrouver le même genre de lassitude que dans la mienne. Sans doute une simple impression stupide de ma part. Mais, la fatigue oui semblait présente. J'imaginais que cela ne devait pas être aisé tous les jours. Comment faisait-il pour tenir ? Avait-il le même genre de pilier que moi ? Un membre de la famille qu'il aimait plus que tout ? Dans son cas je penchai pour son petit frère, Sasuke-sama. Brusquement, je m’aperçus que mon regards était fixé au beau visage de l'homme. Car, après tout, il était un Être humain comme moi, avec des sentiments, il n'était pas qu'une légende. Non, avant tout c'était un Homme, comme moi. À cette pensée je sentis ma vague de timidité refluer quelque peu. Ce qui ne m'empêcha pas de me lever lentement en murmurant et bredouillant

« Cela ……se… serait un …ho…honneur pour m…moi d'échanger … c…coups et mots en même temps … … avec v … vous … Je vous remercie pour votre p… proposition»

Résultat tout aussi catastrophique que mes autres tentatives. J'avais quand même un peu moins bégayer. C'était mieux que rien non ? Lentement, je me redressai en touchant une poche dans ma veste. Comme toujours j'avais un peu d'argent, s'il acceptait après l’entraînement, je lui offrirais quelque chose,des Dangos par exemples, ou ce qu'il voudrait. C'était la moindre des politesses à lui rendre après lui avoir fait perdre son temps ! Concernant l'entraînement, je savais que je n'avais pas la moindre chance de lui porter le moindre coups. Il pourrait me battre à une main. Mais, c'était un tel honneur que je ne pouvais refuser. Fermant quelques instants les yeux sur un monde de couleur avec un champ de vision ridicule, je les rouvris sur un monde en blanc, gris et noir avec un champ de vision plus large et plus précis qu'il n'était nécessaire pour vivre. Je pris ma garde avec un léger trouble que je dissimulai aussitôt. La concentration était importante. Autant pour le combat que pour les mots. Même si pour le premier, je ne savais pas si j'allais me donner à fond. Peut-être. Advienne que pourra.




Merci Aimi !

Spoiler:
 


Dernière édition par Hyûga Yume le Ven 12 Aoû - 10:43, édité 1 fois
avatar
火 | Konoha no Jônin
火 | Konoha no Jônin
Messages : 297
Date d'inscription : 18/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: S
Ryos: 0
PE:
18/500  (18/500)

Voir le profil de l'utilisateur
Sorrow

''He who conquers himself is the mightiest warrior.''








Parfois, la paix passait par la violence. Non pas une violence envers autrui et sanguine. Non pas qu’une paix entre des nations. Parfois, il s’agissait tout simplement d’une paix d’âme, une paix interne. Chacun avait ses propres façons d’expurger la souffrance le rongeant. Il y avait les addictions pour certains, que ce soit le jeu, l’alcool ou le plaisir de la chaire. Pour d’autres, le tout passait par cette violence. Limite du masochisme et du sadisme, des individus trouvaient soulagement dans l’acte  de faire souffrir autrui. Tandis qu’une partie de ces gens préférait s’affliger eux-mêmes plus de mal afin d’oublier ce qui les rongeaient normalement. Combattre le feu par le feu, idée particulière.

Puis il y avait des hommes comme le prodigieux Uchiha. Ceux qui trouvaient un instant de sérénité dans l’apprentissage et la culture de soi. Curieux de nature, il aimait en savoir toujours plus sur tout. Véritable amoureux de la littérature et de l’histoire, il passait des heures à parfaire ses connaissances. Lorsqu’il ne cultivait pas son âme, il travaillait son corps. C’est en partie ce qui l’avait amené ici. Vouloir rester au sommet de sa forme, certes, mais aussi libérer son être de ce qui l’entourait l’espace d’un entraînement.

