They aren't alone, we are here
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Re: They aren't alone, we are here    Dim 9 Oct - 20:32



It's time
Veiller. Toujours.
Je suis un ninja devant veiller sur une camarade. Hako … Elle est tellement plus utile que moi. Je me hais. Je suis inquiète pour sensei et Kaneki. Mais je ne peux rien faire. Je me hais. Vous parliez d'un ninja ! Assise près de Hako je surveillai à ce que personne ne lui fasse du mal ou ne la dérange. Chose facile : la moitié des ninjas étaient allongés cachés sous les insectes de mon amie. Même si cette technique était utile … Elle était peu ragoutante et j'espérais ne jamais en avoir besoin. Des insectes dans le corps … Non il ne valait mieux pas y penser.

Soulagement.
Sensei était là, mais sans Kaneki, ainsi qu'avec deux autres ninjas. Il eut à peine le temps de nous parler une minute où un Sunajins lui mit le grappin dessus. Trop de sucés sensei. Les deux autres ninjas semblaient d'un autre ninja des Kawajins selon leur bandeau frontal. Que faisaient-ils ici ? La femme croisa mon regard et écarquilla les yeux et tressaillit. Ah … C'est vrai … La vue d'un Byakugan actif pouvait faire cet effet. Très souvent. Tout le temps. Cela rendait les gens nerveux sans que je ne sache pourquoi.

Convoitise.
Mon cerveau tira la sonnette d'alarme en surprenant le regard du compagnon de la kawajin sur moi une fraction de seconde avant qu'il ne détourne la tête. Merde ! J'avais intérêt à faire attention. Foutu dojustu. Surtout qu'on ne voyait pas mon sceau. Enfin, cela pouvait être autre chose. Pas sûr que c'est une bonne chose en fait. La suite de la conversation me fit sursauter. Décidément, cette histoire ne sentait pas bon du tout. Et vraiment étrange. Je me tournai en voyant Kaneki et le clone de Hako. Pour sa part il n'avait vu que des brigands sans déguisement.

Douleur sourde.
Violente.
Instinctivement portaient mes mains à mes tempes et commençai à les masser pour essayer de faire passer cette douleur. Qui bientôt disparu. Mes yeux devaient commencer à être fatigués. Mais ou de question d'arrêter maintenant mon Byakugan. Avec la pluie qui ne cessait de tomber les réseaux de chakra étaient plus que lumineux. Je m'installai quelques instants à l'écart et focalisait mon attention sur le camp des brigands pour déterminer leur nombre. Je comptai une trentaine de silhouettes ainsi que l'arrivé dé d'autres silhouettes au chakra nettement plus brillant. C'était digne de véritables ninjas

Dangers !
Une main derrière moi. Je l’attrapais aussitôt avant de me rendre compte que c'était la Kawajin. Hein ? Je la scrutai avec surprise un long instant. Avant de me retourner vers le camp des bandits et aux chakras lumineux. Alors là …

Je bondis en avant bousculant le ninja de Kaza pour rejoindre Fusasaki-sensei et lui expliquer ce que je venais de comprendre. Le message ne venait pas de Suna ! Mais des brigands qui avaient dû profiter du vol d'uniforme pour se faire passer pour de pauvres ninjas novices et les victimes. De plus ils avaient dû dire que même si les vrais ninjas de Suna n'étaient que peu nombreux ils étaient très puissants, trop pour eux, qu'ils les attaquaient sans relâche et qu'il ne fallait pas se fier à leur apparence. Sauf que Sunsun et Nei avaient dû être séparé de leurs escouades. Lorsque je demandais combien ils étaient, les deux hésitèrent à me répondre. Huit. En comptant Nei et Sunsun. Donc trente-six adverses. Dont six à se méfier. Et on ne devait pas les blesser sinon on pouvait dire adieu à toute relation diplomatique avec leur pays. Et là actuellement nous étions dans la mouise. Heureusement que les deux Kawajins étaient tombé sur des bandits non déguisés.… Je ne voulais pas imaginer le carnage si on ne l'avait pas su …

Cris.
Peur.
Douleur.
Attaque.
Une attaque ? Maintenant ?! Voilà donc ce que les malandrins attendaient : les renforts... Je fixais mon maître, refusant de céder à la panique : le tout était d'esquiver les coups et les kawajins. Ou de les mettre KO … KO … KO … Mais oui ! Hako ! Quand je vous ai dit qu'elle était plus utile que moi ! Sans attendre je filais vers elle pour lui proposer mon plan. Elle devait mettre en priorité mettre KO les Kawajins. Elle était la mieux placée pour ça ! Je lui proposai de porter ses insectes dans la bataille pour les déposer sur les cibles pendant les affrontements. J'aimerais aussi surveiller Kaneki … Mais dans la bataille. Je récupérai quelques recommandations auprès de mon sensei avant d'aller rejoindre les autres. Le moment était venu de se battre.
Boum. Un éclair déchira le ciel
Boum boum. Mon cœur cognait violemment contre mes côtes.

© Naely




Merci Aimi !

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Dernière édition par Hyûga Yume le Ven 21 Oct - 21:51, édité 1 fois
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Re: They aren't alone, we are here    Ven 21 Oct - 21:39
Réunion et confusion

Hako était tout occupée à "soigner" les Sunajin empoisonnée, les recouvrant d'insectes grouillant, rampant et cliquetant, qui allaient même jusqu'à pénétrer dans leur corps. Joie incommensurable pour tout être qui n'était pas un Aburame...
La plupart des ninja du Pays du Vent essayaient de rester dignes et d'endurer cet "inconfort" en plus de leur état de santé... Et parfois, il y avait quand même quelque murmures et gémissements qui s'élevait des plus entomophobes.

Comme si attendait la jeune fille, même si elle avait pu neutraliser la progression du poison avec ses petits amis, il était trop tard : celui-ci avait déjà fait son effet, affaiblissant grandement les sunajin. La majorité d'entre eux ne seraient pas en état de combattre avant plusieurs jours.
Bah, au moins, il ne mourrait pas dans d'atroces souffrances alors que leur viscères se liquéfiaient peu à peu...

Du coin de l'oeil, Hako vit Yume qui veillait se raidir soudain. Son visage inquiet et aux aguets depuis leur arrivée dans ce camps de fortune s'éclaira d'un pâle petit sourire.

Suivant le regard pâle de son amie, la kunoichi vert-pomme eut le soulagement de voir arrivée Somei-sensei... Curieusement accompagné. D'autres ninjas !
Il fallut un petit moment à Hako pour reconnaitre le bandeau frontal de Kawa.
Hako poussa un profond soupir de soulagement. Elle n'avait pas voulu en parler à Yume, qui semblait déjà bien nerveuse, mais elle avait perdu contact avec un de ses clones-essaim.
Voyant arrivé les Kawajin, Hako pût deviner qu'il y avait eu confrontation, ça expliquait la disparition de son double.
Afin de masquer le plus possible ses techniques auprès de ces nouveaux inconnus, la petite Aburame rappela ses insectes, qui libérèrent les Sunajin de leur soin/torture fourmillante.

"Yume, Hako ! Je suis content que vous alliez bien. Toi, ton clone était très bien pensé, mais il a été détruit avant que j'aie pu arriver ici. De votre côté, avez-vous trouvé Kaneki ?" confirma Fusasaki en arrivant auprès des deux jeunes filles.
C'était bien Somei, en tout cas, elle ressentait la présence de la femelle kikaichuu dissimulée dans les vêtements du vieil homme.

S'approchant du sensei de la Team 2, Hako lança un regard méchant (de sa hauteur, c'était... particulièrement peu terrifiant).
"Sympa les gars, on se casse la tête pour sauver des gens, et vous sortez des fourrées en balançant shuriken et jutsu. Faut se contrôler les amis !" pesta-t-elle, avec un totale mauvaise foi, vu que d'habitude c'était elle qui fonçait tête la première dans les ennuis sans réfléchir (et les cognait. Ou les recouvraient d'insectes voraces. Ou les faisait exploser).

Les deux kunoïchi commence à faire leur rapport, Hako lançant toujours de œillades grincheuses aux kawajin, mais bien vite le seul "véritable adulte" du groupe fut prit à partie par le chef des Sunajin.
Hako détestait être laissait de cotée, cela n'allait pas arranger son humeur, déjà entamée par la perte d'une partie de son essaim, par la pluie et par le fait qu'elle n'avait eut que deux pauvres malheureux sbires à tabasser (pas de quoi donc se forger une légende !).
D'autant plus que les nouveaux arrivant lançaient des regards étranges à la pauvre Yum-yum !

Hako remarqua d'ailleurs que son amie n'avait toujours pas désactivé son byakugan. Elle prenait décidement sa mission (et la sécurité d'Hako) bien à coeur. Peut être un peu trop d'ailleurs... La jeune Aburame ne connaissait pas tout les secrets de la pupille magique des Hyûga, mais tout les jutsu, même héréditaire, ont un prix.
Il fallait espérait que Yume ne dépasse pas ses limites : avec l'arrivée d'autres ninja étrangers, Hako sentait que leur situation s'était encore complexifiée...

Comme eux et Yume, elle se rapprocha pour tendre l'oreille de manière fort indiscrète en direction de son sensei et des Sunajin, histoire d'en apprendre plus sur la situation.
Mais entre la pluie, le désir de pas se prendre une taloche pour avoir "espionner les grands" et son attention fluctuante, la petite Aburame ne saisit pas grand chose...
Hako n'était pas une grande stratège, avait la diplomatie d'un kunaï (avec un parchemin explosif attaché) et la subtilité d'un petit boulet de démolition à fanfreluches. Bref, elle préférait l'action aux discutions. Qu'on la pointe dans la direction des ennemis de Konoha et elle ferait le boulot avec un zèle frénétique... Mais essayer de décortiquer le plan de bandits, de traitres ou les embrouilles entre plusieurs villages, ça la dépassait.
Un peu.
Elle se mentait vaguement à elle-même, en restant dans son rôle simple et confortable de spécialiste de taijutsu et d'éclaireuse. Mais, même si elle ne s'en servait pas souvent, derrière son front buté se cachait le cerveau analytique d'une Aburame...

La kunoichi toute de vert vêtue fut tirée de ses réflexions par l'arrivée au camps de Kaneki et d'un de ses clones.
Mais avant qu'elle put se porter à la rencontre du jeune homme (le taquiner sur son retard serait sans doute plus distrayant qu'écouter en douce Somei-sensei discuter mystères, tactiques et politiques) elle fut arrêter par la figure de Yume, soudain traverser d'un spasme douloureux.

