Car il faut un début à tout. [Pv mon parrain : Hatoma.]
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« Voilà le rapport, Gowa-san, signé par le client ! Et surtout, penses à moi si tu as d'autres petits boulots comme celui là ! »

Je terminais ma phrase sur un ton mielleux, lançant un clin d’œil au grand type derrière le bar miteux sur lequel je venais de poser un petit parchemin noué et scellé d'un sceau de cire. Ce précieux sésame allait être échanger contre une paie, certes maigre, mais suffisante pour la semaine. Mon petit air sympathique et mes mimiques ne semblèrent pas du tout atteindre l'homme bourru qui me regarda d'un air aussi désintéressé que déconcerté. Aussi aimable qu'une porte de prison, le propriétaire de ce petit boui-boui n'allait pas être facilement déstabilisé par ma personne. Je suppose que seul le résultat compte et que ce genre de gentillesse ne me servira à rien. À Takumi no Kuni, le bar de Gowa est connu comme l'un des endroits les plus mal fréquentés. Mais c'est aussi le meilleur endroit pour obtenir une mission sur le marché noir et effectuer des petits boulots bien souvent à la limite de la légalité. Les Shinobis errants, comme je le suis, travaillent grâce à cette économie parallèle en effectuant la sale besogne que personne ne veut faire. Cela me va, après tout, je ne suis douée que pour cela. Gowa retira lentement le nœud du parchemin et le défait sans aucune délicatesse de sa part. La fatigue ou les effluves d'alcool semblaient avoir fatigué sa vue, puisqu'il dut à deux reprises approcher et éloigner les petits caractères pour enfin réussir à les lire, cherchant d'un sens puis un autre celui de la lecture.

Une main posée sur ma hanche, j'attendais, debout face à lui. Je ne pensais plus qu'à une seule chose : rentrer chez moi et me reposer. Enlever cette fichue cape qui me tenait chaud, quitter ces bottes pour sentir mes talons sur le parquet froid et m'étendre de tout mon long sur mon lit. Bien évidemment, j'étais aussi pressée de retrouver mon rejeton. Yûchiro devait m'attendre depuis un bon moment. Il n'était pas spécialement tard, mais j'entendais déjà ses reproches se faire entendre. Oui, je ne suis pas très présente et je travaille beaucoup pour assurer nos besoins. Mais cette petite tête ingrate ne pense semble-t-il pas à me remercier de tout ces sacrifices. Il y a pas à dire, élever un enfant c'est un boulot bien plus difficile que d'être une Kunoïchi. Ce sont certainement les patrons les plus exigeants et ceux qui vous tiennent par quelque chose de plus fort que l'argent ou le pouvoir : les sentiments. Rien ne vaut son sourire comme salaire. Enfin, gagner sa vie, c'est bien aussi. Le barman se gratta la barbe et partie un instant à la recherche de mon salaire, semblant réfléchir derrière son immense front dégarni. Je me retrouvais seule au beau milieu d'un troupeau d'alcooliques, de mercenaires et de bons à riens traînant encore à cette heure. Si je n'avais pas l'habitude et un minimum d'expériences, je serais certainement morte de trouille. Mais tous ici savent que je ne suis pas une pauvre petite femme perdue dans un trou à rats. Certains me connaissent plutôt bien et d'autres ont simplement entendu parlé de moi. Au village des artisans de Takumi, là où j'ai posé mes bagages quelques temps, beaucoup on apprit à éviter de me taper sur les nerfs. Je ne suis pas du genre à me laisser faire après tout ! Lorsque Gowa revint, il posa une dizaine de pièces de monnaie sur la table, pas même de quoi me payer un repas dans le restaurant d'à côté. Je fronce les sourcils, mon ton est cette fois bien moins policé et bien moins tendre :

« Tu te moques de moi ? Où est le reste de la prime ? »

« Je l'ai déduis des mois de loyer que tu me dois. » Me répondit-il aussi sèchement que son visage pouvait l'exprimer.  

« ... » Je resta silencieuse un instant.

