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風 | Suna no Jônin
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[Des rencontres inattendues]    Lun 24 Oct - 9:41


   
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_Bah alors, t'étais passé où? ça fait plusieurs jours qu'on t'a pas vu?!

_Bah ouais gros, l'académie a pas appelé tes parents?!

_Quoi il a fugué?!

Les trois shinobis s’exclamaient de voir leur ami qu'ils avaient l'habitude de fréquenter tous les soirs pour faire les 400 coups ensemble, car ils ne l'avaient pas vu depuis plusieurs jours. Il s'agissait d'un garçon plutôt frêle et vêtu simplement, mais en réalité, il était particulièrement doué dans la manipulation d'armes en tout genre, Katana, shurikens, kunaï bien évidemment aussi ; bref, il n'était pas aussi fragile qu'il en avait l'air.

_En tout cas mec, ça fait ultra plaisir de t'voir!

_Ouaip carrément!

_Faut qu'on te mette au courant d'notre prochain coup, tu vas voir, on va se taper d'seees barres!

Les sunajins pensaient parler à leur camarade mais il n'était pas celui qu'il pensait et il allait bientôt se trahir. Gaara avait encore commis un meurtre y a quelques jours de cela. Toujours en trai nd'essayer de s'intégrer, il avait mis au point un plan qui devait l'aider à mieux approcher les jeunes de son âge. Celui qui n'aime que lui avait décomposé sa jarre de sable pour former une sorte de "henge des sables". Le Sabaku avait utilisé son sable en s'inspirant de son armure du même minerai qu'il a toujours sur lui afin de se "métamorphoser" en une autre personne. Il avait bien évidemment copier l'une de ses victimes et c'est ainsi qu'il changea la couleur de son sable en malaxant son chakra dans des couleurs aussi froides que chaudes, allant du noir au rouge. Une fois transformé, il eut quand même une sensation au ventre, il entendit dans le même temps une voix dans sa tête, mais ce n'était pas celle d'Ichibi car ce dernier aurait certainement trouvé la ruse aussi intéressante que malsaine et cela lui aurait plu au plus haut point. Non, ce n'était pas la voix d'Ichibi mais une voix de femme indistinguable qui semblait lui faire part de sa déception mais aussi de sa compassion, tout cela en mêlant un sentiment de regret.

_Ouais, dî-dî-î-dîtes-moi?


_Euh... ça va mec?

Les trois arrêtèrent tout mouvement et se mirent à l'observer de haut en bas. Le premier s'arrêta vraiment net et tenait sa cigarette au milieu des airs tout en le regardant de travers tandis que le second croisa les bras et le regardait de haut. La fille du groupe quant à elle s'était arrêté de remuer le sable de son pied pour le regarder à travers sa mèche qui faisait de son front par ailleurs une belle calculatrice.

_Pourquoi est-ce que le sable réagit et se mêle à ta cape?

_Putain j'avoue, c'est quoi ce bordel?


_T'es qui?! qu'est ce que t'as fait de Yumi?


     


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Re: [Des rencontres inattendues]    Mer 26 Oct - 8:17





"

DES RENCONTRES INATTENDUES
 

"



Croyez-moi, il n'y a rien de plus important pour une jeune kunoichi célibataire que le premier café du matin. En cet été particulièrement ardent, il est difficile de ne pas être réveillée après sept heures du matin, tant les rayons du soleil qui traversent les stores sont particulièrement chauds. Je suis encore dans la brume, et m'efforce d'entrouvrir les yeux. Mes paupières n'en ont pas envie, et se referment aussitôt. Je m'étire afin de stimuler un peu mon corps. Finalement, j'entrevois l'heure de mon horloge suspendue sur le mur d'en face : il est sept heures et quart. Comme dit plus haut, la première chose à laquelle je pense, c'est à mon café.
Je plie les jambes, et je sens quelques courbatures. Hier, j'ai passé toute la journée à cavaler dans Suna. Je m'étire encore une fois, et m'assois sur le rebord de mon lit. Entre temps, dix minutes sont passées, le temps que je me motive et que mon cerveau se mette en marche. J'observe ma table de chevet, et elle est en bazar. J'étais tellement claquée hier que j'y est laissé mon porte feuille débordant de ferraille, mes vêtements ainsi que ma sacoche.
Je m'habille avec ce que je vois traîner aux pieds de mon lit : un short d'un rouge délavé et un débardeur gris. C'est ce qui me sert généralement de tenue d'entraînement ou de pyjama, sauf quand il fait une trentaine de degrés dans ma piaule. Oui, j'habite sous le toit de l'immeuble. Le cagnard, je le connais bien. On est bons rivaux.
Chaque matin, je me laisse surprendre par le vacarme de ma petite cuisine : dix mètres carrés de cartons de plats à emporter, de bols blancs encore couverts de sauce, avec en accompagnements des baguettes huileuses. Je nettoie une tasse et pousse une pile de bols de côté pour libérer ma plaque. En attendant que l'eau boue, je me sers déjà le sucre. J'empoigne vigoureusement ma tasse, trop impatiente que la caféine me réponde. L'eau est chaude, et je prépare mon café moulu. J'ouvre grand mon balcon, et je respire enfin. A cette heure-ci, le quartier commence à s'animer. Les voisins viennent de sortir de l'immeuble pour faire les poubelles, et ils font toujours les miennes ; ils sont sympas. Un couple d'artisans retraités qui m'adressent toujours des gestes bien attentionnés. Ca me fait sourire, et toujours plaisir. Un truc que je n'aurai pas à penser plus tard.

Instant café terminé, je file vers mon armoire pour préparer des habits propres, et je file dans mon bain. Et parce que je suis quand même un peu féminine, je me regarde. Je m'entraîne beaucoup, étant donné que depuis ma réhabilitation, je me dois d'être à la hauteur des exigences de mes supérieurs. Je suis également marquée de beaucoup de cicatrices. Des traces de ces sept mois que j'aie subi. En plus, moi qui suis d'un naturel casse-cou, ça n'ira jamais en s'arrangeant. Après tout, je suis une kunoïchi et dans une vie comme celle-ci, on encaisse autant de blessures qu'on n'en infligent.  

Je sors en pleine forme, prête à en découdre avec Suna. Je m'habille légèrement, vu qu'il va faire certainement tout aussi chaud que hier, et qu'aujourd'hui, je ne quitterai pas le village car je suis en temps administratif. Je prends un sac à dos dans lequel je regroupe toutes mes affaires que je porte normalement autour de la taille, et plutôt que de prendre mon bandeau frontal, je glisse un brassard jusqu'à mes triceps. Un simple débardeur blanc et un short noir feront l'affaire pour éviter de suffoquer en plein cagnard.

J'habite dans les quartiers est, et les bureaux se trouvent au deuxième étage dans la tour du Kazekage au centre du village. J'ai un peu de marche et c'est bien mieux comme ça, car j'ai le temps de me réveiller.
J'arrive en retard, et mes pairs ne manquent pas de me le faire savoir. Dans l'espace ouvert où nos bureaux sont entreposés soient faces à faces ou les uns à côtés des autres, une pile de papier m'attends déjà. Je soupire, et m'assois lourdement sur mon inconfortable et foutue chaise qui me fera mal au dos toute la journée. J'appelle un collègue qui est de passage. Le genre de ninja assidu qui connaît sans doute les détails des choses que je dois traiter.

" Kishi ! Oh ! "

Il s'arrête et me regarde intrigué.

" C'est quoi ce bazar ? Je suis sensée commencer par où ? "

Il grimace un peu en voyant tous mes dossiers, et m'explique très brièvement :

" Des rapports non classés. Des rapports de missions en cours pour la plupart. Des dossiers importants pour d'autres, qu'on estime bons de lire. Vérifie l'ordre de leurs priorités, tu seras sûrement affectée prochainement. "

" Parce que j'ai une tête de criminologue, maintenant ? "

" On sait tous que non, mais ça fait partie du métier... "

Il continue ses affaires et moi, je ronchonne dans mon coin tout en ouvrant les premiers dossiers. Vols, meurtres, falsifications, il y a de tout et j'en viens très vite à sélectionner les dossiers qui m'intéressent.
Comme à chaque pause de midi, je prends un plat à emporter pour le manger au bureau. Quelques gâteaux salés et des natos pour le dessert. La journée continue sans que je n'adresse la parole à personne mais au moins, je reprends un peu goût à mon métier, mais pas pour les raisons qui laisseraient penser que j'aime ce que je fais en ce moment. Non, ce qui me plaît le plus, c'est que je bénéficie de nombreux noms pour mener mes propres enquêtes. C'est à moi de décider quel dossier je veux reprendre, et plus les affaires sont compliquées et sordides, plus j'ai envie de me faire les criminels à l'origine de tout ce concert de papiers brunis et poussiéreux.

A la fin de la journée, je descends en même temps que mes collègues pour rentrer chez moi. Comme souvent, je me fais aborder par quelques shinobi lorsqu'on descend les escaliers et en ce moment, c'est toujours le même. Un Juunin spécial connu pour ses prouesses en matière de ninjutsu, mais c'est un têtard à hublot aux airs de chercheurs. Et puis j'ai horreur des rancards. Bien avant ces histoires avec Gin Hiba, j'ai toujours eue horreur que l'on tente de me séduire.

" Bonsoir, Sera-san. Comment était ta journée ? " Me demande-t-il mielleusement après avoir veillé à ce que sa tignasse blonde soit bien peignée. Je prends une grande inspiration et comme d'habitude, je réponds de la manière la plus simple et froide possible, tout en précipitant mes pas.