Les moments qui allaient suivre allait être une excellente occasion de mélanger les deux. Étant la définition même de l’abnégation, l’Éphèbe personnage se faisait un plaisir, d’une certaine façon, voir un devoir d’aider cette jeune fille en perdition. Elle avait besoin d’une oreille pour l’écouter. Mais elle avait aussi besoin de quelque chose de tangible sur lequel frapper, se défouler. Toute cette haine en elle avait besoin de sortir. Dieu sait comment le porteur de l’étendard blanc et rouge savait les dangers de garder cette rancœur au fond de soi. Nombreux sont les Uchiha ayant sombré dans la démence et la folie à cause de ceci.

C’est donc ainsi qu’il acceptait l’idée de la douce kunoichi. Il allait lui apprendre à se connaître, à travers un savant mélange de coups et de mots. L’ancien capitaine des forces spéciale allait donc offrir une danse à la porteuse du byakugan. Une danse comme seul lui savait le faire. Avec un parfait dosage de philosophie et brutalité, il allait tenter de lui enseigner la vie, ou du moins, une leçon sur celle-ci. Jamais il ne pourrait prendre les décisions pour les membres de son village, cependant, il pouvait faire de son mieux pour les guider dans la bonne direction. Éliminant quotidiennement des obstacles dans la route de ceux-ci, les protégeant de son éventail divin, il ne pouvait, malheureusement, ne pas marcher la route pour eux.

Se levant de son siège éphémère, l’homme aux vermeilles pupilles se dirigeait tranquillement plus loin sur le terrain, laissant chacun de ses pas être drapé d’une unique prestance. Avec élégance et conviction, il se dressait maintenant droit devant son adversaire et partenaire du moment.  Respiration lente, muscles détendu, facies apaisé et l’âme concentrée, il attendait tel un chêne avant la tempête. Certes, il savait que nul ne parviendrait à lui faire courber l’échine, mais il ne sous-estimait pas ceux qui se dressaient dans son chemin. Nous ne savons jamais qui est réellement devant nous jusqu’à ce que nous le poussions dans ses derniers retranchements, l’obligeant à se révéler.

Prêt, il allait prononcer quelques mots, tout simplement pour lancer les hostilités. Ne désirant point être celui laçant la première pierre, il voulait forcer l’Hyûuga à porter le premier coup. Il voulait la faire sortir de son ‘’mutisme,’ en la poussant à agir. À s’affirmer. Elle en avait bien de besoin. La première leçon du jour allait être de prendre des initiatives. De sa voix apaisante mais autoritaire, le supérieur hiérarchique de la Genin prenait la parole.

- Attaques moi de toute tes forces, Yume, c’est un ordre. Maintenant. Avait-il simplement dit, rester sans bouger, attendant l’assaut de son opposante.







avatar
火 | Konoha no Genin
火 | Konoha no Genin
Messages : 801
Date d'inscription : 19/07/2016
Age : 18

Fiche Shinobi
Rang: C
Ryos: 1517
PE:
354/100  (354/100)

