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風 | Suna no Chûnin
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La mutilation [Flashback Solo]    Sam 6 Aoû - 16:33

Mutilation

∆ Feat. Kezakure & Watari ∆



« Tu ne devrais pas aller par là Matsuda. »


« La zone est quadrillée, quel est le problème ? »


« Mon intuition. Fais moi confiance. Hasegawa-kun, dis lui. »


« Ne prends pas mon élève à parti contre moi Watari. De toute manière tu... »


« MATSUDA !!! »




* * *



Le soleil était rude en cette journée d’été. Tout le monde transpirait à grosses gouttes. Une chaleur pareille était difficilement supportable. Kezakure n’aimait pas cette saison. Il préférait de loin la fraicheur apaisante de l’hiver. Comment les gens pouvaient majoritairement préférer l’écrasante chaleur de l’été ? Cela était pour lui un mystère. Luttant contre la chaleur du mieux qu’il le pouvait, l’homme se tenait debout, près d’un feu de camp. Ses équipiers s’y trouvaient tous assis en tailleur, à faire cuire le repas à venir. Kezakure n’avait pas très faim. Il se contenterait de boire quelques rasades d’eau et ce serait tout pour lui. De toute manière, il avait déjà pris un copieux petit-déjeuner et la faim ne le tiraillait pas. Bien que tout cela manque donc de cohésion, il alla plutôt faire le guet aux alentours. La mission n’était pas simple. Un groupe de soldats d’Iwa s’était emparé récemment de papiers confidentiels dont les informations devaient à tout prix leur rester secrètes. Affronter des ninjas entrainés était rarement une bonne idée et Kezakure le savait pertinemment. À la troupe de sa compagnie de dix mercenaires il ne comptait pas les attaquer de front. La ruse prévalait.


Marchant à pas lents dans les bois, il se remémorait sa jeunesse. De tous ses sbires il était le seul à avoir reçu une éducation militaire correcte. Après tout, il était un ancien shinobi, rien que ça. Natif de Taki, il avait fui son village pendant la guerre. De toutes les raisons possibles d’une désertion, la sienne fut l’amour. L’amour qu’il portait à sa famille était énorme. Il aimait sa femme comme un fou et à ses yeux, la vie de sa fille valait mille fois la sienne. Pour les protéger, il avait prit sur lui de devenir nukenin. Devenu un paria et ayant besoin d’argent pour survivre et nourrir les siens, il s’était laissé tomber dans le mercenariat. Bien sûr, en son for intérieur, Kezakure était un homme charmant, bon et bienveillant envers ses proches, mais au travail il se devait d’être cruellement efficace. Afin que ses affaires puissent prospérer, il se bâtit seul une réputation de tueur sanguinaire et sans merci. Rapidement, le nukenin s’entoura d’hommes de main pour le seconder dans sa tâche. Parmi eux se trouvait même un rônin ayant fui le pays du Fer parce qu’il ne supportait pas leurs coutumes.


Toujours à la tête de son équipe de mercenaires, Kezakure avait donc accepté cette dangereuse mission et au fond de lui, il avait un mauvais sentiment. Il avait la conviction que quelque chose n’allait pas bien se passer. Il n’aurait pas été en mesure de l’expliquer, c’était un sentiment illogique et indescriptible qu’il ressentait au plus profond de son être. Faisant taire ses inquiétudes, le meneur retourna auprès de ses hommes pour les avertir qu’il fallait reprendre la route. Grâce à son employeur, il avait une idée de la route que les iwajin allaient suivre et il comptait s’en servir. Son objectif était simple, leur tendre une embuscade et les terrasser. Facile à dire, beaucoup moins facile à faire. Par chance, Kezakure était un expert pour poser des pièges. Certes, il ne faisait pas un combattant redoutable mais ses sournoiseries étaient légendaires. Expert des parchemins explosifs, il savait comment les disposer discrètement et de manière à duper l’ennemi. En montrant un piège évident, il parvenait à mener sa cible vers le véritable piège. C’était là le génie du mercenaire.


Avec ses hommes, il se dépêcha se rendre au point qu’il avait décidé pour mener l’embuscade. La zone avait été choisie car elle se trouvait loin de toute aide extérieure et surtout qu’elle était recouverte d’une luxuriantes végétation, propice au talent de Kezakure. Une fois sur place, le déserteur s’empressa de mener son vil dessein à bien. L’attaque allait être compliquée, malgré tout ses pièges. Il n’arrivait pas à être confiant. Il pensait à sa femme et sa fille. Il tentait de rappeler leurs visages. Une sueur froide lui parcourut alors le dos. Kezakure n’y parvenait plus. Un voile noir l’empêchait de se remémorer ses proches. Pourquoi ? Ce n’était pas normal. Il ne comprenait pas. Avant qu’il n’ait le temps de percer ce mystère, la situation évolua. Un groupe arriva. Il s’agissait bien des Iwajins. En peu de temps ils quadrillèrent la position pour voir si tout était en norme. Ils pensèrent que oui. Fatalement, ils tombèrent dans le piège du mercenaire. Prêt à bondir sur les ennemis, Kezakure entendit un cris.


« MATSUDA !!! »



* * *



Une explosion terrible retentit sans que rien ne la laisse prévoir. Aucun ennemi en vue, il s’agissait donc d’un piège. Alerté par Watari, Matsuda tenta de fuir. Il était trop tard. Bien qu’il ait de bons réflexes, il ne fut en mesure que d’esquiver partiellement l’attaque. En un instant, l’autiste sentit la chair de sa jambe gauche le faire horriblement souffrir. Il avait le sentiment qu’on la lui avait arraché pour ensuite la remettre avec quelques agrafes. La souffrance qu’il ressentait était tout bonnement insupportable. Le souffle de l’explosion le projeta de plus dans les airs. Ayant perdu toute notion d’espace en voltigeant horriblement, il ne fut pas en mesure de retrouver son équilibre et s’écrasa mollement contre l’écorce dure d’un arbre. Le choc lui coupa le souffle et il se retrouva face contre terre, baignant dans on propre sang. Malgré toute cette douleur, il ne parvenait pas à perdre connaissance. Affolé et suffoquant piteusement, Matsuda tenta de se redresser. Impossible. Il tenta de regarder sa jambe. Cette seule vue lui permit de comprendre à quel point son état était grave. La lumière du jour sembla lentement s’assombrir. L’Iwajin tentait de garder les yeux ouverts mais ses paupières étaient trop lourdes. Elles semblaient peser des tonnes. Aucunement en mesure de lutter, Matsuda perdit finalement connaissance.



* * *



L’explosion avait été violente. Watari n’avait eut aucun mal à esquiver, contrairement à Matsuda. Voyant son supérieur proche de la mort, il tomba nez à nez avec un homme vêtu tel un samouraï. Fou de rage, il sortit un kunai pour le terrasser, mais l’épéiste était plus coriace qu’il n’y paraissait. N’ayant pas envie de perdre son temps, Watari recourut donc au ninjutsu pour le décapiter avec un rapide disque de pierre volant. Malheureusement, l’ennemi n’était pas seul. Une dizaine de combattants s’en prenait actuellement au reste des forces Iwajin. Bien plus entrainés et surtout plus puissants, les hommes du village caché de la roche n’eurent pas grand mal à prendre le dessus sur leurs opposants. Finalement, seul le chef ennemi resta en vie. Certes, cela ne fut que de peu, mais il respirait encore. Au total, cette vicieuse attaque surprise causa la mort de tous les mercenaires sauf leur chef et blessa deux Iwajins dont un gravement, en la personne de Matsuda. Immédiatement après l’affrontement, Watari et Hasegawa, le disciple de Matsuda, se rendirent auprès de ce dernier.


« Le boss est à terre, je prends le commandement. Bon écoutez les gars, Matsuda doit survivre, nous devons le ramener en vie à Iwa. C’est un ordre. »


« Et le prisonnier, on en fait quoi ? »


« Ramenez le aussi, je veux qu’il soit interrogé une fois que nous serons arrivés. »



Watari s’agenouilla lentement au niveau du déserteur. Le ton de sa voix était froid et presque cruel. Il attendit que les hommes aillent au niveau de Matsuda pour s’adresser à Kezakure.


« Toi, écoute moi bien. T’as fais une grave erreur, et tu vas la payer longtemps. Je pense que tu ne garderas pas longtemps ta tête sur tes épaules, mais jusqu’à ce ton exécution sonne, sache que je vais me faire un devoir de te faire vivre l’enfer. Ne meurs pas pendant le voyage, j’en ai pas fini avec toi. »



* * *



Ploc, ploc, ploc. Une goutte après l’autre, ce son ne cessait de se reproduire à l’infini. Dans sa cellule froide et humide, Kezakure ne bougeait pas. Allongé sur son inconfortable lit de fortune, il tentait de faire la même chose depuis des années. Jamais il n’y parvenait. Sa femme, sa fille, leurs visages ne lui revenaient toujours pas. Pourquoi ? Saisissant sa tête entre ses mains, l’homme se mit à hurler. Pourquoi ? Il ne cessait de se poser cette question encore et toujours depuis si longtemps qu’il pensait le faire depuis toujours. Subitement, il crut se rendre compte de quelque chose. On l’espionnait ? Cessant tout, il se tourna vers l’unique ouverture de sa cellule, située dans la portée blindée qui l’enfermait. Deux yeux marrons le fixait. Kezakure se redressa. Qui était cet homme. Prêtant une oreille attentive, il crut entendre l’inconnu manger. D’une voix faible, à peine audible, l’ancien mercenaire ouvrit le dialogue.


« Je... Qui êtes-vous ? »


« Matsuda. »



La voix qui lui répondit était franche et sincère. Il parlait comme si son identité était évidente. Dans la tête de son interlocuteur, il n’y avait nul doute quant à cela. Mais qui était-ce Matsuda ? Matsuda... Ce nom lui disait quelque chose. Oui, il s’en souvenait. Mais d’où connaissait-il ce nom ? Pas moyen de s’en rappeller.


« Salut Kezakure. Je crois que nous ne nous sommes jamais véritablement rencontré. Oh Watari, une part de flan en plus, merci. »


Watari ?!? Ce monstre ? Non, pas lui ! Kezakure connaissait trop bien cet homme, c’était lui qui l’avait torturé durant des mois avant de le laisser mourir ici à petit feux. Tous les jours, il maudissait le ciel de ne pas lui avoir accordé une mort franche et rapide sur l’échafaud. Watari désirait-il de nouveau se livrer à ses basses affaires ? Cela faisait des années qu’il avait pourtant arrêté. Que se passait-il ? Le déserteur ne pouvait s’empêcher de trembler comme une feuille au vent.


« J’ai une offre. Une belle offre. Non vraiment elle est bien, promis. Merci pour le flan Watari, c’était très bon. Donc, oui, cette proposition est simple. J’ai besoin d’hommes de main de temps en temps, des gens qu’on peut sacrifier sans en avoir rien à foutre. Ça te plairais ? »


« Que... Mais c’est aberrant, jamais je n’accepterai ça ! »


« Ah bon ? Moi quand j’étais petit, dans mon orphelinat, Madama Suzuki disait souvent une phrase. Ne jamais dire jamais. Je te le dis. Ne dis pas jamais, ne le fais jamais. Pas à moi. J’ai une jolie proposition. Je te jure c’est vrai. Watari, ouvre la porte, il va voir. Je suis pas un menteur pourtant.»



Kezakure n’y comprenait rien. De quoi pouvait bien parler ce malade mental ? Car oui, de toute évidence, l’homme qui parlait avait un fusible mal branché. Tremblant encore plus, le déserteur se mit en position foetale dans un coin lorsqu’il entendit les gonds de la porte grincer. Ce son strident lui rappelait toutes les fois où Watari était venu le torturer. Soudain, deux personnes pénétrèrent dans la cellule. Prenant son courage à deux mains, Kezakure les regarda. Son visage se figea alors. Des larmes se mirent à couler au creux de ses joues. Son corps ne tremblait plus. S’il pleurait, ce n’était ni de tristesse ni de souffrance, il pleurait de joie. Devant lui se trouvait sa famille. Incapable de bouger, il regarda les deux amours de sa vie sans rien dire. Il était au comble du bonheur, il se sentait revivre. C’est à ce moment que Watari et un homme d’allure étrange firent à leur tour leur entrée.


« Tu vois, je l’avais dis elle est bien ma proposition. Bon c’est simple, promis. Tu fais ce que j’ai dis, et moi je fais en sorte que ta famille puisse vivre à Iwa en paix. Nourrie et logée, c’est déjà bien. Bon toi par contre tu restes ici, surtout après ce que tu as fais à ma jambe, j’ai pas tout à fait confiance. Non, tais toi, y’a rien à dire je ne t’en veux pas. Je t’autorise à obtenir trois visites par semaines. Bien sûr quand tu travailleras pour moi, ta famille restera ici et si tu échoue ou bien si tu veux me trahir moi ou le village, ils meurent. Puis toi aussi dans la foulée. Alors, je te l’avais pas dis qu’elle était bien mon offre ? »


Cette proposition de façade n’en était bien sûr pas une. Kezakure n’eut donc pas le choix, contre sa volonté, il se retrouva à servir l’homme qu’il avait mutilé dans le passé. Il se retrouvait esclave d’un homme qu’il avait pourtant forgé en partie en le détruisant. Cruelle ironie du sort, le destin voulut qu’il meurt en mission pour Matsuda quelques mois plus tard. Aujourd’hui, sa famille vit toujours à Iwa, sous tutelle du directeur de la section Défense et Sécurité.


© ciitroon
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Re: La mutilation [Flashback Solo]    Dim 11 Sep - 17:44

Correction

Positif - Matsuda


Quel rp ! La narration se passe à travers les yeux de ce déserteur qui piège ton personnage et sa troupe et à la fin on comprend donc que celui-ci va travailler avec Matsuda, ce qui narre donc un épisode de sa vie. C'est très intéressant de savoir comment tu as recruté tes mercenaires, en tout cas j'ai apprécié ta façon de raconter cet élément de la vie de Matsuda. Tu as une plume fluide, une bonne utilisation de ton vocabulaire et tu décris bien le ressenti de tes personnages ainsi que les actions menées. Vraiment bien joué !


Négatif - Matsuda


Bien évidemment, tout ne peut pas être parfait, bien que j'en ai vu peu, j'ai vu des oublis de mots ou de lettres, sûrement de inattention ! J'ai aussi remarqué des petites coquilles et surtout en rapport avec le "S", c'est une belle lettre pourtant, alors je mentionnerai que celles-ci, juste relire et ça passera tranquillement.

Ne prends pas mon élève à parti -- > à "partie" ici !
il se dépêcha se rendre  -- > "de se rendre" je suppose !
d’une luxuriantes végétation -- > "Luxuriante" sûrement un petit "s" baladeur =)
tout ses pièges. "tous"
nous sommes jamais véritablement rencontré. -- > Rencontrés car utilisation du "nous"
si tu échoue -- > échoues


Gains - Matsuda


5 PE



Aimi ♥
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