" A mourir d'ennui. "

" Ca te dis de... "

Je lui coupe de suite la parole : " Non, ça ne me dit pas. "

Lui aussi accélère. Il insiste et je m'arrête sèchement avant de lui faire face.

" Je sais ce que tu as vécue, Sera. Mais je te promet que... "

Je serre les poings et l'agresse verbalement. J'ai horreur que quelqu'un fasse mention de ces sept mois passés en enfer. D'un ton râpeux, je redouble d'effort pour qu'il me lâche.

" Eichiro. La prochaine fois que tu me balance ce genre de choses, je te butte. Pigé ? "

Il glousse, ne dit rien et emprunte volontairement une autre direction que moi. Ca y est, je suis confrontée à des souvenirs qui aujourd'hui ne me préoccupaient pas plus que ça. Je suis énervée et presse le pas pour rentrer jusqu'à chez moi. Le crépuscule tombe et dans une rue, j'entends du bruit. De la surprise mélangée à de l'angoisse. Non pas que le sort des autres me préoccupe, mais si il s'agit d'un crime en cours, j'aurais mauvaise conscience de ne pas tuer l'enfoiré qui sévit.

De jeunes gens sont entrain de s'affoler devant un phénomène qu'ils ignorent. Je fouille dans mon sac pour accrocher à ma taille ma sacoche de projectiles, et le remet aussitôt sur mon dos. Je m'avance jusqu'à eux, kunaï en main :

" Shishiro Sera, Jônin de Suna. Qu'est-ce que vous foutez ? "

Je n'accorde le bénéfice du doute à personne. Rien ne laisse croire à une agression ni à un accident. Il s'agit peut-être tout simplement d'un petit acte de tapage nocturne. Néanmoins, je sais que les choses les plus insignifiantes peuvent prendre des proportions immenses, et je prends donc le temps d'analyser ce qui intrigue tant ces jeunes gens. Un mouvement de sable étrange, que seule une personne est capable de faire. Comme quoi, il y a du bon à consulter des dossiers et à se renseigner sur ce qu'il se trame à Suna, et je sais maintenant que l'un des nôtres est un Jinchuriki victime de son propre pouvoir, et il est là, si bien que je peux sentir du chakra affluer. Le genre de cas pour lesquels je peux montrer de la compassion. Je m'avance d'avantage et sépare le groupe.

" Pourquoi est-ce que le sable réagit et se mêle à ta cape ? "

" Parce que c'est Sabaku no Gaara. " Dis-je froidement, avant de me sentir agacée par tant d'interrogations. Je sais que ce jeune garçon se nourrit de la peur des autres, et tant que sa conscience tourmentée ne peut trouver refuge dans un peu de calme, celle-ci continuera de régresser jusqu'à un point de rupture. Dans le fond, je pense partager ce sentiment avec lui. Je suis Shiro Hikage, une assassine qui n'a jamais hésité à recourir à des solutions tellement cruelles et sadiques qu'elle en est venue à surprendre les criminels les plus endurcis. J'ai été manipulée pendant sept foutus mois par un salaud qui m'a rabaissée à l'état d'un simple morceau de gibier, et même si j'en ressors plus forte, je suis en dépression, car je sais que c'est à cause de ce même salaud si mes parents et tout mon entourage proche ont étés tués. Même si je n'ai rien d'une sociopathe insensible à la douleur que je provoque aux autres, j'ai moi aussi, à ma façon, du sang sur les mains. Et en cela, je sais faire preuve d'humanité lorsque l'un de mes frères d'armes est en proie à un profond traumatisme.

" T'es qui ?! qu'est ce que t'as fait de Yumi ? "

Au lieu de jeter mon kunaï vers le danger présumé, je le jette précisément de sorte à découper la cigarette que l'autre bambin consumait, pour le faire taire et focaliser son attention sur moi.

" Ferme la, bon sang ! Et cassez-vous, avant que j'avertisse vos parents. " Grogne-je avant de me retourner vers Sabaku no Gaara, se cachant sous une métamorphose. Je jette à ses pieds ma sacoche puis mon sac à dos, et tente d'assouplir un peu mon regard jusque là très incisif.

" Gaara, c'est ça ? Je suis Shishiro Sera. J'suis pas là pour te faire un sermon. Je veux juste m'assurer que tout aille bien. "

Je m'adosse contre une façade, bien décidée à discuter avec lui, l'air de rien.

" J'ai lu des dossiers sur toi. T'es un Jinchuriki et t'as bien morflé, pour ton âge. Je sais qu'avant ta naissance, le Quatrième Kazekage voulait sceller en toi le Shukaku. Simples ragots. On voulait faire de toi une arme alors que toi, t'as rien demandé de tout ça. On raconte même que le Quatrième a dû sacrifier sa femme pour achever le scellement. Un bel enfoiré, si tu veux mon avis. Tout ça pour rendre la gloire passée du village; dont on se fout complètement, non ? "

Je retiens un bâillement. Même si je n'aie pas fait grand chose aujourd'hui à part lire et écrire, je me sens engourdie et ennuyée. Je m'étire de tout mon long, respire profondément et reprend :

" Simple réflexion personnelle mais qui me semble pertinente : ta mère devait maudire ce village, non ? Pour appeler son fils Gaara. Tu as servi comme instrument de vengeance, comme moi par le passé. Et tu sais quoi ? Ils osent se plaindre ensuite. Qu'on soit psychologiquement atteints. Ce n'est pas de toi que les habitants devraient avoir peur, mais de ce que ces tas de corrompus peuvent faire. Tuer sa femme par volonté de puissance. Quelle ordure... "

Je me redresse et marche lentement vers lui.

" Tu as le droit de t'en prendre aux personnes qui t'ont infligées ça, mais bordel, ne fais pas de mal à ces jeunes gens, ni aux habitants de ce village. J'en sais quelque chose, de croire que l'ont peut se préserver et se sentir vivre en tuant ceux qui nous menacent. C'est mon truc aussi, mais seulement envers des salopards. Alors ne fait rien que tu ne puisses regretter, et je dis ça pour toi, pas pour les autres. "

Je suis bavarde et ça ne me ressemble pas. Et qu'importe si ce que je dis n'atteint pas ses oreilles, car pour une fois, je soulage un peu ma conscience. Je n'aie encore croisée personne de semblable à moi, un étranger dans un organisme structuré se voulant œuvrer pour le bien commun. Quelqu'un qui se sent constamment tiraillé entre l'envie d'aider les gens, et de tout simplement n'en avoir rien à secouer. Quelqu'un en dépression. Tout ce que j'ai pu vivre et voir me laisse encore dans la certitude que dans de biens nombreuses situations, la loi est inadaptée. Pour pallier à cette insuffisance, je suis persuadée qu'il est nécessaire de se placer au dessus de loi au profit d'une justice naturelle. Il n'est même plus question de vengeance, mais d'une simple réponse émotive.

Avant tout ça, j'étais bien entourée. J'avais une famille et je n'hésitais pas à entendre un tas de personnes se confier, jusqu'à ce que ça devienne trop compliquer de les pardonner dans leurs confessions. Shiro Hikage était née au moment où l'idée que la rédemption n'existait plus a tout balayée, et qu'il n'y avait que la punition.
Je menais une vie tranquille, et je ne faisais que mon travail d'assassine. Puis Gin Hiba s'était montré. Il m'a faite tuer ma propre famille en utilisant sur moi son Kekkei Genkai étrange. J'étais d'abord une survivante, parce qu'au bout d'un moment, sa capacité n'avait plus d'effet sur moi. J'ai traquée Gin Hiba jusqu'à pouvoir le retrouver, et le tuer avec toute ma colère. Puis depuis mon retour, les choses sont certes plus calmes, mais je ne suis toujours pas prête à changer de modus operandi. Surtout lorsque j'ai à assassiner des meurtriers, des sadiques, des corrompus, des proxénètes et des trafiquants.
Mes relations avec les autres ninjas ne sont pas bonnes. Je suis froide, distante, encore écorchée vive, et ma manière de m'en défendre, puisque je n'arrive pas à me canaliser, est de rejeter tout ceux qui veulent de moi. J'ai encore trop peur, je ne suis pas encore assez forte pour encore risquer encore de perdre des gens que je pourrai un jour aimer.

FLASH BACK : BLOOD BANK I.

La vocation d'assassine vous emmène souvent à vous mettre en danger face à des criminels prévoyants. Parfois, rien ne sert de se cacher. Il faut juste faire face, et frapper le plus fort possible, et surtout, frapper la première. Ce coup-ci, je me suis attaquée à un homme politique dangereux. A vrai dire, je savais qu'il pactisait avec des Nuke-nin pour organiser des braquages, et s'en mettre plein les poches. En faite, si je suis ici, prisonnière dans un bunker sous-terrain en plein milieu du désert, c'est parce que je me suis attaquée à un baron qui possède des ressources immenses. Des hommes puissants, dangereux et qualifiés. Et quand l'instinct de vengeance s'empare de vous, vous perdez la raison et vous vous retrouvez bloqués. C'est ce qui m'est arrivée, et maintenant, je suis solidement attachée à une chaise, au milieu d'une pièce vide.
Je viens de reprendre connaissance et j'ai du sang plein la figure. Mon arcade est ouverte et elle me brûle. Le sang ne coule plus, mais a caillé sur ma peau. C'est une sensation désagréable, mais qui n'est pas plus désagréable que celle du goût du sang dans la bouche.

Ces criminels savent à quel point je suis déterminée, et ils ont pris les mesures nécessaires pour que je ne puisse pas en tuer plus. Avant d'avoir été maîtrisée, j'ai buttée six de ces enfoirés ; puis ils étaient arrivés en nombre. Ils m'ont sauvagement battus, et maintenant, je suis ligotée et désarmée. Je ne peux ni exécuter des mudras, ni utiliser mes armes. Mais ce n'est pas pour autant que je vais abandonner. L'homme de quarante cinq ans que je veux tuer se trouve devant moi, avec un bô en main. Il me montre bien ce qu'il tient pour m'effrayer, et pour espérer pouvoir me faire parler.