Voir le profil de l'utilisateur
Je n'aimais pas la douleur. Certains oui. Les sadomasochisme et ceux qui n'arrivent pas à exprimer leur souffrance autrement qu'en se faisant du mal. Ce n'était pas mon cas, et, j'espère que cela ne le sera jamais. Dans un entraînement intensif, je ne cherchais jamais la douleur, même si au vus de mes exercices elle était inévitable, mais seulement un épuisement profond et total de mon corps pour apaiser mes émotions tourbillonnantes dans mon crâne. Heureusement pour mon corps, ces entraînement où je le poussai à bout sont rares. De plus, même si l’entraînement faisait parti de mes occupations et de mes divertissements j'en avais bien d'autres. Le jardinage, dans lequel j'avais l'impression d'entretenir une relation avec ma mère. C'était bien sûr apaisant mais pas assez pour évacuer le trop plein d'émotions. La cuisine, où les sourires des autres étaient une véritable satisfaction personnelle, mais les échec là dedans étaient plus que frustrant et ne faisait pas diminuer mon anxiété. Et pour finir, le duo gagnant, la lecture et l'écriture. Je dévorais de tout, des récits fictifs aux réels, en passant par des analyses politique et des poèmes ainsi que des livres parfaitement techniques sur le Jûken, les sceau et le ninjutsu. Ma curiosité était insatiable, peu importe le domaine du combat aux fleurs en passant par le divertissement et la cuisine pour fini sur des stratégies et l'histoire. Tout était bon. Cela m’apportait connaissance et un apaisement un peu plus durable que celui du jardinage. Et l'écriture. Qu'était l'écriture pour moi ? Un moyen d'exutoire ? Pas seulement, bien que mes personnages souffrent beaucoup, cela me permettais de relativiser sur ma propre situation. J'avais beaucoup écrit, mais aussi chiffonner, déchirer et raturer. Je ne savais pas être satisfait de mes textes. Aucun n'avait été complété, et aucun lu à quelqu'un. C'était complètement privé et caché dans le matelas de ma chambre. Un endroit ou personne n'irait fouiller. Mais toutes ces passion ne faisaient que ralentir l'inévitable : l'explosion.

J'en faisais trop, on me l'avait dit des milliers de fois, mais je ne savais pas comment ralentir. C'était impossible. Il n'y avait pas de bouton stop, pas de pause, pas de retour en arrière possible. Et même si on voulait dire à la vie « Stop ! Un instant ! J'aimerais que ce moment soit éternel » Et bien non. Quand on passe un contrat avec la vie, il faut lire les clauses en bas. Vous savez celles écrites en minuscule. Celles qui stipulent que vous n'êtes soumis qu'au temps et qu'il vous est compter et que rien ne peut le stopper ni le faire revenir. En bref, il faut savoir prendre soin de soi de temps en temps et décompresser. Deux choses que je ne pouvais plus faire. Comment prendre soin de soi entre ses devoirs de ninja et sa petite sœur ? Et la décompression ? Non, même pas en rêve, à part des entraînements assez brutaux pour se vider de la moindre parcelle de force et d'énergie. De séance de torture presque. Mais quelque part absolument nécessaire.

J'observai Itachi-sama se déplaçait avec plus de majesté que le Damyio lui même. Il était parfaitement calme et détendu. Qu'aurait-il à craindre d'une gaminette de mon genre ? Dans ses yeux le Sharingan semblait émettre un brasier inquiétant. Allait-il être capable de copier mes mouvements ? Aucune idée. Il me surprit en m'ordonnant de venir l'attaquer en premier de toutes mes forces. J'avais plutôt l'habitude qu'on vienne vers moi et de riposter. Attaquer la première était complètement nouveau pour moi. Enfin, il me l'avait ordonné en se servant de son rang, et j'avais accepté le combat. Je n'avais aucune raison de reculer.

Inspirant à fond, je m'élançai vers lui en courant. Il y avait un peu plus de vingt-cinq mètres entre nous deux. De quoi avoir de l'élan. Mais je ne pouvais me servir du soleil, les arbres le cachaient. Et de toute façon il connaissait sûrement toutes les ruses que je pouvais lui servir. Mais qui ne tente rien n'a rien. Si j'arrivai à le pousser vers la rivière il pourrait glisser sur la boue. Ma course en zigzag n'avait pour but que de l'empêcher à savoir d'où j'allais l'attaquer. Au dernier moment je bondis aussi haut que je le pouvais en tournoyant sur moi-même avant de lui décocher un coup de talon au crâne. Je me réceptionnai sur les main et, d'une torsion du buste le frapper dans les cotes d'un nouveau coup de talon chargé comme le premier de chakra. Contrairement au combat contre Kaneki, je n'avais pas retenu le moins du monde mes coups qui étaient de plus amplifiés par ma colère. À peine mon coup achever que je bondis en arrière pour me mettre à distance. Je ne savais rien de ses capacités sinon que je ne devais sous aucun prétexte le regarder dans les yeux, si je ne voulais pas finir dans une illusion. Mon regard était posé sur sa gorge. Je guettai ses actions.