Inquiète, la jeune Aburame suivit son amie Hyûga qui s'éloignait en se massant les tempes.
Quelque-chose n'allait pas. Yume semblait souffrir... Un abus de son don héréditaire ? Autre chose ? Hako s'en voulait déjà de ne pas avoir vérifiait si Yum-yum avait été blessée par le piège : ils savaient à présent que leur adversaires n'hésitaient pas à se servir de poison. Il suffisait d'une petite coupure d'un kunaï enduit de toxine et...
Non ! Elle l'aurait remarquait. Peut être. Surement !

En tout cas, Yume se comportait étrangement, s'écartant d'abord pour scruter quelque-chose avec son regard perçant la pluie, la brume et les arbres, avant de repousser sans ménagement une kawajin qui s'inquiétait ou voulait lui parler (Hako hésitait à intervenir : on ne portait pas la main sur sa Yum-yum si on était un ninja étranger !).
Mais avant qu'elle n'ai pu se décider, Yume était repartie dans l'autre sens, pour rejoindre son sensei.
Grognant, Hako lui emboita le pas, se demandant se qui motivait l'autre kunoichi.

Mais la petite Aburame pivota trop vite, oubliant le sol détrempé. Elle s'écrasa dans la boue avec un juron fort peu digne d'une demoiselle, d'une kunoichi, d'une forme de vie avec un minimum de sensibilité et de respect.
Décidément c'était la journée ! Avait-elle utilisé trop de chakra avec ses clones et ses "soins" aux sunajin ? Qui allait prendre au sérieux un ninja qui tombait tout seul ?

Se relevant en grommelant, ses splendides vêtements si charmant plein de boue (à nouveau), Hako se traina à la suite de Yume qui discutait déjà d'un air affolé avec Somei-sensei.
Se rapprochant, Hako se sentit soudain mal à l'aise. Il y avait quelque-chose qui... grattait au fond de son esprit. Comme si son coté Aburame essayait de lui dire un truc. Si elle pouvait se poser cinq minute et soufflait un peu...

Mais déjà, Yume revenait vers elle, pantelante et visiblement troublée. Enfin ! Elle allait pouvoir demander à son amie ce qui la troublait tant !
Avant que la jeune Aburame trempée ne put s'en enquérir, la kunoichi aux yeux pâles lui demanda... de tabasser les Kawajins !
Les yeux d'hako s'ouvrirent en grand. Hein ? Pourquoi ? Comment ? C'était des traitres finalement ? Des nukenins et pas des alliés ? Des bandits déguisés ?
Pourtant Somei-sensei, la tête pensante du groupe n'avait rien dit et les avait amené au camps comme s'il s'agissait d'amis !

La jeune fille cogna ses poings, rassemblant son chakra. Le combat allait être âpres, les deux kawajins ramenés par Fusasaki avaient l'air puissants...
STOP ! Elle voulait une explication ! Des instructions claires ! Pas que buter tout le monde soit contre ses principes, bien au contraire (au moins on est sûr de trouver les ennemis...), mais son coté Aburame insistait pour avoir des instructions claires avant de déclencher une guerre.

Yume lui proposa également de porter une partie de ses insectes. Voilà un plan à la fois ingénieux et étrange, qui déstabilisa un peu plus l'Aburame, la tirant de son exaltation pré-baston.
"Euh... C'est une idée, mais je ne suis pas sûr qu'elle soit trés efficace..." confessa-t-elle, gênée de rembarrer l'idée de son amie. "Le comportement standard de kikaichuu dans un combat, c'est de dévorer le chakra de tout ce qui n'est pas leur maître. Eviter les... dégâts collatéraux... risque d'accaparer pas mal de mon attention."
Comprendre : si Hako ne faisait pas gaffe, c'est la pauvre Hyûga qui se ferait drainer par les petites bêtes affamées.
La jeune kunoichi n'était pas certaine que les bénéfices de cette tactiques en vaille le coût.

"Et puis, tu n'as pas besoin de ça, non ?" encouragea Hako, sachant que son amie avait parfois quelques tendances à l'autodépréciation, d'autant plus qu'elle semblait étonnamment nerveuse. "Tu peux aisément tabasser les gens et leur bloquer leur chakra avec ton fameux poings mou ! T'es même meilleure en taijutsu que moi, et c'est déjà un exploit... Pas besoin de mes renforts ! Laissons Somei-sensei nous déployer, c'est son job de chef !"
Et entrainant son amie par la main, la kunoichi vert-pomme (bon, vert-pomme bien sale) rejoignit le chef de l'équipe 2. Il allait pouvoir leur expliquer ce qui se passait et que faire.

Hako eut la surprise de trouver Kaneki et son clone d'insectes à coté du vieil homme. Durant sa discussion avec la Hyûga affolée, elle ne l'avait pas sentit arrivé.
Elle ne l'avait pas sentit arrivé.
Elle. Ne. L'avait. Pas. sentit.
Et elle ne le "sentait" toujours pas. Aucune trace de la femelle kikaichuu. Avait-elle était tuée lors des explosions du piège ? Lors d'un combat ? Mais...elle ne ressentait pas non plus la présence de son essaim détaché d'ailleurs, alors que son soi-disant clone était à quelque mètres à peine !
Ses yeux s'agrandirent de stupéfaction et de colère envers elle-même. C'était son plan ! Son ingénieuse méthode pour retrouver et identifier ses camarades !
Et elle avait été foutue de l'appliquer correctement et de le remarquer plus tôt !

Pestant, elle se rua vers Fusasaki, trainant toujours Yume en remorque.
"Sensei...Je ne sais pas ce qui se passe...Yume parle d'attaque et tout et..." souffla-t-elle, à son tour affolée (et également à la fois honteuse et furieuse). "Mais Kaneki et mon double... Ne sont pas les bons."




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Re: They aren't alone, we are here    Sam 3 Déc - 20:41
La situation, et l’agitation qui en découlait, fatiguait l’aîné du camp. Fusasaki devait parler à beaucoup de monde, comprendre exactement ce qui était en train de se passer, pourquoi c’est arrivé, et comment la situation allait pouvoir s’améliorer. Les ninjas en état de se battre étaient peu nombreux dans les rangs de Suna, et il allait falloir compter majoritairement sur l’Équipe 2 et les deux Kawajin pour régler ces problèmes. Cependant, le mystère des messages n’était toujours pas résolu, et tant que le voile n’était pas levé sur l’origine de ces machinations, le ninja-marchand allait encore devoir se méfier d’eux. Et c’était bien le genre de chose qui allait l’épuiser, à force.

Après un petit instant, Hako réagit assez énergiquement à l’arrivée de Kaneki pour que son sensei le remarque également. Avec ces deux silhouettes arrivant (le clone insectomorphe étant toujours à ses côtés), c’était un sérieux poids qui se déchargeait de ses épaules : la sécurité de ses genin était, pour l’instant, garantie… ou ce qui s’en rapprochait le plus compte tenu des circonstances.

Le jeune garçon approcha de son sensei en regardant autour de lui, comme pour jauger ce camp de blessés qu’ils ont eu tant de peine à rejoindre tous, depuis l’explosion du piège dans les bois. Étonnamment, le clone de Hako en faisait de même, alors que Fusasaki se serait attendu à le voir se diriger vers son original, par exemple, ou simplement disparaître, à présent que sa mission arrivait à son bout. Il le garda donc à l’œil. Cependant, son comportement ne se révéla pas plus étrange que cela, et il finit donc par reporter son attention sur son interlocuteur.

Peu après, Yume annonça qu’elle avait repéré une large concentration d’ennemis, et qu’ils étaient en danger à cause de ceux-ci. Et Hako finit par achever le fil de ses pensées en annonçant que Kaneki et le clone n’étaient pas ceux qu’ils prétendaient être. Tout le monde se tut pendant une fraction de seconde, où les regards fusèrent pour voir qui allait croire la genin en vert, et qui allait supposer qu’elle délirait. Après tout, elle avait utilisé beaucoup de techniques et s’était fortement concentrée pour aider un maximum de ninjas empoisonnés… mais un Aburame ne délirait pas pour si peu. Et s’il y avait bien un moment où la jeune fille était sérieuse, Fusasaki pouvait le dire, c’était ce moment-là.

Sans attendre, il se mit à genoux pour se donner de l’élan et propulsa son avant-bras dans le bas-ventre du clone de Hako, celui-là même qui s’était montré étrangement calme… même pour un clone. (On parlait de Hako comme modèle, tout de même.) Celui-ci avait déjà commencé à bouger, et le coup du juunin manqua sa cible, mais celle-ci n’alla pas plus loin. En effet, d’autres ninjas autour d’eux avaient entendu ce que Hako avait dit, et le minimum était d’arrêter les deux derniers arrivants pour voir s’ils étaient effectivement des agents infiltrés. Le faux Kaneki avait été capturé tout aussi rapidement, et ils furent tous deux forcés à reprendre leurs aspects véritables. Une technique de dissipation vainquit leurs réticences et deux hommes de relative petite taille (mais d’au moins trente ans) furent découverts, portant des armures de pauvre qualité et des armes hétéroclites, certainement récoltées au fil de leurs pillages.

L’esprit de Fusasaki était tiraillé entre la satisfaction d’enfin posséder un atout dans cette affaire sous la forme de deux otages et de toutes leurs informations potentielles, et la crainte que la nouvelle de leur capture ne force les ennemis à exécuter Kaneki. Alors qu’il venait de se dire qu’il avait enfin ses trois genin à portée, cette illusion avait disparu aussi rapidement qu’elle s’était construite, et son moral en avait pris un coup. En réalité, il sentit la colère lui monter, et interroger les deux espions n’allait pas être facile.

Ils furent ligotés et séparés afin d’éviter qu’ils puissent communiquer d’une manière ou d’une autre. Fusasaki prit l’un d’eux à part pour l’interroger, avec d’autres personnes autour. Il ne cachait pas son mépris pour les ninjas qui le tenaient pourtant en position de force :

« Je ne dirai rien, sales chiens !
-Bien sûr que tu vas parler. Nous avons beaucoup à nous dire, tous les deux.
-J’ai rien à vous dire, crevards !
-Pour commencer, on va se calmer sur les insultes. Je reste courtois.
-Rêve toujours, bâtard !
-Certes. »

Conscient que l’autre cherchait juste à l’énerver, le ninja-marchand, dont la spécialité était les négociations et les phases de diplomatie, après tout, soupira un petit coup et reprit :

« Dans ce cas, écoute-moi bien, puisque j’ai bien des choses à te dire. Premièrement, nous savons où se trouve votre camp. Nous nous préparions justement à venir vous attaquer. »

La phrase était un demi-mensonge, puisque Fusasaki savait qu’en suivant les indications de Yume, ils allaient pouvoir retrouver les ennemis. Elle savait déjà où ils se cachaient, après tout. Cependant, annoncer au bandit que ses efforts pour couvrir les siens étaient vains permettrait de mieux en tirer les informations recherchées.