Quel est ton nom, kono ama ?! "

Ma tête tourne. Je suis encore sonnée. Il voit bien que je n'arrive pas à lever le menton. Pas pour le moment. Il m'agrippe et me confronte à son regard. Il répète, avec l'odeur fétide de sa bouche et ses postillons qui liquéfient le sang sur ma peau.

Je ne le répéterai pas. "

Il me flanque un coup de poing en plein visage. Ma chaise tombe. Ma tempe droite se heurte au sol. Je recommence à saigner et ma vision se trouble. Il me relève et me menace cette fois avec son bô. Il veut me montrer qu'il ne manque pas de moyen de me torturer, et j'en ai strictement rien à faire. Je vais me sortir de là, et je vais le tuer. Lui et ses hommes de main. Ils vont tous y passer. Au moindre mudra, ils seront tous morts. Je dois juste restée et calme et concentrée. Focaliser toute mon intention sur mon chakra.

Alors t'as qu'à la fermer... ! "

Je lui crache dessus, et il s'énerve encore plus. Il lâche son bô à mes pieds et c'est ce que je voulais. Peu importe qu'il prenne une arme contondante pour m'infliger d'autres blessures. Je veux qu'il prenne confiance en lui. Il finira par commettre une erreur, et ma tête finira bien par arrêter de tourner. Il ne sait pas torturer quelqu'un : je n'ai aucune fracture, ni aucune blessure grave. Ce sont justes quelques plaies et quelques ecchymoses. Rien qui ne peut m'empêcher de me lever. Ils ont besoin de moi vivante.

T'es joueuse, hein, bakanaonna ?! Alors on va jouer ! "

Il ne fait que m'insulter et oui, j'ai horreur qu'on m'insulte. Surtout quand il s'agit d'un pourri pareil. Il met son kunaï sous ma gorge, mais il n'appuie pas. Il sait tout comme moi que pour parler, il faut avoir une gorge ; et on n'en tranche une que quand on a plus rien à attendre de quelqu'un. Il descend jusqu'à ma clavicule pour m'infliger une petite entaille. Je respire de plus en plus nerveusement, comme un animal furieux d'avoir été mis en cage, mais je dois me ressaisir. C'est bien mon fichu tempérament qui m'a mise dans une situation pareille. Il remonte pour effleurer ma joue, juste pour essayer de me stresser et de me faire peur. C'est bon, ordure. J'ai compris que tu étais fier d'avoir une arme en main.

T'es content à ce point là de détenir un ninja de Suna ? Alors, tu veux savoir quoi ? Ou tu veux demander une rançon pour qu'on me libère ? T'as pas d'chance. Je vaux que dalle. "

Et pourtant, sur le marché noir, tu vaudras de l'or, yariman fushidara na onna. " Rétorque-t-il d'une voix perverse. Lorsqu'il sera encore plus proche de moi, il mordra la poussière.

Insulte moi encore une fois, kusojiji, et je te promet de te faire une belle emprunte. "

Il ne me croit pas. Il s'approche encore un peu et je vais bientôt pouvoir le saigner. Encore quelques secondes Sera, et tu vas pouvoir tuer tout ces salopards. Il s'approche de mon oreille pour me chuchoter ses vantardises. C'est bientôt le moment.

Ah oui ? Et tu sais ce que j'ai fais à ces paysannes qui ne voulaient pas travailler pour moi ? Je les aient vendues au plus offrant dans les bas fonds de Tanzaku. Je ferai de même avec toi. Ne t'inquiètes pas, j'aurai ce que je... "

Cries pendant que je déchire ton oreille gauche avec mes dents, kisama, et je ne te lâcherai pas avant que tu te débattes. Je veux qu'elle se décroche quand tu vas essayer de te débattre. Même si j'en arrache un bout, je serai déjà heureuse ; ce que je parviens à faire au moment où il me pousse au sol. Je rentre la tête pour ne pas percuter le sol, et je pivote sur le côté pour ne pas que mes poignets ne se fracturent à l'impact. Mon épaule subit un léger traumatisme, mais rien de grave. Il souffre, se tient l'oreille en hurlant pendant que je me saisis du kunaï qu'il a fait tomber entre mes genoux. Je me roule un peu par terre de sorte à pouvoir diriger l'arme entre mes doigts et libérer mes mains. Chose faite, je libère mon bassin, puis mes pieds. Alors qu'il s'apprêtait tout juste à m'attaquer, c'est moi maintenant qui le plaque au sol. J'en profite pour me déchaîner et lui transpercer les mains avec sa propre arme.
Shio Habara ne s'échappera pas. Je l'ai cloué au sol et mes connaissances dans l'art de l'assassina m'offrent de grandes possibilités. Pour autant, il ne semble pas avoir peur. Il sait qu'il est piégé, mais il continue de me tester. J'ai également des informations à lui faire déballer, et je ne vais pas le ménager. Et même si en le battant il venait à mourir avant que je ne puisse obtenir quoique ce soit, je me débrouillerai pour avancer dans mon enquête.

Je lève mon kunai tandis qu'il continue à me sourire aussi perversement qu'avant, je transperce sa cuisse. Je garde la main sur le manche du projectile pour remuer la plaie.

C'est comme ça qu'on torture quelqu'un, kisama. "

Il hurle de douleur, et m'insulte encore de tous les pires noms que l'ont pourraient attribuer à une femme. Qu'il joue seulement avec mes nerfs, et sa sentence n'en sera que pire.  

Tu ne sauras rien, pauvre tarée ! Ce n'est pas en me torturant que tu arriveras à me faire cracher le morceau. "

Mais maintenant que je connais ta notion de torture et que je sais que tu as quelque chose à dire, ça va être pire. "

J'ouvre encore plus sa plaie. J'emporte tout avec la lame : sa chair, ses muscles, le moindre tissu qui compose sa jambe. Si il oppose encore la moindre résistance, je cloue sa deuxième main au sol. Ensuite, je viderai sa deuxième jambe, pour finalement clouer ses pieds. Il devra ensuite parler avant de mourir d'asphyxie.

Chikushô ! T'es complètement malade ! Sale tarée ! "

Ça te dis de perdre ta deuxième main ? " Je le menace en brandissant déjà mon kunai. Je veux qu'il sache pourquoi on m'appelle Shiro Hikage. Et surtout, je veux qu'il me dise pour qui il travail. Je ne vais pas lui poser la question, il sait que j'attends un nom. Je ne veux rien d'autre.
Il sourit encore. On dirait que ce misogyne doute encore de mes capacités, et il a tord. Je transperce sa deuxième main, et aussitôt après avoir levé mon kunaï, il avoue.

Je vais parler ! Je vais parler ! "

Je t'en prie. "

Ça ne lui sauvera pas la vie, et je continue d'approcher mon kunaï de son autre jambe.

C'est Fusuke Yaji ! C'est... c'est un membre d'une riche maison de Suna. Ce qu'il veut, c'est avoir Ichibi. "

Où est-ce que je peux le trouver ? "

Il met du temps à répondre, soit parce qu'il ne veut pas, soit parce qu'il est au bord de l'agonie. Peu importe, je m'en fiche. Je plante mon kunaï dans son autre jambe. Après avoir hurlé, il sent ses forces l'abandonner. Il faut que j'obtienne encore cette dernière information avant de l'achever. Je ne sais pas encore comment je vais m'y prendre. Il va certainement mourir, alors est-ce que je vais l'abandonner jusqu'à ce qu'il se vide de son sang, ou le tuer comme tous les autres ? On verra. Tout dépend de sa réponse.

Dans... d-dans son propre dojo, dans les quartiers sud. En plein dîner avec ses complices. "

Finalement, j'en ai connue des plus coriaces. J'ai tout ce que je voulais savoir; je dévie donc la trajectoire de mon kunaï pour lui transpercer sauvagement le cœur, à plusieurs reprises. Je bénéficie de toutes les informations nécessaires pour coincer le salopard à la tête de ce réseau criminel, et qu'importe la manière, ils vont tous payer. Quiconque veut s'attaquer à des innocents ne mérite que ça.  

FLASH BACK : BLOOD BANK I.
End.

Et c'est ce qui m'amène à aujourd'hui, à une affaire encore en suspension. De nombreuses personnes malintentionnées veulent le Shukakku, et tant que ces criminels continueront à sévir, je me ferai une joie de les punir. Même si ce réseau est vaincu, un autre se créera, à l'image du premier. C'est pour ça que je suis toujours à Suna; pour purifier cette ville de toute cette saleté. Sinon, je serai peut-être restée un peu plus longtemps à Konoha, en compagnie de Naruto. Trois jours se sont écoulés depuis cette mission, et depuis ce jour où je l'ai rencontré. J'y réfléchis encore, et c'est compliqué car je ne suis pas prête à changer mes habitudes pour le moment.





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Re: [Des rencontres inattendues]    Mar 1 Nov - 13:30


I'm Kageshi!

Feat. Sabaku No Gaara and Shishiro Sera

Que la nuit fût courte ennuyeuse, la paperasse je déteste ça !  Le soleil est déjà bien haut dans le ciel, aucun nuage à l’horizon comme d’habitude. Il me reste encore des heures et des heures de travail. Posséder sa propre force militaire n’est pas de tout repos, vous ne pouvez imaginer la quantité de papier que je dois remplir chaque jour. La tâche est bien plus ardue que ce que j’avais pensé, pourtant j’aime ce rôle. Tout savoir, connaître chaque parcelle de ce pays, ainsi que chaque habitant de celui-ci. Ce n’est toutefois pas facile de tout savoir sur tout le monde, cela demande des moyens importants et que je donne de ma personne en surveillant moi-même la plupart des habitants du village, qu’ils soient shinobi ou non.