« Dans ce cas, sers moi la même chose que d'habitude. »

Pour la première fois depuis notre échange, le vieux décrocha un petit sourire du bout des lèvres, certainement moqueur et narquois. Je m’asseyais sur un tabouret pour poser mes coudes au bar et me tenir la tête. Au diable le repos, je devais prendre un verre avant tout chose, histoire de repartir plus légère après m'être rendu compte que j'aurai une nouvelle fois bien du mal à finir mon mois. Gowa sortit un petit flacon de Saké et me le servit dans un petit verre en céramique, qu'il fit claquer contre le bois avant de le remplir. Je restais à nouveau figée dans mon silence. Finalement, quelqu'un venait d'entrer dans ce lieu sans que je ne l'ai remarqué, trop occupée à me lamenté. Celui ci était assit à côté de moi. Depuis combien de temps ? Je n'en sais rien. Toujours est-il qu'il est la raison pour laquelle je raconte cette scène d'une banalité sans nom de mon existence. Car la rencontre qui allait suivre serait bien plus intéressante … Sans le savoir, je posais mes yeux sur l'homme à côté de moi, sentant comme un regard qui m'était destiné. Que me voulait-il ?


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Je me trouvais debout devant ce corps sans vie, un kunai à la main, le regard vide. C'était devenu un acte si fréquent, tuer pour vivre. Il était vrai que je souhaitais par-dessus tout la paix et que tous les gens qui tuaient sans aucune raison me dégoûtaient. Mais là c'était différent, il fallait bien vivre et mettre de l'argent de côté pour accomplir ce rêve. Au final, pas si différent de ces enfoirés de shinobi qui prenait des vies sans se soucier des conséquences. À la différence près qu'avant d'accepter un contrat il me fallait le lire dans les moindres détails de manière à éviter de tuer des "innocents". Cela faisait plusieurs mois que j'étais dans le coin, l'auberge à laquelle je me rendais tous les jours n'étaient pas si loin. Les personnes à l'intérieur me connaissait parfaitement, tant certains ont vu mourir leurs potes sous leurs yeux. Le chef avait aussi eu besoin de mon aide pour une histoire de groupuscule qui avait tenté de prendre le contrôle de son commerce. Bien sûr aujourd'hui ils reposent dans l'arrière cour, enterré dix pieds sous terre. Comme à mon habitude une fois mort, mon corps descendit près de celui de ma victime pour lui découper la tête et la mettre dans une sorte de sac en tissu. Ce sac était une sorte de trophée rapporté d'une mission ou un chef mafieux avait menacé de mettre ma tête dedans si je ne le servais pas. Ironiquement, c'est lui qui a fini dedans.


Le soleil n'était pas si loin de se coucher quand l'auberge fit son apparition sous mes yeux. L'endroit était bruyant jusqu'ici, il m'était aisé d'entendre les rires et les cris des alcoolique. Comme d'habitude il ne devait se trouver que des hommes très peu fréquentables à l'intérieur, ou alors des abrutis qui se sont perdus. Le meurtre, le vol et d'autres larcins étaient habituels dans ces lieux surtout à cette heure. Ma main vint se poser sur la porte pour la pousser, laissant entrer la lumière à l'intérieur de l'endroit pratiquement plongé dans la pénombre. Toutes les personnes à l'intérieur ou presque jetèrent un oeil vers moi, le silence s'installa suite à mon entrée et certains "c'est lui.." se laissèrent entendre. Tandis que Gowa me fit un signe de tête respectueux, mes fesses venaient de se poser sur un tabouret. Regardant à droite et à gauche pour observer mes voisins de table, à ma gauche se trouvait une jeune femme. Mes yeux s'arrêtèrent un instant sur elle, étonné de voir une telle créature dans ces lieux. Cette dernière venait aussi de poser ses yeux sur moi, s'interrogeant sûrement de la raison de mon regard. Sans y prêter attention ma main tenant le sac en tissu vint déposer la tête coupée sur le comptoir, Gowa la regarda avant de lancer un "-Au moins il n'embêtera plus personne celui-là". Avant de disparaître un instant pour aller chercher ma paie comme à son habitude, posant deux bonnes bourses remplies devant moi. C'est à peu près à cet instant qu'il me fût permis d'entendre une dizaine d'hommes se lever derrière moi, me retournant pour les observer. Ils tenaient à peine debout, l'alcool devait avoir remplacé leur sang depuis longtemps, l'un d'entre eux se mit à parler.