Résumé des actions:
 




Merci Aimi !

Spoiler:
 
avatar
火 | Konoha no Jônin
火 | Konoha no Jônin
Messages : 297
Date d'inscription : 18/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: S
Ryos: 0
PE:
18/500  (18/500)

Voir le profil de l'utilisateur
Get Up

''He who conquers himself is the mightiest warrior.''








- Itachi, debout. Ordonnait le Capitaine de la Police de la Feuille à son fils, tel un ordre formel.
- Hmpff….   Balbutiait le jeune prodige en devenir, à bout de souffle et souffrant, tentant toutefois de se relever de son échec.

Fatalité évidente, il ne pouvait pas gagné à ce jeu cruel et violent que son paternel appelait entraînement. En effet, un enfant âgé d’aussi peu d’été se devrait de s’afférer à se divertir en inventant des histoires loufoques, non pas en s’entraînant à devenir une machine à tuer. Cependant, le destin en avait fait ainsi pour le jadis petit garçon qu’était la progéniture de l’illustre Fugaku. Passant tout son temps libre à s’entraîner, il chérissait des idéaux et desseins bien différent des autres, et ce, depuis toujours. D’une nature investigatrice, ce simili épicurien à la chevelure ébène avait commencé dès son plus jeune âge à vouloir tout savoir sur tout. Que ce soit l’Histoire des Clans, des Guerres ou des grands Ninjas ayant foulés ce monde. Démontrant des aptitudes plus qu’avancé pour la coordination et l’apprentissage rapide, il semblait prédisposé à devenir un génie.  N’en ayant déjà pas assez d’être l’Héritier de l’Éventail, il se devait de se voir affubler du statut de prodige, le condamnant à l’excellence.

Voué au succès, il ne pouvait donc pas s’avérer d’échouer. Ses défaites devaient devenir des victoires et ses échecs ses plus belles réussites. C’est ainsi qu’il avait appris à toujours se relever, peu importe ce qui se dressait devant lui. Que ce soit les coups de son père, la difficulté d’une mission ou sa maladie. Jamais il ne se laissait abattre. Ayant un but en tête, il n’y dérogeait jamais. Doté d’une résilience sans faille, il faisait ce qu’il devait faire afin de succéder dignement aux ambitions qu’il chéri depuis toujours. Encaissant coup après coup, se relevant fois après fois, il avait appris à se tenir debout et à répliquer.  Apprenant chaque jour énormément, il faisait constamment des progrès faramineux. Sacrifiant son innocence et son enfance, il s’était ainsi assuré de devenir celui que tout le monde voulait qu’il soit : un véritable virtuose de l’art du combat.

Que ce soit un combat physique ou idéologique, le singulier shinobi était devenue une référence parmi les siens. Ne devient cependant pas un maître qui le voulait. Sa vis-à-vis désirait progresser, certes, elle le avait de bonnes intentions. Elle avait même osé tenter un premier coup, faisant ainsi preuve d’une évidente motivation. Cependant, il était maintenant le temps de tester sa détermination. Que ferait-elle vouée à l’échec. Ferait-elle comme avec son père et fuir? Pleurer? Figer? On ne sait jamais comment nous réagirons dans une telle situation avant de l’avoir vécu. Voilà pourquoi il est primordial pour une jeune kunoichi comme elle d’apprendre de ses erreurs et de vivre des situations la poussant dans ses limites, tout simplement afin qu’elle puisse en avoir connaissance.