Prenez ce vendeur de souvenir établi à quelques mètres seulement de mon QG, c’est un homme charmant à première vue, élégant et souriant, ses marchandises se vendent comme des petits pains. Il est marié et à deux beaux enfants, l’un entre à l’académie des ninjas cette année, l’autre n’a que quatre ans et vit jours heureux. Cet homme laisse penser qu’il est un parfait petit homme, menant une vie paisible et se tuant au travail pour donner à manger à sa famille. Il rentre chaque soir vers 22h30, pourtant sa boutique ferme tous les jours trois heures plus tôt. Que fait-il durant ces trois heures ? Disons que sa boutique de souvenir n’est pas sa seule occupation. En réalité ce charmant vendeur fait partie d’un petit groupe de trafiquant d’arme, je le suis depuis des mois maintenant. Son patron est un criminel recherché depuis des lustres et grâce à ce vendeur il va bientôt dormir derrière les barreaux de la prison de Suna. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, je sais des choses que je ne voudrais connaître. Les secrets les plus intimes de chacun d’entre eux, de l’adultère à celui qui se soul dans les rues du village jusqu’à plus d’heure.

« Narsus, remplace-moi, je sors quelques heures il y a quelqu’un que je dois voir. »
« Tu es un ingrat Ikki… Très bien, je refilerais tout ça à Rin quand elle reviendra de tout manière. »

Le voilà, le moment le plus agréable de ma journée, celui où je traverse le village au milieu des habitants qui se réveille. Les boutiques s’ouvrent les unes après les autres comme d’habitude, les gens sont agréables et souriants, c’est un détail important pour moi, cela veut dire que j’ai bien fait mon travail. Marchant dans les rues je m’arrête prendre une tasse de thé dans le salon de thé de la vieille Mira. « Comme d’habitude Kageshi-san ? » Je lui réponds d’un signe de tête discret, j’ai un peu de temps devant moi, plus que d’habitude, je n’ai pas vraiment envie de travailler aujourd’hui. Je préfère discuter avec ce vieille dame qui vient s’assoir à ma table comme tous les matins.

« Comment allez-vous Mira ? Votre salon est bien calme ce matin. »
« Tu l’as dit mon garçon ! Les gens sont radins comme ce n’est pas possible ! Regarde-moi cette bonne femme qui boit son thé à la table d’à côté, elle a tellement de fric qu’elle ne sait plus quoi en faire ! Ca fait dix ans qu’elle vient ici, pas une petite pièce en plus pour un vieille dame comme moi ! »
« Ahah, vous êtes en forme, vous égaillez ma journée madame. »
« J’te jure, je déteste cette petite bourgeoise prétentieuse et pourtant je la sers chaque matin. »

Cette vieille femme avait subi bien des choses, elle avait perdu son mari il y a des années de cela, il avait perdu la vie alors que Shukaku avait abattu sa fureur sur notre village. Ce qui me fascine chez elle, c’est qu’elle ne ressent aucune amertume, elle vit avec sa peine et peut se targuer d’être l’une des seules à ne pas vouloir la peau de ce pauvre garçon qui n’a pas choisi d’être ainsi. C’est une femme vraiment incroyable, qui va jusqu’à s’inquiéter pour lui au lieu de le tourmenter. Il serait pourtant plus facile de se ranger du côté du plus nombreux. Sabaku no Gaara après toutes ces années passées à l’observer dans l’ombre, je me sens comme responsable de son bien-être. Ce démon en lui n’est qu’un poison qui le ronge de l’intérieur, il n’est pourtant qu’un jeune homme qui n’a jamais demandé à faire tout cela. Oui, je suis au courant des nombreuses disparitions qu’il a causé. J’ai moi-même couvert ses meurtres sur ordres du Kazekage !  Et ce ne fut pas une mince affaire, quand un gosse fini complètement écrasé par la puissance du sable de Gaara, il n’existe pas cinquante manières de camoufler ceci en accident, enfin je suppose que cela fait partis des tâches ingrates que je dois effectuer. A force de tout ceci je me suis demandé pourquoi ? Avant je l’évitais, maintenant je souhaite comprendre. Comprendre pourquoi ce monstre a tant d’influence sur lui et surtout comment faire pour qu’il reprenne le contrôle sur lui afin de devenir celui qu’il est destiné à être !

Après plusieurs heures de conversation avec mamie Mira je repars lui souhaitant la bonne journée. Il est temps que je retourne bosser, Narsus risque de mal le prendre si je ne reviens pas, j’irais l’observer ce soir à la tombée de la nuit. Des affaires urgente m’appelle, je dois encore faire organiser les équipes d’aujourd’hui, une chose m’inquiète. Une fois rentré je demande à Narsus de faire venir Shiro et Cuchullain à mon bureau afin de leur donner une mission de la plus haute importance. En effet, la situation d’un certain pays m’inquiète, le fait est que l’on ne connait rien de lui alors que c’est un voisin en plein développement ! Que ce soit militairement ou économiquement nous n’avons aucune idée de la puissance du pays du Déluge et nous devrions nous en occuper. Une chose est certaine, il y a des tensions au seins de leur territoire, c’est une chose dont nous pourrions profiter. Leur chef est un ninja sans égal, Hanzo la Salamandre, une cible de longue date bien difficile à surveiller ! Il est comme un fantôme un mythe, enfin je m’égare.

« Les indications sont dans ce dossier, je compte sur vous c’est d’une importance capitale. »

L’après-midi est difficile, après avoir mangé un morceau avec mon fidèle second, nous travaillons sur la suite des évènements, nous établissons un plan des frontières et notons celles qu’il faut surveiller en priorité. Daisuke me propose de surveiller la côte, mettant en évidence ma rencontre avec le démon de Kiri, Hozuki Mangetsu et ses mots terrifiants sur la situation de son pays. Il fallait faire très attention à ce fou de Yagura en plus d’être à l’affut de la situation de Ame. Ce n’était pas facile, il me fallait rencontrer l’une des hautes personnalités de la rébellion de Kiri. La situation n’allait pas évoluer tout de suite de tout manière et avant de passer à l’action il nous fallait retrouver notre force d’antan ! Et pour cela il faut plusieurs choses, notre plan avait déjà commencer et l’observation des forces et des faiblesses de Tani en est un parfait exemple.

Les heures passent rapidement lorsque l’on travaille avec acharnement, il est temps pour moi de prendre quelques heures de repos afin d’observer le fils du Kazekage. L’on m’a rapporté que le jeune serait tourmenté ces temps-ci, je veux plus que d’habitude, c’est une occasion d’observer son comportement et pourquoi pas échanger quelques mots avec lui. Peut-être qu’il a seulement besoin de parler à quelqu’un, de quelqu’un sur qui se reposer. Il est trop tôt pour en juger, je dois d’abord jauger le degré de danger qu’il représente lorsqu’il est instable à ce point. C’est malheureux de parler comme ça d’un garçon qui a à ce point souffert, je le conçois, or ceci est mon rôle. Je dois contrôler chaque menace et quoi qu’on en pense Shukaku en est une ! Je le repère rapidement dans le village, j’ai comme une sorte de lien avec lui, nos pouvoirs respectifs y sont pour quelques choses, je ressens le besoin de voir ce qu’il devient. Il est déguisé en quelqu’un d’autre, c’est un comportement intéressant qui me pousse à croire qu’il souhaite s’intégrer et découvrir les bons côtés de la vie. Il vadrouille avec d’autre shinobi, je ne me demande même pas ce qu’il est advenu à la personne dont il a pris l’apparence, cela ne m’intéresse pas pour l’instant, mes Hinins règleront le problème une fois de plus. Malheureusement, les autres gosses se rendent rapidement compte de la supercherie, je pense intervenir quand soudain une femme apparait. Je crois la reconnaître, elle confirme mes pensées lorsqu’elle se présente à Gaara tout en priant aux gamins de disparaître de sa vue, ce qu’ils font sans discuter.

Cette femme est réputée du côté des espions, elle fait partie des shinobis que l’on surveille avec attention, un Juunin connu pour ses méthodes douteuses. Ce n’est pas ce qui nous intéresse, nos méthodes à nous sont plus que douteuses, c’est son efficacité à remplir des missions compliquées qui attire notre attention, elle fait partie des rares shinobi que je pourrais vouloir recruter dans le futur. Toutefois, sa capacité à garder son sang-froid me laisse encore perplexe, on dit qu’elle est incontrôlable, je devrais pouvoir vérifier ça par moi-même. Hélas ce ne sont pas ces premières paroles envers le Jinchuuriki de Shukaku qui vont contredire ses dires que l’on m’a rapporté. Je décide d’intervenir, prenant ma forme « sableuse », je me rapproche et reprend forme à côté des deux shinobis.

« Surveille tes paroles Shishiro Sera ! Reste à la place qui est la tienne ! Garde ces pensées malsaines pour toi… » Dis-je sèchement à la kunoichi avant de m’incliner pour saluer Gaara. « Gaara-sama, pardonnez mon intrusion. Je suis honoré de faire enfin votre rencontre, cela faisait longtemps que je souhaitais vous voir.  Je me nomme Kageshi, je fais partie de l’entourage de votre père. »

Les présentations faites, je me retourne de nouveau vers Sera, la fixant froidement du regard je l’interpelle de nouveau sur ses propos inacceptables.