"- On en a marre que tu nous voles tout notre boulot homme au masque de loup. Alors, dégage d'ici." Dit-il


"- Ce sont des nouveaux ?" Lancai-je simplement à Gowa.


Ce dernier me demanda simplement de ne pas détruire son bar, tandis que les habitués qui avaient déjà compris ce qui allait se passer se poussèrent. Il ne restait maintenant au milieu de la pièce que les dix abrutis me regardant tous avec haine, l'un d'eux, totalement saoule, regarda le plafond. La scène était tant risible qu'elle me donnait envie de rire, malheureusement je n'étais pas d'humeur aujourd'hui. Alors, cela allait vite se finir d'une façon ou d'une autre.


"- Écoutez.. Voici un peu d'argent, prenez le et dégagez avant que les choses tournent mal."


En prononçant ces mots je jetais quelques pièces à leurs pieds, de quoi se payer à boire pour tout le reste de la journée et pour chacun d'entre eux. L'homme qui semblait se prendre pour le porte-parole du groupe venait de tenter de mettre un coup de pied dans les pièces, m'invitant cordialement à aller me faire foutre. Tandis qu'il sortie un couteau et commença à s'approcher de moi. Mon corps tout entier se retourna, vers le barman, laissant les hommes dans mon dos. Un simple "j'aurais prévenu" s'échappa de ma bouche tandis que sans aucun geste une multitude de piques de cristal firent leur apparition pour empaler les dix hommes. Tandis que le cristal redescendit, les hommes de Gowa traînèrent les corps vers l'extérieur pour les faire disparaître. Gowa me regarda avant de lancer quelques mots pour tenter de calmer l'ambiance.


"- Ça tombe bien il y avait une prime sur l'un d'entre eux" Dit-il.


"- Alors j'offre une tournée à tout le monde" Reprenais-je."


Suite à cela l'ambiance était bien plus bruyante, mais dans le bon sens. Offrir à boire à ces malfrats était la meilleure façon de les rendre heureux et les faire oublier ce qu'il venait de voir. Étonnamment la femme à mes côtés n'avait pas bougé, c'est pour cette raison qu'une nouvelle fois mon regard se posa sur elle, même à travers le masque elle devait le voir.


"- Désolé pour le désagrément, c'est souvent comme ça par ici."


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Lorsque mes yeux se posèrent sur l'individu qui venait de s'installer à côté de moi, je fus surprise de croiser non pas un visage humain, mais celui d'un masque. De loup, qui plus est. Le message était assez clair : il s'agissait d'un prédateur.  Non, je ne parle pas seulement de ce déguisement lui couvrant la face, mais bien de sa manière de faire, ses gestes et surtout … ce qui avait tout l'air d'être la tête d'une victime. Un chasseur de prime, tout comme j'ai déjà eu l'occasion de le faire. Certains Nukenins en font leur spécialité, mais c'est également la spécialité des ANBU, les chasseurs de déserteurs. Ce masque plus le fait qu'il ait ce genre de « passe-temps » m'inquiétèrent quelque peu. On est jamais trop prudente, pensais-je. Peut être était-il là pour moi, se faisant passer pour un vagabond, alors qu'en réalité, il serait aux ordres de Kiri ? C'était bien souvent la première question que je me posais en croisant une tête neuve. Jusque là, j'avais échappé à tout mes poursuivants, sans aucun mal, cela étant dû notamment à mes précautions et ma paranoïa permanente, jusqu'à ce que finalement, je me fasse oublier. Me méfier des autres était la règle numéro une, de toute manière.