Fonçant sur l’illustre homme, elle avait activé son célèbre dojutsu afin de tenter une frappe digne d’un Hyûga. Elle visait les tenkentsu : très prévisible, et surtout, trop lent. Restant bien droit, le Prince des Uchiha avait évité avec élégance chacun des mouvements de son éphémère opposante. Drôlement, celle-ci n'osai’ pas fixer ses yeux par peur, pourtant ses vermeilles pupilles étaient bien au repos, nullement activé. D’une simple parade, il avait esquivé la dernière frappe avant de se saisir du bras de la kunoichi et de la propulser au sol via un simple principe de levier couplé à un coup de pieds dont il avait retenu une bonne partie de la force afin de ne pas blesser sérieusement la jeune fille.

Faisant se lever un nuage de fumée avec sa chute, elle devait avoir cogné dur contre le sol. C’était en plein ce que le stoïque bellâtre voulait. Il voulait lui apprendre à se relever. Elle fuyait face à son père, mais aussi face à ses responsabilités. Si elle voulait un jour pouvoir s’affirmer, elle devrait apprendre à se tenir debout, même après des coups durs. La vie est rude et il fallait impérativement apprendre à composer avec le tout. S’y adaptant afin de survivre en ce cruel monde qui ne vous laissait généralement pas deux chances.

Dans une position quasi identique à celle d’avant l’assaut, l’Uchiha se dressait encore dans toute sa magnificence devant son ‘’élève’’ d’un jour. Il allait lui enseigner une leçon, à la dur certes, mais elle allait comprendre bien des choses. Reprenant le même ton que précédemment, il lui retournait la parole, sur un ton autoritaire et froid.

- Debout, Yume. Disait-il, marqué d’une pause. Attaque-moi de nouveau, plus fort cette fois-ci. Maintenant.








avatar
火 | Konoha no Genin
火 | Konoha no Genin
Messages : 801
Date d'inscription : 19/07/2016
Age : 18

Fiche Shinobi
Rang: C
Ryos: 1517
PE:
354/100  (354/100)

Voir le profil de l'utilisateur
La face contre terre je poussai un grognement de frustration. D'un simplement retournement, sans même forcer il avait esquiver mes attaquer et m'avait mise au sol. J'en avais plus qu'assez de ce goût de poussière à presque chaque combat. Contre mon père une fois que j'étais au sol j'essayai d'y rester. Une espèce d’instinct de survie sans doute. Contre les autres en revanche, je bondissais sur mes pieds. Mais contre mon géniteurs, tous les efforts me paraissaient vains, complètement futiles. Essayer de se relever, était une invitation pour mon père de vous renvoyer au sol sans aucune douceur en deux gestes. Et lorsqu'il jugeait que je n'avais pas assez souffert il me redressait lui même en me broyant les tempes d'une seule main. L'avantage d'avoir de grandes mains. Après qu'il m’ait redresser en me compressant ma boite crânienne, jusqu'à ce que j'ai l'impression d'avoir les yeux qui sortent des orbites, on était repartit pour un massacre en règle. Autant vous dire que si je l'avais déjà touché plusieurs fois, jamais je ne l'avais gagné.