« Si la gloire et la force de Suna ne t’intéresses pas tu peux quitter le village, rien ne t’en empêche, mais cesse de proférer de tels paroles ! Je me ferais un plaisir de te traquer quand tu seras partie. Tu es peut-être un ninja de qualité, mais tu n’es pas la seule et je n’accepterai en aucun cas que tu t’immisces dans des affaires qui ne te regardes en rien. Qui es-tu pour savoir ce qui a poussé le Kazekage à faire ces choix ?! »

Je me tourne de nouveau vers Gaara, le fixant dans les yeux, mon regard est bienveillant, je souhaite le mettre en confiance. Qu’il retrouve confiance et calme. « Gaara-sama, ce sable qui vous protège… Ce n’est pas celui de Shukaku… » Je m’approche de lui et tend ma main vers lui pour la mettre sur son épaule, son sable le protège instantanément. « Ce monstre n’est là que pour détruire comment pourrait-il vous protéger ? » Ma main composée de sable se disloque, mon sable se mêle au sien et avec quelques efforts je parviens à poser ma main sur son épaule. « C’est l’amour de votre mère qui vous protèges, elle n’a jamais souhaité cette vie pour vous, mais vous n’êtes pas seul ! Voyez pas vous-même, vous n’êtes pas une menace pour moi, tout comme celui de votre mère mon sable vous protège également. »

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Re: [Des rencontres inattendues]    Ven 4 Nov - 11:56


   
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_Pourquoi est-ce que le sable se mêle à sa cape !?

Gaara recula un pas en arrière prenant un air d'innocent que l'on accuse à tort. Son faciès s'animait et se tordait dans tous les sens, ce qui ne contribuait qu'à le discréditer. Comment avait-il pu échouer ainsi ?! C'était pourtant une bonne stratégie que de se transformer en l'ami de quelqu'un pour avoir un ami. Une femme que le jinchuuriki n'avait pas senti arriver était tout à coup là, kunaï en main, et séparait les deux groupes. L'illusionniste désillusionné regardait la femme vêtue simplement, que pouvait-elle bien lui vouloir ?! Que foutait-elle là ?! Son regard alternait entre les autres qui étaient prêt à lui casser la bouche et cette dernière. De manière un peu exaspérée et agacée, elle communiqua aux autres l'explication qu'ils connaissaient déjà aux fond d'eux-mêmes, mais qu'ils ne voulaient pas admettre :

_Parce que c'est Sabaku no Gaara.

L'un des jeunes n'avait pas entendu dans la panique la réponse de la kunoïchi : il avait peur et ses jambes tremblaient. Suna est-t-il composé de pleutre comme lui !? Il s'exprima alors pour poser sa question directement à l'imposteur, qui est-il !?! Il eut à peine le temps de la formuler que la shinobi qui venait de les séparer envoya un kunaï pour trancher la cigarette en deux.

_Ferme la, bon sang ! Et cassez-vous, avant que j'avertisse vos parents.

Celle qui venait probablement de sauver les autres ninja avait accompagné son geste d'un grognement similaire à celui d'une bête et cela suffit à les faire détaler. Il s'agissait là d'une jolie femme, bien proportionnée et blonde de surcroît et elle n'était pas sans plaire à Gaara, mais elle avait réussi à les faire fuir en quelques paroles et gestes. Elle était capable de provoquer la peur chez les autres, son attitude était froide, son regard perçait au travers d'autrui, on pouvait deviner un passé difficile.

_Gaara, c'est ça ? Je suis Shishiro Sera. J'suis pas là pour te faire un sermon. Je veux juste m'assurer que tout aille bien.

Cette fois-ci, c'était Gaara qui ne savait plus où se mettre. Légèrement recroquevillé sur lui-même, il la fixait presque avec effroi. "Je veux juste m'assurer que tout aille bien." : il voyait Temari à travers ces paroles, mais Shishiro qu'il venait de rencontrer n'avait pas la même attitude que sa soeur en prononçant ses paroles, elle ne se comportait pas du tout de la même manière, et il n'y avait pas besoin d'être sociologue pour s'en rendre compte dès les premiers instants. De plus, elle n'était pas là pour l'agacer ou le réprimander apparemment, ce qu'essaie Temari en vain de faire subtilement. Elle l'avait détecté et semblait entamer un discours. C'est ce que pensait Gaara en la voyant s'adosser au mur tout en se délestant de ses affaires.

_Mhm... Bien... Il est assez rare que l'on me détecte ainsi...

Le sable avec lequel il s'était constitué son "déguisement" se déversa peu à peu en commençant par le haut du corps. Grain par grain comme dans les sabliers, une fois que sa face fut visible, le sable qui l'entourait chuta tout à coup. Ce dernier se mêla rapidement au sable sur le sol avant de se reconstituer en jarre. Le jeune homme essayait pendant ce temps de se montrer flatté pour ne pas perdre la face, mais c'est clairement ça qu'il était en train de se passer. Intrigué, Gaara allait laisser la shinobi parler pour voir ce qu'elle lui voulait. Il avait l'habitude qu'on se foute de sa gueule, et il allait le savoir tout de suite si c'est ce qu'elle comptait faire.

_J'ai lu des dossiers sur toi. T'es un Jinchuriki et t'as bien morflé, pour ton âge. Je sais qu'avant ta naissance, le Quatrième Kazekage voulait sceller en toi le Shukaku. Simples ragots. On voulait faire de toi une arme alors que toi, t'as rien demandé de tout ça. On raconte même que le Quatrième a dû sacrifier sa femme pour achever le scellement. Un bel enfoiré, si tu veux mon avis. Tout ça pour rendre la gloire passée du village; dont on se fout complètement, non ?

_Jusque là, tu m'apprends rien... [dit-il d'un air nonchalant]

Gaara discerna un léger sourire sur le visage de la jeune femme qui se transforma vite en bâillement qu'elle essayait de camoufler. Elle s'étira de tout son long avant de reprendre, n'ayant cure de ce qu'il venait de dire.

_Simple réflexion personnelle mais qui me semble pertinente : ta mère devait maudire ce village, non ? Pour appeler son fils Gaara. Tu as servi comme instrument de vengeance, comme moi par le passé. Et tu sais quoi ? Ils osent se plaindre ensuite. Qu'on soit psychologiquement atteints. Ce n'est pas de toi que les habitants devraient avoir peur, mais de ce que ces tas de corrompus peuvent faire. Tuer sa femme par volonté de puissance. Quelle ordure...

Même si le jeune homme tourmenté partageait son avis de a à z, il préférait se taire car ces paroles donnaient un air manipulatrice à la shinobi. Elle se rapprocha de lui, il garda ses distance en reculant de deux pas, lui faisant signe de la main de ne pas s'approcher plus.

_Tu as le droit de t'en prendre aux personnes qui t'ont infligées ça, mais bordel, ne fais pas de mal à ces jeunes gens, ni aux habitants de ce village. J'en sais quelque chose, de croire que l'ont peut se préserver et se sentir vivre en tuant ceux qui nous menacent. C'est mon truc aussi, mais seulement envers des salopards. Alors ne fait rien que tu ne puisses regretter, et je dis ça pour toi, pas pour les autres.


Les grands yeux bleus de Gaara s'élargirent encore plus tandis qu'il reculait la tête en arrière, sa bouche ovale. Trop de pensées s'agitaient en lui. Celles d'Ichibi, les siennes, et une autre encore. Il est difficile de décrire ce tourbillon d'idées qui lui prenait soudainement la tête. "Tue la." "Accepte l'aide qui t'est tendue..." "Réponds quelque chose !" ...

D'un coup, la kunoichi recula et se tînt la tête d'une main comme si elle avait été frappée par ses propres paroles. Encore une fois, cette attitude lui rappelait vaguement sa soeur, mais c'était toujours encore quelque peu différent. En tout les cas, ses paroles avaient l'air des plus sincères. Celui qui n'aime que lui avait les bras croisés, il regardait au sol et ne pouvait qu'admettre que la jeune femme avait raison sur plus de la moitié de son discours, voire la totalité. Il allait s'approcher d'elle, les bras ballants cette fois-ci, il venait comme pour s'excuser de ses actes et pour lui demander de l'aide.

_J...Je/

Il n'eut à peine le temps de débuter sa phrase que le sable à leur pied se mît à bouger. Il regardait fixement ce phénomène et se demandait qui d'autres que lui pouvait ordonner au sable de se mouvoir. Ce n'était pas lui qui voulait ça, et il se demandait si son démon intérieur était en train de prendre possession de lui. Finalement, il s'agissait d'un mec qu'il n'avait encore jamais vu.

_Surveille tes paroles Shishiro Sera ! Reste à la place qui est la tienne ! Garde ces pensées malsaines pour toi… [Dit-il sèchement à la kunoichi avant de s’incliner pour saluer Gaara, qui ne lui adressa pas de retour] Gaara-sama, pardonnez mon intrusion. Je suis honoré de faire enfin votre rencontre, cela faisait longtemps que je souhaitais vous voir.  Je me nomme Kageshi, je fais partie de l’entourage de votre père.

Cette dernière phrase attira toute son attention et il se mît à le fixer méchamment. Son chakra s'agitait au fond de lui-même, le sable commençait à tourbillonner à ses pieds. "Encore quelqu'un venu pour me tuer, père ?!"

_Si la gloire et la force de Suna ne t’intéresses pas tu peux quitter le village, rien ne t’en empêche, mais cesse de proférer de tels paroles !

"Mais qu'est ce qu'il raconte !? Il défend celui qui essaie de tuer son propre fils !?"

_Je me ferais un plaisir de te traquer quand tu seras partie.

"Tu vas plus rien traquer du tout si tu continues sur ta lancée !"