Cependant, cette personne ne semblaient pas totalement étrangère ici. Ne l'ayant jamais croisé et n'ayant jamais parlé d'un masque de loup dernièrement, ce n'était pas tant le cas pour la bande d'alcoolos du fond, qui soudainement s'agitèrent. La tension était assez forte, si bien qu'elle aurait presque été palpable. Moi-même, je n'étais pas vraiment à l'aise, sachant bien vite que la situation dégénérerait tôt ou tard. Ici, les bagarres sont fréquentes et rares sont les soirs où Gowa ne doit pas les chasser à coup de pieds au cul. Au moment où l'homme posa ses yeux sur moi, nos regards s'échangèrent, puis, je portais le petit verre à mes lèvres, goûtant à cet alcool sec, regardant droit devant moi. Ce qui devait arriver arriva. Le ton monta petit à petit alors que l'homme au masque resta calme. Ses efforts pour éviter le pire ne servirent pas à grand chose au vu du degré d'alcoolémie dans le sang de ces pochtrons. Sans même le moindre regard pour ses assaillants, le loup utilisa une technique que je n'avais jusque là jamais vu. Restant de dos également, sans avoir bougé de ma chaise, je venais de jeter un regard discret vers l'arrière. Son art ressemblait au Hyôton des Yuki, mais n'avait de similaire que la forme. La matière quand à elle était bien différente.

Lorsque l'échange de politesse fut terminé et que l'odeur du sang venait de tapisser toute la pièce, que les corps furent dégagés, le calme reprit comme si de rien. Ce même homme qui venait de calmer toute l'assistance reprit lui aussi ses activités, comme si de rien, empochant au passage une belle prime, qui lui permit de faire du zèle et offrir sa tournée, sous les clameurs.

« Pas de problème, j'ai l'habitude de l'endroit et puis je ne comptais pas m'attarder ici. Vous avez moins de patience que moi, devoir les supporter n'était pas une chose aisée. »

Gowa approcha sa bouteille de Saké de mon verre, mais je le stoppais, passant ma main au dessus de mon verre, lui montrant le dos de celle pour lui dire que ce n'était pas nécessaire. Refuser un verre, cela ne se fait peut être pas, mais je n'avais clairement pas envie de m'enivrer. Mon petit m'attendait et je n'avais pas envie qu'il voit sa mère enivrée. Toutefois, je ne quitterais pas l'établissement sans en savoir plus sur cet étrange personnage. Ma curiosité piquée au vif, je lui adressé une question, courtoise, sans aucune animosité. J'affichais même un petit sourire, banal, sans pour autant le regarder directement dans les yeux.

« Hum, d'ailleurs, je ne pense pas vous avoir vu à Takumi auparavant ? Pourtant, les lieux vous semblent familiers. »

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L'endroit était redevenu calme, seul le bruit des ivrognes gueulant était encore présent. Tous faisaient comme s'il ne s'était rien passé, continuant chacun leur soirée dans leur coin. Il faut dire que depuis que je fréquentais ces lieux ce genre de choses étaient déjà arrivés une vingtaine de fois. C'était comme une habitude, un jeu pour eux, ils jouaient avec leur vie. La jeune femme ne semblait pas plus que ça être dérangé par ce qui venait de se passer, cela me permit d'en conclure qu'elle devait être là pour les mêmes raisons que moi. L'argent qu'offrait Gowa contre de petits boulots étaient le bienvenue pour bien des personnes connaissant la précarité. Vivre en tant que déserteur m'obligeait malheureusement à accepter ce genre de contrat pour pouvoir simplement survivre. Bien sûr je prends toujours soin de choisir mes propres contrats de manière à éviter au maximum de tuer des innocents. Un homme riche peut aisément mettre à prix la tête de n'importe qui dans le pays, il y aura toujours quelqu'un pour l'accepter finalement. Je ne me prenais pas pour un justicier ou une connerie dans ce genre, il m'est même moi arrivé d'accepter des contrats au hasard dans les moments les plus durs. Tous les Hommes sont bien semblables finalement, l'instinct de survit est plus fort que tout. Beaucoup abandonne leur fierté ou encore leur intégrité si cela peut leur permettre de survivre.


