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火 | Konoha no Jônin
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Life's special | Solo    Jeu 11 Aoû - 7:28
Lost into the night
''There are no facts, only interpretations.''






Parfois, il faut se perdre pour se retrouver.  Se confortant des idéaux qu’ils suivaient avec une certitude effrayante, certains persévéraient ainsi durant toute leur existence. Croyant dur comme fer à cette vérité qui était la leur. Ne la remettant jamais en question.  Si quelque chose avait été d’une façon, elle le resterait ainsi pour toujours. Une fois engagé dans une voie, elle devenait de facto irrémuable. Supposément. Pourtant, la sagesse n’était-elle pas de refaire le même chemin, mais avec des yeux différents? Ces hommes croyaient qu’en faisant plus longue route, en acquiesçant à cette façon de voir la vie durant l’ensemble de la leur, ils deviendraient intelligents et comblés intellectuellement. Baliverne. Plus ne veut pas dire mieux. Si une route avait été foulé il y a de cela longtemps, elle n’était plus la même que jadis. Ni celui qui l’avait marché. Elle change, nous changeons, tout change. Pour ce qui transcendait les ères, car oui, tout n’était pas si éphémères, il en demeurait tout aussi important à regarder de nouveau. Refaire une même route à plusieurs reprises permettait à ceux osant tenter ce particulier pèlerinage de remarquer de nouveaux détails, qui avaient autrefois échappé à leur vision. Des singularités qui leur avaient glissés sous le nez, tout simplement car leur regard n’avait pas daigné si poser. En acceptant ainsi que ce monde était en proie au renouveau et au changement, l’Homme faisait déjà un grand pas vers l’illumination qu’il ne pouvait être certain de rien.

Chacun à sa façon s’éveille au monde. Chacun selon son éducation, ses valeurs et sa personnalité porte un certain regard sur ce qui l’entoure. Certains voient tout en blanc, d’autre en noir, puis des individus pensent que tout est gris. Est-ce vrai? Est-ce faux? Qui sait. Pour eux, oui, c’est véridique. Il y existe autant de vérité qu’il y existe d’Êtres en ce bas monde. Rien n’est vrai, hormis pour celui voulant bien y croire. La conception du monde de chacun lui est propre et lui appartiens, à lui et à personne d’autre. Si l’un croyait que quelque chose était vrai que l’autre disait que quelque chose était faux, qui avait raison? Ça dépend tout simplement du point de vue. C’est un peu ça, la beauté de la chose. Rien n’est vrai, rien n’est faux. Prenons l’exemple d’un homme en tuant un autre. Le tout est globalement accepté comme étant quelque chose de ‘’mal’’. Véridique, non? Oui, en quelque sorte. Cependant, tout ceci est purement subjectif de ceux voyant ce fait comme étant le ‘’bon’’. Des yeux de celui ayant commis l’acte, le tout pourrait très bien être totalement acceptable. Qui sait, il avait surement ses raisons, non? Avoir ses raisons n’est-il pas suffisant pour faire quelque chose? S’obstiner à persévérer dans la noirceur, sachant pertinemment que ceci est en quelque sorte ‘’mal’’, est-ce si mauvais, sachant que la personne a des raisons totalement justes? La question se pose. Comme pour chaque question, une réponse engendrait souvent plus de question à celui qui osait lui ouvrir ses yeux.

Cependant, ouvrir ses yeux n’était pas toujours quelque chose de facile, c’était même souvent douloureux. C’est dans la peine, le mal et la souffrance que nous apprenions le plus. C’est dans ces moments où plus rien ne va que nous réalisions bien des choses. Il est bien connu, dans la victoire, nous festoyons, mais dans la défaite nous grandissions. Une blessure laissait inévitablement une marque, parfois même une cicatrice, qui allait nous suivre, grandir, d’une certaine façon, avec nous. Pour apprendre à se relever, il faut tomber.  Celui n’ayant chuté, ne saura donc jamais comment reprendre sa marche, lorsque l’effondrement se produirait. Celui acceptant de ne plus fermer son esprit à ce qui l’entourait se vouait offrir un monde de possibilité et d’opportunité. Cependant, il se laissait donc volontaire à subir les affres de cette ‘’vérité’’, qui parfait, allait faire mal, très mal. Ayant bâti une vie sur un précepte, il se devait de se contraindre à reconnaître sa déhiscence, afin de rebâtir sur ces fondations jadis bien haute et fière. C’est bien connu, les cendres sont des fertilisants incroyables. Consumé par le feu, ce qui avait causé douleur dans un ardent spectacle allait donc ainsi redonner la vie, après avoir amené avec elle la mort dans son instant de gloire.

Tout ceci était de bien belles questions et de si mauvaises réponses. Si sensées, si belles, elles n’étaient en réalité rien de plus qu’une songe d’un moment. Perdu parmi tant d’autres, elles allaient s’évanouir dans une âme en quête de ce qu’elle voulait bien poursuivre. Malgré l’assoupissement de ces quelques pensées, il allait toujours en rester une trace. Une chose bien précise : le doute. Ce doute qui faisait vivre, qui faisait avancer. Ce doute qui empêchait de s’enliser, de rester embourber dans une situation qui nous mangeait lentement. Ce doute nous forçait à agir, à réfléchir. Il était d’apparence hostile, mais en réalité, il était notre plus sincère ami. Celui qui ne nous quitterait jamais. Celui qui nous accompagnerait toujours. Celui qui viendrait cogner à notre porte quand nous prenions trop nos aises. Tel un coup de poing au visage, il vous rappelait avec une vive douleur que les choses n’étaient parfois pas ce qu’elles prétendaient être. Drôle de concept.

Tout ceci faisait partie de la vie. Cette vie dans lequel nous tentions de faire de notre mieux pour avancer. Cette existence dans laquelle nous pataugions, perdu dans un immense océan sans fond. Sans jamais réellement pouvoir apercevoir l’horizon, nous tentions de l’atteindre, nageant dans sa direction, sans arrêt. Suivant soit notre intuition, les autres nageurs, le soleil ou bien le pur hasard. Tout ceci nous appartenait. Le petit navigateur en nous faisait son chemin, apprenant de ses expériences, combattant les vagues et profitant de la vue et du soleil par moment. Se remettant parfois en question, nous continuons pourtant de nager, chacun, comme il le pouvait, à sa façon.

Quand on s’arrêtait pour y penser un instant : cette vie, elle était vraiment spéciale.








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