_Tu es peut-être un ninja de qualité, mais tu n’es pas la seule et je n’accepterai en aucun cas que tu t’immisces dans des affaires qui ne te regardes en rien. Qui es-tu pour savoir ce qui a poussé le Kazekage à faire ces choix ?!

_Et toi, qui es-tu, au juste ?! Le conseiller de mon père qui a approuvé ses idées ?!

Du sable commençait lentement à arriver aux chevilles de ce galopin. Le regard de celui-ci revînt croiser celui de Gaara. Sur son visage clignotaient presque des néons formant le mot "bienveillance", mais l'enfant du sable avait appris à l'académie que ce genre de sourire pouvait servir à apaiser l'ennemi et lui faire baisser sa garde.

_Gaara-sama, ce sable qui vous protège… Ce n’est pas celui de Shukaku…

Le fou était en train de porter sa main à l'épaule du Jinchuuriki qui était en ébullition, ses dents commençaient à grincer entre elle à cause de la colère qu'il ressentait.

_Ce monstre n’est là que pour détruire comment pourrait-il vous protéger ?

"C'est toi qu'il va détruire si tu continues."

La main de celui que Gaara considérait comme un clown bientôt mort s'était à présent mêlée au sable de son armure du même minerai. L'armure de sable ainsi que le bouclier étaient des capacités que Gaara n'avait jamais vraiment compris. Il n'ordonnait pas au sable de le protéger, ce dernier le faisait lui-même, de son plein gré.

_C’est l’amour de votre mère qui vous protèges, elle n’a jamais souhaité cette vie pour vous, mais vous n’êtes pas seul ! Voyez pas vous-même, vous n’êtes pas une menace pour moi, tout comme celui de votre mère mon sable vous protège également.

Son sable avait arrêté de repousser la main du jeune homme. Il y avait là retournement de situation, le sable de Gaara ne le considérait plus comme une menace.

_Bordel de merde, c'est quoi cette scène ?! Qui êtes-vous ?! Vous êtes de mèches ?! Envoyés par mon père, c'est ça ?! Vous me faîtes quoi là ?! Le bon et le méchant flic ?!

D'un geste brusque, il poussa violemment la main de l'intendant et recula de trois, quatres pas, affolé. Il haletait tout en les regardant, quelles allaient être leur réaction ?!



     


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Re: [Des rencontres inattendues]    Ven 4 Nov - 17:54





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DES RENCONTRES INATTENDUES
 

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Sabaku no Gaara se dévoile devant moi. Il est perdu. Bien plus que moi je l'étais. La force qui l'habite semble vouloir corrompre son esprit mais à côté de ça, il y a autre chose. Une entité qui l'apaise. La mémoire de sa défunte mère sans doute. En simple logicienne et investigatrice, le cheminement de mes pensées ne tendent pas vers ce qui déterminerait la nature des crimes perpétrés par le Jinchuriki, mais pourquoi il en est arrivé là. Je fais toujours plus que regarder; j'observe constamment, car les premières preuves sont toujours évidentes. Elles sont là, portées par des vêtements, des marques, des expressions, des mimiques. Et ce que je peux comprendre, c'est que ce jeune garçon est victime de pulsions qui ne lui appartiennent pas. Son corps ne lui appartient pas si bien qu'il n'a presque jamais dû fermer les yeux durant une nuit. Son regard est cerné, ses sourcils ne sont plus et témoignent de sa crainte vis-à-vis du Shukaku.

Il partage mon point de vue et c'est ce qui l'a avancé légèrement vers moi, jusqu'à ce qu'un autre ninja n'intervienne. Pour la première fois, j'ai réussie à apaiser la mémoire de quelqu'un, à alléger son fardeau et je ne peux m'empêcher de sourire par sympathie et satisfaction. Mon entourage avait donc raison : on prend goût à aider les autres. Moi qui n'ai jamais songé à présenter un caractère rédempteur, je me retrouve fière de ce que je viens de réussir à accomplir intentionnellement. Ce dénommé Kagashi -de toute évidence un pseudonyme, car la bienséance des ninjas exigent que l'on présente sa descendance en même temps que son prénom, vient me faire comprendre son désaccord à l'encontre d'un système de valeurs auquel je tiens. Il juge mes pensées malsaines, croyant probablement que le peu d'importance que je témoigne pour la gloire de notre village est injustifiée, mais ce n'est pas le cas. Je garde mon sang-froid, car il s'agit d'un compagnon d'arme. Toutefois, je ne peux m'empêcher défendre mon point de vue, et cette fois-ci d'une manière plus douce qu'à l'accoutumée.

" Je veux notre gloire, mais pas à ce prix-là. La Gloire et l'Honneur en tâchant celle des autres, quelle bonne blague. Je suis parfaitement à ma place, du côté de ceux qui en ont réellement besoin. Vous devez savoir combien d'enfoirés j'ai tuées. Des trafiquants, des proxénètes, des esclavagistes, des corrompus. Alors peu importe ce que vous appelez Gloire et Honneur ; tuer sa femme et condamner son fils n'a rien de glorieux. "

Je suis parfaitement à ma place, en tant qu'investigatrice et assassine de classe élite. En dehors de mon rôle d'atout en terrain, je suis un esprit parfaitement libre et détaché, car pour moi rien ne vaut de mûres réflexions dès lors où il y matière à travailler. Alors, Gloire et Honneur signifient pour moi non pas de conduire à la puissance dans le but de s'approprier un quelconque mérite, mais de diffuser cette gloire et cet honneur autour d'un intérêt commun et honnête. D'ailleurs, je pense ne jamais avoir manquée à l'honnêteté, sinon, quelle genre de personne serais-je, moi qui méprise et exerce violemment contre ceux qui en manquent ? Un misérable paria ayant franchi la limite. Je me suis jurée de faire le bien et ce que je trouve de meilleur à faire en ce moment même est d'aider Sabaku no Gaara à vaincre ses démons, comme j'ai pu moi-même le faire.

" C’est l’amour de votre mère qui vous protèges, elle n’a jamais souhaité cette vie pour vous, mais vous n’êtes pas seul ! Voyez pas vous-même, vous n’êtes pas une menace pour moi, tout comme celui de votre mère mon sable vous protège également. "

Quelque chose s'actionne en moi. Quelque chose qui survient lorsque ma volonté à comprendre surmonte tout. Je me met droite, et parle avec les mains d'une voix râpeuse et précipitée. Je ne peux pas expliquer ce qui m'arrive. C'est comme ça; le mécanisme se met en route et m'emporte. Mon regard devient introspectif, perdu dans le vide et pourtant, j'observe. Cependant, ce sont mes idées qui prennent le pas, et se saisissent de tout.

" Votre petite taille a dû vous pousser à vous surpasser depuis votre plus jeune âge, n'est-ce pas, " Kagashi " ?

Un pic pour m'accaparer de son intention et me montrer en spectacle. Je veux qu'il me remarque, et qu'il tombe le masque. Je continue après avoir examiné sa posture.

" Votre nature discrète vous a incité à faire des efforts et à vous hisser au rang que vous avez aujourd'hui. Par ailleurs, votre défaut est devenu votre plus grand atout. Je peux aussi deviner que derrière vos atours se dessinent une musculature dont vous avez bénéficié après un grand nombre d'entraînements intensifs, pratiqués quotidiennement. "

Mon regard s'intensifie, mes paroles sont encore plus rapides et mon corps plus immobile. Je suis concentrée et mes yeux se sont fermés d'eux-même, comme pour me donner l'occasion de dessiner des schémas précis, pour établir des liens.

" ... Et c'est plutôt curieux de voir une peau aussi mat lorsque l'on vient du pays des montagnes. Vous avez les cheveux blancs d'une famille que vous ne connaissez pas, et c'est ce pourquoi vous êtes ninja à Suna. D'ailleurs, une personne native de ce village ne se concentre pas autant à porter des vêtements propices à de meilleurs déplacements, ce que m'a laissée penser que vous n'êtes pas originaire de Kaze no Kuni. Ceux d'ici vivent avec cette contrainte sans devoir la surmonter. Votre capacité à posséder un corps de sable est originaire d'un certain clan dont j'ignore l'existence, mais puisque vous n'êtes pas originaire de ce pays, " Kagashi ", c'est évident. "

Je marque une pause. Je sens quelque chose disparaître. Ce torrent, cette assommante tempête submergeant mon esprit se dissipe pour me laisser conclure par moi-même cette démonstration incontrôlée de capacités de déductions travaillées depuis des années. J'ai par ailleurs volontairement insisté sur ce pseudonyme, et je continue de m'y accrocher.

" Mais vous êtes bien intégré à Suna, si bien que vous êtes au sommet de la même pyramide que moi. Bonne volonté est de dire que vous faites partie de l'entourage vaste et brumeux d'un Kage mais de toute évidence, " Kagashi ", seul le Kazekage semble avoir droit de connaître votre vrai nom. "

Je m'avance vers lui, presque nez à nez. Nerveusement, je finis avant de me retourner à nouveau vers Sabaku no Gaara :

" Je suis parfaitement à ma place, alors accordez-la moi. Je ne suis pas le seul ninja de qualité, vous avez raison, mais je suis la seule personne qui refuse de voir apparaître devant moi, un compagnon d'arme se présentant sous les traits de quelqu'un qu'il n'est pas. Et vous devriez savoir qu'ici, nous n'accordons que notre confiance à ceux qui ont un nom. "

FLASH BACK : BLOOD BANK FINAL– THE COURT.


