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風 | Suna no Jônin - Haut Conseiller
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RP 01
THIS IS JUST A TRIBUTE
The crow, the owl and the dove


La lune est belle, ce soir...

Douce mélancolie qui nous enveloppe en ces périodes sombres. Obnubilé par de sombres souvenirs qui ne cessent de le hanter sans discontinuer, un homme se trouve haut perché sur une figure qui surplombe cette vallée à l'article de la mort, ce lieu si connu mais à la fois si distant... Bon nombre de gens s'aiment à s'y perdre, se ressourcer, tenter de trouver un quelconque sens à leur vie, à leur situation... D'autres cherchent à y mettre enfin un terme. Une solution définitive, rapide, peu douloureuse, le tout dans un dernier geste, celui digne du plus grand repenti, à la manière d'une flèche d'expiation. Punir ses pêchés, au fond. Mais les quels ? Cette même notion déjà somme toute relative dépendait encore une fois des convictions, ou pire encore, de la religion à laquelle chacun aspirait. On ne pouvait donc aucunement juger quelqu'un sur ces fameux travers plus ou moins religieux. Beaucoup se permettaient cette liberté, hélas. Trois fois hélas. « La liberté s'arrête là où commence celle des autres ». Cette citation ne saurait être plus en accord avec tout cela ; l'Homme étant un parfait égoïste, il ne pense qu'à lui-même, quitte à sacrifier les autres. Rien n'est désintéressé lorsque cela vient de cette créature. Chaque geste a un but, même le plus simple. Se montrer gentil envers l'être aimé, se montrer respecter, se faire savoir désireux d'en avoir plus... Tout ça pour, au final se déclarer et éviter d'exploser. L'Amour est l'égoïsme même de la nature humaine au final.

J'aurais aimé te prendre dans mes bras une dernière fois... Sentir tes lèvres à nouveau... Fouler ton corps avant que tu ne choisisses de faire le grand saut... Je t'aimais tant, Aika, tu le sais ? Et je t'aime toujours. Pourquoi as-tu décidé de m'abandonner, d'abandonner Mahiro, ta maman ? Ta vie. Ton village. Ta patrie. Ton enveloppe charnelle. A jamais à mes côtés, disais-tu... C'est marrant, jusque là, je ne m'étais jamais rendu compte à quel point tes paroles pouvaient être profondes et précises... Je me sens con, pour une fois dans ma vie. Oui je suis grossier. Oui je ne sais plus ce que je dis, ce que je fais, où je peux bien m'en aller... Mais je sais que je suis toujours conscient. J'ai mal au cœur. Très mal. Je veux pouvoir te retrouver. Mais cet être disgracieux qui nous sépare depuis maintenant si longtemps... Je n'en peux plus de le savoir à tes côtés... Je donnerais tout pour traverser ce foutu Styx et enfin être de nouveau à tes côtés, te retrouver... Le plus beau moment de notre vie ! Je voudrais sentir ma peau se frotter à la tienne... Jouer avec tes cheveux... Ne faire plus qu'un avec toi, mon trésor. Malheureusement, ce n'est plus possible. Ça ne l'est pas... pas pour l'instant.

Retrouver l'amour perdu... Douce chimère utopique. Était-ce seulement réalisable ? Peu probable. A la limite, si, ça pouvait l'être. Mais pas ici. Pas dans cet univers, pas dans cette réalité. Trop terre à terre, comment pouvait-on penser pouvoir rejoindre feu nos proches ? Personne ne savait ce qu'il y avait au-delà du trépas, au-delà de ce morbide océan qui ne tendait qu'à nous absorber avec lui, indéfiniment. Perdu dans cette sempiternelle sentence, pouvons-nous alors espérer revoir celle qui était notre rayon de soleil ? Pas si sûr. Ou alors cela ne serait plus comme avant. Non, ça ne SERA plus comme avant. La mort choque tout le monde, même ceux qui ne sont que tributaires malgré eux. Demandez-vous quel serait l'effet 'une telle expérience sur une personne qui l'a réellement subie. Changée à jamais. Aucun retour en arrière possible, une action irréversible.

