Entre respect et brutalité, entre jeunesse et vieillesse, l'explosion des coeurs
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土 | Iwa no Chûnin
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Entre respect et brutalité, entre jeunesse et vieillesse, l'explosion des coeurs

Ft Atsuko et Shisui

Un évènement n’est qu’une petite déformation de l’espace, parfois elle ne reste qu’une information, elle passe inconnue sous les yeux des vivants et des immortels, seul le temps entité étrange daigne la considérer. Il permettra à cet évènement de prendre fin, reprenant ainsi le cadeau qu’il lui avait fait. Peu importe son intensité, et sa durée chaque évènement aura un jour son importance. Sans que vous le sachiez, sans que personne ne s’en doute. Elle basculera lentement la main fragile du destin. C’était la danse à laquelle s’étaient habitués les cieux. Ils avaient chacun leur place, et regardaient de leurs trônes, souverains, le minuscule monde qu’était le nôtre. Je les maudissais de là où j’étais. Peut-être croyaient-ils ainsi s’en tirer à si bon compte. Ils détenaient cependant une certaine légitimité à être aussi insouciant ou moqueur. Comment se méfier d’une race qui place ses volontés dans les mains d’une créature aussi burlesque qu’imaginaire et appelle cela l’espoir. Il est vrai qu’une fois arrivée au bas fond, l’on pouvait s’adapter, ou se battre pour atteindre le sommet. Le choix qu’à fait l’Humanité est évident, au fond d’un trou creusé par leurs propres démons et élargie par leur soif de sang, l’Homme se battait maintenant pour les miettes, que les dieux moqueurs daignaient leur donner.  Il existait cependant à l’homme un dernier atout, une réalité simple. Face aux temps, arbitre altruiste, ils étaient à égalités, les dieux eux aussi se retrouvaient impuissant face à l’immense brouillard qu’était l’avenir.  


J’étais tout aussi impuissant, chaque instant pouvait être mon dernier. Cependant mon destin n’avait cessé de me pousser à chaque fois. Je haïssais l’idée même qu’une volonté suprême, indigne, crée par les hommes et leur impuissance puisse m’accorder une quelconque bénédiction. Mais pour une fois, même si c’était étrange et fascinant de tenter de faire une lecture de cette si terrifiante entité, je ne pouvais qu’être étrangement surpris de la façon dont mon propre destin s’était ainsi tissé afin de rejoindre une toile nouvelle qui allait à présent devoir dicter ma conduite et mes actes car je n’étais pas l’électron libre qui avais comme grande liberté de pouvoir choisir ce pour qui et pourquoi il voulait travailler, mais un homme qui devait se montrer en tant que bête dans un troupeau d’humains qui pourtant n’avaient comme attribut que d’être des rampants se prosternant et rampant dans une boue infecte. Toutefois, je prônais souvent la règle de l’évolution qui devait obliger mes ennemis à s’adapter à ma propre personne, le loup chassant les moutons, une règle qui imposait aussi à ceux qui me côtoyaient de s’adapter à la situation que j’imposais à ce monde par ma seule et unique présence, et à présent je devais aussi me l’imposer, car en tant que ninja, si je ne voulais pas perdre cette place que j’avais gagné par le prix d’une tragédie qui avait été nécessaire mais qui pourtant ne m’inspirait qu’une certaine forme de dégouts, je me devais de me conduire en être tout puissant et de protéger ce peuple, ces moutons que pourtant je craignais et voyais indigne de ma propre personne. Je le devais à ma famille, morte, ils avaient été écrasés  comme des animaux, sans aucune reconnaissance. Lorsque la mort n’aura plus peur de moi, le monde lui retiendra mon nom.  