La jeune femme semblait venir ici souvent, assez souvent pour savoir que je n'étais pas du coin, allant jusqu'à me demander si j'étais venu auparavant. Il était vrai que cela ne faisait pas si longtemps que je me trouvais dans ce pays, il faut dire que c'est le hasard qui m'a mené ici et l'argent qui m'a fait rester. Mes yeux se posèrent sur la jeune femme à mes côtés, tournant tout mon corps vers elle tout en l'examinant avec attention. Un moment de silence s'instaura me permettant au mieux de l'observer chercher à comprendre pourquoi voulait-elle parler à un tueur tel que moi. Le monde était plein de personnes étranges il est vrai, mais de là à prendre librement la parole avec quelqu'un qui venait d'assassiner froidement quelques personnes, il fallait être fou. Après tout, être présent dans un tel lieux tout en étant une belle femme, était déjà une folie en soit.


"- Non. C'est la première fois que je viens dans ce pays et cela ne fait pas longtemps que je suis là." Dis-je calmement.


Suite à cela alors que j'allais continuer ma phrase Gowa lui-même vint m'interrompre, me tendant une lettre. Il m'indiqua qu'il s'agissait d'une "mission" qui pouvait m'intéresser tant le prix était haut. Effectivement il s'agissait d'une récompense trois fois supérieures à celle offerte d'habitude pour la tête d'une "civile". D'après la lettre, un homme riche avait tenté de séduire une jeune femme, cette dernière l'a rejeté à mainte reprise dont une fois devant ses amis ce qui lui a valu les moqueries de ces derniers. Il offrait donc une énorme somme pour qui apportait la tête du mari de la jeune femme. Il était bien sûr hors de question d'accepter ce genre de mission, mais il ne fallait pas qu'un de ses abrutis ne tombent sur cette mission et l'accepte. Pour cette raison ma main venait de sortir pratiquement tous les billets que j'avais sur moi pour les poser sur le comptoir devoir Gowa. Tout en le regardant et en lui demandant de ne parler de cette mission à personne d'autre une semaine le temps que je m'en "occupe." Puis suite à cela tout en rangeant la lettre dans ma sacoche, mes yeux se posèrent à nouveau sur la jeune femme pour finir ma phrase précédente.


"- Qu'est-ce qui t'amène dans un lieu comme celui-là ?"


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« Ce qui m’amène ici ? Sûrement pas l'alcool bon marché ou la compagnie des pochtrons. Tout comme vous, j'essaie d'arrondir mes fins de mois et remplir quelques contrats, quand on m'en donne l'occasion. »

Cette remarque qu'il venait de faire me fit à mon tour me retourner, le regardant cette fois de face. Du moins, en rencontrant son masque à nouveau. Même s'il n'avait certainement pas eu l'intention de le faire, sa phrase était un peu désobligeante. D'où le ton de ma réponse, quelque peu amusé et ironique sur le départ. Je m'étais même mise à sourire en entendant cette question. Cet homme devait peut être se dire qu'une jeune femme n'avait sûrement pas sa place dans un lieu pareil ou bien qu'il pouvait être dangereux pour moi de traîner par ici. Et il avait complètement raison. N'importe quelle fille se promenant ici serait forcément très mal accueillit par l'assemblée de gros porcs dans le fond ou par la racaille du coin qui aurait un peu trop bu. Mais moi, c'était un peu différent, heureusement.

Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir après tout, il n'avait aucun moyen de me connaître, savoir que je ne suis pas une vulgaire citoyenne venue boire un verre après le boulot dans l'endroit le plus craignos possible. Si je devais choisir un endroit pour me détendre, ce serait sûrement le dernier que je choisirais, d'ailleurs. Je n'ai pas de gros muscles ou une tête pleine de cicatrices, un gros katana bien viril pour montrer que je sais me battre, il n'est donc pas aisé au premier coup d'oeil de me juger. J'ai même l'air plutôt discrète au final et c'est quelque part mon but. Ne pas faire de vague, ne pas attirer l'attention. Cela fait des années que je vis de cette manière et c'est grâce à ce mode de vie que j'ai pu restée en vie. Et pourtant, j'étais là à m’intéresser à un inconnu, allant à quelques confidences même. Je soupirais une nouvelle fois, commençant à énumérer toutes les choses que j'ai à faire en dehors d'être ici.