« Si tu veux éviter une mort inutile à tes camarades, tu pourrais commencer par nous dire où se trouve le garçon dont tu as pris la forme. Et si tu veux assurer ta propre survie, tu pourrais même commencer par nous indiquer qui est votre chef, et qui sont vos meilleurs combattants. »

L’hésitation se lisait dans le regard du pauvre homme. Son vieil interlocuteur avait l’air fatigué, et affaibli par les combats qu’il avait menés, mais son ton était serein, à la fois dur et rassurant, comme s’il essayait de faire sortir des informations qui les aideraient tous les deux. Les menaces honnêtes ne rendaient ces questions que plus importantes. Et avant même qu’il n’ait pu y penser…

« Et ne pense pas à mentir. Je déteste les menteurs. Ton camarade risquerait de t’en vouloir si vous deviez les deux être pendus car vos réponses ne concordent pas… »

Le regard du bandit se changea d’un coup. Il avait oublié que l’autre allait être interrogé également. Du coup, la seule chose logique à faire était de répondre.

« Je… je ne sais pas qui est le chef. Il se fait nommer « Le Libre », et c’est un nukenin, c’est tout ce que je sais. Je vous jure que c’est vrai. Il n’apparait que devant sa tente pour donner des ordres, puis y rentre. Personne n’a vu son visage, mais il a un demi-bandeau frontal. »

Voilà qui était intéressant. Ce n’étaient pas des détails que l’on inventait sous pression, et Fusasaki se prit à croire son captif. Ce nukenin était probablement celui qui avait manigancé le poison, et avait organisé les pièges. Il était peut-être celui qui avait trouvé un moyen de changer l’aspect des deux espions qu’ils avaient capturés, et sûrement celui qui avait manipulé tant de monde en envoyant de faux appels à l’aide. La description qu’il en fit était assez vague pour ne répondre à aucun critère décrivant un déserteur dont Fusasaki aurait lu la description récemment, mais le demi-bandeau frontal était un signe particulier digne d’intérêt.

Sans se faire prier, le captif reprit la parole :

« Votre gamin est maintenu prisonnier. On comptait l’échanger contre une rançon. Il était dans le camp quand je suis parti, je ne sais pas s’ils comptaient le laisser là ou pas. Maintenant, j’ai dit tout ce que je savais.
-Tout ce que tu savais ? Tu en as oublié beaucoup, dis-donc…
-Non, c’est vrai !
-Déjà, je préfère quand tu parles comme ça. Les insultes, ça ne fait plaisir à personne. »

Fusasaki se permit un petit sourire, entre le prédateur carnassier et le bienveillant vieillard. Cela faisait longtemps qu’il le répétait, car il faisait son petit effet à tout le monde : les criminels interrogés, mais aussi les genin sous tension ou les partenaires commerciaux hésitants.

« Mais vous voulez savoir quoi d’autre ?
-Tout. Si on apprend que l’un de vous deux a caché des informations que l’autre a révélé… je ne sais pas ce qui pourrait arriver. Cela ne dépendra pas entièrement de moi. C’est clair ? »

L’autre déglutit un coup et sembla se concentrer. Sous son air confiant, que l’âge permettait d’assurer sans plus d’efforts, Fusasaki cachait un dégout pour cette personne qui n’avait pas hésité plus que pour faire semblant à trahir ses camarades. Un ninja n’aurait pas donné autant d’informations aussi vite. En fait, un ninja aurait tenté de gagner autant de temps que possible, et aurait tenté de mentir ensuite, avant de se jouer de ses interrogateurs lors de la confrontation avec le point de vue de son collègue. Morts, ils ne servaient à rien, alors qu’en vie, ils pouvaient toujours finir par lâcher la vérité… Les bandits, qui n’étaient que des civils armés, n’avaient pas la discipline pour résister. Ils prenaient les menaces trop à cœur, sans réfléchir à ce qu’elles signifiaient vraiment. C’était facile de les faire parler, vraiment. Fusasaki ne se sentit donc pas mal lorsque l’autre lui révéla la suite :

« D’accord, je me souviens : on a un camp, et en tout, on est environ vingt-cinq. On a fait quelques prisonniers, dont des ninjas de Kawa. On a réussi à les prendre par surprise, mais certains se sont échappés. »

Il s’arrêta un court instant avant de reprendre, avec un geste du menton en direction des Kawajin :

« Les voilà. »

Voilà qui était pas mal ! Le vieux marchand en avait fini avec cet homme, mais il ne comptait pas s’arrêter là. Les deux espions ne se reverraient qu’une fois ces affaires réglées, et pour rejoindre une prison. Il allait déjà voir ce qu’avaient pu obtenir les ninjas interrogeant l’autre. Qui s’était attribué cette tâche ? Le chef des Sunajin, mais il n’était pas seul…
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Re: They aren't alone, we are here    Dim 4 Déc - 18:39



L'attente est insupportable
Beaucoup d'agitation, de bruit et d’inquiétude. Il y avait de quoi. Kaneki n'était pas Kaneki mais un mercenaire de trente ans pauvrement vêtu, pauvrement armé. Tout comme son compagnon. Qu'était-il arrivé à Kaneki ? Non. Il n'était pas mort. C'était sûr. Quelque part j'en étais sûre. Il ne se laisserait pas tuer par ce genre de pauvres minables à peine sortit des bas-fonds d'une quelconque cité. Je me promis de frapper au visage très longtemps le boss de cette équipe. Et de coller une claque à Kaneki s'il était en assez bonne santé pour que je le fasse. Juste parce que je m'étais inquiété. Voilà ! On ne m'inquiète pas ! Non mais oh ! Je devais vraiment arrêter de materner tout le groupe … Au lieu d'assister aux interrogatoires je restai plus à mon poste d'observation à scruter le camp adverse à la recherche du chakra de Kaneki. Sur ce coup-là … C'était vrai. Maintenant … Il fallait trouver le plus fort pour démasquer le chef. Pas la peine. Je commençai à fatiguer. Mmmh … Je fermais quelques instants mes paupières et coupai les afflux de chakra. J'eus un léger vertige et ce fut Sunsun, le ninja allié qui me rattrapa par le bras. Il me demanda si j'allais bien. Les yeux clos pour leur permettre de se reposer un peu j’acquiesçai d'un mouvement de la tête. Il me fit m'asseoir et me donna un peu d'eau. Je le remerciai avant de boire et de reporter mon regard faible vers les lignes adverses invisibles. Lorsqu'il me le demanda, je lui désignai la direction avec précision avant de me masser les tempes. Encore un peu de repos et je pourrais me servir de nouveau de mon Byakugan.

Il posa des questions sur la distance et le nombre. J'y répondis sans trop de problèmes, concentrée à me masser les tempes. Il me confia que c'était Nei qui interrogeait l'autre prisonnier avec le chef des Sunajins. Et qu'il était content de ne pas être à la place du prisonnier. Je compris en entendant un cri de douleur. Sunsun m'expliqua que la coéquipière d'équipe de genin de Nei avait été capturé. Et que cette dernière était très légèrement furax. Tellement qu'un Sunajin dû lui demander de lâcher le pauvre homme qui visiblement venait de se prendre un coup de pied en pleine figure. Aïe … Je savais ce que faisait un coup de Jûken et cela pouvait être aussi douloureux qu'un coup de pied en plein visage. Sunsun alla chercher sa camarade et l'obligea à se calmer. Levant les yeux au ciel je le laissai avant de m'approcher un peu de la sortie du camp. Bon … Pas de visions troubles, pas trop de douleurs résiduelles. Je pouvais reprendre. J'avais quand même attendu un bon moment avant de reprendre.

Je poussai un grognement de frustration quand la pluie se remit à tomber dru. Bon. Au moins j'aurais encore moins de difficultés à voir où étaient les mercenaires. Les ninjas de kawa étaient immobiles, près de Kaneki. Mais leurs flux semblaient perturbés. Des illusions ? Ils utilisaient des illusions . Pour quoi faire . Mmmh … S'ils les utilisaient sur les ninjas … C'était une très mauvaise chose. Même si on était entraîné Kaneki n'était qu'un genin … Cela devenait plus qu'une nécessiter d'aller les sauver très rapidement ! Je me mordis le pouce et retournai dans le camp à la recherche de Hako-chan. Je mis la main dessus et demander l'autorisation à Fusasaki-sensei demandait à Hako-chan d'envoyer un groupe de ses insectes vers le camp adverse. Au moins on pourrait avoir des informations sur ce qui se passait. J'avais bien sûr informé mon sensei, les sunajins et les kawajins de ce que j'avais vu. Restait plus qu'à voir ce qui allait se passer. Mais j’étais très inquiète pour Kaneki. J’espérais qu'il tienne le coup. Mais … Est-ce qu'ils voulaient vraiment des informations, ou ils faisaient ça pour le plaisir . Il y avait des sadiques partout. Et j’ignorai la capacité de mon ami à résister au genjutsu. Pourvu qu'il aille bien … Je n'avais qu'une envie : passer à l'attaque. Mais vu la force de nos troupes ce n'était pas trop le moment de faire ça … Qu'allaient prévoir les joins et les chunins . Qu'aurais-je fait ? J'aurais posé des pièges en aménageant un couloir de sortie avant de faire croire à une fuite … Pour ensuite les battre par surprise. S'ils étaient tous comme les deux capturés, il devait être aisé de les vaincre avec une bonne dose de surprise. Le plus dur aller être de vaincre le chef en fait … Mais bon … comment savoir ? Aucune idée … Je restai en retrait à regarder le camp adverse prêt à signaler le moindre mouvement de troupes.

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Re: They aren't alone, we are here    Lun 5 Déc - 19:56
They aren't alone, we are here !