Ma position était des plus difficiles à assumer, j’étais chaque jour de plus en plus contrarié, le travail qui allait de pair avec ma fonction était mon seul exutoire. Atout caché du village, je n’avais pas encore l’habitude de travailler en équipe. Et bien souvent, je m’arrangeais pour avoir le plus de liberté. Je n’avais jamais eu à ce genre de responsabilités, je me sentais depuis peu légèrement plus proche de Son Gokû. Entité toute puissante soumise par la volonté des hommes, il n’était ni dieu ni tout à fait insecte. Ils apprenaient à se connaître, à mes yeux il était comme tous les autres, indigne mon intérêt, source de puissance il était mon fardeau et mon salut. La nuit était pure et belle, fraiche et délicate, le bruit ambiant s’était calmé, tous appréciait la beauté rare de la nature qui n’enlevait sa dangereuse parure qu’en de rares occasions.  Peu d’hommes apprécient à sa juste valeur la solitude, apaisante, fidèle, aimante. Que de temps j’avais passé sous un abri fortune, prenant soin de mes armes, me perdant dans l’horizon provocateur. En ce village, le danger pouvait frapper n’importe quand, je n’étais pas plus en sécurité, simplement ma compagnie était moins bonne. Il n’était pas rare de tomber sur des adeptes de certains cultes, par un bien heureux mystère, aucun d’eux ne me quitta mort. Mais d’ici, de ce village je pouvais comprendre, pourquoi les hommes étaient si aveuglés, la chaleur d’un foyer projetait une image d’une douceur et d’un éclat rare, animaux parmi d’autre il était normal de s’y intéresser, cependant seuls les insectes pouvaient se contenter de cette terne lumière factice. Le soleil tentait inlassablement d’éclairé les esprits perdus.


Cependant c’est la nuit s’adresse le mieux au cœur des hommes, embrasant leurs désirs, calmant leur esprit. Amante et conseillère, elle était la plus proche de la véritable nature de chaque homme, elle comprenait et pardonnait chacune de ses rencontres. C’est à ce moment-là que je me sens le plus humain, la haine et la brutalité qui me dévore au quotidien s’apaise, seul mon mépris plus conciliant demeure aussi aiguisé et intransigeant qu’à l’accoutumer. Ainsi c’est à cet instant, où l’on ne discerne encore que très peu le monstre de l’homme, que je décide lorsque je le dois, de rencontrer mes semblables. Ayant reçu des consignes strictes, j’avais fait l’effort d’être au mieux de mes dispositions. J’attendais tenant à la main un bol d’un mauvais thé.  Je ne portais cependant pas l’insigne du village nécessaire à ma reconnaissance, je n’avais cette fois qu’une partenaire. Si elle n’était pas capable de me différencier de civil, son aide ne serait d’aucune utilité. Ma condition physique était excellente, il était rare que je prenne autant de disposition avant une mission. Ma volonté avait enfin été écoutée, le chef Ônoki avait fini par donner son accord. La réputation de ma cible était d’une importance rare, il était de ceux qui avaient affronté la douleur et le temps, obligeant la destinée à se soumettre à lui. Il est une légende, mais il est un homme et je suis un dieu. Il ne s’agissait pas d’une simple mission, il s’agissait de moi et des hommes. Il représentait la quintessence de l’humanité, si il était un mur que je ne pouvais gravir, alors il serait le mur au pied du quel on retrouverait mon corps.  Spécialiste du Taïjutsu en plus… ma pire faiblesse, j’ai toujours eu une faible constitution et bien que peu de gens le sachent, sans l’extraordinaire vitalité de Son Gokû, mes capacités physiques seraient largement en dessous de la moyenne. Je suis prêt, crois-moi Shen, je viendrai à toi avec mon sincère respect.