... Mes affaires étaient situées dans un coffre en bois à la sortie du bunker. J'y sors avec des habits en lambeaux. Seulement un bout de tissu de mon débardeur blanc, tâché de sang, pend au milieu de ma brassière noire, noyée elle aussi dans le sang. Mon pantalon a des allures de short, et mes sandales sont abîmées. Je me recouvre de mon gilet, attache ma sacoche autour de ma taille, puis ma poche de kunaï à la jambe. Chi Satsubatsu est intacte, dans son fourreau. Je suis à nouveau équipée, mais je ne sais pas où je suis, de quel côté du désert qui sépare Suna du reste du pays. Je dois rester concentrée et vue la vitesse du vent, la tempête n'est pas loin. Je me sers de mon gilet comme couvre-chef, car les grains de sables qui virevoltent sont décidément résolus à agresser mes yeux.
Je suis épuisée mais après deux heures de marche, j'arrive enfin face aux portes de Suna. Les gardes postés me connaissent, et moi aussi. Ils savent que je suis en mission. Je n'y vais pas par contre chemin, car la situation presse :

« Vous êtes blessée, Shishiro-sama... »
« Sans blague. Laissez-moi passer. Je dois butter quelqu'un. »
« Vous semblez avoir besoin de renforts. »
« Pas du tout. Laissez-moi passer. »
« Quoique vous fassiez, vous avez besoin de soins. »
« N'importe quoi. Je vais très bien. »
« Ne soyez pas aussi... » Je leur coupe la parole. Ils me font perdre du temps.
« Je suis Shishiro Sera, Shiro Hikage, Juunin assassine de rang A et tant que le Conseil n'en aura pas décidé autrement, je n'ai besoin d'aucune aide. Maintenant, laissez-moi passer. »

L'agressivité dans ma voix les clouent sur place, et j'entre dans mon village natal. Je sais parfaitement où me diriger, et je marche précipitamment. Je parcours les toits, et j'arrive très vite au-dessus du dojo dans lequel je dois m'infiltrer. D'ici, je peux tout voir : le nombre de shinobi de gardes, et ceux qui rodent autour du périmètre pour empêcher toute infiltration. L'homme que je traque a soif de pouvoir ; il veut tout s'approprier et domine déjà par la créance de nombreux commerces de Suna et d'autres pays. Mais si je suis ici, c'est bien parce qu'il n'a plus aucune couverture. Il fait parfaitement nuit et de là où je suis, je peux parfaitement préparer mes assassinats ainsi que mon infiltration. Je suis calme et je prends le temps de récupérer un peu, d'analyser. De construire un cheminement logique d'anticipations et d'attaques aux bons endroits. Cette fois, je ne vais pas me jeter dans la gueule du loup. Je ne veux pas faillir à ma mission ni risquer encore ma vie car cette fois-ci, je suis certaine que si ils réussissent à me capturer, s'en sera fini. Néanmoins, de ceux qui m'avaient capturés, il n'en reste aucun en vie. L'information n'a donc pas due leur venir ; ils me pensent morte.
J'ouvre mon gilet et arrache le morceau de tissu qui pend autour de mon cou pour attacher mes cheveux avec. J'ajuste ma brassière, et le referme entièrement. Je vérifie que tout est dans ma sacoche, j'ajuste mon fourreau et m'avance vers le bord du toit sur lequel je suis perchée. Je reste accroupie et use de mes connaissances en tant qu'assassine pour camoufler mon chakra. Chaque ninja présent sur le lieu doit être expérimenté, et si je veux bien m'en sortir, il faut que je puisse les attaquer par surprise. L'homme que je cherche est dans la pièce principale du dojo, sans aucun doute elle aussi bien gardée. Le plus dur sera d'entrer discrètement sans me faire remarquer.

Je descend du toit du bâtiment pour me faufiler dans une ruelle sombre, encadrée par deux façades barrant l'accès aux éclats de la lune. J'ai une excellente mémoire visuelle, et c'est ce qui a toujours été mon point fort en tant qu'investigatrice. Comme si tout se présentait en un schéma précis dans mon esprit, je peux voir les déplacements de mes cibles, et mon principal but ne sera non pas de toutes les exécuter, mais d'ouvrir une brèche vers la zone dans laquelle je dois m'infiltrer.

J'arrive dans la zone de danger, dissimulée derrière un ornement qui décor l'entrée du jardin conduisant vers la cour extérieure du dojo. Un grand arc en pierre contre lequel sont sculptées deux statues allégoriques. Le premier garde que je veux attaquer est dos à moi, et j'en profite pour immédiatement me faufiler derrière lui. Je le plaque contre moi, bloque sa bouche et transperce un de ses points vitaux avec mon kunaï. Je l'accompagne dans sa chute, et dissimule son corps à la position dans laquelle je me trouvais à l'instant.
Le deuxième shinobi ne va pas tarder à rebrousser chemin pour clôturer sa ronde. Ces deux-là doivent s'entrecroiser à un moment, et je n'ai pas le choix d'éliminer ce deuxième garde pour pouvoir me faufiler le plus discrètement possible jusqu'à l'entrée de la salle du dojo. Je reste dissimulée à côté de ma victime, avant d'entendre les paix de la suivante. Je lui lance mon kunaï en pleine gorge afin qu'il suffoque en silence. Plus personne ne circulera ici machinalement, et je peux donc infiltrer le jardin.

J'avance accroupie jusqu'à pouvoir me cacher dans un buisson. Deux gardes sont postés à l'entrée de la passerelle conduisant dans l'habitation, et un autre circule en faisant le tour du jardin artificiel. Le problème est que les gardes de l'entrée bénéficient d'une excellente vue d'ensemble, et que le seul angle mort existant est celui où je me trouve en ce moment. Si le garde faisant sa ronde dans le jardin agit anormalement, ils le verront. Je ne peux pas l'affronter, car je perdrai. Ce sont des ninjas d'élites payés par l'un des plus grands corrompus de ce pays. Il ne me reste donc qu'une seule solution, et ce n'est pas la plus simple : je vais utiliser le Zanko afin de me déplacer le plus rapidement possible et créer un mouvement de panique pendant que je reprendrai mes distances de la zone. Tant que ma proie ne peut être avertie de ma présence, je pourrai continuer mon infiltration, mais cette fois-ci en compte à rebours. Dès que j'aurai tuer les deux gardes à l'entrée, je vais devoir m'occuper rapidement de celui faisant des rondes dans le jardin, pour m'infiltrer ensuite directement dans le bâtiment.
Ce que je n'aime pas trop avec cette technique, c'est qu'elle est extrêmement coûteuse, et je ne peux y recourir qu'une seule fois. De plus, si je compte encore utiliser d'autres techniques, je vais devoir être extrêmement minutieuse et surtout ne pas louper mon coup. Je bénéficierai certainement de l'effet de surprise, alors commençons.

Aussitôt mon chakra arrivant à bonne échelle, je me saisi de Chi Satsubatsu et utilise le Zanko. Cette technique est extrêmement rapide, si bien qu'il est parfois dur de garder de sa lucidité après l'avoir utilisée. Je me retrouve avec le bras en l'air, katana en main, entre deux corps inertes. L'attaque fut si nette que ma lame n'a pas été tâchée de sang. Je génère immédiatement un Iwabunshin qui étouffe et tue l'autre garde à ma place. Opération réussie et même si je suis un peu essoufflée, je peux grimper au sommet du toit de la pièce principale qu'occupe ma cible.

L'habitation est vaste et possède une terrasse gardée par un garde me faisant dos, chargé de faire une ronde tout autour de cette passerelle qui encadre le centre du dojo. Je vais attendre avant de m'y infiltrer, car la grande porte qui donne accès au hall est ouverte, et d'ici, je peux entendre leur conversation. Il semblerait même que j'arrive à l'heure où ils commencent à discuter de leurs affaires.

« Messieur, si vous êtes réunis aujourd'hui, c'est suite à un léger contre-temps, mais qui n'est plus. Néanmoins, nous sommes amenés à revoir certains de nos projets suite à l'assassinat de nombreux acteurs de notre réseau, toujours plus robuste et étendu grâce à vous. Vous n'êtes pas sans savoir que l'un des ninjas de ce village nous a causé beaucoup de tords en s’immisçant dans nos affaires, mais il est mort aujourd'hui. Je suggère donc de vous présenter nos nouveaux plans, et d'organiser de nouveaux trafics. Le bon acheminement de chacune de nos cargaisons est une priorité. »

Fusuke Yaji n'est pas encore au bout de son discours. L'un de ses pairs doute de ses hommes et de ses capacités. Après tout, je les aient poussés à bout. Ils sont au bord du gouffre et maintenant que je les aient à porter de lame de katana, il est parfaitement normal que certains me craignent.

« Sauf votre respect, Fusuke, êtes-vous certain que Shiro Hikage est morte ? De nombreux hommes ont péris, et même votre meilleur homme, Gin Hiba, n'a pas survécu. Alors si même La Rivière de Sang n'est pas parvenue à la contrôler, qui le peut ? »

« Shishiro Sera est morte, et c'est certain. Nous avons des yeux et des oreilles dans toutes les structures de Suna, et après les dégâts faits par Gin Hiba, Shishiro Sera fut plus fragile que jamais. Nous l'avions isolée et lui avions tendus un piège. Ce ne sera plus un problème. »

« Dans ce cas, pourquoi lui avoir vouée tant d'intérêt ? »

« Simplement car elle n'était pas comme les autres, et comprenez que ses valeurs auraient pu nous servir ; mais nous l'avions sous-estimée. Elle est morte en tant que Ninja de Suna. »

Mais je suis toujours là, enfoiré, et je suis prête à te tuer.
La pièce qui accueille leur dîner n'est pas gardée. Leurs affaires sont confidentielles et ils ont été négligents en me pensant morte. Toutes ces personnes ne savent que se battre avec leur argent sale, contrairement à moi. Je me débarrasse discrètement du dernier garde lorsque celui-ci rodait encore à l'opposé de l'entrée de la terrasse, et je me cache dos contre le bord du mur, afin de bénéficier d'une vue d'ensemble sur la table de rendez-vous, occupée par les cinq hommes.
C'est Fusuke Yaji qui a envoyé Gin Hiba pour me faire taire. Je sens la colère montée mais pour une fois, je ne vais pas la laisser me submerger. Je vais accomplir mon travail d'assassine, annihiler tout ce réseau, et par la même occasion, faire le deuil de ce foutu passé.