« S'occuper d'un enfant, faire des petits boulots, prendre de temps en temps un contrat … Esquiver les ANBU de mon village, évidemment… Mine de rien, je n'ai pas vraiment le temps de m'ennuyer. C'est même tout l'inverse, je n'ai le temps de rien. Alors vous savez, lorsque j'ai l'occasion, si je peux me reposer un instant avant de partir … »

Finissant ma phrase, je terminais le fond de mon verre de saké, le faisant claquer au passage sur le comptoir. Je ne m'étais pas non plus trompée à son sujet, il venait bien d'ailleurs. Il n'était là que depuis quelques temps et cela ne m'étonnait pas vu la manière dont il avait réglé le compte des poivrots du coin. S'il restait un mois de plus dans le coin, il est certain que Gowa n'aurait plus aucun client ici. Encore une fois, j'étais bavarde et je m'avançais à lui parler. Je n'avais pas spécialement confiance en lui, il ne m'inspirait pas grand chose pour l'instant si ce n'est une grande puissance et une violence que je n'avais que rarement vu par ici. C'était un personnage atypique cela dit. Et ce genre de personne m'ont toujours attirés, fascinés.

« Je pourrais vous retourner la question. Que faites-vous dans un bled paumé comme celui là ? Les primes ne sont pas bien grasses dans le coin ... »


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J'entendais la réponse de la jeune femme, elle semblait croire que ma question était une attaque vis-à-vis de sa position de femme. Si seulement elle savait à quel point tout cela n'était pas du tout mon genre. Hommes, femmes, petite fille. Tous peuvent être aussi dangereux les uns que les autres. Seul un idiot se mettrait à penser que quelqu'un de l'autre bord ne représenterait aucun danger. Je me souvenais d'une histoire que ma mère que raconter souvent étant petit, l'histoire de la première chef chez les Amatera. Pour asseoir son pouvoir et se faire écouter des mâles, elle a simplement provoqué les trois guerriers les plus puissants et les a tués devant tout le monde. Personne, n'a après cela osé mettre en doute son autorité. Ma mère elle aussi était une femme forte, mon père, l'écoutait sans aucun problème et ceci sur n'importe quel sujet. Ce n'était donc pas moi, après tous les combats vécus et toutes les personnes rencontrées, qui allait croire qu'une personne était plus faible à cause de son sexe. Lentement, je portais à nouveau mon verre jusque mes lèvres avant d'en demander un nouveau. La jeune femme, parla ouvertement de sa vie et du fait qu'elle ait un enfant. À l'entente de ces mots mon corps se figea et mon passa refit surface dans ma tête. Me demandant ce que serait ma vie si seulement ma femme était encore en vie et que nous aurions eu notre enfant. Peut-être que mes mains auraient tués moins de personnes, ou bien plus. Peut-être qu'aujourd'hui je serais simplement en train de défendre les idéaux de Kumo à l'autre bout du monde priant pour rentrer au plus vite et enfin retrouver ma famille. Il m'était bien sûr impossible de savoir cela et pour le moment ce n'était pas le cas, mon corps se trouvait simplement dans une taverne dans un coin paumé entouré d'alcoolique et de cette femme.


Ce que je faisais là ? À vrai dire la question avait lieu d'être, même si au fond, il m'était impossible de répondre. Mes pas m'avaient comme souvent, menés à ce lieu par hasard et j'y ai vu comme une occasion de faire quelques boulots et de débarrasser cet endroit de bien des ordures. Il faut dire que malgré le peu de temps passé ici, mes mains avaient déjà tuées bien des bandits. Plus j'en tuais et plus il m'était facile de me rendre compte que c'était une cause vouée à l'échec. La paix semblait être une chose tellement insensé et futile quand on y pensait plus sérieusement. Car, finalement, ce que l'on considère comme bien et comme la paix, n'était simplement que le mal et la guerre pour d'autre. Il me fallait donc simplement comprendre et accepter d'être bloqué dans ce cercle vicieux. Ce n'était pas pour autant que j'abandonnais mes projets et mes idées, mais il était bon de se remettre en question parfois.