Hako culpabilisait. Un petit peu (c'est Hako tout de même). Elle aurait dû remarquer plus vite la substitution... Et maintenant voilà que l'un de ses nouveaux coéquipiers s'avérait manquant. Capturé, au mieux. Blessé, voire mort au pire...
La petite Aburame n'était visiblement pas la seule à s'inquiéter pour Kaneki. Yume se faisait évidement de la bile pour l'autre genin de la Team 2 (en plus, son amie Hyûga était naturellement de nature anxieuse et pessimiste... Il faudrait remédier à ça à coup de joyeux séminaires clownesques  à la Hako-sama). Il fallait espérer que la kunoichi aux yeux pâles ne s'épuise pas avec son Byakugan à rechercher le membre manquant de leur équipe...
Quant à Somei-sensei, forcément inquiet envers son pupille manquant, il allait sans doute ventiler sa frustration en allant tortur...interroger l'un des nouveaux captifs.
Naaan, c'était médisant de penser ça du vieux ninja-marchand. Hako ne le connaissait que depuis relativement peu de temps, mais il était plutôt du genre à agir posément et de manière subtile. L'Aburame surexcitée enviait son calme : elle même regrettait déjà que les bandits qui tentèrent d'infiltrer le camps de Sunajin survivants n'ai pas opposés plus de résistance. Cela lui aurait permis de passer ses nerfs et sa frustration sur ses pauvres hères...

La kunoichi aux insectes laissa un moment Fusasaki, qui prenait en main le passage à la question de l'un des mécréants.
L'air de rien, curieuse (et certains diraient avec un penchant marqué pour la violence), elle essaya d'assister à l'interrogatoire du second par le chef des Sunajin survivant et un des Kawajin qu'avait ramené son sensei dans ses bagages.
Peine perdue, habillée en vert-pomme criard, elle se fit immédiatement repérer et éconduire par Nei la Kawajin (dont le sourire sadique égalait pourtant celui de l'Aburame), sous le prétexte (mesquin) que "ce n'était pas un spectacle pour une enfant".
Hako hésita un instant à lui balancer un coup de boule, lui sauter sur les pieds ou la recouvrir d'insectes noirâtres, mais même si cela aurait été plaisant, c'était 1) diplomatiquement douteux et 2) du gaspillage de chakra ou de kikaichuu qui pourraient être utiles pour secourir Kaneki...

Du coup, la kunoichi à froufrou se retrouva sans grand chose à faire pendant que les "adultes" extrayaient des informations des malandrins capturés.
Elle jeta un œil à Yume, qui faisait la sentinelle et utilisait son regard magique pour acquérir le plus d'informations possibles. Pourvu que son amie ne se fatigue pas trop : son dojutsu légendaire seraient sans doute très utile lors du combat contre une horde d'ennemis retranchés, quand il faudrait administrer la justice de Konoha...
La jeune Aburame lui conseilla donc la modération et de se reposer un peu au besoin... Même si elle savait que la jeune Hyûga ne l'écouteraient sans doute pas, trop stressée par la situation de Kaneki.

En tout cas, Hako s'agitait déjà, impatiente d'en découdre. Que pouvait-elle faire ? L'hyperactive Aburame ne supportait pas de rester ne serait-ce que cinq minutes sans bouger et elle n'avait rien à faire. Ah, si elle avait eut un prisonnier, elle aussi... Elle ne pouvait décemment pas s'absenter pour aller traquer d'éventuels bandits qui resteraient à rôder dans les bois...
Et soudain Hako se balança une magnifique claque dans le visage. Non mais quelle idiote !
Elle en avait déjà, des prisonniers !
Elle les avait juste complètement oubliés !

En deux temps, trois mouvements, elle alla informer Yum-Yum qu'elle s'absentait un instant, trainant avec elle un Sunajin pas trop mal en point pour l'aider. Ce dernier n'osa pas dire non à l'Aburame survolté, qui en plus avait neutralisé le poison de ses camarades jusqu'alors mourants.
Sous la direction d'une genin pressée et surexcitée, ils retournèrent dans la forêt, remontant les traces de la gamine vert-pomme qui sautillait d'arbres en arbres.
Il leur fallut un moment pour retrouver ce qu'elle cherchait... Là ! Sous un arbre, toujours évanouis, les deux sbires qui avaient eut la riche idée d'essayer de la prendre en otage !
Comme son compagnon Sunajin, Hako chargea sur son dos un bandit et ils les ramenèrent aux camps le plus vite possible.

Bon, par contre, avoir deux captifs de plus, surtout ceux-là, ne leur apprendrait pas grand chose de plus. Les deux brigands étaient en effet encore dans le coma induit par l'absorption de leur chakra... Zut !
Néanmoins, cela avait déjà réussit à occuper Hako un moment (et donc à l'empêcher de provoquer une catastrophe ou de saouler tout le monde).
Le temps qu'elle ramène ses deux captifs de plus (désormais ligotés et surveillé par les Sunajin les plus valides), les interrogatoires des malchanceux infiltrés étaient terminés.
Le chef des Sunajin, Nei et Somei-sensei échangèrent les informations obtenus, qui se recoupaient principalement. Hako laissa bien évidement trainer une oreille attentive auprès des jônins, en vile petite curieuse qu'elle était.
La fouille des affaires des crapules avaient aussi apportée une petite information supplémentaire : deux rouleaux de parchemins couvert d'étranges calligraphies, dont un cercle au centre, vide.

Un des Sunajin qui s'y connaissait en fuinjutsu théorisa qu'il s'agissait de la méthode utilisée par "Le Libre" pour conférer un henge à ses sbires non-ninja et les faire passer pour Kaneki-kun et le clone d'Hako.
Ils apprirent par ailleurs comment le dernier genin de la Team 2 avait été capturé : alors que le clone d'Hako le rejoignait, des bandits en embuscades avait attaqués la fausse Aburame, mignonne petite cible sans danger... Voyant cela et sans savoir qu'il s'agissait d'un clone, Kaneki s'était rué à son secours... Déclenchant un nouveau piège explosif. Il l'esquiva, mais fut assommé par un tronc d'arbre déchiqueté par l'explosion, qui dissipa aussi les kikaichuu. Les bandits se retrouvèrent miraculeusement indemne, avec un genin à prendre en otage qu'ils conduisirent donc à leur campement, où il fut engeolé avec les ninja de Kawa.
D'après les gredins, des "symboles ninja bizarres" tracés par leur chef gardaient les captifs dans un état second...

Yume confirma alors ce point grâce à son Byakugan, donnant aussi de nombreuses informations aux ninja présents pour prendre d'assaut le camp et libérer les prisonniers, avant de s'abattre tel le kunaï de la Justice sur ces fourbes qui essayaient de voler et tromper des ninja de plusieurs nations.
Ce "Libre" était décidément soit très audacieux, soit très paniqué et improvisé un plan trop complexe pour lui... C'était trop ambitieux. Il croyait sans doute que des ninja de différents pays seraient prompt à s'accuser les uns les autres, voire à s'attaquer mutuellement au lieu de coopérer... Ou qu'ils seraient incapables d'agir ensembles et de se coordonner, finissant par succomber sous le poids du nombre de ses bandits charognards.
Et bien, ils allaient leur montrer !

Yume suggéra d'utiliser les insectes de la petite Aburame pour infiltrer le campement ennemis.
"C'est une bonne idée. ça complétera ton Byakugan et lui permettra de le reposer un peu avant l'assaut. Ainsi, on pourra se faire une idée plus fine de leur défense..." répondit Hako dans un grand sourire carnassier. "Par contre, il va falloir que je me rapproche : mes kikaichuu n'ont pas la portée kilométrique de ta vision... Et je devrais attendre leur retour : je n'ai pas de techniques qui permettent une surveillance en direct..."

L'espiègle Aburame, amatrice de farces et autres coups fourrés (et d'explosions, et de violence gratuite) eut alors une idée qui fit apparaître un inquiétant sourire sur son visage enfantin.
"Eh ! Et si on répondait à l'illusion et la tromperie par l'illusion et la tromperie ?" suggéra la malicieuse gamine. "Ils ont prit l'apparence de Kaneki et la mienne. Prenons la leur ! Et celle des deux autres sbires ! Peut être avec un ou deux "prisonniers" en plus... Infiltrons leur campement avec  nos propres ninja ! Comme ça, on pourra libérer les captifs juste avant de donner l'assaut !"

Les yeux vert pétillant d'Hako se tournèrent vers le sage et posé Fusasaki, espérant que son plan plaise à son sensei et qu'il le "vendrait" à leurs alliés de circonstance.
Le roué ninja-marchand pourrait aussi apporter ses propres suggestions et décider à qui attribuer quel rôle.



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Re: They aren't alone, we are here    Mar 6 Déc - 22:58
L’interrogatoire s’était bien terminé. Pas pour les gredins, qui avaient été retenus ligotés, mais pour la troupe de ninjas : les informations reçues des deux prisonniers se recoupaient et l’on put en conclure la position du camp ennemi, avec le nombre des hommes le défendant, ainsi que les quelques stratégies de défense de base qui l’entouraient : tours de garde, pièges, et autres dispositifs d’alarme.

Les quelques prisonniers étaient retenus dans un état étrange, probablement grâce à une technique de leur chef ninja, et cela inquiéta Fusasaki, tout comme les autres interrogateurs. Ce nommé « Libre » paraissait être doté d’aptitudes très variées, et toutes très bien adaptées à sa situation. S’il n’était peut-être pas le meilleur des combattants, il devait pouvoir compter sur un sens tactique assez fourbe pour pouvoir piéger autant de monde. Se mettre sur le dos deux grandes puissances ninja et un de leurs alliés les plus fiables n’était pas une mince affaire : ce nukenin-là y parvenait cependant avec brio.

Pendant que Fusasaki et d’autres avaient été occupés à récupérer ces informations de leurs prisonniers, Hako s’était éloignée du camp (sans se faire remarquer par son sensei occupé, qui aurait eu des choses à redire) pour récupérer des ennemis assommés dans les bois. La manouvre était très dangereuse, mais elle parvint à ramener deux hommes dans les pommes, qui furent attachés à l’écart des autres prisonniers. Les Sunajin préféraient séparer leurs captifs afin d’interagir avec eux un par un sans en informer les autres. La stratégie était basique, mais habile : c’était beaucoup plus dur psychologiquement d’être capturé sans savoir ce qui arrivait à ses camarades, et le niveau de bluff qu’on pouvait infliger à de tels captifs était impressionnant : au bout d’un moment, ils étaient prêts à croire n’importe quoi.