Mais j'en avais marre de rester face contre terre face à ceux plus fort que moi. Je me redressai lentement face à Itachi-sama et levai un peu plus les yeux. J'avais son menton en ligne de mirent. Les combats contre mon père n'était pas le seul entraînement qu'il m'imposait. Pour apprendre une techniques, il me la faisait subir plusieurs fois avant de me l'enseigner à la dure. La douceur n'existe pas dans le monde de mon père. Les techniques qu'il m'avait enseigné étaient donc profondément graver dans mes chairs et dans ma mémoire. Je n'avais que peu de techniques d'un haut niveau, trois seulement, dont une défensive et une qui servait à repousser les adversaire, et la troisième une offensive. Les soixante quatre paumes du Hakké. Ma technique d'attaque la plus puissante. Mais, il allait réussir à l'esquiver. C'était sûr. D'une violente gifle mentale j'éloignai cette idée. Qui ne tente rien n'a rien. Si au moins je pouvais le toucher une fois ! Rien qu'une ! Ma lèvre saignait de nouveau. J'appuyai ma manche dessus pendant quelques secondes en scrutant le corps de l'homme en face de moi. Pas de garde, pas de défense, rien. Et il avait encaisser deux de mes coups de pieds ? Avant de me mettre à terre sans aucun mal ? Je me mordis la lèvre et le goût du sang envahit ma bouche et la douleur mon système nerveux. On se calme. Il ne va pas te tuer. Il t'a proposer un entraînement non ? Ça veut dire qu'il veut t'aider. Ou se défouler pour avoir déranger son entraînement. Nouvelle gifle mentale. S'il voulait se déchaîner sur moi, il ne m'aurait pas me laisser me redresser. Non, c'était bien un entraînement. J'inspirai calmement plusieurs fois pour chasser mes idées noires et me concentrer sur mon combat. Pour l'instant plus rien ne compter. Je devais juste trouver son point faible. Simplement ça. Tout le monde en avait un. Même les meilleurs. Il ne ferrait pas exceptions à la règle. Mêmes les génies ont un point faible. Il faut juste déterminer lequel est-ce. Dans leur cas, c'était plus compliquer que pour les autres. Je plissai de nouveau les yeux en l'observant. Une observation de son chakra ne révélait rien, dans ce cas c'était soit dans la tête soit dans les fibres musculaires et le corps en général. Mais sans chakra, il ne pourrait rien faire. Je plissai les yeux et augmenter aussitôt le flux de fluide de chakra dans mes yeux. Je devais être plus précise ! Plus rapide ! Plus endurante ! Je me mis en position mon attention toujours rivé sur mon adversaire. Il voulait que je frappe fort ? Bien ! Qu'il goûte à mon chakra.

« Jûken ! Les soixante quatre paumes du Hakké ! »

Je m'élançai aussitôt vers lui et commençai les séries de coups. Deux, quatre, huit, seize, trente deux, un grand pas en avant mentale et physique, soixante quatre. À peine la salve de coups finit, que je bondi en arrière en préparant une esquive. Je ne pouvais pas utiliser mon tourbillon ni ma protection, ne me restais que l'esquive




Merci Aimi !

Spoiler:
 
avatar
火 | Konoha no Jônin
火 | Konoha no Jônin
Messages : 297
Date d'inscription : 18/07/2016

Fiche Shinobi
Rang: S
Ryos: 0
PE:
18/500  (18/500)

Voir le profil de l'utilisateur
Good Job

''He who conquers himself is the mightiest warrior.''








Une ombre planait sur le terrain, se laissant guider par les cieux, elle observait tranquillement la scène. Bordé par une lisière d’arbre et un cours d’eau, un vaste étendu couvert de tronc d’arbre et portant les marques de précédents affrontements était les planches d’un entraînement aux proportions quasi théâtrales. L’un des protagonistes effectuait ses gestes avec une aisance et une prestance digne des plus grands. D’apparence presque chorégraphié, il offrait une véritable œuvre d’art en matière de performance martiale.

Infligeant une correction tant technique que psychique à celle qui lui faisait face, il avait un but en tête : la faire grandir. L’aider à comprendre la vie et à se comprendre elle-même. Usant de métaphore qu’il transposait dans des situations réelles, il tentait de lui imager des concepts qui permettraient à la femme en devenir de mâturer en tant que personne et d’ainsi avoir un meilleur contrôle sur sa vie.

Parlant de contrôle, suite à l’incise de l’Éphèbe à son égard, la jeune kunoichi avait lancé une attaque digne du nom qui l’affublait. Avec une grâce et une confiance qui faisait plaisir à contempler elle enchaînait les coups. Un, deux, dix, trente, elle ne s’arrêtait point. Elle réalisait un enchainement d’un rythme endiablé. Compte tenu de sa jeunesse et de son inexpérience, il était idoine d’affirmer que c’était impressionnant. Celle qui semblait grandement manquer d’estime de soi il y a si peu de temps, présentait désormais une technique qui pourrait faire rougir la majorité de ses camarades shinobi du même niveau.