"- Rien de spécial, je recherche juste en vain depuis des années une chose bien précise, une ombre impossible à attraper et à garder auprès de soit. J'ai cru plusieurs fois l'avoir apperçut mais à chaque fois le meurtre et le sang me l'enlève. Je ne fais que courir après une chimère. Et occasionnellement, fais quelques missions pour pouvoir manger et boire, surtout boire pour oublier." Prononcais-je simplement, les yeux fixés sur ce verre maintenant vide.


Ces paroles pouvaient sembler absurdes, prononcées par un alcoolique ou autre, mais il n'en était rien. J'aimais beaucoup quand je rencontrais de nouvelles personnes, essayait de leur faire comprendre les choses d'eux-mêmes. Cela permettait de voir ce que ces personnes avaient vraiment dans la tête, ce qui leurs traversaient l'esprit ou comment ils interprétaient les choses. C'est sûr, c'était intrigant de voir une femme qui a une famille être nukenin et en plus, mener toutes ses vies avec brio. Comment je pouvais savoir qu'elle réussissait tant bien que mal ? Bah.. Elle était encore en vie.


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Je l'avais écouté parlé en silence, cherchant à comprendre ce qu'il venait de dire. Cela n'avait pas beaucoup d'échos au départ, ni de sens pour moi. Je comprenais qu'il était en quête de quelque chose qui lui tenait à cœur. L'espoir de le caresser du bout des doigts avant de voir l'ensemble s'effondrer à nouveau. Telle était la vie d'un Shinobi, je l'avais appris à mes dépends, à force de les côtoyer. La mort et le sang deviennent d'une banalité noircissant l'âme de ceux qui la côtoie d'un peu trop près.

« Ma mère, pour me faire peur quand j'étais petite et que je me baladais un peu trop loin, me racontait l'histoire du Baku pour m'effrayer. Elle me racontait que cette bête pourrait me suivre jusqu'à chez moi sans que je ne le sache et qu'elle profitait de mon sommeil pour dévorer mes rêves. »

Je laissais échapper un petit rire en y repensant. Cette femme avait vraiment de drôle de manière pour essayer de me tenir en laisse. C'était bien la dernière chose dont j'avais peur, bien au contraire, elle me fascinait. Croiser une autre bête sur mon territoire de jeu, cela rendait mes expéditions encore plus intéressantes et cela me pousser à sortir en douce chaque nuit à l'extérieur, me promenant sous ma forme animale, sous les étoiles. C'est bien le genre de méthode que je n'ai jamais employé avec ma petite Yashiru. Je préférais être franche avec elle et la prévenir de la réalité du monde extérieur, du monde sans la protection de sa mère, plutôt que de lui inventer une histoire abracadabrante. Les circonstances n'étaient évidemment pas les mêmes. J'ai vécu dans la protection d'un village Shinobi, dans une famille aisée, en sécurité entre quatre murs qui s'apparenteraient plus à un palais pour le moi actuel. Je n'ai jamais songé à la chance que j'avais eu de vivre dans une telle opulence. Je ne l'ai réalisé qu'une fois perdu. Après un petit blanc, faisant tourner sans le décoller du bar le petit verre vide, je reprenais mon histoire.

« Je me demandais ce que cela pouvait bien faire de voir ses rêves dévorés. Est-ce que ce serait douloureux ? Est-ce qu'on s'en rendrait compte ? Et puis, surtout, à quoi pouvait-il bien ressembler ce fameux Baku. »

Je me redressais sur mon siège, m'étirant de tout mon long en levant les bras derrière ma nuque, baillant un peu au passage. Mon dos me faisait atrocement mal, je n'allais pas faire de vieux os ce soir. Il était largement l'heure de retrouver ma couche. Il était peut être temps de laisser l'homme au masque là pour ce soir. Mais pas avant de finir ma phrase et lui faire comprendre où je voulais en venir.