Yume fit parler d’elle lorsqu’elle amena d’imposants compléments d’informations, qui permirent de confirmer les dires des captifs. Elle avait réussi à repérer des effets de techniques de fuinjutsu à l’œuvre, et avait confirmé que les prisonniers connus étaient encore en vie. Voilà qui était un soulagement bienvenu ! En plus de cela, toutes ces données permirent aux Sunajin et à leurs alliés de se considérer pour la première fois en situation de contrôle : ils n’étaient pas les victimes des manigances des ennemis. Enfin si, ils l’étaient toujours un peu, mais plus trop. Et comme on commença à le dire par la suite : ils allaient enfin pouvoir agir et contrattaquer.

Le moral était remonté, et la différence se faisait remarquer. La fatigue de chacun passait en second plan, et l’idée de pouvoir se sortir de la situation catastrophique dans laquelle ils trainaient depuis trop longtemps leur redonnait un élan de courage bienvenu. Chacun y allait de son avis sur les actions à suivre, y compris les gravement blessés, car on ne pouvait leur cacher de telles nouvelles.

Plus proches de Fusasaki, ce furent ses deux genin qui mirent au point une idée assez originale : partir en exploration grâce aux insectes de la petite Aburame. Les informations reçues seraient encore différentes, et la triangulation des données résulterait en une possibilité de plan d’action parfait, vraiment. Seulement, la portée des insectes éclaireurs était trop courte pour éviter de mettre Hako en danger, et comme ils ignoraient encore ce dont était capable le Libre, il était hors de question de l’envoyer seule si près du camp ennemi. Quant à la faire accompagner, cela casserait tout le concept du plan : ils seraient alors moins discrets, même si plus aptes à se défendre en cas d’escarmouche.

Soudain, Hako changea d’avis : un plan meilleur encore serait de renvoyer la balle à leurs adversaires, en jouant à leur propre jeu : ils pourraient envoyer deux ninjas qui se feraient passer pour les deux bandits capturés. Le vieil homme sourit : c’était bien pensé. Évidemment, c’était dangereux, mais tout de même malin. Elle s’était tournée vers lui, attendant son avis sur la question.

« C’est une idée intéressante, Hako. Je pense en effet que frapper au plus tôt est le mieux, et nous n’avons pas encore les moyens de nous lancer dans un assaut frontal. Une tentative d’intrusion sera donc notre meilleur plan. »

Cependant, il y avait bien des défauts à cette stratégie aussi, et les soupçons du ninja-marchand concernant leur ennemi le poussaient à la prudence :

« Si nous décidons d’envoyer deux d’entre nous là-bas, il faudra faire extrêmement attention, car si le Libre est à moitié aussi malin que ce que je crois, il va se méfier de ses espions. Peut-être a-t-il même envoyé ces deux bandits nous espionner en sachant très bien qu’ils seraient capturés. »

Il s’arrêta un court instant, pour s’assurer que tout le monde commençait à considérer ce nukenin comme un stratège à part entière. La plus grande erreur qu’ils pouvaient commettre à présent était de sous-estimer leur ennemi, et il ne voulait surtout pas la commettre.

« Envoyer un duo d’espions pour copier la technique ennemie sera très dangereux. En revanche, on peut jouer sur une distraction importante. Par exemple laisser les deux bandits que Hako a ramenés tout à l’heure s’échapper, en les faisant poursuivre par quelqu’un d’entre nous. Le but n’est pas de les rattraper, mais de les sauver avec deux autres d’entre nous, qui auront repris la forme de ceux qu’on veut implanter dans leur base. Ainsi, les deux vrais bandits se porteront garants de nos deux espions. »

C’était le plan basique qu’il était prêt à mettre sur pied, en jouant sur la manipulation de leurs nouveaux prisonniers. Cependant, cela impliquait de les libérer et en jouant sur leur compréhension (faussée) de ce qu’il se passe. Il faudrait créer une situation durant laquelle ils pourraient prendre la fuite en pensant s’échapper avec un ou deux ninjas à leur trousse, alors qu’en réalité tout aurait été prévu. Mais cela ne serait pas trop compliqué : en attendant la nuit, ils seraient certainement revenus à eux-mêmes, et il leur suffirait de se réveiller avec peu (ou pas) de gardes et un moyen facile de se défaire de leurs liens pour qu’ils pensent à s’échapper. Quiconque se rendait à leur poursuite devrait alors feindre de tomber dans un piège tendu par les deux ninjas sous couverture… qui devaient eux-mêmes s’assurer de bien être vus par les fuyards. Et ensuite, le tour serait joué.

L’alternative, très simple, moins élaborée, mais plus risquée, était d’envoyer deux ninjas ayant pris l’aspect de Kaneki et de Hako dans le camp des bandits, afin de leur faire croire que tout s’était bien passé. Ils pourraient alors prendre l’aspect des deux bandits (qui ne serait toujours pas leur véritable visage…), mais Le Libre se rendrait compte de la supercherie.

Non, décidemment, il fallait vraiment libérer des prisonniers. Fusasaki réfléchissait encore à toutes ces questions, et écouta d’une oreille ce qui se disait autour de lui. Les Sunajin et les Kawajin avaient commencé à donner des idées de moyens de concrétiser ce plan. Il y avait de très bonnes idées, et l’esprit d’équipe qui commençait à se former entre les représentants de trois nations plut au Konohajin. Dès que tout le monde avait présenté son point de vue, ce qui eut pour effet de légèrement modifier ce qu’il voulait dire, Fusasaki présenta sa vision du plan :

« Nous allons envoyer deux d’entre nous espionner le camp ennemi, et en profiter pour sonder leurs rangs avec les insectes de Hako. Pour que notre arrivée paraisse la plus raisonnable possible, nous allons nous faire passer pour les deux espions que nous avons capturés. Et pour que notre couverture soit plus justifiable, nous allons nous faire passer pour eux et faire évader les deux bandits que Hako a ramenés. Nous agirons dès cette nuit, alors que les bandits assommés reprendront juste leurs esprits. Ils seront peut-être encore trop embrumés pour se rendre compte de maladresses de notre part. En plus, comme nous les auront aidés à s’échapper, leur confiance sera totale. »

Oui, ce plan lui plaisait bien. Manquait quelques détails…

« C’est leur chef dont il faudra se méfier. Avec ce plan, nous arriverons facilement à rejoindre leur campement. Si nous sommes interrogés, il ne faut pas hésiter à décrire notre campement avec autant de détails véridiques que possible. Après tout, s’ils veulent croiser les informations comme nous l’avons fait, seule la vérité fonctionnera. Nous devrons mentir au minimum afin de faire fonctionner cette tactique. Il faudra dire la vérité sur qui se trouve dans le camp, sur combien de blessés nous avons, etc. Au pire, dire « Je ne sais pas. » est acceptable, mais il ne faut surtout pas en abuser. Le seul mensonge que nous devrons garder, bien sûr, c’est ce plan que nous formons maintenant. »

Il attendit que chacun fit signe de la tête : comprendre tous les bouts d’un tel plan était important. Vint enfin le moment le plus difficile. Il allait devoir annoncer les rôles de chacun. Il n’était pas un vrai chef dans le groupe international qu’ils avaient formé, et il comptait sur chacun pour, en ce moment, prendre sa voix comme celle de la raison. Il énonçait la logique plus que des ordres, et était prêt à discuter, évidemment, mais il fallait se dépêcher.

« En plus des espions envoyés chez eux, nous allons avoir besoin de renfort par derrière, qui pourrait surveiller le camp ennemi, et éventuellement faire diversion afin de permettre aux espions de s’échapper. Il ne faudra pas trop de monde, mais une équipe efficace doit se composer d’au moins quatre membres dans ce cas. »

Voilà, le moment :

« Pour les espions, je pense que le premier est un choix évident : il faut que Hako prenne l’aspect de l’un des bandits, car c’est elle qui peut diriger les insectes. Ainsi, elle obtiendra des informations cruciales sur le campement, dont, surtout, la localisation des prisonniers que nous cherchons. Pour une future intervention, ce sera très important de les avoir repérés. De plus, ils permettront de rester en contact avec le groupe restant à l’extérieur du camp. »

Le regard de Fusasaki s’était porté sur la jeune fille en vert. Il fallait qu’elle sente le rôle central qu’elle allait avoir dans les opérations prévues, mais pas qu’elle se sente découragée non plus par la difficulté de la tâche. De ce côté-là, il ne se faisait pas trop de souci : il la connaissait assez pour savoir qu’elle devait apprécier l’attention qui lui était portée à l’instant, même si elle n’allait peut-être pas le montrer.

« Pour accompagner Hako, je propose de jouer le rôle du deuxième espion. Je suis conscient que certains d’entre vous auraient peut-être été plus aptes dans ce rôle, peut-être vous, Nei, ou vous, Sunsun, mais les deux espions devront travailler ensemble à la perfection, et je suis le seul à pouvoir dire que je connais assez bien Hako pour que cette opération va bien se passer. »

En réalité, il y avait d’autres raisons : la jeune Aburame était du genre assez imprévisible, et Fusasaki était prêt à assumer cela. D’autres n’auraient peut-être pas eu sa flexibilité, et auraient agi de manière doublement imprévisible en cas d’improvisation.

« Yume, je ne peux pas t’envoyer à ma place. Je sais que votre travail d’équipe, à Hako et toi, est surement encore meilleur que si je prends la deuxième place, mais ton rôle sera de rester hors du camp des bandits. Tu seras accompagnée, évidemment, mais ton byakugan permettra de surveiller l’ensemble du campement simultanément. Un clone de Hako restera dehors aussi, afin de pouvoir envoyer un message aux espions lorsque vous pensez que ce sera nécessaire. »

Il se tourna vers l’intéressée, afin d’être sûr qu’elle avait bien noté les instructions. La jeune Hyuga, qui avait l’air fatiguée par tout le temps qu’elle avait passé à observer les environs, confirma qu’elle avait compris ce qui était attendu d’elle. Après tout, si elle sentait que le Libre allait agir contre Hako et Fusasaki, elle s’en rendrait compte avant eux. La discrétion de sa présence serait la clé de la surveillance qu’elle allait offrir. Fusasaki indiqua ensuite qu’il estimait judicieux de la faire accompagner par les deux Kawajin, ainsi que par deux Sunajin. Il ne se l’avoue pas, mais il désirait laisser les Kawajin en infériorité numérique, au cas où ils seraient, malgré tout, animés de mauvaises intentions.

Lorsque tout le monde eut compris le plan, il était déjà temps de l’appliquer : Hako et Fusasaki allaient devoir prendre l’aspect des deux espions, et se cacher en attendant la nuit. Les dés étaient sur le point d’être jetés.
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Re: They aren't alone, we are here    Mar 27 Déc - 21:54

They aren't alone, we are here... but i'm alone
« Le Libre ». C'était comme cela qu'ils m’appelaient, que je m'appelais. Je n'obéissais plus à nul autre que moi-même. Personne pour me dicter ce que je devais faire, personne pour me donner des ordres, jamais plus je ne serai le chien sans cervelle qui exécute. Dorénavant, je serais libre de toutes entraves et voilà sous quel nom je deviendrai connu. Je venais de Suna, village prospère mais à la mentalité bien trop étriquée. Le conseil, de vieux débris, ne pensaient qu'à la enommée du village, il fallait encore et toujours plus. Sans penser ne serait-ce qu'une seule seconde à leur shinobis, ils voulaient, exigeaient sempiternellement plus. Je ne voulais plus faire partie de ce monde, ma réalité était tout autre, j'étais devenu Ninja pour servir certes mais pour servir mes concitoyens, les villageois. Puis une mission qui se déroule mal, un conseil rebutant, aux paroles venimeuses et irrespectueuses pour mes coéquipiers morts au combat. Je n'en peux plus, c'en est trop. Je décide de partir, je sais que je deviendrai un déserteur, recherché mort ou vif pour mes connaissances... Je m'en fout, je veux juste faire payer ce village aux dirigeants plus égocentrique, égoïste les uns que les autres. Ils payeront !

Le groupe envoyé un peu plus tôt était revenu mais il manquait quelques membres. Je me doutais que le plan n'allait pas être aussi facile que prévu. Je ne m'étais pas attaqué à de fragiles campagnards, j'avais eu l'audace de vouloir créer un heurt entre deux grands villages. Bien mal m'en pris, je savais qu'à terme, une escouade ou deux de shinobis seraient à ma poursuite. Bizarrement, je trouvais ça amusant, presque comme le jeu de cache-cache. Ma vengeance sur le village du sable allait peut-être porter ses fruits... j'en doutais un peu mais au moins j'avais eu le courage de mené mon assaut. Enfin, je l'avais mené de loin. Je ne quittais jamais ma tente protégeant celle-ci grâce à mon Fuin. Je ne laissais entrer jamais personne. L'échec de l'attaque m'avait mis hors de moi. Néanmoins, ils avaient réussi à capturer quelques otages. Des Kawajins à en croire leurs bandeaux ainsi qu'un jeune garçon qui, d'après le sigle sur la plaque de métal, appartenait à Konoha. Ainsi donc, des renforts de deux factions étaient venus ? Bien !! J'ordonnais rapidement qu'on ligote les natifs de Kawa et qu'on me remette le konohajin... J'avais quelques questions pertinentes à lui soutirer.

Le captif, plongé par mes soins dans une illusion visuelle, m'avait raconté ce qu'il savait. Qui était ses compagnons, comment étaient-ils arrivé, et surtout, avaient-ils retrouvé les Sunajins attaqués ? Il me fallait savoir si une possible alliance s'était formée afin de pouvoir répondre au mieux à de potentielles attaques ennemies. Une fois ces informations en ma possession, je laissais ma victime sous l'emprise de mon genjutsu et le laissais profiter de ces rêves. La nuit n'allait pas tarder à tomber et mon intuition me dit qu'elle serait agitée. Tout du moins s'ils parvenaient à pénétrer dans mon camp fortifié par un Gofū Kekkai placé après le retour de mes camarades.

HRP:
 

Récap':
 



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Re: They aren't alone, we are here    Mer 28 Déc - 11:46



Infiltration
Le plan était simple : Hako-chan de Fusasaki-sensei prenait l'apparence de deux des mercenaires et fuirait avec les deux autres pour infiltrer le camp adverse. Protégé par un clone Hako-chan, et de deux sunajins ainsi que de Sunsun et Nei. Je hochai la tête en me massant les globes oculaires en attendant de partir. Je donnais avec précision la direction du camp avant de partir avec le clone et mes gardes du corps.

Rapidement et discrètement on s'avança dans le couvert des bois. J'avais réactivé mon dojutsu et fus beaucoup plus attentive à tous les petits éléments. Après une vingtaine de minutes on s'installa dans un arbre aussi près du camp qu'on pouvait l'être sans être vu. Je m'installai confortablement et scannai plusieurs fois le camp. Ma vue était légèrement trouble. Une barrière … Je plissai les yeux. Là … On avait un énorme souci. Si une barrière protégée le camp, mais aussi la tente du chef … Comment la prendre d'assaut ? Je ne connaissais rien au fuinjustu. Je décris ce que je voyais à mes compagnons et au clone en demandant à ce denier de faire passer l’information. Dire que nous n'avions pas de radio ! C'était l'enfer !

Nei se tendit en voyant les kawajins neutralisés. Je me forçai à rester de marbre en voyant le chakra de Kaneki fortement perturbé. De près ce n'était pas pareil que de loin. J'avais du mal à bien le voir lui et « Le Libre » à cause des sceaux autour de sa tente. Mais avec beaucoup d'efforts c'était possible. Je tournais légèrement le regard vers quatre silhouettes courant.
« On ne bouge pas. »
Fis-je. C'était notre plan qui commençait. Et visiblement aucun des ninjas présents n'aimait être en « inférieur » face à une genin de Konoha. Bah … Les gars … Désolé ! Je n'ai jamais voulu ça moi ! J'ai tendance à rester en arrière justement, laisser les autres décider. Mais là … J'étais la « chef » de quatre cinq personnes je me devais d'assurer. Alors la timidité je prenais sur moi et je l'oubliais. Je suivis la progression de l'équipe infiltration avec soin. Pas de problème à l'entrée, ils passèrent la barrière. Je vis un homme allait voir son maître qui visiblement était assit car il se leva pour sortir de sa tente. Il s'approcha des hommes mais garda une distance d'un ou deux mètres. La douleur revient, violente. Je fus légèrement déconcerté mais je m'obligeai à continuer. Il discuta visiblement un petit bout de temps avec eux avant de les laisser. Pourquoi n'avais-je pas une ouïe à l'image de mon regard ? Presque ultime ? J'aurais pu savoir ce qu'il se disait ! Mais visiblement rien de mauvais. Il leur donna quelque chose avant de retourner sous sa tente. Il intensifia son illusion sur Kaneki. J'en informais le clone.

Un sunajin m'informa qu'il savait comment détruire la barrière. Merci ! Tu pouvais pas le dire avant ! Quatre parchemins cachés, le cinquième devant l'entrée du camp, tous à ôter en même temps. Rien de plus simple ! Je hochai la tête et passai la zone au scanner de mon regard. J'allais te les trouver ! Ils étaient tous très bien caché ! Mais comment faire pour les ôter en même temps ? Si on ne réussissait pas, qu'allait-il se passer ? Il allait les obliger à sortir eux-mêmes … Ou trouver un moyen de communiquer.
« Vous avez des radios dans vos inventaires ? »

© Naely




Merci Aimi !

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Re: They aren't alone, we are here    Jeu 29 Déc - 16:36
They aren't alone, we are here !

Quelques claques réveillèrent brutalement le malandrin. Une main impérieuse lui bâillonna immédiatement la bouche.
"Silence." souffla l'homme occupé à le libérer, cisaillant ses liens avec un kunaï volé. "Il y des ninjas partout."
Cet homme n'en était pas un. C'était Hako, transformée en l'un des espions qui avait infiltré le camp des Sunajin empoisonnés.
En face d'elle, un Fusasaki lui aussi henge libérait le second brigand, avec une hâte fébrile.
Empoignant les deux bandits, ils les poussèrent/tirèrent jusque dans les fourrées.
"Vite ! Heureusement qu'il y avait plein de blessés et une certaine bisbille entre ces idiots de ninja... Comment vous vous êtes fait chopper ?" siffla la jeune Aburame déguisée, une fois hors de vue du camp des Sunajin.
Se remettant lentement du drain de chakra, brinquebalés par leurs "sauveurs", fuyant dans le noir et la forêt sombre et humide qui pouvaient cacher mille ennemis, les deux crapules n'avaient pas le temps de penser. C’était le but.
Hako eut le plaisir se voir décrire comme une fourbe Konohajin qui les avaient assommés "par surprise et lâcheté typique des ninjas" avec "des techniques venues de l'enfer". Le plus dur était de ne pas sourire pour ne pas griller sa couverture…

"Z'avez eut de la chance que ça vous assomme, ces insectes... Et qu'on vous trouve en fouillant leur campement." ricana la kunoichi vert-pomme travestie. "Comme ça, ça vous a évité la torture et ces idiots ne savent rien de nos plans... Le Libre sera content..."

Un petit nom laissé tomber, rien que pour crédibiliser leur couverture alors qu'ils progressaient vers le camp des mercenaires (merci à Yum-Yum de l'avoir localiser au préalable pour eux).
Subtilement, Hako et Somei se placèrent légèrement en retrait du groupe et les deux "échappés" se retrouvèrent à les guider vers leur base, évitant naturellement les éventuels pièges que les forbans auraient pu mettre en place.
Pour l'instant, ça se passait plutôt bien, les brigands qu'ils avaient "sauvés" leurs faisaient complétement confiance.
Normalement, l'équipe de Yume et des Kawajin (secondés par le peu de Sunajin vaguement encore vaillant), allait les suivre à distance, grâce au Byagukan de la jeune Hyûga.
Hako devait se faire violence pour ne pas sautiller de joie et de fierté, comme la gamine hyperactive qu'elle était. Somei-sensei avait en grande partie approuvé son idée. Elle était géniale ! Bientôt la veste de chuunin, elle en était sûre ! Et elle allait prouver son utilité à sa nouvelle équipe en volant à la rescousse d'un de ses membres kidnappé !

Pour l'instant, le plan se déroulait sans accroc... Et évidemment, cela ne dura pas bien longtemps.
Ils finirent bien par déboucher sur le campement des mercenaires, un ensemble de tentes et de caisses dissimulées par des branchages, le tout entouré d'une vague palissade de bois hâtivement assemblée.
Et surtout, devant eux, une grosse porte (probablement arrachée à une grange. Non mais sérieusement, qui vole ça ?). Fermée. Et avec un inquiétant gros parchemin en plein milieu.
Même (surtout) le petit lutin vert de Konoha aurait pu défoncer cet obstacle en temps normal. Mais même une kunoichi aussi téméraire (voire folle furieuse) que Hako pouvait s'inquiéter devant pareil symbole. D'autant plus que son essaim ressentait... quelque-chose.
La jeune fille (jouant un homme adulte) jeta un regard en coin à Somei-sensei, pareillement déguisé.

Par chance, ou plutôt parce qu'ils avaient bien travaillés les ex-captifs, ceux-ci fournirent malgré eux quelques informations sur l'inquiétant parchemin.

"Ah zut, le boss a activé sa protection infranchissable... On va rentrer comment ?" grognant l'un des vrais brigands.
"Forcement, si on n’avait pas dû secourir deux clampins qui se sont fait capturer par une fille, on aurait pu être à l'heure pour la bouffe !" bougonna Hako déguisée, toute à son rôle de malandrin.
Elle échangea un hochement de tête avec Fusasaki. Cela se confirmait : le truand qui se faisait appeler "Le Libre" était capable d'utiliser le fuinjutsu, en plus du poison. Hako n'y connaissait rien, mais son Hokage avait acquis une certaine renommée dans cet art étrange : il s'agissait de techniques puissantes et il fallait donc se méfier...
Mais premier problème de leur infiltration : comment pénétrer dans l'enclave des mercenaires ?

Hako étant Hako, elle résolut le souci au culot. Elle toqua tout simplement à la porte.
Une planche (visiblement préparée pour) coulissa, révélant juste une paire d'yeux suspicieux qui lança le traditionnel "qui vive ?"
"C'est nous !" expliqua la kunoichi déguisée, donnant les noms des quatre espions (la torture est si pratique pour ce genre de chose). "On rentre de la mission d'infiltration du campement des survivants... On est tombé sur ces deux-là qui s'était fait chopper et on les a libérés avant de se casser..."
"On laisse entrer personne, ordre du boss."
"Allez, soit pas vache ! Déjà qu'on se casse le cul pour aller espionner avec les bidules bizarre du Libre, au risque de ce faire chopper par des ninjas pas jouasses et qu'on tire nos potes de leur griffe..."

Peu désireux de passer une nuit dans la pluie et le froid avec potentiellement des ninjas (ou pire... des insectes) à leur trousse, les deux "libérés" enchainèrent quelques jérémiades pour appuyer les propos de la kunoichi travestie.
Chance ! Ils donnèrent même un mot de passe aux gardes de faction.
Après une longue hésitation, ceux-ci, désireux sans doute de retourner à leur partie de carte (la fuinjutsu impénétrable de leur maître rendait la discipline et la surveillance plutôt mollassonne) finirent par ôter quelques planches de bois de la porte, assez pour faire pénétrer les espions dans le camps des bandits sans pour autant déstabiliser le fuinjutsu.

Fière de sa ruse et de ses talents en bluff, Hako dû se retenir (très difficilement) de sauter de joie et de crier victoire. Heureusement elle sentait sur son cou le regard pénétrant de Somei-sensei qui l'enjoignait au calme en silence.
Ils conduisirent les deux ex-captifs à une infirmerie de campagne sommaire (fort proche en fait de ce qu’avaient fait les Sunajin... D'ailleurs Hako nota pas mal de matériel volé à Suna). Epuisée, ceux-ci ne se firent pas prier.
Hako répéta une fois de plus son histoire "on a infiltré le campement ennemis et on a trouvé deux de nos hommes assommés qu'on a sauvé avant qu'il ne se fasse torturer par les méchants ninja".
Plus il y aurait de gens au courant, plus leur crédibilité se renforcerait par la rumeur dans le camp de bandits....

Vu l'heure et aidée d'un poil de mauvaise foi, prétextant la fatigue et affirmant "qu'il n'y avait pas de menace immédiate", ils réussirent à éviter de se faire conduire séance tenante devant le Libre (en tant que véritable ninja, il aurait pu détecter leur henge et firent leur rapport à un fidèle lieutenant (Fusasaki avait le chic pour trouver un arriviste prêt à se faire mousser auprès de son chef).
Hako essaya d'être crédible, donnant de véritables infos sur les Sunajin empoisonnés (passant sous silence le fait qu'elle en avait soigné la plupart) et leur camp, la présence de Konohajin (elle donna la description de son sensei le ninja-marchand à la limite de la parodie, inoubliable) et de Kawajin. La rouée petite Aburame mentit un peu, décrivant un climat tendu et plein d'accusation, au bord de l'explosion entre ces ninjas de tant de pays différent.

Appuyé par la roublardise de son sensei le ninja-marchand, le "rapport" au lieutenant du Libre se passa sans soucis.
Hako put alors admirer les talents sociaux de Somei, qui se fondait à la perfection dans son personnage et profitait du laisser-aller général pour glaner le plus d’informations et de rumeurs possibles, tout en fuyant la moindre responsabilité "car ils avaient déjà fait leur jobs, eux !".

Se dissimulant dans une tente vide en bordure du camp, à coté de la palissade sommaire, Hako en profita pour utiliser les insectes-éclaireurs de son Mushigan, reprenant malheureusement son apparence enfantine si voyante : bientôt, elle aurait une carte complète des lieux, les effectifs exacts des brigands, ainsi que leur état de préparation. En plus, les kikaichuu éclaireurs lui permettrait de savoir si l'alerte était donnée...
Bien vite, les insectes espions lui en apprirent bien plus sur le campement, informations qu'elle s'empressa de communiquer à Somei-sensei.

Elle compta 27 bandits (plus le Libre et les deux idiots qu'ils avaient ramenés). Trois d'entre eux (plus les deux "libérés") se trouvaient à l'infirmerie en compagnie du médecin du camp (mais qui ne valait pas un iryô-nin), probablement blessés lors de combats préalables ou lors de l'installation de leurs nombreux pièges dans la forêt. Une dizaine d'entre eux (surement les renforts) se reposaient sous des tentes éparses (le campement n'avait pas un plan très construit, un assaut sèmerait sans doute la panique). Ils étaient relativement bien équipé, mais de manière inégale (la loi du plus fort), les plus « gradé » des brigands s’octroyant la part du lion, notamment de réelle vestes de chuunin ou de jônin de Suna. Cela en faisait donc de véritables cibles désignées : leur mort sèmerait doute et panique.

Coté compétences, c’était là aussi très variable : autant il faudrait se méfier de certain éléments, autant d’autres feraient hontes même à un étudiant de l’Académie, incapables de toucher une cible correctement même avec de shurikens neufs et parfaitement équilibrés. Mais bon, l’alcool y avait peut-être à y voir…
L'état d'esprit était assez variable : certains doutaient, peu ravis de devoir se frotter à un moment ou un autre à des ninjas. D'autres, plus nombreux, fanfaronnaient, sûr de leur "plan génial" et de leur chef. En tout cas, fort confiant dans le fuinjutsu protecteur de leur maître, la sécurité était plutôt relâchée : peu de patrouilles, qui suivaient une ronde invariable et beaucoup de "détente" pour contrer le stress, la nervosité et l’ennui : alcool, jeu et surtout discutions viriles autour d’un bon feu (même pas dissimulé, ils auraient fini par trouver ce campement même sans le Baykugan).

"Sensei, à votre avis, on... liquide les dormeurs ? Cela... limiterait le nombre d'opposants." souffla Hako en déglutissant nerveusement quand ils furent à l’abri discrets d'une tente.
Hako avait déjà tué, mais uniquement en situation de combat (hum... plus ou moins). Assassiner de sang-froid quelqu'un dans son sommeil, un civil en plus, c'était... autre chose.
Mais la kunoichi vert-pomme (déguisée) savait qu'elle serait capable de le faire. Normalement. En tout cas, mieux valait que ça soit elle que la douce et pure Yume. Imaginer sa coéquipière si timide d'habitude devoir tuer de sang-froid lui déplaisait souverainement, sans qu’elle sache trop pourquoi.

Après que Somei lui ai répondu et qu'ils exécutent sa décision, alors qu'elle examinait caché derrière la tente la palissade, étonnamment impénétrable (sans nul doute un effet de l'étrange technique du chef des bandit), la petite Aburame ressentit un étrange trouble. Un essaim approchait, à l'extérieur, le sien.
Probablement son clone.
Il ne pouvait pas pénétrer dans le campement et lui crier des informations n'était pas une bonne idée... Mais les Aburame avaient d'autres moyens de communication... Le clone à l'extérieur émit des phéromones, captées par l'essaim à l'intérieur de la petite kunoichi, qui les traduisit pour sa maitresse. Et au besoin, il pouvait aussi crisser imitant des criquets, mais selon une modulation codée.

Ainsi, la jeune Aburame reçut les instructions et informations de Yume, qu'elle s'empressa de communiquer à son sensei.
Ils étaient mal, enfermer dans un fuinjutsu infranchissable, au milieu du camp ennemi, dont il fallait briser simultanément les cinq composants localisés par le Byakugan de Yume.
Et ils n'étaient que deux.
Et d'après ce que le clone avait transmis de la part de la jeune Hyûga, le maitre des lieux s'en prenait à Kaneki, sans doute pour l'interroger.
Hako trépigna, son instinct la poussant à voler au secours de son coéquipier, défiant le triste sire qui dirigeait cette bande de voleurs et d'assassins. Mais la présence sage et rassurante de Somei-sensei l'en dissuada : foncer comme ça au milieu du camp de brigands seraient un poil suicidaire.
Pas tant qu'il n'avait pas désactivé la barrière qui les privaient de leur renfort, en tout cas... Mais comment faire ?

"Sensei... On fait quoi ?" souffla la jeune kunoichi, un peu hésitante. "Je pourrais faire encore deux clones d'insectes, ce qui fait qu'on serait quatre et donc qu’on pourrait s'occuper des parchemins dans le camp... Mais faudrait se synchroniser entre nous et avec quelqu'un qui attaquerait la porte principale. Et... avec le Mushigan et tout, je serais à sec niveau insectes et mes réserves de chakra ne sont pas infinies... Je serais obligé de rappeler à moi et d'annuler les clones après, si je dois utiliser les techniques de mon clan. Ou alors, faudra que je me serve que du taijutsu et probablement pas de mes techniques les plus puissantes..."