Il restait un dernier détail à prendre en compte, mon équipière, je n’avais aucune idée de sa force. Les rumeurs étaient plutôt mitigés la concernant, une chose ressortait souvent : il fallait être prudent lorsque cette femme se battait. Mon but était des plus simples, qu’elle me laisse régler le problème tout seul. Cependant ma patience est plutôt limitée, et mes qualités en tant que négociateur le sont encore plus. Même dans d’aussi bonne disposition que ce soir, je ne suis pas certain de pouvoir gérer un autre refus. Peut-être serait-il plus sage d’attendre la confrontation avec notre adversaire, envahit par la peur, elle se montrerait plus conciliante. Une autre raison qui me faisait haïr les Hommes étaient leur indisposition à suivre un quelconque raisonnement à la seconde où l’on s’écartait des normes qu’ils devaient suivre. J’étais à présent à plusieurs journées d’Iwa, l’équipe chargée de mon escorte devait attendre caché non loin, confirmant la rencontre avec la Juunin. Elle ne dégageait rien de particulier, était assez peu vêtue et marchait d’un air non chalant. Tss. La première impression que j’eue d’elle fut très mauvaise, néanmoins elle me reconnut du premier coup d’œil. Nous échangèrent quelques politesses ce soir-là, pour le reste, je me contentais d’écouter avec une patience qui m’étonne moi-même. Elle avait la parole agréable et semblait me toiser avec un respect qui me plaisait. C’est ainsi qu’en un soupir, elle me conquit pour la nuit, j’écouterai patiemment son histoire.


Le roi fragile reprit sa couronne, le silence imposa avec une certaine peur sa loi. Encore une fois, je passais en revue mon arsenal, de techniques et d’armes. Une sensation bien humaine me traversait le corps, alors que le métal froid se moquait. Je tremblais de tout mon corps. Mon visage se déformait, incontrôlable, un rictus horrible trahissant mes émotions. Je sentais l’odeur du fer, l’odeur du sang me saisir, mes mains devenaient incontrôlable, non je ne souhaitais pas les contrôler. D’un mouvement uniforme mon corps se redressa, et balaya la fenêtre autour de moi. Je pouvais le voir devant moi ! Il s’agissait des montagnes les plus dangereuses du pays, seuls quelques clans s’entêtaient à vivre, dans cette région, et les rares civils étaient tous endurcies par les conditions rudes du pays. Ce n’est que le matin d’un jour nouveau, mais le matin d’un jour aussi ordinaire que ceux que le sombre livre de l’existence a tracé sur ses fines pages blanches aussi anciennes que l’existence de la sainte création. Ce n’est qu’une nouvelle journée parmi l’infini nombre de flammes brillant dans le cosmos sans fin…
La coupole sacrée du grand astre de lumière se dressait dans le ciel, répandant autour d’elle sa robe d’or, tel une aura de douceur venant illuminée le monde d’une onde de douceur, comme si le soleil espérait ainsi atténuer la soif de destruction et de pouvoir qui gangrenait l’esprit de tout être qui foulait de ses pieds la terre sinueuse et poussiéreuse de cette planète.Mais aujourd’hui, je ne n’étais guère plongé dans ma soif d’obsession de pouvoir et de domination, car devant le spectacle si éclatant du roi dominant les cieux, le soleil, je ne pouvais que laisser mon esprit se vider et se focaliser sur ce seul tableau de maître.
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DEV NERD GIRL




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Shisui et Atsuko





Le temps qui passe ne revient jamais pensait la jeune fille. La beauté de l’instant résidait dans sa fragilité. Elle tremblait ce matin-là, cela faisait maintenant plusieurs jours qu’elle n’avait eu l’occasion de « s’exprimer ». En effet ses équipiers étaient blessés, et peu de ninjas souhaitaient partager une mission avec elle. Atsuko était dangereuse, mais elle n’était pourtant encore qu’une enfant qui oubliait volontiers le monde qui l’entourait lorsqu’une occasion de s’amuser se présentait. Elle n’avait aucune idée de l’origine de ses pulsions, de son amour pour les explosions. La décharge d’adrénaline que son corps subissait à chaque explosion était la meilleure sensation possible. C’était son exutoire, et peu de gens la comprenait.   Il n’y avait pourtant rien à comprendre, on ne demandait pas au gourmands de refreiner leur appétit, ni aux écrivains d’arrêter leurs  envolées. Si vous l’interrogez un jour, elle vous regardera curieusement, se demandant ce qui n’allait pas avec vous et elle répondra d’un air innocente : C’est simplement la meilleur sensation qui soit !