Quelque chose d'humide se dépose sur ses joues. Des larmes, de la pluie ? Nous n'en savons rien. Cela s'amplifie, toujours sans savoir d'où cela peut venir. Quelques pointes dorées s'en imprègnent. Un cri survient. De loin. Très loin. Comme étouffé par un oreiller ou une quelconque insonorisation de fortune. Ce cri bien trop connu, au dépit de son visage. Triste et malheureuse enfance. Un homme se lève. Il chancelle et se retrouve rapidement à la limite du crâne de cet Uchiha. Le clair de lune est reflétée dans l'eau. Une bien belle occasion pour s'en griller une ; il serait ma foi fort malvenu de se refuser un tel plaisir dans de telles circonstances. Ainsi la mort vous engloberait rapidement de son voile sinueux et peut-être trop confortable pour vous. Vous ne méritez pareille compassion après tout. Vous n'avez que fait trop de mal, selon les autres. Peut-être que cela avait atteint notre homme. Peut-être... Mais non. Il était fait d'un autre bois, tout de même. Il n'était pas comme ça... Jusqu'à aujourd'hui. Il sourit. Pour de vrai. Sans raison. Est-il heureux ? Pas du tout. Il se laisse glisser le long de la tête et reste perpendiculaire au nez de la statue sur laquelle il est jonché.

Eh, maman... Regarde. Je souris et je pleure. C'est dingue, non ?

Il aurait tant aimé la connaître... La rencontrer... Mais le destin n'avait jamais été de cet avis. Au fond de cette cavité moussue et humide, il ne connaissait ni le visage ni le corps de celle qui l'avait porté, qui l'avait aidé à voir le jour... Un enfant né d'un amour unique et d'une haine incommensurable. Son géniteur était probablement la pire personne que cette terre n'ait jamais porté. Qui était assez sain d'esprit pour séquestrer le fruit de ses entrailles, de sa propre semence, dans un tel endroit, ne lui donnant qu'un maigre morceau de pain rassis, datant de la semaine d'avant. Dur comme du roc, il devait le laisser tremper dans les quelques fuites d'eau pour espérer pouvoir apporter un maigre apport nutritionnel à son frêle corps. D'abord heureux d'être entre encore vivant après de telles conditions de vie, il n'hésitait pas à le manifester et à être tout sourire devant ce Démon. Mais il se fit rapidement réprimander et punir pour ses actes ; sourire était donc un affront ? Il fallait croire que oui. Seuls les vices étaient acceptés par cette déviance de chaire et d'os. Le marmot n'eut d'autres choix que de ravaler la moindre émotion, le moindre sentiment, afin de ne pas subir plus de sévisse. Déjà qu'il entendait son ange protecteur se faire violenter et souiller à longueur de soirée et de nuit... Ce n'était pas vivable. Clairement pas.

Que suis-je dans ce monde, finalement... Que suis-je pour eux ? L'Homme dont l'influence pourrait en faire rougir plus d'un, mais au-delà de ça... Ne serais-je pas juste une machine prédisposée à oublier la moindre émotion au profit de desseins bien plus ambitieux... ? Ce n'est pas une vie...

Affecté par tous ces traumatismes, il avait l'impression d'avoir perdu la moindre pat d'humanité, ainsi habitué à feinter ses propres émotions et ressentis... Il ne se sentait plus humain, plus du tout. Une sorte de monstre, de parasite. Une machine, comme il le disait si bien. Peut-être n'était-il qu'un vulgaire fruit du démon, conçu afin de répandre les restes de ses spores patriarcaux ? Tel père tel fils, comme dirait l'autre. Au fond, c'était peut-être la seule chose qui l'inquiétait réellement, qui pouvait vraiment lui faire peur et lui faire perdre toute raison. Et, plus profondément, peut-être avait-il peur de tout, si bien qu'il planifiait le moindre geste afin de ne pas se retrouver devant le fait accompli, obligé d'accepter ce destin fataliste auquel il ne pourrait jamais échapper ? Aussi cherchait-il sa propre rédemption. Honteux d'être le fruit d'une telle union, il cherchait à se repentir, à se faire pardonner pour des pêchés dont il se sentait coupable sans même les avoir pétrés. L'abnégation de cet homme était véritablement une valeur forte et importante. Rares étaient les personnes à agir comme lui, à toujours se sacrifier pour autrui... Bien qu'il puisse dire le contraire. Jamais il ne se salirait les mains pour ses projets, toujours à la recherche d'une bonne poire pour effectuer pareilles abjections. Cela dit, ces personnes étaient, la plupart du temps, perdues, effarées dans leur esprit tourmenté. A la recherche d'une véritable raison de vivre, d'un but à accomplir... Il leur offrait un prétexte pour continuer d'affronter leurs démons. N'était-ce pas là quelque chose d'humble, au final ? Lui-même ne saurait y répondre, ne saurait s'y résoudre.

Il fixait le reflet spectral de cet astre blanc. Il était si beau, si magnifique... Si fier et imposant. Lui qui arrivait à s'emparer de la fonction du Soleil, lui riant au nez... Il se sentait bien ridicule face à tout cela. Peut-être n'avait-il aucune réelle ambition et que tout ce dont il se battait depuis des années n'était que du flanc ? Un voile pour masquer sa pleutrerie ? Qui sait.

Si belle... J'aimerais la serrer dans mes bras, la décrocher pour elle...

Les voluptés grisâtres qui s'échappaient de sa bouche se volatilisaient au gré de leurs envies. Libre... Et si la véritable liberté était la mort ? Au final, une fois de l'autre côté de la barrière, plus rien ne nous retenait. Ni morale, ni éthique. Ni sentiments, ni douleur. Tous ces fardeaux auxquels on était rattaché pour tenter de vivre ne serait-ce que normalement, sans pour autant dire paisiblement. Une fois poussière, nous nous détachons de ces valeurs, nous défaisons ces liens qui nous oppriment et nous empêchent même d'être nous-mêmes. Et si c'était ce que Kayaba Akihiko recherchait, au final ? Il n'en pouvait plus de cette vie de chien. Il était important et jouissait d'une bien belle réputation. Cela ne le rendait pas plus heureux pour autant. Depuis qu'Aika lui avait été enlevée, il vivait une sorte de descente aux enfers depuis maintenant douze ans. Vous vous rende compte ? Un tiers de sa vie... C'était vraiment impressionnant. Et pas en bien. Clairement pas. Il voulait que tout s'arrête. Il voulait exploser, vider son sac une bonne fois pour toutes. Pourquoi ne le faisait-il pas ? Une machine dans l'incapacité de déballer tout ce qu'elle ressentait ? Il ne pouvait continuer de vivre comme ça. Fatalement, cela se ressentait sur son quotidien. Il était lassé de faire semblant, de toujours s'adapter à la personne qu'il avait en face. S'amuser avec les faibles d'esprit était amusant, mais les gamineries ne duraient qu'un temps. Il devait se poser sur la question. Réellement. Décider quoi faire. Mais il ne s'en sentait pas capable. Il était perdu. C'était le chaos total dans sa tête...

On remonte ?

Ses pas le guidèrent de nouveau sur la tête de cet Uchiha, là où il pourrait enfin s'asseoir. Que la lune était belle... Paradoxalement, elle semblait refléter l'ombre de ses propres démons. Un homme plutôt grand, aux allures spectrales se dressait devant lui. Était-ce Akihiko qui était de nouveau dans un délire psychotique ? Il n'en savait rien. Peut-être bien, au final. Ça ne l'aurait pas étonné. Il n'était pas vraiment dans le mood et se sentait mal. Très mal. Aussi la démence pouvait s'emparer facilement de lui lorsqu'il était ouvert à ce point. Sans plus calculer l'ombre, il s'assit de nouveau, jambes tendues et se tenait sur ses mains qui maintenant son dos cambré vers l'arrière. Clope au bec, il regardait la fumée virevolter autour de lui comme s'il pouvait également disparaître de la même façon. Cela serait tellement pratique, pensait-il. Plus aucun soucis, plus rien dont il fallait s'occuper. Plus d'états d'âme... Il rêvait de pouvoir enfin respirer et de se décharger de tous les problèmes qui pouvaient bien lui pourrir la vie.

Finalement, il leva sa main droite pour saluer ce qu'il associait à la représentation psychédélique de ses angoisses, envies, désirs, fantasmes, peurs, démons. Il ne pouvait voir cela autrement, l'esprit embrumé par toutes ces pensées négatives, à la limite du mortel.

Ne te fais pas prier, fidèle représentation l'être abjecte que je suis. Viens donc converser avec la pâle copie que je suis, ouvre-moi les yeux. Montre-moi la laideur de mon âme, de mes actes. Fais-moi voir d'où je viens réellement, qui je suis supposé être, quel script je devrais me décider à fidèlement suivre plutôt que de changer à chaque fois. FAIS DE MOI L'HOMME QUE JE SUIS RÉELLEMENT !



Merci Ikki!

Il y'a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
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