Elle voulait l’atteindre, cela crève les yeux, elle avait sorti son plus grand jeu. C’est donc ainsi que tel un cheval ruant elle s’était élancé en direction de l’héritier du clan maudit. Muni d’une vitesse étonnante, elle lui avait porté un coup, puis un deuxième : elle venait de le toucher. Puis la suite se passa comme elle le voulait, elle martelait le corps de l’homme de ses frappes, le rouant avec une prodigieuse succession de mouvement. Habile de sa part.

Puis, l’impensable se produisait. Déception. L’intimidant personnage se voyait lentement se volatiliser, se fragmenter, en une nuée de corbeau. Son corps se fondant en plusieurs noirs oiseaux, il n’était plus Dans un désarroi le plus totale, il laissait ainsi son opposant à sa merci. Quant à eux, les corbeaux retournait où ils étaient depuis le début, parmi les cieux. Vagabondant en l’air avant même enchaînement de l’Hyûuga, l’Uchiha attendait tout simplement le moment adéquat pour se servir de ce tour de passe-passe.

Dorénavant, l’ébène jeune homme se trouvait toujours dans sa classique position. Droit, calme et détendu, il regardait son élève du moment. La seule chose qui avait changé était sa position, il se retrouvait maintenant à l’opposé de son emplacement initial. N’arborant plus un facies aussi stoïque, il laissait apparaitre une presque mimique de sourire. Ses traits devenaient un tantinet moins durs et sévères. Il avait réussi à amener la kunoichi à parvenir à se surpasser. Le but n’était pas de l’atteindre lui, chose que même un habile junnin ne parviendrait pas à faire, mais bien de pousser cette demoiselle à s’atteindre elle-même d’un raisonnement. Lui faire ouvrir les yeux sur ses capacités, lui démontrer qu’elle était capable de bien faire.

Tranquillement posé sur des deux pieds, la toisant de sa magnificence, le sibyllin personnage s’apprêtait à prendre la parole de nouveau, cette fois-ci n’ayant pas comme but de relancer les hostilités, il allait cependant offrir une conclusion à la leçon qu’il venait de donner à la demoiselle.

- Félicitation, Yume. Ton enchaînement était excellent. Disait-il, doucement, d’un ton rassurant. Crois en toi et fonces, tu vas tomber, mais tu peux te relever. Les dernières minutes en sont la preuve. Rajoutait-il, d’un ton empli de sagesse. Ne cesse point d’avancer et tu finiras par trouver ton chemin dans ce monde hasardeux. Laissait-il planer avant de commencer à marcher en direction de la sortie dissimulé parmi les arbres, concluant au passage avec les mots suivants. Je dois désormais y aller, bonne fin de journée, Yume-chan.


Aussi simplement que cela, il quittait. D’un pas lent et toujours aussi majestueux, le phénomène de la Feuille s’en allait vers d’autres cieux afin de compléter sa journée qui ne faisait que commencer. Cependant, il était fier de lui, affichant un léger sourire. Représentant l’abnégation même, il aimait bien offrir du sien à ceux dans le besoin. Ce village étant sa maison, il considérait ses concitoyens comme étant de sa famille. Pour lui, il était donc normal d’offrir de son temps et de son expérience aux plus jeunes. Ce sont eux, la génération de demain, qui pourrait faire perdurer les rêves de paix de l’Uchiha. Mais pour le moment, il se donnait corps et âme afin d’y veiller. Parcourant les rues de Konohagakure tel une ombre bienveillante.








Contenu sponsorisé


Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Militaires 3/3
» What about playing chess?
» Gratte quelques cordes {- Feat Ulysse}
» Retrouvaille entre soeurs...|feat Rhéa-Gaïa O'Brain
» plonge

Sauter vers: