They aren't alone, we are here
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火 | Konoha no Genin
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They aren't alone, we are here    Lun 8 Aoû - 11:38
Ordre de mission:
 

Tout en descendant l'escalier, j'enfilai une cape de pluie bleu marine brodé qu'on m'avait offert après ma mission chez le créateurs de haute couture pour ninja. Elle avait l'avantage de se décrocher toute seule si on tirait trop dessus de n'importe quel côté. En passant devant la fenêtre, je jetai un œil au torrent de pluie qui glissait sur le carreau. Plaignant nos amis du désert bloqué dans cette pluie bien loin de chez eux et attaqué de toute part par des mercenaires. Après avoir posé un mot griffonné à la va vite pour Nyuuwa et mon père sur la table, pris ma sacoche avec mes armes, renforcé par plusieurs rouleau de bandages, je sortis de chez moi en tirant sur mon front la large capuche de la cape qui m'enveloppait. Je me mis à courir dans la rue aux larges flaques d'eau sans bondir sur les toits trop glissant pour y monter dessus sans se rompre le cou. Tout en filant comme une flèche aux portes du village, mon cerveau se mit à tourner à plein régime.

Il pleuvait des cordes, avec mon Byakugan nous avions un avantage certain au niveau de la visibilité, mais, rien ne nous disait que les mercenaires, fort nombreux d'après ce que j'avais compris, n'avaient pas placés des piège au cas où. Même si je doutai qu'ils l'aient fait, il fallait se montrer prudents. De plus, ils pouvaient voir un senseur parmi le groupe. Si cela se produisait il fallait tout de suite l'éliminer. Mais, dans ce cas de figure, il pouvait être protéger par ses compagnons. N'ayant jamais entendu parler d'une véritable solidarité entre ces personnes, je ne pouvais savoir. Par contre, s'ils étaient conscients de la valeur d'un senseur contre nous … Les plus forts allaient obliger les plus faibles à se sacrifier. Pour finir avec les assaillants nous ignorions leur nombre total. Le S.O.S ne le précisait pas. Il disait simplement que leur campement, aux sunajins, était attaqué et qu'il y avait de nombreux blessés plus ou moins grave ce qui réduisait le nombre de combattants. Minato-sama nous avait ordonné de faire en sorte qu'aucun de nos alliés n'aillent à la rencontre de ses ancêtres. D'où la provision de bandes dans mon sac. Je me maudis silencieusement de ne pas maîtriser l'art des soins ninja. J'aurais pu me rendre d'avantage utile. Mais là …

Je saluai d'un mouvement de têtes mes amis et mon sensei. Pas le temps de traîner pour les  explications. Ils savaient les grandes lignes et je leur donnerai les dernières informations et les observations que j'avais eus pendant le voyage. Pas de temps à perdre. Plus de temps serait perdu à rester immobile plus de nos alliés seraient en danger de mort. Je rajustai légèrement mon capuchon en m'élançant hors du village avec mes compagnons. Je leur racontai ce que je savais et autres. Après un bond sur une branche d'un arbre et la fin de mon récit je me tournai légèrement vers les trois hommes autour de moi

« Quelqu'un à une idée de plan à part prendre à revers les assaillants ? Je dois avouer que je suis en panne sèche d'idée ! »

J'avais toujours eus du mal à faire un plan en avance, un plan sur le tas par contre, pas de problème ! Ma logique m'échappais souvent. Je n'aimai pas tout préparer.  Pour un ninja c'était toujours impossible de tout prévoir. Il y avait dans le futur une part d'imprévu et d'improvisation. Même si, un bon plan pouvait toujours sauver des vies. J'eus une pensée pour Eirin. J'avais ordre de tuer ces Nukenins. Mais… Si j'arrivai à en neutraliser certains sans les tuer ? Mouais. Je verrais ça au moment de choisir. Même si j'avais déjà tué je préféré épargner pour qu'ils aient un jugement. Ce n'était pas le moment de penser à ça ! Je chassai un filet d'eau qui me coulait sur le visage en me concentrant sur la mission et le présent.




Merci Aimi !

Spoiler:
 


Dernière édition par Hyûga Yume le Ven 9 Sep - 9:02, édité 1 fois
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Re: They aren't alone, we are here    Dim 14 Aoû - 17:35

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- Merde, je n'aurais pas dû forcer hier.

Voilà les mots que je me chuchotais assis sur mon lit en serrant soigneusement le bandage autour de ma cheville gauche. J'espérais au moins que la douleur ne me gênerait pas lors de la mission d'aujourd'hui ou encore indirectement mes coéquipiers, mais aussi, je ne voulais pas être mis sur la touche. C'était la première fois que mon devoir de shinobi me menait à un autre pays. Qui sait quel genre de nouvelles choses nous pourrions y découvrir. Même si j'étais hyper excité à l'idée d'entrer dans un autre pays, aujourd'hui, nous ne nous y rendions pas pour faire du tourisme. Nous sommes avant tout, une équipe de Konoha appelé en renfort sur une terre allié, celle de Suna et en tant que telle, je ne peux me permettre de quitter l'équipe à cause d'une simple douleur. Mes affaires déjà préparées et soigneusement rangées dans un sac à dos par ma mère, étaient posées juste à ma droite.

Tête baissée et croisant les mains sur mes genoux, je m'accordais quelques minutes de réflexion et d'auto motivation avant de me lever bien déterminé à mener à bien la mission. Comme toujours, nous avions rendez-vous aux portes du village. Il pleuvait beaucoup dehors, ce qui impliquait un encombrement supplémentaire si je voulais en bon état arrivé au pays du vent. Un mal nécessaire. J'enfilais calmement un blouson après avoir mis mon sac au dos pour éviter d'être trop mouillé pendant le voyage. Prêt à partir, je descendais lentement les marches d'escalier qui menaient au rez-de-chaussée. Il n'y avait déjà plus personne à la maison. Déjà, mon grand-frère n'était pas encore rentré de mission, ma mère c'était rendu à son lieu de service tandis que mon père accompagnait ma petite-sœur à l'école. Claquant légèrement la porte derrière moi après avoir quitté le salon, je pris le chemin qui menait à la sortie du village.

Je masquais habillement ma douleur à la cheville, ne montrant aucun signe douleur. Arrivé au point de rendez-vous, je pouvais constater qu'il ne manquait à présent qu'une personne avant que nous entamions le voyage. Une fois le quatrième membre arrivé, l'équipe prit immédiatement la route, Yume la première. On aurait dit que cette mission lui tenait particulièrement à cœur. De mon côté, je n'étais pas particulièrement de bonne humeur. L'ordre de mission stipulait bien que nous devions tuer les mercenaires et rien que pour cela, je ne sentais pas particulièrement à l'aise. Je me demandais bien comment se sentaient mes coéquipiers face à cet ordre. Jusqu'à ce jour, il ne m'était encore jamais arrivé de mettre un terme à la vie d'une personne, et même si mon corps suivait mes coéquipiers en sautant d'arbre en arbre, ma capuche masquait bien mon manque de présence total. Plongé dans mes pensées, je n'arrivais pas à m'imaginer comment je réagirais s'il arrivait que j'aie à tuer.

Alors que l'équipe avait déjà trouvé son rythme de déplacement, Yume s'arrêtait brusquement pour nous demander si quelqu'un avait un plan d'action. C'est de justesse que manquais de la faire tomber en m'arrêtant à mon tour. Elle avait bien raison, nous ne pouvions pas juste nous jeter dans le tas comme ça, surtout que nous ne savions rien des mercenaires. À mon avis, devrions d'abord nous arrêter à Suna afin d'avoir des informations plus approfondis sur la mission et peut-être trouver du renfort.

- On devrait peut-être s'arrêter à Suna, afin d'avoir plus d'information sur la situation et peut-être même trouver du renfort.

Ce n'était que mon avis, Sensei était le mieux placé pour nous trouver un plan d'action.


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Re: They aren't alone, we are here    Jeu 25 Aoû - 16:23
L'ordre du jour était à l'urgence: Fusasaki allait amener ses genin au loin, afin de porter secours à un avant-poste du Pays du Vent, l'allié le plus puissant et le plus proche de Konoha. Les hommes y étant affectés subissaient en ce moment une attaque de mercenaires organisés, probablement sous la forme d'un siège, ce qui leur a permis d'envoyer l'appel à l'aide que le Hokage a reçu. Le Kazekage avait probablement reçu un message du même ton, mais ils ne pouvaient être sûrs, et c'était leur tâche à présent de s'assurer que le campement survive à l'assaut ennemi.

Yume et Kaneki étaient prêts rapidement, conscients de l'importance de cette mission. Ils avaient déjà fait beaucoup de choses, avec et sans lui, mais cette fois, ils allaient sauver des gens, affronter des ennemis qu'il allait peut-être falloir tuer. Fusasaki aurait souhaité pouvoir garder les mercenaires en vie pour leur faire révéler certaines informations concernant leurs employeurs, puisqu'après tout, leurs motivations se limitaient à l'argent dans la totalité de leurs actions.

La priorité, cependant, restait de sauver leurs alliés Sunajin. Et pour ce faire, il fallait se dépêcher. Lorsque Kaneki proposa de faire un passage au Village Caché de Suna pour demander un complément d'informations ou éventuellement dépêcher des renforts, Fusasaki dut corriger:

"Nous n'aurons pas le temps de faire un détour. Notre mission est d'une urgence capitale. Nos alliés sont attaqués alors que nous parlons. Chaque minute de retard met leur vie plus en danger. Nous n'avons pas besoin de plus d'informations qui vaillent la peine d'être attendues, et nous sommes les renforts qui arriveront pour sauver ces ninjas: quelle bande de mercenaires peut se prétendre assez organisée pour repousser un groupe de ninjas l'attaquant de dos alors que leur attention est focalisée sur leur ennemi premier?"

En effet, ils n'avaient pas le temps. Ils s'étaient mis en route en direction du lieu de l'appel, courant aussi vite que leur formation le leur permettait. Laisser l'un d'eux derrière mettrait en danger le succès de leur arrivée, aussi firent-ils des efforts pour rester parfaitement groupés.

Yume s'était montrée inquiète quant à leur absence de stratégie, mais son sensei ne pouvait pas leur en donner. Il tenta de les rassurer quant à ce point:

"Nous n'avons pas de stratégie, et ne pouvons pas en développer avant d'avoir atteint le champ de bataille. Nous ne connaissons pas le nombre d'ennemis et leur niveau de préparation, ni l'état dans lequel se trouvent les Sunajin. Si ça se trouve, ils sont juste coincés et dix ninjas pourront nous aider dès que nous serons arrivés... mais je ne compterai pas trop là-dessus."

Leur mission, en effet, comportait une première partie qu'il ne fallait pas sous-estimer: arriver à destination au plus vite. Deux points inquiétaient le vieil homme plus que tout autre détail. Premièrement, les mercenaires semblaient laisser le temps à leur victimes d'envoyer des messages, ce qui augurait une stratégie obscure, et qu'ils pensaient être capables de pouvoir affronter une poignée de ninjas en plus de ceux qu'ils étaient en train de prendre en tenaille. Deuxièmement, les ninjas de Suna avaient envoyé un message à Konoha... leur situation devait être véritablement désastreuse pour qu'ils jugent nécessaire d'alerter ainsi une autre Grande Nation. Pour Fusasaki, tout cela commençait à ressembler à un piège, monté pour il ne savait quelle raison et visant à capturer des ninjas ne comptant pas sur le fait d'être attendus.
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Re: They aren't alone, we are here    Jeu 25 Aoû - 22:05



Piège et compagnie
Aucune secondes à perdre, que cela soit pour la recherche d'informations, ou bien pour créer un plan. Attaquer sans plan donc ? Voilà qui était intéressant. De la totale impro. Mais si ce que sensei disait était vrai , et ce que disait sensei était toujours vrai, les mercenaires ne s'attendaient pas à notre venu.  Pourtant, comment les ninjas de suna étaient-ils parvenus à nous transmettre ce message ? Si les mercenaires les avaient laissé sciemment le faire, notre venue n'était donc pas une surprise et il fallait s'attendre à être reçu. Tout en continuant ma course entre les arbres, toujours aussi présent, et sous la pluie battante, je réfléchissais à cette question tout en priant pour que celle-ci soit fausse. Dans le coin de mon champ de vision, je notai que Kaneki prenait moins appuie sur sa jambe gauche. S'était-il blessé ? Dans ce cas, je me devais de veiller sur lui plus que de coutume. Moi qui était la plus jeune, je prenais le rôle de maman maintenant. Ironique. Cela devait être à force de m'occuper de Nyuuwa sûrement. Enfin … J'avais toujours étais un peu protectrice envers mes coéquipiers et amis. Même envers mon sensei. Côté grande sœur ou plutôt maman ? Impossible de savoir. Tout ceci ne devait interférer avec notre mission. Notre but était  de sauver des sunajins, en évitant d'y laisser notre peau également, mais quand même. Si on avait désigner notre équipe c'était qu'on nous faisait confiance pour sauver nos allies.

Mais ce message me perturbait. Comment était-il venu jusqu'à la tour de notre Hokage ? Ces ninjas avaient-aussi eut le temps de prévenir leur Kazekage ? Si la  réponse était non, dans ce cas leur situation était plus que critique pour uniquement demander l'aide d'un pays, certes ami, voisin. Je me mordis le pouce, mon cerveau essayant de démêler cet écheveau de questions sans réponses. Pas de plan ? Je dois avouer que cela me stressait quelque peu. Bien sûr nous n'avions que trop peu d'informations pour en faire un … Mais je ne pouvais m'empêcher d'être inquiète. Vous savez, cette espèce d'intuition qui nous tord les boyaux sans qu'on sache pourquoi ? Voilà ce qu'il m'arrivait, et je peux vous jurer que cela n'a rien d'agréable. Je ne sais pas si c'est ce que les hommes appellent l’instinct féminin mais … À chaque fois que j'ai ce genre de sensations, cela se montrait toujours sous l'aspect le plus négatif que je pouvais, ou non, imaginer. À croire que je porte la poisse.

Une puissante rafale de vent et pluie me cingla violemment le visage en m'arrachant la capuche. Je marmonnais à voix basse un juron. La pluie était glaciale et violente. Des conditions de combats parfaites. Cette remarque était bien évidement totalement ironique. Je rabattis fermement le capuchon de ma cape sur mon visage pendant que les gouttes de pluie formaient comme des larmes coulant de mes joues jusque dans mon cou. La pluie me rend poétique. Sous cette averse j'étais la seule, grâce aux capacités de mon clan, à pouvoir voir parfaitement. Le seul moyen de contrer un Byakugan était de créer un dôme de reflet autour de nous. Et encore. Cela marchait en théorie. En pratique n'ayant jamais subit cela je ne pouvais confirmer. De toute façon on approchait du périmètre le plus éloigné de la zone de conflit. Sans le moindre geste j'activai mon dojutsu héréditaire. Aussitôt, la pluie ne devient plus une gêne visuelle. Seulement quelque chose de désagréable physiquement pas plus.

Je pris aussitôt la tête du groupe un court instant. Au loin, je voyais clairement de nombreuses silhouettes se battre . Par contre, au vus de leur agitation j'étais incapable de les compter. Ne connaissant aucune des gens se battant je ne pouvais deviner les ninjas de Suna à cause de l'infériorité numérique des leur camps. Leur situation était clairement mauvaise. Les Sunajins n'avaient pas du tout l'habitude de se battre en forêt comme celle où nous étions tous. Les mercenaires semblaient au contraire on ne peut plus à l'aise. Pas de troupe filant dans notre direction. Je fis part de mes observations à mes compagnons.

Alors que j'allais retourner en arrière, mon pied droit accrocha quelque chose qui claqua bruyamment. Et merde ! Comment avais-je fais pour ne pas le détecter ? Je devais être trop concentrer sur les combats ! Et il devait être purement mécanique ! Sinon … J'eus à peine le temps de lancer un avertissement que je distinguai plusieurs jets de kunaïs. Avec au bout des parchemins explosif. Comment ces mercenaires s'en étaient-ils procurés autant ? Vive le marché noir. Je bondis dans la direction opposée aux deux hommes qui m'accompagnaient. Par pur sottise de ma part, j'ignore toujours comment j'ai fais. Sûrement un réflexe idiot dans le genre « Si vous vous faîte repérer disperser vous ! ». En bref je partis sur la droite pour esquiver les explosions qui semblait plus nombreuses de ce côté là. Réflexe de merde ! Au milieu des explosions il y avait d'autres kunaïs, sans explosifs au bout. Je dus me faire entailler la cuisse pour m'en rendre compte. Et après j'osai me dire ninja. Fallait vraiment que je retourne à l'académie. Au bout de cinq bonnes minutes, du moins ce qui me paru cinq minutes, les explosions cessèrent, me laissant un horrible sifflement dans les oreilles. J’espérai que ma surdité n’était que passagère. Maintenant je comprenais qu'il n'y ait pas de garde. Ils avaient piéger la zone. Bon, et moi j'étais dans la merde. Mon Byakugan, toujours actif, m'informa que des gens se dirigeaient vers moi, et j'étais séparée de sensei, de Hako et de Kaneki. Pas question de reculer ! Je savais où était le camp de Sunajins, j'avais intérêt à me diriger de ce côté là. Tout en essayant de retrouver mes camarades Konohajins. Je me réfugiais dans les branches hautes des arbres et repartis dans la plus grande des prudences et des discrétions, vers l'endroit de ma séparations avec les autres. Je n'avais pas intérêt à tous foirer cette fois-ci !

© Naely




Merci Aimi !

Spoiler:
 


Dernière édition par Hyûga Yume le Ven 9 Sep - 9:01, édité 1 fois
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Re: They aren't alone, we are here    Jeu 8 Sep - 23:25

HRP:
 

Aide un ami, et un ami t'aidera *BOOM* Merci Yume !


Première mission avec Yume-chan et ses équipiers ! La petite Aburame tout de vert vêtue en exultait de joie. En plus, leur tâche avait l'air d'être urgente et vitale, de quoi alimenter sa légende (et satisfaire sa soif de droguée à l'adrénaline) !
Alors qu'Hako jubilait déjà, dès sa sortie elle fut accueillit par une pluie battante, véritable douche froide, et un ciel gris de mauvaise augure. Les nuages noirs s'amoncelaient autour des environs de Konoha comme un sinistre présage.
Bref, l'ambiance n'était pas à la rigolade (même pour elle), surtout quand Somei-sensei leur fit le briefing de la mission plus en détail. Un sauvetage urgent, des mercenaires à affronter, potentiellement des alliés blessés, voire mourants.
Même une jeune fille aussi délurée qu'Hako pouvait être affectée par l'atmosphère pesante et l'urgence de la situation.

D'autant plus que c'était la première fois qu'elle allait travailler avec Yume et son équipe... Elle voulait faire bonne impression à son amie et avait un grand respect pour Fusasaki.
Mais la jeune kunoichi connaissait ses propres faiblesses (qui avait conduit à des missions laborieuses, voire carrément des désastres) : elle avait du mal à travailler en équipe.
Trop impulsive, trop focalisée sur la propre gloire et prenant tous les risques pour réussir la mission (ou du moins éliminer l'opposition) au mépris du danger...
Elle s'était promit que cette fois elle arriverait à faire confiance aux autres, à les appuyer, à les écouter et à coordonner ses efforts brouillons en des mouvements qui ne seraient pas suicidaires...

Voilà pourquoi le lutin Aburame resta silencieuse, tête baissée sous son étrange capuche pour se protéger de la pluie et légèrement en retrait de l'équipe (elle ne connaissait pas l'autre garçon, qu'on lui avait présenté comme étant Raijin Kaneki).
Ce dernier suggéra d'ailleurs un détour par Suna, ce qui aurait bien plus à la jeune kunoichi, exploratrice et curieuse dans l'âme.
Malheureusement, il se fit recadrer promptement par Somei-sensei : la mission était urgente et d'importance vitale. Ils devaient faire vite et n'avaient pas le temps de musarder ou d'aller chercher des renforts.
Ils étaient les renforts !
A cette pensée, une grimace souriante d'orgueil barra le visage de l'Hako. Sa morgue et son désir d'en découdre lui revenait peu à peu, la sortant de son inhabituelle timidité.

Yume s'enquit auprès du vieil homme d'une stratégie pour leur intervention (sans doute musclée), mais le roué ninja-marchands les surprit tous.
"Nous n'avons pas de stratégie, et ne pouvons pas en développer avant d'avoir atteint le champ de bataille." expliqua-t-il à ses disicples. "Nous ne connaissons pas le nombre d'ennemis et leur niveau de préparation, ni l'état dans lequel se trouvent les Sunajin. Si ça se trouve, ils sont juste coincés et dix ninjas pourront nous aider dès que nous serons arrivés... mais je ne compterai pas trop là-dessus."

Hako dédia un sourire de requin au Jônin. Pas de plan, hein ? Bien ! Aucun plan ne résistait à la rencontre avec l'ennemi, de toute manière !
D'autant plus qu'ils ne savaient presque rien de ce qui les attendait, comme l'avait soulignait le chef du groupe. Une plongée violente dans l'inconnue, promesse d'épreuves intenses, de combats grandioses et de victoires épiques... Voilà qui faisait à présent bouillonner le sang de la petite spécialiste de taijutsu.
L'improvisation était son Art. Réagir ou mourir. S'adapter ou triompher. Ruser ou déployer une puissance brutale et directe... Telle était sa vie, son nindô.

"Ok, alors on improvisera ! On va leur montrer qu'un Konohajin vaut dix ou cent ninjas de Suna !" clama la bouillonnante kunoichi, avant d'essayer (raté) de prendre un ton plus professionnel. "Hum... Ou plutôt on avisera en fonction des données tactiques recueillit sur le terrain et en approchant de la zone de conflit."

Si Hako l'intrépide (la téméraire plutôt, voire suicidaire) n'était pas le moins du monde troublée par l'absence de stratégie préalable, ce n'était visiblement pas le cas de tout le monde.
La petite Aburame tout de vert (mouillé) vêtue connaissait assez son amie Yume pour voir que cela la troublait, un lueur nerveuse brillant un instant dans ses yeux pâles.
Le lutin vert de Konoha se rapprocha d'elle pour lui dédier un sourire d'encouragement (pas facile de discuter en se déplaçant par ce temps) qu'elle espérait plein d'assurance et de confiance en soit (même si elle ne voulait pas l'avouer, Hako était elle aussi un poil nerveuse).
Une rafale de vent vicieuse arracha un bref instant le capuchon de la Hyûga, se qui permit à Hako de constater qu'elle n'était pas la seule à disposer d'un vocabulaire fleurie à l'occasion. Sans nul doute c'était ses leçons (inadéquates) ou son influence (douteuse) qui portaient leur fruit !

La jeune Aburame se rapprocha encore de Yume pour pouvoir lui parler un bref instant alors que la  kunoichi aux yeux pâles activait son Byakugan pour partir en avant-garde.
"Tiens, un porte-bonheur !" s'exclama joyeusement (le ton était un peu forcé : l'activation du don héréditaire de son amie l'informait qu'ils se rapprochaient de leurs cibles) Hako en lui tapotant gentiment la main. "Je te confie Véronique, elle veillera sur toi..."
La kunoichi aux yeux pâles sentit alors immédiatement de petites pattes insectoïdes d'une femelle kikaichuu lui courir sur le poignet, avant de disparaitre sous ses vêtements.

Comme beaucoup de membre de son clan, Hako avait l'habitude de "marquer" ainsi ses coéquipiers. Cela lui permettait non seulement de les retrouver aisément s'ils étaient séparés, mais également d'éviter certaines désagréables surprises, comme un ennemi utilisant un Henge pour s'infiltrer dans le groupe.
Alors que la Hyûga partaient en reconnaissance malgré la pluie battante (son don héréditaire étant tout indiqué dans ce cas), la jeune Aburame alla dissimuler d'autres femelles kikaichuu sur les membres du groupe. Somei-sensei (qui connaissait déjà le truc) hérita de Jézabel et Kaneki de Marie-Bella. Oui, Hako avait une étrange tendance à nommer ses reines (et de manière un peu ridicule).
Un grognement insatisfait échappa tout de même à la jeune fille : disperser ainsi ses précieuses femelles kikaichuu diminuait ses propres forces de combat. Elle ne pourrait marquer au mieux qu'un seul ennemi maintenant...

Yume revint après un bref instant pour les prévenir de ses découvertes et du déroulement des combats. Visiblement, ça avait l'air de chauffer.
Hako se frappa le poings dans sa main, un sourire de requin aux lèvres. Bien ! Elle avait besoin d'exercice pour se réchauffer après ce trajet sous cette pluie glaciale !
Mais soudaine, la vaillante Aburame fut bien trop réchauffée.
En revenant vers eux, Yume avait déclenché un piège ! Comment ses yeux magiques ne l'avaient-ils pas repéré ?
Hum... Elle non plus, pourtant issu d'un clan célèbre pour ses éclaireurs, n'avait rien vue...

D'un juron, Hako déploya son chakra au maximum dans ses jambes d'experte en taijutsu, jaillissant tel un boulet de canon pour se mettre promptement à l'abris derrière un des majestueux arbres de la forêt sauvage de Konoha, qui se retrouva criblé de kunaï... Bardés de parchemins explosifs !
Jurant à nouveau Hako rebondit plus haut, échappant de peu à l'explosion qui déchiqueta le tronc.
Mais ce n'était pas fini : chaque détonation déclenchait un autre piège alentour en une floraison mortelle, une réaction en chaîne potentielle fatale. Les kunaï, avec et sans explosifs pleuvaient.
Heureusement, la pluie battante avait atténuée un poil les explosions et Hako profita d'une série de parchemins un peu trop long à s'embraser à cause de l'humidité de la forêt pour se jeter à couvert au sol, derrière une grosse pierre. Glorieux moment, cafard Aburame nageant dans la boue...
C'était désormais sûr : les mécréant qui avaient posés ces pièges allaient payer, et salement !

Une fois que les déflagrations eurent cessées, remplacées par un bruit blanc, un étonnant silence ouaté, la petite kunoichi se redressant en pestant, couverte de terre humide, ses vêtements un poil roussie. Pas de dégâts, heureusement, à part dans sa fierté (et ils allaient le payer, oh oui).
Mais elle se morigéna, honteuse : elle aussi avait été surprise par le piège et n'avait même pas pensé à déployer ses insectes en un dôme protecteur pour couvrir ses alliés !
Génial travail en équipe, bravo Hako, tu n'as fait que fuir et esquiver comme une lâche... Le cœur serré, la kunoichi vert-pomme sauta vers le sommet d'un arbre géant, à la recherche de ses coéquipiers, espérant qu'ils aillent bien... Normalement, Fusasaki était trop roué et expérimenté pour tomber dans ce genre de piège.

Son essaim, à présent calmé vu que le danger était passé (pour l'instant), bourdonna en l'informant qu'il détectait les femelles kikaichuu détachées au préalable. Elle allait donc pouvoir retrouver ses amis !
Et elle sentait qu'elle en aurait bien besoin : ils avaient apparemment fait une arrivée particulièrement remarquée...
Se fiant à ses insectes, elle s'élança rapidement de branche en branche pour se regrouper au plus vite avec les autres Konohajin.



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Re: They aren't alone, we are here    Lun 12 Sep - 11:39

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D'après sensei , ce n'était pas une très bonne idée de faire un détour par le village de Suna et au vu de ses arguments, il avait raison le temps nous était compté et des vies alliés étaient en jeu, alors plus vite nous serions sur les lieux mieux ce serait. À la réponse de notre sensei, on pouvait voir l'excitation qui se dessinait sur le visage de la nouvelle de l'équipe qui s'exprimait à son tour. ("Nous ne connaissons pas le nombre d'ennemis et leur niveau de préparation, ni l'état dans lequel se trouvent les Sunajin. Si ça se trouve, ils sont juste coincés et dix ninjas pourront nous aider dès que nous serons arrivés... Mais je ne compterai pas trop là-dessus.") Avant d'enchaîner ("Ok, alors on improvisera ! On va leur montrer qu'un Konohajin vaut dix ou cent ninjas de Suna !") . Elle était vraiment très confiante et sûre d'elle, tout ce que je n'étais pas, à l'instant, présent. En voyant la détermination d'Hako, la boule qui s'était formé dans mon ventre commençait à disparaitre peu à peu, elle n'aurai même jamais dû avoir sa place. L'état dans lequel on laisserait les mercenaires devait être le cadet de mes soucis, je ne pouvais pas me permettre de faire faillir la mission pour un détail aussi insignifiant. L'adrénaline commençait à remonter peu à peu en moi et le moral avec jusqu'à ce que mes yeux bleus se mirent scintiller de tout leur éclat et je pris la parole avec assurance.

- Vous avez raison, c'est nous les renforts et il n'y a pas de temps à perdre. On ferait mieux de se mettre en route sur-le-champ.


Alors que l'équipe se rapprochait de plus en plus du lieu de la mission, Hako se mit à côté de Yume et la tapota à l'épaule juste après que l'Hyuga ait activé son Byakugan, avant de faire pareil pour moi et notre sensei Fusasaki . Était-ce sa façon de souhaiter bonne chance à l'équipe ?, je n'en avais aucune idée. Depuis son arrivée, l'équipe n'a pas eu beaucoup d'occasions de travailler avec elle. Après quelques minutes passées en éclaireur, la kunoichi aux yeux blanc revint vers nous pour nous tenir informé de ce qu'elle a pu voir et ce fut un succès, mais malheureusement, elle avait accidentellement déclenché marché sur le détonateur d'une série de pièges.

À peine une fraction de seconde après que nous ayons entendu le craquement du piège, c'est un premier kunai avec à sa queue un parchemin explosif qui vint se planter dans un arbre juste sous mon nez et ce n'était que le premier d'une longue série. Lorsque Yume fit une esquive allant dans la direction opposée à là notre, je tentais de la suivre, sachant qu'elle n'était pas du tout dans son assiette, la laisser n'était pas une bonne idée, mais l'explosion du premier parchemin me coupa la route, me projetant en plein cœur de l'offensive. A présent j'étais seul face à une centaine de shurikens, explosif et non-explosif et aucun moyen de me mettre à l'abri.

Seul face à un armada de kunai, cette situation restait tout le cadet de mes soucis. Peu importe leurs nombres, ça ne serait jamais assez pour vaincre la détermination d'un Konohajin . Ce qui me troublait le plus sur le coup, c'était que j'avais perdu la trace de tous les autres membres de l'équipe. En un Kawarimi, je quittai la scène laissant derrière moi un tronc d'arbre inanimé et j'allai me poser sur la branche d'un autre arbre à quelques pas de mon ancienne position. Tranquillement posé, je pouvais entendre les explosions retentir en chaîne à chaque explosion, j'étais de plus en plus inquiet mes camarades. Je leur faisais totalement confiance pour se tirer de là, mais la puissance de feu que j'avais sous les yeux était comparable à celle d'une grande nation.

Lorsque l'offensive eut cessé, j'observais les environs du mieux que je pouvais pour essayer de retrouver mes coéquipiers. Je n'avais pas la superbe vision de Yume, mais une paire d'yeux humaine restent quand même de bijoux dans le royaume animal. Ne trouvant personne, je m'élançais vers le campement Sunajin à une vitesse assez basse, espérant que Yume aurait le temps de me voir et me rattraper. Les vies alliées étaient trop précieuses pour qu'on se permette de perdre de temps que la perte de temps causé par les pièges posés.


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Re: They aren't alone, we are here    Jeu 15 Sep - 17:56
L'approche se faisait rapidement, mais ils durent adopter un nouveau rythme qui leur permettrait de mieux considérer l'environnement, et maximiser leur discrétion. En effet, si Konoha avait reçu un message de détresse, il était probable que celui-ci n'était pas passé inaperçu et que les bandits avaient donc prévu un moyen de se protéger de renforts, particulièrement de cette direction-ci.

Pour commencer, il allait falloir sonder les environs. Yume s'avança afin de jeter un coup d'œil et repérer d'éventuels ennemis grâce à son byakugan. Le reste de son équipe resta en arrière alors qu'elle s'isola plus loin dans les bois, attendant son retour. Ce ne fut pas Yume qui leur revint en premier, mais un boucan caractéristique d'un large piège déclenché. La jeune fille revenait en courant, entre les volées de projectiles et les explosions qui suivaient. L'énorme rafale de kunais dépassa même la course de Yume pour venir menacer Kaneki, Hako et Fusasaki. Ce dernier se demanda un court instant comment elle avait pu déclencher un armada pareil alors qu'elle était dotée d'une vision surnaturelle... mais une maxime lui revint alors, qui résumait probablement ce qui s'était passé: "Si tu fais trop attention à ne pas te faire écraser par l'éléphant, tu risques de te faire dévorer par les fourmis." À force de se concentrer sur l'horizon et les ennemis potentiels, elle n'avait pas vu qu'un danger inorganique se trouvait si près d'elle. Et lui qui l'avait laissée partir en avant-garde! C'était certes le rôle qui lui était le plus souvent attribué, grâce à ses aptitudes fantastiques, mais elle était encore jeune! Décidemment, il n'était jamais trop tard pour apprendre, même en étant un chef d'équipe.

Le chaos qui suivit pouvait être décrit en un mot: explosion. Des explosions de feu, bien sûr, alors que les kunais auxquels pendaient les parchemins explosifs se plantaient dans les troncs et dans le sol autour de l'Équipe 2 pour mieux cerner ses membres de déflagrations. Mais aussi explosion sonore: le bruit des flammes jaillissant d'un coup, des troncs arrachés et du souffle, beaucoup plus fort que le reste. Explosion mentale enfin, alors que les pensées se mêlèrent dans l'esprit du ninja-marchand. "Vite, se relever!" En effet, il était au sol, les vêtements brûlés par le piège, la peau noircie. De toutes les techniques qu'il connaissait, aucune n'aurait réellement pu le protéger d'une telle attaque surprise autant qu'un bon vieux saut à couvert. Il s'était en effet jeté vers l'arrière, derrière de larges racines qui allaient pouvoir l'abriter contre le gros des chutes de débris si pas du souffle. Son trajet avait pris en compte d'attraper Hako et Kaneki, mais tous deux avaient réagi aussi vite que lui, se dirigeant de leur propre chef dans une direction différente. Ils étaient débrouillards, et Fusasaki savait que chacun allait se protéger comme il le pouvait. "Où sont-ils?" La pensée qui devint la plus forte dans son esprit se teinta d'inquiétude. Si peu de temps s'était écoulé, et ils avaient déjà disparus! Les genin avaient-ils reculé pour se regrouper? Étaient-ils partis vers Yume, qui ne les avait pas tout à fait rejoints? En tout cas, ils n'étaient pas autour de lui. Il repensa à la petite bête que Hako avait laissée sur lui et se demanda si elle avait survécu à l'assaut des flammes. Peut-être que la jeune Aburame allait pouvoir tous les retrouver grâce à cela.

Mais non, ils n'étaient pas les seuls absents. Les ennemis également, n'étaient pas là. "Pas encore..." se dit-il, car c'était certain qu'ils allaient venir les chercher. Et s'ils trouvaient les jeunes d'abord? Nul doutait qu'ils allaient tenter de les capturer pour faire se rendre leur chef. Et un marchand Somei qui se rendait à l'ennemi était une honte en plus de celle du juunin qui avait la charge de trois genins.

"Non, c'est moi qui vais les trouver."

Il avait parlé à voix basse, se disant que si les jeunes se trouvaient autour de lui, dissimulés par la poussière de la fumée qui retombait lentement, ils sortiraient de leurs cachettes... mais il n'en fut rien. À lui de les trouver, ces ennemis. Fusasaki se jeta en avant, dégainant une poignée de pièces pour préparer une première attaque à distance. Si leur nombre était trop grand, il allait devoir chercher à soutenir les Sunajin d'abord, afin de pouvoir compter sur leur aide. S'ils étaient moins nombreux que ce qu'il imaginait, retrouver les genin serait sa nouvelle priorité, afin de former un groupe d'attaque efficace. Après tout, peu de guerriers sans entraînement de ninja pouvaient tenir tête à un shinobi motivé, fut-il un genin... à part les samouraïs du Pays du Fer, qui étaient tout de même une remarquable exception, la preuve que l'art de la guerre pouvait s'appliquer en diverses formes. Fusasaki rêvait de découvrir d'autres formations militaires de pays lointains, mais aucun gouvernement disposant des moyens suffisants ne jugeait intéressant de tenter d'explorer le monde gris, celui qui n'était jamais présenté sur les cartes.

Bref: Sauver les Sunajin, ou regrouper l'Équipe 2. La course du ninja-marchand se fit dans la direction du piège que Yume avait déclenché. Il allait aussi vite que possible, afin de surprendre tout groupe d'ennemi dirigé vers lui. Si les genins avaient décidé d'attaquer le camp d'ennemis, ou au moins de se diriger vers sa direction probable, ils allaient probablement l'atteindre avant lui. Mais s'étaient-ils dirigés en ligne droite? Peut-être pas. L'explosion les avait sûrement déboussolés légèrement, ou avaient-ils décidés de contourner l'emplacement visé pour l'atteindre par derrière et ainsi éviter d'autres potentiels pièges sur le même trajet. Voilà qui aurait été sage à faire dès le début de l'approche, et pas maintenant, alors que les ennemis étaient alertés de leur présence.

Fusasaki courait de toute la vélocité que son âge lui permettait. Konoha regorgeait de ninjas rapides: le Hokage en personne était célèbre pour son déplacement instantané, et l'un des collègues de Fusasaki, Maito Gaï, entraînait un chuunin dans l'art du taijutsu pur. À plusieurs reprises, le vieux juunin avait pu assister à leurs entraînements et il ne pouvait qu'admirer les pointes de vitesses qu'ils pouvaient atteindre. Son genre était différent, car il devait compter sur une petite poussée de chakra, profitant de la nature raiton pour s'en approprier les propriétés de rapidité classiques. Ses pas soulevaient des petittes mottes de terre et les feuilles quittaient le sol sous l'influence du flot d'aspiration d'air qu'il créait derrière lui. À ce rythme, il allait atteindre le camp dans peu de temps, c'était sûr.

Ah non, voilà qui n'était pas prévu: il y avait deux personnes devant lui. Il n'avait pas vraiment le temps de réfléchir à une approche, car ses pieds l'amenaient directement vers elles. Elles étaient armées, et commencèrent à prendre une posture d'attaque en le voyant approcher, ce qui était assez pour lui: il devait se débarrasser d'eux.

Fusasaki sauta pour convertir sa vitesse purement horizontale en un mouvement qui lui permettrait de plus facilement prendre appui sur un tronc pour s'arrêter. Il tira les pièces qu'il tenait dans la main sur le premier des ennemis, ce qui le déstabilisa plus qu'autre chose. La dernière fut chargée de chakra de raiton pour être propulsée directement dans le bras du même homme, lui brisant un os important dans un bruit caractéristique suivi d'un cri horrible.

"C'est quoi ce type?"

Le deuxième homme avait parlé, en dégainant une poignée de shuriken d'une poche sur le côté de sa cuisse. Il les saisit et les lança en direction de Fusasaki, toujours accroché à un tronc, se tenant à une branche par une main. Il les évita facilement en se laissant tomber et précipita son poing dans le bas-ventre de son ennemi. Il vit plusieurs choses en étant aussi près: il s'agissait d'un jeune homme, d'une vingtaine d'années au maximum. De plus, il portait, dissimulé par ses cheveux longs, un bandeau frontal de Suna, ce qui fit reculer le Konohajin. Avait-il attaqué par erreur leurs alliés?

"Qui êtes-vous?
-Non, toi, qui es-tu?"

Visiblement inconscient de la différence d'âge qui aurait dû lui imposer une pointe de respect, ce jeune homme prit une expression d'étonnement mêlée à de la surprise, comme s'il venait de se rendre compte de quelque chose de terrible. Il articula lentement:

"C'est... Konoha? Les renforts! Je savais que c'était une mauvaise idée!"

De quoi parlait-il? Après avoir vérifié que l'autre homme - légèrement plus âgé, cheveux courts et visage basané, ne se relèverait pas, il s'approcha du Sunajin d'un air menaçant:

"Qu'est-ce qu'il se passe ici? Vous appelez à l'aide et piégez les lieux pour tuer les secours qui vous sont envoyés? Vous n'êtes pas des ninjas, mais des monstres!"

La colère du ninja-marchand lui venait petit à petit, alors qu'il se rendait compte de ce qui arrivait. Et ses genins qui fonçaient droit dans un piège! Toute la mission n'avait pour but que d'attirer des Konohajin! Mais pourquoi? Pourquoi le Pays du Vent avait-il fait cela? À moins que...

En des temps aussi troubles, le Kazekage pouvait-il se permettre de lancer une opération vicieuse contre Konoha, son meilleur allié? La manœuvre était particulièrement déloyale, et les répercussions pouvaient être très graves si Namikaze Minato apprenait ce qui s'était réellement passé. Mais voilà, le but était qu'il n'en sache rien, puisque la disparition de son équipe pouvait facilement être expliquée par un échec de mission. Mais alors... pourquoi? Ou alors...

La manière dont l'ennemi de Fusasaki avait dégainé les shuriken, le tir un peu lent, leur réaction déplacée et le piège truffé d'armes, comme s'il avait fallu utiliser un stock d'armes entier pour le monter...

"Où sont les Sunajin?"

La seule conclusion qui s'imposait à l'esprit du vieux ninja était que leurs alliés ne les avaient pas trahis, mais qu'ils avaient servis d'appât pour un groupe bien organisé de criminels qui avait réussi à les dépouiller de leurs armes et équipement. Voilà pourquoi le premier tir de pièces de Fusasaki n'avait pas causé de dégâts: une veste rembourrée de ninja couvrait les zones visées, et il n'avait tiré qu'assez fort pour blesser un bandit sans réelle protection. Voilà aussi pourquoi ils ne semblaient pas maîtriser leur armement: ils l'avaient juste volé.

Le mercenaire dévoila ses dents jaunies lorsqu'il rit:

"Ils sont morts! Tous! Et vous êtes là, merci pour vos armes!"

Ce jeune en dévoilait beaucoup trop sur les intentions de son groupe. Il ne se rendait pas compte qu'en combat singulier, il n'avait aucune chance, et Fusasaki n'avait pas réellement envie de le tuer. Il semblait balancer entre l'envie de prouver aux siens qu'il pouvait vaincre un juunin de Konoha (s'il avait seulement identifié son ennemi, ce qui n'était pas certain non plus) et celle d'abandonner cette opération qu'il trouvait folle, comme le laissaient supposer ses paroles précédentes.

Dans cette situation, détenant bien des informations mais incapable des les dévoiler à ses genin, Fusasaki allait devoir se débarrasser de son opposant rapidement. Il sauta en avant, prêt à asséner un coup de poing au jeune homme, mais celui-ci fit un saut rapide en arrière, et manqua de blesser son agresseur grâce à un geste presque chanceux de son bras droit, maniant l'épée qu'il avait dégainée. Fusasaki sortit une autre pièce de sa bourse, ce qui souleva un commentaire moqueur de son adversaire:

"Tu te bats avec de l'argent? On aura même pas besoin de vendre notre butin pour être riches!"

Mais il ne savait rien de ce que Fusasaki comptait réellement en faire... il avait vu le vieil homme tirer la pièce en une attaque fulgurante, mais il ne savait pas tout ce qu'une petite rondelle de métal pouvait encore faire. Aussi fut-il surpris lorsque le ninja-marchand se contenta de la jeter au-dessus de sa tête, le manquant d'un bon mètre. Il commença à former un sourire sur ses lèvres, mais fut interrompu par le puissant coup de poing qu'il venait de subir dans le ventre, qui le fit cracher un bon coup et perdre connaissance alors que sa tête heurtait le sol. Ce coup marchait toujours contre les jeunes sans formation: ils détournaient le regard de peur d'avoir manqué un élément que Fusasaki avait pu viser avec son tir, mais il n'y avait rien à observer, à part l'arrivée du poing qui les jetait immanquablement à terre.

À présent débarrassé de ses opposants, Fusasaki les désarma et se remit en route vers l'emplacement supposé du campement qu'ils devaient secourir. Les Sunajin étaient-ils vraiment morts? Probablement pas, car leur vie pouvait également être échangée contre de l'argent, vu que c'était l'enrichissement qui motivait les bandits... En revanche, si Fusasaki avait à présent quelques certitudes sur leurs ennemis et leur plan, il ne savait rien de ce que faisaient ses genins et ne pouvait qu'espérer qu'ils se débrouillaient bien... dans quoi qu'était leur occupation actuelle.
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Re: They aren't alone, we are here    Jeu 15 Sep - 19:48



Bienvenu chez les Sunajins.
Je me stoppai en haut d'un arbre. En bas. Il y avait des gens. Ninjas ou mercenaire, de là où j'étais impossible de savoir. Je secouai la tête. Mmmh … Mon audition revenait légèrement. Très lentement, je descendis quelques branches, sans faire de bruit, enfin pour moi sans faire de bruit, et tendis l’oreille. Je doutai que ces personnes soient des Sunajins. Ils n'avaient absolument aucun accents. Bon, d'accord, c'était étrange de penser ça, mais j'avais entendu dire que les Sunajins avaient un accents léger. Et malgré mon audition endommagé je pouvais entendre ce maque d'accents. En même temps, c'était logique que les Sunajins ne soient pas là. C'était trop loin du champs de bataille. De plus, ces hommes étaient en parfaite santé. Comment les passer sans se faire voir ? Est ce que la bonne vieille ruse « du-bout-de-bois-jeter-qui-fait-du-bruit » marche encore ? Je tendis une main vers une branche cassée et attendis quelques secondes avant de la lancer de toutes mes forces sur ma droite : de là où je venais. Les deux hommes sursautèrent et sortirent des kunais très maladroitement. Non, c'était sûr, ils n'étaient pas des ninjas.

J'attendis quelques secondes qu'ils s'éloigne avant  de bondir dans l'arbre face à moi. Les branches bougèrent violemment et l'un des mercenaires se retourna mais j'avais déjà filé. Mouais … Heureusement que les ninjas étaient des spécialistes dans l'infiltration. Bon, je devais filer sauver les Sunajins, là bas je retrouverai mes amis. J'en étais sûre ! Après quelques secondes je sentis quelque chose sur ma peau. Je m'arrêtai et vis une petite bestiole apparaître sur ma main. Tiens Véronique. Je souris. La bestiole disparu de nouveau sous mes vêtements. Bon, on y retourne. Je secouai la tête chassant l'eau qui me dégoulinait dans le visage. Je me remis en route à toute vitesse.

Au bout d'un moment je finis par arriver près des combat et j'avais récupéré une partie de mon audition. Je ôtai mon bandeau de mon cou  pour le nouer autour de ma gorge. Au moins on saura qui je suis. De quel côté au moins. Mmm … Pour l'instant, il n'y avait plus de combat, mais le sol était tâché de sang. Il y avait des espèces d'abris d'un côté l'autre non. Côté abris les Sunajins et de l'autre les mercenaires. Ces derniers étant plus nombreux, mais apparemment au vus des cadavres sur le sol, les Sunajins ne lâchaient rien. Je restai immobile quelques instants pour vérifier les pièges. Mmmh … plus rien. Je me faufilai rapidement jusqu'au camp des Sunajins et je fus accueillis par un violant plaquage au sol et un kunaie sous la gorge. Ma cuisse coupée m'envoya une  décharge de douleur dans la jambe. Hey ! J'avais le droit  de parler ? Je réussis à marmonner un « Je suis de Konoha ! » étranglé avant de sentir la pointe du kunaie piquer ma peau. Mais pas plus … Ouf ! Il m'avait entendu. Une main m'attrapa et me remit sur pied. Un homme, à la peau sombre, vêtu de la tenue habituelle des ninjas de Suna me fixait d'un œil. L'autre étant invisible sous un bandage. J'avais désactivé mon Byakugan, du bout des doigts il souleva mon bandeau frontal avant de me regarder dans les yeux.
-C'est vous les renforts ?
-Euh … Une partie ? Avec mes coéquipiers on a été séparé par un piège. Il y a un jeune garçon brun , une jeune fille vêtue de froufrou vert, et un Jonin qui semble peut être âgé mais qui est puissant.
Il ne répondit pas. Il était épuisé. D'une bourrade il me fit avancer au milieu d'un campement. La moitié des ninjas étaient blessés ou épuisés. Et c'était une toute petite troupe d'une dizaine de ninjas. Je comprenais la demande d'aide. Le ninja me poussa devant une jonin aux cheveux tirés en chignon sévère gris. La femme me toisa froidement avant de me demander s j'étais une ninja médecin. Je secouai lentement la tête mais déclara que j'étais du clan Hyûga. Ce qui l'a fit lever un sourcils. Elle m'expliqua en quelques mots la situation : ce groupe revenait avec une importante cargaison d'armes. Ils n'en avaient plus qu'une partie, les mercenaires ayant récupéré le reste. Pendant qu'elle expliquait je donnai les quelques bandages et pommades que j'avais au seconde de la capitaine. Apparemment, c'était mieux que rien. Elle me demanda la composition de notre équipe et grimaça un peu. Évidemment. Une simple équipe de trois genins et un jonin  n'était par nécessairement d'un grand secours. Mais c'était mieux que rien. Lorsqu'elle me demanda si je savais quelle était l’origine de l'énorme explosion qui avait arrêté les combats je rougis et lui expliquai que focalisé sur les combats je n'avais pas vu le piège. Elle fit une tête qui m'informa qu'elle doutait de l'efficacité  de mon Byakugan. Comme quoi, c'était logique que je sois de la branche secondaire. Durant tout ce temps la pluie n'avait pas cesser. J'en avais marre. Finalement, elle me demanda d'aller remplacer les guetteurs en me demandant de ne pas activer de piège.   Je m'inclinai et parti donc relever les guetteurs et activer mon Byakugan. Je soufflais à Véronique pour Hako
-Je suis avec les Sunajins. Viens me rejoindre.

© Naely




Merci Aimi !

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Re: They aren't alone, we are here    Ven 16 Sep - 22:58
I'm life ! I'm death !

Hako fit une pause, analysant les informations transmises par son essaim, tout en laissant la pluie laver la boue et les débris feuillus qui la recouvraient.
La petite Aburame laissa échapper un grognement agacée, constatant que ses coéquipiers se dispersaient.
"Nan, mais faîtes des groupes de un, aussi !" pesta la kunoichi vert-pomme. Et dire que c'était elle d'habitude, la folle furieuse qui chargeait devant toute seule !
Elle s'était même auto-imposé une petite séance de tactiques et stratégie de base avec Iruka-sensei, pour essayer de ne plus être un boulet quand elle travailler en équipe...
Bah, il fallait évidement que l'Univers soit taquin et lui mette des bâtons dans les roues ! Mais plus il y avait de difficulté, plus grande serait la gloire !

Donc : retrouver au plus vite les autres.
L'un d'eux était même déjà hors de porté de la détection de son essaim... Vu la vitesse de déplacement que cela supposait, il y avait de forte chance que ce soit Somei-sensei.
Hako avait déjà travaillé avec le vieux ninja-marchand et elle savait qu'il avait plus d'un tour dans son sac : elle ne se faisait donc pas trop de soucis pour lui...
Il lui fallait donc aller soutenir Yume ou Kaneki... Mais lequel était lequel ? Il était extrêmement difficile, même pour un Aburame, de faire la différence entre les phéromones de deux femelles kikaichuu issues du même essaim.
Fermant les yeux, la gamine vêtue de froufrous (boueux désormais) se concentra sur les informations transmise par sa colonie intérieure.

Mais la froideur de l'acier d'une lame glissant contre sa gorge la ramena brutalement à la réalité.
"Ne bouge pas, gamine." souffla une voix rauque derrière elle, accompagnée d'une haleine issue d'une bouche qui n'avait sans doute pas vue une brosse à dent depuis des éons.
Hako obéit, plus curieuse qu'apeurée.
"J't'avais bien dit que j'avais entendu du bruit !" s'exclama alors son assaillant, en direction des fourrées. Un complice donc. "Nos pièges ont fait sortir quelques rats de Konoha !"

Un autre bandit (vu l'absence de bandeau frontal et la façon dont il tenait sa poignée de kunaï, cela ne pouvait être que ça) sortit des buissons, menaçant nerveusement Hako.
"Fouilles-là !" ordonna celui qui la prenait en otage, visiblement plus âgé et le chef de cette patrouille de joyeux lurons.
"Désolé, p'tite..." bougonna l'autre en s'exécutant. "Vraiment, qu'est-ce qu'il prend à ces villages ninjas d'envoyer des enfants..."
La remarque fit monter le rouge (d'énervement) aux joues d'Hako, qui hésita à expédier un coup de bol mortel à l'impudent, quitte à risquer l'égorgement. Mais elle réussit (tout juste à se contenir). Au moins, ses frémissement de rage passeraient pour des tremblement de peur ou d'humiliation. Ces pauvres malandrins n'avaient aucune idée de leur sombre destin...

"Bah ! ça nous fera plus d'armes !" ricana l'autre. Hako aurait pu en profiter pour lui briser quelques os et se dégager, mais elle préférait régler ça autrement. Et plus ces bouffons parlaient, plus ils fournissaient de renseignements à la Konohajin.
"Des kunai et des shurikens. Encore. Des parchemins. De la bouffe ! Oh yeah, de la bouffe ! Même si c'est des rations, ça me va ! Oh putain, un parchemin explosif ! Un seul... C'est pas avec ça qu'on va réarmer le piège..." grogna le plus jeune en faisant longuement les poches d'Hako. La tenue froufrouteuse de la jeune kunoichi recelait en effet moult replis et recoins secrets. La fouiller prenait donc du temps.
Trop de temps.

"Dîtes..." demanda  soudain d'un ton faussement innocent Hako. "Vous n'avez jamais affronté d'Aburame, non ?"
"Des quoi ?" répliqua le jeune bandit, un peu troublé par la nonchalance de la gamine vert-pomme et son regard pétillant de malice (malévolence même). Il déglutit nerveusement : quelque-chose n'allait pas. La fillette ne se comportait plus du tout comme une otage tremblante
"Je me disais bien. !" persifla joyeusement la kunoichi.

"Attends ça...me...d..." balbutia son compère plus âgée.
Avant de s'effondrer lamentablement au sol, lâchant mollement sa lame dans la boue. Il était recouvert des pieds au torse d'une masse vorace de kikaichuu... Lentement mais surement, la petite demoiselle perverse avait fait s'écouler son essaim le long de ses jambes et les insectes chakravore avait pris d'assaut l'ennemi dans son dos, sans que celui-ci ne remarque rien avant qu'il ne soit trop tard.
"C'est très con de prendre en otage une Aburame !" affirma doctement Hako avec un sourire malicieux (ou plutôt, carnassier), levant ses mains à présent recouverte d'un nuage noirâtre et menaçant .
Il fallait reconnaître un certain courage à l'autre brigand. Il réussit à bondir en arrière et envoyer une flopée de kunai (qui ratèrent tous leur cible, tant l'action était maladroite et précipité) avant de se mettre à crier comme une fillette quand l'essaim affamée de la kunoichi fondit sur lui.

Hako se pencha sur les corps de ses deux malheureux assaillants. Ils n'étaient visiblement que des sbires en patrouille. Même bien armés, ils ne présentaient pas vraiment de danger pour un ninja entrainé. Comment les Sunajin s'étaient-ils fait vaincre par pareils loser ? Hako soupçonnait quelque traitrise... En tout cas, les forbans avaient anticipés que des secours ou d'autres ninja allaient se porter au secours de ceux du Vent et avaient piégés la zone (un peu trop d'ailleurs). Clairement, ils en avaient après l'armement supérieurs des ninja (les villages cachés ne lésinaient pas sur la qualité, c'était connu).
Elle récupéra ses propres armes avant de trainer les deux gredins sous un arbre. Ils n'étaient pas mort, mais dans un état proche du coma (et le resterait un bon moment), causé par la perte de la quasi-totalité de leur chakra...Il fallait qu'elle fasse attention avec ça d'ailleurs : ce n'était que parce qu'elle avait envoyée lentement l'essaim que ces deux idiots n'étaient pas mort. Ce n'étaient pas des ninjas entrainés, aussi leurs réserves naturelles de chakra étaient particulièrement basses...

Bon, maintenant, rejoindre les autres. Mais qui en premier ?
"Ah ! Je sais !" s'exclama alors la jeune fille en ricanant. "Tous en même temps ! Mushi Bushin no Jutsu !"
Sa colonie avait festoyée sur les deux pauvres fripouilles, cela lui permettrait de compenser la dépense de chakra... Et elle n'avait employée la technique de clonage que pour générer 2 clones seulement.
Contemplant ses doubles (en insectes), Hako sourit et les clones firent de même.
"Team Hako ! Dispersion !" cria-t-elle joyeusement et fière d'elle (Hako adorait s'imaginer en sauveuse de l'univers).
Aussitôt les 3 Aburame vert-pommes s'élancèrent, chacun traquant une des femelles kikaichuu.

Le pouvoir de l'amitié était manifestement une réalité.
Rebondissant de branche mouillée en arbre aux feuilles humide, la véritable Hako finie par repérer des cheveux sombres et un regard lavande qu'elle connaissait bien.
Et elle n'était pas seule. Visiblement la détentrice du Byakugan avait réussie à retrouver les Sunajin blessés.
L'Aburame se laissa tomber d'un arbre, atterrissant de manière spectaculaire dans le boue, un genoux au sol (super-héros landing !), devant une Yume surprise et des Sunajin qui l'étaient sans doute encore plus.
"Hako-sama à la rescousse ! Je t'ai retrouvée, Yum-yum !" tonna joyeusement la kunoichi surexcitée. "Tout le monde va bien ? Euh... A part les monsieurs blessés, là, je veux dire..."

Après que les ninja du pays du Vent se furent passés une mains lasse sur le visage (comprenez-les : ils récupéraient comme renfort une Hyûga qui ne voyait pas les pièges et maintenant un lutin vert hyperactif et plein d'insectes), ils répétèrent leur demande d'assistance médicale.
Hélas, tout comme Yume, Hako n'était pas médecin...

"Désolée..." s'excusa l'Aburame, vaguement gênée (oui, Konoha aurait quand même pu envoyer un spécialiste médical pour une mission de secours !). "Ma spécialité, c'est plus de tabasser les gens... Donc à part les premier secours, ça me dépasse. Mais une fois qu'on aura éliminé la menace, on pourra vous aider à rapatrier vos blessés ou envoyer chercher des spécialistes..."
La jeune fille pencha néanmoins la tête sur le coté, se rappelant d'une de ses technique clanique.
"Je sais pas si ça peut servir, mais je peux drainer les poisons..."

Et d'un coup, les murmures s'élevèrent, les têtes se tournèrent, alors que jusqu'ici on n'écoutait la bouillante jeune fille déblatérer que d'une manière polie mais distraite. L'espoir revint dans les yeux.
"Par ici, Konohajin !" tonna alors l'un des ninja de Suna, entrainant Hako par la manche jusqu'aux alités.
"C'est comme ça qu'ils nous ont eut au début : le poison !"
L'homme expliqua la situation aux deux jeunes filles : revenant du pays du fer avec une forte cargaison d'armes, les Sunajin avaient croisés ce qui semblait être une autre caravane marchande. Les faux colporteurs avaient alors demandé impromptument une escorte salvatrice aux ninjas, pour les aider à franchir un col qu'ils savaient infesté de bandit. Bien sûr, ils paieraient la mission une fois arrivé à Suna... Les Sunajin acceptèrent.
Le ninja du Pays du Vent passa sous silence le fait que les difficultés financières de son village (en partie causé par les succès de Konoha) était en grande partie responsable de l'acceptation de ce marché imprévu.

La seule présence des ninja suffit à faire fuir en criant les bandits du col (qui s'avairèrent être des complices des faux marchands). Pour fêter cette "grande victoire", les négociants factices offrirent de préparer un repas fastueux. Après une mission longue et fastidieuse, les Sunajin se laissèrent tenter...

"Et les renfort des bandits nous attaquèrent de nuit, alors que la plupart de mes hommes se tordaient de douleurs, sournoisement empoisonnée par les faux marchands. Nous avons dû fuir, mais au prix de lourde perte et de beaucoup de blessé, sans parler de mes hommes encore empoisonnés..." conclut le Sunajin.
Hako acquiesça en silence, étendant ses petites mains blanches au dessus du premier homme qui gémissait, inconscient.
"Cela... Va être particulièrement désagréable... Dokunuki no Jutsu !" l'informa-t-elle néanmoins, des kikaichuu s'écoulant en ruisseau noirâtres et bourdonnants jusqu'au corps du malheureux... Avant de pénétrer par ses plaies et d'autres... orifices (ses narines et sa bouche ! Vous pensez à quoi ?!?).
Un véritable cauchemars qui vous fera presque virer à entomophobe à coup sûr si vous n'êtes pas un Aburame...

Hako jeta un œil aux autres Sunajin. La plupart avaient des blessures graves et même si elle extrayait le poison de certains, ils ne seraient pas en état de se battre. Se défendre un peu, à la rigueur, pour les plus vaillants.
Il ne faudrait donc pas compter sur eux pour la suite de la mission... Mais au moins, ils ne mourraient pas empoisonnés.
"Yume, il va falloir me défendre le temps que je traite ces ninjas..." souffla la petite Aburame à son amie aux yeux pâles (Hako n'aimait pas révéler ses limitations à haute voix, surtout devant des étrangers). "Je ne peux pas me battre en même temps... Et je m'inquiète aussi pour Somei-sensei et Kaneki-kun. Il y a parmi ses bandits quelqu'un qui manie des poisons et pas des sympa, d'après mes petits amis... Et qui en plus est plutôt futé pour avoir monter un plan pareil. M'étonnerait pas qu'il y ai un ou plusieurs nukenins à la tête de cette troupe de bandits..."


Récapitulatif combat:
 

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Re: They aren't alone, we are here    Sam 8 Oct - 17:32
De là où il se trouvait, Fusasaki entendait des combats se dérouler. Était-ce l’un de ses genin, embusqué par un ennemi ? Était-ce un Sunajin ? Si tel était le cas, comment pourrait-il le reconnaître, puisque les bandits semblaient vouloir se faire passer pour eux pour semer la confusion parmi eux ? Toute cette mission commençait à devenir péniblement complexe. Alors qu’il avait imaginé leur devoir très simple – retrouver les combats, secourir leurs alliés, et arrêter les mercenaires, bandits ou autres opportunistes qui leur auraient fondu dessus – , il devait admettre qu’il savait à l’avance que rien n’allait se passer aussi facilement que prévu : ce n’était jamais aussi facile que prévu.

De toute manière, il n’avait pas le choix : il avait à faire, et attendre ne mènerait à rien. Ils n’avaient aucun moyen de se retrouver, et il n’y avait aucune raison que l’un de ses protégés n’arrive par hasard, en sortant d’une broussaille…

Soudain, Hako arriva devant lui, en surgissant d’un buisson feuillu.

Son chef d’équipe s’arrêta, alors qu’il venait juste de se mettre en chemin.

« Ah, Hako ! Te voilà ! Où sont les autres ? »

La jeune fille le regarda, et tendit un index vers le haut, en souriant un peu. Que voulait-elle dire ? Ce n’était pas le moment de jouer ! Cependant, le vieil homme remarqua que son doigt s’était décomposé en un petit groupe d’insectes, qui volèrent autour de la main, et reprirent place sur celle-ci afin de former à nouveau les trois phalanges. C’était donc un clone. Il semblait très heureux de son effet, et Hako s’en amuserait certainement, mais comment avait-il pu le retrouver ? Mais bien sûr ! Il avait toujours cette femelle sur lui ! Durant l’explosion, sa taille réduite lui avait permis de se dissimuler facilement dans les replis du vêtement du ninja-marchand, et donc ne pas être soufflée ou blessée. En fait, il avait failli oublier l’existence de cette bête, qui était pourtant l’un des trucs les plus utiles du clan Aburame. Mais au plus fort de l’action, les pensées se réarrangeaient bizarrement, parfois…

« Bon, Hako, dit-il sans savoir comment il devait nommer ses clones, on va retrouver tout le monde. Montre-moi vers où aller. Mais d’abord, allons-voir vers les bruits que j’entends. »

Reformer le groupe était la priorité. Cependant, il ne pouvait pas ignorer simplement le refus d’un combat lui venant de la droite. Ce n’était pas, supposait-il, la direction du campement des Sunajin. Tant de monde était potentiellement en danger qu’il ne savait plus vraiment où donner de la tête. Ce clone de Hako était pour lui un élément important qui permettrait de bluffer les ennemis en leur faisant croire qu’ils étaient deux à venir. En attendant de trouver la vraie, ainsi que Kaneki et Yume, il faudrait s’en contenter. Après tout, c’était mieux que d’arriver face à un groupe d’ennemis… seul.

Ils avancèrent ainsi vers le lieu où le grabuge avait cessé. En s’approchant, Fusasaki entendit des hommes parler. Il supposa qu’ils devaient être trois. S’il s’agissait d’ennemis, avec de la surprise, il parviendrait à les vaincre, même s’ils étaient un peu plus entraînés que les deux d’avant. Tout en restant caché, il fit signe au clone d’insectes de faire un tour. Heureusement, il comprit et se prépara pour contourner la position de ces personnes. Fusasaki s’avança légèrement pour pouvoir les observer : il y avait cinq gens en tout. Deux étaient debout, et parlaient tout en déshabillant et prenant l’équipement des trois autres, couchés au sol, et gravement blessés.

« Maintenant, dit la femme qui se tenait debout, où sont vos camarades ?
-Je vous ai déjà dit que je ne dirai rien ! »

L’homme au sol avait visiblement été tailladé au niveau des joues, car il en saignait gravement. Un peu plus, et il aurait suffoqué, l’air pouvant s’échapper avant même de descendre rejoindre ses poumons. Sans un mot, la kunoichi jeta une nouvelle pierre au visage du captif, qui répondit par un cri pénible. Fusasaki remarqua que les deux personnes qui semblaient maîtriser la situation portaient des bandeaux frontaux : ils étaient des ninjas du Pays des Rivières… Que diable faisaient des Kawajin ici ? Décidemment, cette mission devenait de plus en plus compliquée…

Fusasaki eut à peine le temps de remarquer le clone d’Hako apparaître derrière un arbre et faire un pas dans leur direction que le ninja sauta et envoya une boule de feu disperser les insectes.

« Nei, il y en a d’autres !
-Oui, je sens une présence… »

Le Konohajin n’eut pas le temps de réagir que la kunoichi fit quelques mudras : le sol s’enfonça de dix centimètres sous ses pieds, et se referma aussi vite sur ceux-ci, le coinçant. S’il n’avait pas été agenouillé et concentré sur sa discrétion plutôt que sur son environnement, nul doute qu’il aurait pu s’échapper, mais là… Il s’était retenu de faire du bruit lorsque le clone de Hako fut dissipé, mais à présent qu’il se savait piégé, il refusa de perdre la face :

« Vous venez de détruire mon meilleur moyen de retrouver les miens ! »

Il bluffait, n’oubliant pas, cette fois, l’insecte femelle qui se logeait toujours sur lui. Cependant, cette entrée en matière eut comme effet de les surprendre. Ce fut la femme qui parla en premier :

« Eh, mais il est de Konoha ! Que faites-vous ici ? »

Toujours coincé dans une position à présent très inconfortable, incapable de se battre s’il devait en venir aux mains, Fusasaki décida de jouer sa meilleure carte : la diplomatie.

« Mon équipe et moi avons été dépêchés par le Hokage pour venir prêter main forte à une troupe de Sunajin en situation d’urgence. »

Les deux Kawajin, qui s’étaient rapprochés, semblaient tout aussi conscients que lui de leur supériorité. Ils n’avaient rien à voir avec les autres bandits qu’il avait affronté plus tôt : ils étaient des juunin, et maîtrisaient des techniques puissantes. L’homme avait effectué une technique de katon et portait un fourreau (avec un sabre). La femme maîtrisait le doton (qu’elle avait utilisé pour maintenir leurs trois captifs), et pouvait s’en servir avec une extrême rapidité. De plus, elle semblait être dotée d’une forme de capacité de perception, qui l’avait alertée de la position exacte du ninja-marchand. Décidemment, il s’agissait là de puissants combattants. Et Fusasaki qui avait espéré que le clone de Hako puisse le servir… Il ne savait plus si la jeune fille allait recevoir les souvenirs emmagasinés par son clone à présent que celui-ci avait été détruit, puisqu’il ne s’agissait pas d’une technique de clonage ordinaire, mais peu importait : elle ne pouvait probablement pas le sortir de là en ce moment.

« Votre équipe ? Combien êtes-vous ?
-Et vous ? Que faites-vous là ?
-Monsieur le Konohajin, vous ne comprenez pas : dans votre situation, vous ne pouvez que répondre aux questions. Nous vous donnerons les informations que nous jugeons pertinentes pour vous.
-Certes. Nous sommes quatre. »

Omettant qu’il s’agissait d’une équipe de jeunes, et qu’il en était le seul juunin, il espérait que les deux ninjas du Village Caché des Vallées ne poseraient pas cette question. Il ne se voyait pas leur mentir, alors qu’il était à peu près certain que le regard perçant de cette femme, combiné à sa fine perception du sol, lui permettait de deviner assez précisément quand il mentait.

« Nom, grade ?
-Somei Fusasaki, juunin du Pays du Feu. »

La « Nei » se tourna vers son collègue, qui hocha des épaules, avant d’ajouter :

« Encore une question : qui était cette gamine qui s’est décomposée sous mon feu ?
-Une technique d’un membre de mon équipe. Vous n’avez tué personne, mais c’était un moyen pour nous de rester en contact. »

Voilà une vérité bien déformée, mais tant qu’il ne savait pas s’ils pouvaient effectivement lire ses mensonges, il préférait ne pas se lancer à en dire… mais tant qu’il ne savait pas ce qu’ils voulaient, il ne pouvait pas se résoudre non plus à en dire trop.

Soudain, Fusasaki sentit le sol sous ses pieds trembler légèrement, alors que ses pieds étaient graduellement relâchés de son emprise.

« Bon, monsieur Somei. Nous vous avions pris pour un ennemi, et sommes… désolés… pour la destruction de votre technique de communication. En revanche, vous allez être contents d’apprendre que nous sommes là pour sauver les Sunajin.
-Dans ce cas, ne perdons pas de temps. Avez-vous localisé le camp attaqué ?
-Pas encore.
-Moi non plus, mais je comptais le rejoindre… avec l’aide de Hako. Mais nous allons devoir nous débrouiller sans elle, maintenant. »

Il ne pouvait pas encore leur faire confiance, malgré le fait qu’ils l’aient libéré. En effet, cela faisait-il du sens pour les Sunajin d’appeler à l’aide deux pays différents ? ils se trouvaient certes environ à égale distance de deux Villages Cachés (en se basant sur les dernières suppositions quant à l’emplacement du Village Caché des Vallées), et Konoha et Kawa étaient tous deux des alliés de Suna, mais cela leur aurait fait courir plus de risque, puisque deux messages impliquaient deux chances d’être intercepté par l’ennemi. Ou alors espéraient-ils qu’au moins un message passe, quitte à contacter trop de monde ? Combien d’autres factions les Sunajin avaient-ils prévenus de leur urgence ? Combien allaient arriver dans les temps à venir ? Il y avait encore des points à éclaircir, aussi Fusasaki fut-il plongé dans ses pensées alors qu’ils se remirent en route vers l’endroit où il supposait qu’ils trouveraient les Sunajin. Les trois bandits furent abandonnés derrière, livrés à eux-mêmes. Nei et Sunsun, les Kawajin, expliquèrent à Fusasaki qu’ils étaient tombés sur une embuscade de bandits, dont ils ont réussi à se débarasser. Ils étaient cinq. Trois autres étaient venus plus tard, et c’étaient ceux qu’ils venaient de battre quand Fusasaki les a vus. En croisant leur théorie concernant l’emplacement des combattants en détresse avec celle de Fusasaki, et en mettant en commun la position de l’embuscade qu’ils ont subie et celle du piège qui a séparé l’équipe 2 de Konoha, ils purent être à peu près sûrs d’avoir une bonne direction. Ils la suivirent donc, en restant à l’affut du moindre signe pouvant trahir une autre surprise désagréable. Fusasaki prétait attention également à toute trace pouvant mener jusqu’à Yume, Hako ou Kaneki. Enfin, il ne pouvait toujours pas se résoudre à tourner le dos aux deux Kawajin, qui pouvaient encore le trahir… alors qu’ils se comportaient plutôt bien, pour des compagnons de circonstance.

Enfin, ils arrivèrent en contact avec les Sunajin. Ils s’étaient installés en une sorte de refuge d’urgence. Après tout, ils étaient attaqués… Ils avaient de nombreux blessés, et les rares ninjas encore capables de se battre semblaient épuisés, les bandits ayant dû jouer du temps contre eux… voilà qui était finement pensé, pour des guerriers non-éduqués aux arts de la guerre. Fusasaki fut soulagé d’y voir Hako et Yume, mais ne parvint pas à retrouver Kaneki. Il retrouva rapidement les deux jeunes filles, qui n’avaient pas perdu de temps en aidant les Sunajin comme elles avaient pu.

« Yume, Hako ! Je suis content que vous alliez bien. Toi, ton clone était très bien pensé, mais il a été détruit avant que j’aie pu arriver ici. De votre côté, avez-vous trouvé Kaneki ? »

Elles eurent à peine le temps de lui résumer la situation qu’il fut déjà abordé par un Sunajin. En effet, il n’avait pour l’instant pas le temps de se concentrer sur elles. Le ninja du Pays du Vent le plus en forme, le possible chef actuel de leur expédition, le prit à part pour l’interroger et se concerter :

« Vos deux genin sont arrivées plus tôt. Dites-moi que vous n’êtes que l’avant-garde, et qu’un véritable groupe va venir nous prêter main forte ?
-Nous sommes quatre en tout. Et, au vu de l’incompétence technique de nos ennemis, nous allons pouvoir nous en débarrasser.
-L’incompétence ? Ils nous ont quasiment tous mis hors d’état de combat, et ils nous tiennent en siège total depuis maintenant deux jours ! Je ne sais pas ce qu’ils attendent pour nous fondre dessus… à moins qu’ils ne préfèrent piller notre caravane une fois qu’ils se soient bien assurés que nous soyons bien tous morts.
-Leur tactique a dû être ingénieuse, mais j’ai pu moi-même rencontrer deux de leurs sentinelles en chemin : ce sont de pauvres débutants. Je n’ai aucun doute quant à l’efficacité de mes genin face à des guerriers de leur niveau.
-Qu’insinuez-vous ?
-Plusieurs choses. Premièrement, je pense que ces bandits sont très doués pour un élément : le bluff. Ils vous ont eus par surprise, sont parvenus à vous empoisonner par la ruse, et c’est loin d’être fini. S’ils refusent de vous attaquer maintenant, je pense que c’est surtout car ils ne sont pas prêts à vous affronter. Peut-être qu’ils attendent que vous succombiez au poison, comme vous dites, mais je suppose que c’est autre chose : ils attendent des renforts, car ils ont peur de vous. Même s’ils attendent que vous soyez encore plus affaiblis, ils ont du savoir que vous aviez appelé à l’aide. En finir rapidement les livrerait à une vengeance des alliés de Suna, alors que patienter leur permettrait de nous jouer des tours. En effet, nous sommes tombés sur un piège redoutable mais monté de manière peu optimale, composé d’éléments de votre cargaison, et le fait qu’ils se promènent en portant des bandeaux frontaux qu’ils vous ont volés et des vestes de Sunajin en dit long sur leur intention de tromperie. »

L’analyse du ninja-marchand sembla prendre l’autre par surprise, comme s’il n’avait pas imaginé pouvoir se sortir de là en attaquant simplement. En effet, il l’avoua rapidement :

« Lorsque nous avons été attaqués, le moral des hommes est descendu d’un coup. Nous n’avions aucun moyen définitif de nous protéger du poison, à présent que nous l’avions ingéré. Vous allez dire que toute troupe de notre nombre devrait avoir un ou deux ninjas médicaux… mais même ceux-ci ne sont pas omnipotents. L’extrait qu’ils ont utilisé est particulièrement vicieux, dit-on, et s’attaque au corps en de nombreux endroits à la fois. Il est possible d’en guérir, mais il faut du bon matériel, qui nous attend à Suna. Nous n’osons pas nous remettre en route, de peur d’être attaqués alors que nous ne sommes pas prêts… et c’est pourquoi nous campons.
-Au lieu de vous diriger vers votre salut, vous attendez votre mort sans bouger ?
-Non ! Nous avons demandé de l’aide ! Et vous voilà !
-Si nous avions su la nature exacte de votre situation, nous aurions pu amener de l’équipement médical et des antidotes…
-Non, vous avez bien fait. Si vous étiez tombés aux mains des bandits, ils auraient empoché encore plus de butin de valeur. Votre présence et l’inspiration qu’elle nous apporte va nous permettre de retourner à Suna. Puis-je compter sur vous pour nous soutenir jusqu’à la frontière du Pays du Vent ? »

Que racontait-il ? Ils allaient se remettre en route à présent ? N’était-ce pas trop tard ? Et surtout : Fusasaki ne pouvait pas partir tant qu’ils n’avaient pas retrouvé Kaneki d’abord ! Il fallait qu’il demande à Hako de lui indiquer où se trouvait son camarade : elle seule parviendrait à le retrouver à coup sûr, grâce à l’insecte qu’il transportait.

« Nous allons vous suivre, mais d’abord, je dois retrouver le dernier membre de mon équipe. Vous comprendrez que nous ne puissions pas le laisser derrière. »

Ce fut à ce moment que Sunsun s’avança vers le Sunajin, suivi de près par Nei. Les deux Kawajin avaient inspecté le matériel que les ninjas avaient réussi à conserver, pour vérifier qu’aucun piège ne s’y dissimulait, aucun dispositif de communication des bandits, ni aucune autre source de danger ou d’ennuis. Visiblement satisfaits, ils venaient écouter ce qui se disait. Seulement, Fusasaki fut surpris de l’accueil que leur réserva le Sunajin :

« Qui êtes-vous ?
-Hein ?
-Vous êtes de Kawa, non ? Je le vois à vos bandeaux…
-Nous venons en réponse à votre appel à l’aide. »

Le Sunajin semblait ne pas comprendre ce qu’il se passait. Il se tourna vers Fusasaki :

« Vous avez demandé de l’aide à un autre Village Caché ? Mais où avez-vous trouvé le temps de…
-Nous sommes venus directement quand nous avons reçu votre message, sans prévenir qui que ce soit. J’ai rencontré Sunsun et Nei dans les bois, en route vers ici, alors qu’ils venaient de se débarrasser de cinq bandits à eux deux. Nous sommes venus ensuite.
-Mais, je ne comprends pas… »

Confus, l’homme ne savait que dire. Nei sortit un papier froissé d’une de ses poches et le lui tendit. On pouvait y lire un appel à l’aide, griffonné à la hâte.

« Voici exactement le message que nous avons reçu. Ne nous dites pas que vous ne vous souvenez pas…
-Je vous assure… et je ne sais pas comment vous avez pu recevoir ce papier, car je ne signe pas de cette manière. Le message envoyé au Hokage, voilà le seul que je me souviens avoir envoyé. »

Voilà qui devenait de plus en plus étrange. Si les Sunajin n’avaient pas appelé Kawa à l’aide… qui l’avait fait ?

Et, surtout… pourquoi Fusasaki avait-il un tel mauvais pressentiment à propos de la suite de cette mission ?

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