« Je crois que cette créature, finalement, c'est ce monde dans lequel nous vivons. Il finit systématiquement par aspirer tous nos espoirs, tous nos rêves, tout ce qu'il y a de bon en nous et les personnes auxquelles on tient. J'ai longtemps couru après une ombre, une chimère moi aussi. Un idéal que je ne pourrais jamais atteindre. Alors, j'ai laissé tombé, c'est aussi simple que cela. Je ne me bas que pour protéger ce qu'il me reste, tant que je le peux. J'ai arrêté de chercher à changer ce monde, il est immuable.  Sur ce, merci pour le verre. Il est grand temps que je rentre ! Ma foi, cela aura été une discussion fort intéressante avec un inconnu complet. Nous nous reverrons peut-être, qui sait. »

Je lui lancé un ultime sourire, sur le point de le laisser là.


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Nouvelle tête


Des rêves ? J'en avais eu, bien avant de vouloir tuer tous ceux qui auraient l'audace de croiser mon chemin, bien avant de perdre mon coeur et mon âme. Fonder une famille, oublier le passé, c'était ce qu'il me fallait, c'était un rêve. Malheureusement comme bien souvent dans ce monde quand tout va bien il y a un évènement qui vous rappelle à quel point vous êtes insignifiant, à quel point vous ne contrôlez rien de ce qui vous arrive dans ce monde. Depuis ce jour, j'ai juré de ne plus laisser ce genre de choses m'arriver, préférant parcourir ces terres, seul. Pourquoi ? Tout simplement pour éviter de trimballer un quelconque fardeau, une chose, une personne que l'on aime est certes une force, mais également une faiblesse. Ma mère aussi me racontait bien des histoires, celles que mon père choisissait en secret. Elles parlaient souvent de puissants guerriers qui ne vivaient que pour protéger leur famille, ami, village. Au fond, je pense que mon père essayait de me préparer à la vie de shinobi, à protéger Kumo. Il m'était impossible d'imaginer ce qu'il ressentirait aujourd'hui en voyant son fils, de la haine ? De la peur ? De l'amour ? Ou simplement un dégoût en voyant qu'il n'a rien fait de sa vie. Mon père était un grand shinobi et l'honneur était une chose importante pour lui, alors apprendre qu'après tout ses enseignements, son propre fils conspire contre le village, devait tout simplement le rendre triste. Je n'étais pas idiot et savait que même après tout ceci jamais père n'aurait apprécié que je lève la main contre notre village. Malheureusement, il y avait bien longtemps que mon âme et mes sentiments s'en étaient allés. Aujourd'hui il ne restait qu'un homme dévoré par les ténèbres qui voit le mal partout et cherche à l'éradiquer. Cette notion de mal est très étrange, si nous nous rappelons les faits. Chaque village, chaque guerre, avaient pour but de protéger une chose importante pour certains, moins pour d'autres. Au final, quoi que vous fassiez, quand vous faites le bien pour une personne, n'oubliez jamais que vous faites le mal pour une autre personne.


J'étais là à écouter les paroles de la jeune femme, me remémorant celles d'un homme que j'avais rencontré il y a un bout de temps dans des circonstances dramatiques. L'homme qui m'a tiré de là et m'a permis de me relever sans néanmoins m'empêcher de suivre ma voie ou sans tenter de me détourner de cette dernière. Il m'était aisé de penser que la jeune femme se devait de le rencontrer elle aussi, peut-être aurait-il des choses à lui promettre. D'après toutes ses paroles et ses actes, la jeune femme ne cherchait qu'à protéger ce qui lui restait et il n'y avait pas de meilleure personne que lui pour s'en occuper. Fouillant dans mes poches tandis que cette dernière était en train de se lever, je sortis une sorte de bout de papier. Il y avait une adresse où elle pourrait trouver un sous-fifre qui la conduirait ou directement l'homme en question. Tendant le bout de papier du bout des doigts sans pourtant me retourner.


"- Tu devrais te rendre à cet endroit, peut-être que tu y rencontreras quelqu'un capable de t'aider dans tes quêtes."


Le masque que porte Hatoma:
 




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