« Et personne ne m’empêchera de faire ce que je veux ! ». C’était ce qu’elle avait envie de crier, mais il fallait se rendre à l’évidence, elle n’était pas de taille à affronter le regard accusateur de son clan pour cette mauvaise publicité, ni à affronter la force armée du village d’ailleurs.  C’est à l’abri des regards que le monde s’amuse, c’est à l’abri des regards que la jeune fille se soulagerait. Rendant ainsi le moment d’autant plus beau : ce spectacle était à la fois rare et éphémère.  Sa dernière trouvaille consistait à donner une certaine forme à ses explosions, laissant ainsi sur les montagnes du village d’étranges tâches de charbons, qui avaient tantôt une forme animale. Elle devenait petit à petit une véritable experte des explosions et des projections en tout genre. La jeune fille pouvait facilement reconnaître l’origine de toute explosion, parchemins explosifs, poudres, origines chimiques et évidemment celles d’origines humaines.  Ce jour-là, elle se trouvait donc perdu entre les collines du village, autour d’elle, une quantité effrayante d’explosif en tout genre.  Il y a peu de temps, elle avait gagné les faveurs de la police du village, en découvrant l’origine d’une attaque terroriste, depuis elle avait une permission spéciale quant à l’utilisation des explosifs  à proximité du village.


La première étape du rituelle était bien simple, il fallait d’abord faire abstractions des nuisances sonores et des éléments du décor l’entourant. La jeune héritière des Bakuko, ferma les yeux et écarta les bras, fusionnant avec son environnement. Le ciel était d’un azur tremblant, légèrement terne, triste d’être esseulé depuis le départ des nuages protecteurs. Une ombre apparaissait de temps à autre,  chassant violemment toute créature suffisamment faible et naïve pour se déplacer sans surveiller les cieux. Mais même le faucon pourtant souverain dans ses montagnes, ne tarderait pas à quitter les lieux une fois qu’Atsuko entamerait sa bruyante cacophonie. Pour voir un certain ordre, ou même une certaine beauté à tout cela, il fallait être à la fois fou et génie.  Cependant pour en tirer un plaisir quelconque, il fallait être un artiste.


Le sol était sec et tâché de part et d’autre de charbons, la présence de certains petits minéraux offrait un doux contraste pour celui qui prenait le temps d’en profiter.  La zone était étonnamment verte, la formation rocheuse formant une sorte de cuvette, les plantes pouvaient profiter du soleil et des pluies. Et aujourd’hui, elles seraient les témoins privilégiés de la représentation d’Atsuko. Cette dernière finissait avec douceur son inspiration, elle sentait déjà ses mains se calmer. Telle une héroïnomane en manque, la proximité des explosifs la calmait. Son visage se déforma malgré elle pour former un sourire enfantin, ses yeux brillaient d’excitation. Tous les muscles de son corps étaient tendus. Après tout, elle ne savait pas économiser, elle irait à fond dès le début.


D’un geste vif et maîtrisé, elle se saisit tout d’abord de la poudre qu’elle étala minutieusement sur son épée, d’un mouvement puissant, la jeune fille envoya ensuite l’ensemble de la poudre dans les airs le tout formant un arc de cercles. Elle saisit ensuite d’une petite bourse, y accolant minutieusement un parchemin explosif. Le tout avait duré à peine plus d’une seconde, elle avait réalisé ce mouvement plusieurs centaines de fois de maintenant. Lorsque l’ensemble du cocktails fut dans les airs, un énorme croissant de lumière recolora la zone, un bruit puissant résonna ensuite dans la cavité crée par la montagne. Perdu dans un flash, elle revint à elle juste à temps pour pouvoir profiter, de la nuance des couleurs et l’odeur qui se dégageait. Elle s’étala profitant de l’air chaud qui se dirigeait vers elle. L’explosion c’était déroulé à moins de 3 mètres, elle avait été en première loge pour en profiter.

Kyaah ! Ça m’avait vraiment manqué ! cria-elle. Elle remarqua enfin une présence, proche d’elle. Aré ? C’est plutôt rare de voir des gens s’aventurer aussi loin. Je ne t’ai pas fait peur gamin ?  Tu ne devrais pas rester là, après tout mon feu d’artifice ne fait que commencer.



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