En plus, si elle créait de nouveau clones d'insectes pour se débarrasser des parchemins, ceux-ci aurait son apparence initiale de petit lutin vert de Konoha, même si elle réactivait le henge. Même si la nuit était tombée et que les nuages de pluie masquaient encore la lune et les étoiles, il n'était pas certain qu'elle arrive à évoluer dans le camp en parfaite discrétion, malgré ses talents de ninja et la sécurité relâchée.
Bon, espérons que Fusasaki aurait une meilleure idée...


Récapitulatif combat:
 



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Re: They aren't alone, we are here    Mer 18 Jan - 16:12
L’extraction s’était plutôt bien passée. En fait, Fusasaki avait été très inquiet au sujet de presque tout. Et s’ils avaient une sorte de code pour se reconnaître ? Et si les rôles qu’ils allaient incarner étaient en fait des proches de leurs prisonniers ? Allaient-ils pouvoir se faire passer pour eux assez bien ? Et lorsqu’ils seraient dans le camp ennemi, leur couverture suffirait-elle ? Ce Libre n’allait-il pas les flairer directement ?

Peu importait : ce n’était pas un plan ridicule, et il savait qu’ils pouvaient réussir. Il y avait de l’imprévu, mais la petite équipe qui allait entourer Yume avait pour objectif de surveiller la zone : voilà qui allait les aider.

Si Hako semblait presque s’amuser dans son rôle de mercenaire héroïque, son sensei se retenait de la fixer lors de ses répliques. Elle gérait très bien le silence pile quand il devenait gênant et les réactions des évadés laissaient croire que le bandit original se comportait de manière semblable (ou qu’ils ne le connaissaient pas bien).

Arrivés devant ce qui était l’entrée du camp ennemi, ils furent arrêtés par un parchemin de protection, un Gofū Kekkai dont la protection parfaite devait entourer toute la zone, si bien que ses points faibles étaient nuls. En fait, il y avait toujours un moyen de lever la barrière, mais un utilisateur intelligent du fuinjutsu parvenait à le rendre impossible à réaliser, ou en dissimulait les secrets afin de tromper les ennemis. Alors qu’ils auraient pu rester coincés là, leurs deux « alliés » temporaires n’ayant pas de solution non plus, Hako s’approcha de la porte et toqua simplement, révélant des yeux les scrutant d’un air à moitié intrigué. Un simple « C’est nous. » permit de lancer la conversation, impliquant que les techniques formelles de sécurité n’étaient pas vraiment développées chez ces gens. Et c’était tant mieux. Mais l’autre prévint que leur patron (certainement le Libre) avait ordonné de ne laisser entrer personne, ce qui faisait sens, en présence d’un fuinjutsu aussi puissant.

La discussion impliqua rapidement les deux secourus, qui commencèrent à se plaindre. Fusasaki, toujours le moins bavard des quatre, observait comment réagissait le garde. Il tiqua même à l’entente du mot de passe (« porc armé sauce tofu ». Fusasaki crut se souvenir de cette information de l’interrogatoire qu’ils avaient fait passer, si bien qu’il sourit légèrement en l’entendant), ce qui sembla le rassurer sur leur identité. Finalement, il céda et fit basculer quelques planches pour dévoiler le point faible de la barrière, et laisser entrer les quatre hommes.

Ils étaient dedans ! Les deux ex-captifs furent emmenés se faire soigner (après tout, ils en avaient besoin), et un des hommes armés derrière la porte se tourna vers les Konohajin :

« Bon, on va prévenir le boss de votre arrivée, il va vouloir vous interroger. »

Ah, voilà qui n’était pas génial. Fusasaki se contrôla et répliqua avec une voix qui se voulait menaçante par ce qu’elle impliquait, comme un avertissement qui réveillerait des craintes chez ses interlocuteurs :

« À cette heure-ci ? J’aimerais pas être à la place de celui qui ira le réveiller pour dire que tout se passe bien. »

Hako enchaîna :

« C’est pas comme s’il y avait une menace immédiate… »

Les autres serrèrent les lèvres et échangèrent un regard, confirmant que ce n’était pas la meilleure idée. Fusasaki pointa du doigt celui qui portait une armure, signe probable de rang, et dit simplement :

« Par contre, rien ne nous empêche de faire un rapport quand même, non ? Histoire de faire les choses bien. »

L’autre hocha la tête et indiqua aux deux infiltrés de le suivre. Il leur demanda simplement « Alors ? » et ils se relayèrent pour décrire du mieux possible le campement des Sunajin. La vérité y était, mais elle était mêlée à un savant mélange de flous et de mensonges pour rendre le tout crédible, et plaisant à l’oreille des brigands. L’autre avait pris quelques notes, et semblait satisfait, comme s’il espérait pouvoir tirer du mérite auprès du Libre en lui faisant le rapport lui-même. Il les libéra une fois tout cela terminé, et ils purent découvrir la vie du campement.

À présent qu’ils n’avaient plus à faire attention à ce qu’ils disaient autant qu’avant, Fusasaki se détendit un peu. Sa spécialité était certes l’infiltration sous couverture, mais il se faisait habituellement passer pour lui-même, en dissimulant ses compétences de combat et d’espionnage ! Il était un marchand avec un passé de marchand, et de nombreuses archives de presque tous les pays pouvaient révéler qu’il l’était effectivement. Là, se faire passer pour un brigand dont il ne connaissait pas les manières ou les contacts l’avait légèrement intimidé. Cependant, comme Hako avait joué son rôle à la perfection, semblant ne pas se soucier de toutes ces questions, il avait fini par se détendre également, décidé à ne pas laisser ses questionnements gêner leur mission.

Ils furent interpelés par un duo qui semblaient chercher à se faire accompagner en mission :

« Vous deux, suivez-nous, on doit faire une patrouille.
-On vient juste de rentrer de mission, on a vu le camp ennemi. Ils ne vont pas attaquer cette nuit, ils sont trop mal. »

La femme le regarda étrangement, avant de répondre simplement :

« Oh… Bon, on y va à deux, alors. »

Ce n’était pas la réaction qu’il avait espérée, mais d’un autre côté, ce n’était pas si mal. Si deux ennemis quittaient le camp, ils allaient probablement se faire intercepter par le commando à l’extérieur. Ensemble, ils pourraient leur soutirer de nouvelles informations.

Ce qui inquiétait Fusasaki le plus à présent, c’était cette barrière. Elle permettrait certainement au Libre de verrouiller totalement la zone s’il le voulait, empêchant les deux Konohajin de s’en sortir. Affronter tant d’ennemis allait être difficile, surtout s’ils étaient menés par un nukenin manipulateur. Il leur fallait absolument trouver un moyen de la désactiver, afin de pouvoir s’enfuir une fois les otages retrouvés.

Les activités des bandits étaient variées, rendant leur référencement difficile. Certains s’entraînaient au lancer de projectile, domptant tant bien que mal les armes des ninjas, d’autres se reposaient en discutant, riant et même en chantant un peu. D’autres, enfin, semblaient dormir carrément. Après tout, l’heure s’y prêtait.

Hako et Fusasaki se dirigèrent vers une tente qui semblait inoccupée (et qui l’était) et la jeune fille reprit son apparence originale, ce qui fit sursauter son sensei : il s’était vite habitué à sa forme d’homme. Elle avait envoyé ses insectes explorer le camp en toute impunité. Si le Libre les remarquait, il aurait déjà certainement repéré les deux Konohajin de toute manière. Et du coup, ce petit risque était bon à prendre. Le rapport qui suivit confirma les inquiétudes du ninja-marchand. En tout, trente ennemis, dont le chef nukenin et cinq blessés. Elle avait pris en compte les deux qui venaient de partir patrouiller, donc il n’en restait que vingt-huit dans le camp. Elle proposa nerveusement d’exécuter ceux qui dormaient. En fait, elle posa seulement la question que Fusasaki était en train d’étudier. Il y avait un certain nombre de dormeurs tout de même… et la réponse s’imposa rapidement :

« Non, nous ne pouvons pas faire cela. Nous nous ferions remarquer trop vite, et cela ne ferait que griller notre couverture. Au moment où nous passerons à l’action, ça sera pour faire évader les otages. »

Il avait d’ailleurs un plan qui commençait à se former. Il impliquait une large diversion du côté opposé de là où se trouvait leur cible, et l’intervention du groupe de Yume. Cependant, la barrière qui les entourait rendait cette idée de plan inutile… mais c’était la meilleure qu’il avait pour l’instant.

Hako l’informa par la suite que ses insectes restés avec les ninjas dehors avaient transmis un message olfactif à ceux de l’intérieur, et que Kaneki se trouvait dans la tente du Libre. Enfin, Yume avait repéré les sceaux gardant la barrière, et il allait être impossible pour eux de les ouvrir. En fait, ils étaient situés à l’extérieur, certainement cachés dans la nature, et le dernier était posé à l’entrée, c’était celui qu’ils avaient repérés en entrant.

La genin proposa quelques idées pour se débarrasser des parchemins, et Fusasaki réfléchit. En réalité, il parlait à voix basse afin de faire brasser ses idées, et en faire germer de nouvelles chez son élève.

« Non, cette technique ne peut pas être annulée de l’intérieur aussi facilement. Les parchemins à retirer sont hors de la barrière. Cela ne m’étonnerait pas qu’un bandit garde chacun d’entre eux. Et nos alliés vont devoir s’en occuper. Nous devrions jouer profil bas jusqu’à là. Hmm… »

Et puis, rien n’était gagné, encore.

« Pour que nous puissions aller sauver Kaneki, nous devrions nous cacher ici, rester dissimulés jusqu’à ce qu’on puisse intervenir. Et lorsque la barrière tombera, Suna et Kawa feront semblant de lancer un assaut sur plusieurs fronts, ce qui va faire se disperser les hommes. Dans le chaos, on pourra soit saboter leurs défenses, soit nous rendre chez le Libre. »

Un nouveau plan commençait à se former. Fusasaki fixa son regard sur Hako et demanda simplement :

« Tu as suivi ? Fais prévenir Yume, et dis-lui de trouver les parchemins, et de les faire désactiver aussi vite que possible. Nous passerons à l’action lorsque la barrière tombera. »

Il reprit assez vite :

« Pas besoin de créer de nouveaux clones. Par contre, tu ferais bien de reprendre l’aspect du bandit, car nous ne pouvons pas rester là trop longtemps. Nous allons tenter de trouver « notre » tente et y dormir. Immobiles, nous pourront écouter ce qu’il se passe et personne ne trouvera notre présence louche. Après tout, c’est encore la nuit et nous sommes censés être crevés.. »

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