J'entre discrètement. Ils ne m'entendent pas et mon chakra est à nouveau imperceptible. Je reste accroupie afin de rester cachée derrière les solides rambardes en bois vernis qui encadrent le balcon intérieur de la pièce. Je me situe sur un plan surélevé que l'on peut rejoindre à partir d'un escalier. Il ne me reste pas suffisamment de chakra pour accomplir des assassinats simultanés, et je vais donc me dévoiler. Je me lève et descend, et en me voyant, Fusuke Yaji interrompt sa prise de parole. Je le vois statufié, avec des yeux gorgés de peur. J'avance silencieusement avec Chi Satsubatsu en main. Je suis encore tâchée de sang. Mes cheveux en sont trempés tout comme mes habits. Seul mon gilet qui m'avait été confisquée en est épargné. Mais mon visage, mes bras, mes jambes et mes épaules regorgent de sang caillé. C'est assez fréquent en ce moment que j'apparaisse ainsi, complètement blessée avec des habits en lambeaux. A vrai dire, c'est bien la première fois que j'ai pu accomplir une mission d'infiltration avec succès, en gardant mon sang froid sans perdre de vue mon objectif. Ce soir, l'enjeux est trop grand pour que je puisse me laisser emporter par ma colère et ma soif de vengeance. Il s'agit de tuer l'homme qui tire les ficelles, de celui qui veillait à ce que ma vie soit un enfer à chaque instant. Il s'agit de mettre fin à une organisation qui cherchait à s'approprier Suna et d'autres pays. Mais je ne suis pas dupe, et je sais que Fusuke Yaji n'est qu'un autre pion, plus influent que d'autres cependant, et j'aurai déjà déjouée une grande partie de leurs affaires. Je sais parfaitement à quoi je m'attaque, et le crime organisé à toujours eu le bras long.

« Impossible... tu es... »
« Vivante. Et toi, t'es un homme mort. »

Il tente de fuir en courant vers une porte de sortie. Je lance un kunaï dans sa main pour l'en empêcher. L'arme transperce sa chair, et la pointe s'incruste dans le bois. Sa paume est clouée contre la porte. Il souffre déjà, et sa prise de panique n'arrange pas son cas. Les quatre autres hommes ne bougent pas, et se tiennent droit comme des piquets. Ils sont tétanisés.

« Vous ne bénéficiez de plus aucune couverture, Fusuke. Vos hommes non plus. C'est terminé. »

A portée de lame de katana.
Je sens l'adrénaline monter et amplifier mes pouvoirs pendant un cours instant. Je sens le soulagement me parcourir et pour la première fois depuis des années, je sens de la joie, de la délivrance. Ce sentiment submerge mon sabre et obscurcit sa lame. Il me reste suffisamment d'énergie pour utiliser une dernière technique, celle que j'ai toujours cherchée à développer. Elle m'est propre, et aucun autre ninja ne la possède. Je ne l'ai jamais utilisée autrement qu'en entraînement, à part aujourd'hui. Je l'ai appelée Akai Shikyo. Je réunis une grande partie de mon chakra dans ma lame. Normalement, la lame de Chi Satsubatsu est invisible, forgée spécialement pour servir à mes assassinats, mais cette technique dévoile entièrement sa longueur, et c'est pour ça que je ne l'ai jamais utilisée auparavant. Elle rompt un secret qui m'est cher, en se manifestant comme un flux d'énergie noire, qui contredit mon surnom de Shiro Hikage. L'ombre blanche.

« Fusuke Yaji, vous avez trahi Suna par vos actes. »

Je n'ai jamais procédé à des arrestations, et cette phrase remplace la plupart de celles que prononcent d'autres forces judiciaires de ce village caché. Je m'apprête désormais à abattre mon sabre pour lancer une lame d'énergie, l'énergie suivant mon mouvement vertical comme un tracé parfait reproduisant la trajectoire de mon coup. Néanmoins, je sens quelque chose me bloquer le poignet. Quelqu'un. Puisque je ne peux pas contenir tant d'énergie aussi longtemps, le jutsu s'annule. Devant moi, je vois plusieurs Anbu procéder à des arrestations. Mes yeux s'humidifient et mon visage se décompose. J'ai envie de crier.

« Assez de meurtres pour aujourd'hui, Sera. »

C'est la voix de Yoru. Mon seul ami engagé dans les services secrets. Les gardes ont dû les avertir à ma venue, bien qu'il est naturel de penser qu'eux aussi étaient sur l'affaire. Il vient m'empêcher de faire le mouvement de trop, pour me rappeler encore une fois que chaque criminel a droit à un procès. Probablement qu'ils veulent également obtenir des informations. Balivernes. Fusuke Yaji n'a aucun droit de vivre après tout ce qu'il a commit, et mes ordres étaient pourtant claire. Sans doute que l'ANBU a dû prendre les choses en main dès mon retour. Peut-être ais-je été également plus rapide, moins méthodique.

« Sera, ces hommes seront jugés et devront répondre de leurs crimes. Nous devons savoir avec qui ils travaillent et pourquoi. »

Il sent mon bras trembler et ma poigne se fragiliser. Il me lâche et je fond en larme. Tout s'effondre encore une fois. Je réalise que quelque chose disparaît : la peur. Ce sentiment équivalent à un mécanisme de survie. Après ces sept mois passés entre les griffes de Gin Hiba, c'est seulement maintenant que tout retombe. J'ai fais des choix, qui amenaient de nouvelles situations et engendraient d'autres choix, le tout formant une boucle infinie. Mais maintenant, j'ai l'impression que tout ça ne compte plus. J'arrive à quelque chose d'autre ; une connexion à appréhender, à faire mûrir. J'y crois, et c'est surprenant. C'est également effrayant, de sentir quelque chose qui était auparavant profondément enterré, et qui revient d'un coup. C'est la première fois que j'ai le sentiment d'avoir jeter, pendant une seconde, un coup d’œil par dessus mon épaule pour voir tout ce qui s'était passé. Rien de bon, et là, pour la première fois encore, je reprend soudainement conscience dans les bras d'un ami. Mon seul ami. Celui qui sait pourquoi, celui qui m'a toujours soutenue jusqu'à me faire réhabiliter alors que rien ne laissait le présager. Je pleure toutes les larmes de mon corps, et Yoru balaye tendrement mes cheveux secs et imprégnés de sang. Il me murmure que tout est terminé.

Je suis dans une impasse, au pied d'un mur sans prise. Je voudrais un jour me coucher en paix avec moi-même, et je me demande seulement maintenant ce qu'il me manque, ce que je fais mal ou ce qui ne va pas. Pitié, faites moi confiance, donnez-moi les clés de l'énigme. Jusqu'à là, qu'est-ce que j'ai fais ? Avance, Sera. Ne te retourne pas. Garde les yeux ouverts et la tête froide. Suis les pas. Garde la tête haute et les sens en alerte. L'arc-en-ciel n'est pas au bout du couloir. Il n'existe pas. Garde ton pied dans la tombe et tout ira bien.

« Je suis désolée, Yoru... je suis désolée. » Murmure-je en pleurant, en m'étouffant dans mes larmes. Il continue de me serrer contre lui. Il sait pourquoi je suis dans cet état. C'est le seul à le savoir, à le comprendre.

« On rentre. Tu veux bien ? » Me demande-t-il bienveillant, en me tenant tendrement par les épaules.

On se retrouve dans les quartiers des forces d'élites. Les quatre hommes de mains de Fusuke Yaji ont étés conduits en prison, et ce dernier attend dans une salle d'interrogatoire spéciale, servant également de confinement. Je suis assise dans la pièce à côté, où les équipes se relayent et se coordonnent pour les interrogatoires. Je suis assise sur une chaise, le corps couvert de pansements et de bandages, confortablement réchauffé par un kimono blanc. J'ai obtenue des soins et je suis en compagnie de Yoru. Grâce à lui, la mission a pris un meilleur tournant et nos supérieurs m'ont autorisés à participer à l'interrogatoire sous la tutelle de mon ami. Avant, quand j'étais dans le vif, le corps chaud, je ne sentais pas mes blessures mais maintenant, elles me font mal. Ils ont remarqués de multiples lésions.

Yoru reçoit l'un de ses adjuvants tout juste sortit de la même pièce que Fusuke Yaji. Les séances d'interrogatoires ont commencées depuis peu.

« Cet homme n'avouera rien. On a toutes les preuves pour l'incriminer, mais il ne nous dira rien. »

Prévisible. C'est un homme de pouvoir, et certainement tenu au secret par plusieurs serments. Peut-être est-il même terrifié de ce qui pourrait lui arriver si il venait à avouer quelque chose. Ce genre de personnes n'a pas peur de nous, mais de leurs propres contacts. Yoru se tourne vers moi. Il sait que je représente quelque chose pour eux. Il me l'a déjà dit, avant tout ça.

« Sera, est-ce que tu te sens prête ? »

J’acquiesce. Je me lève lentement et silencieusement et m'avance jusqu'à la porte de la salle d'interrogatoire. Avant de poser la main sur la poignée, Yoru m'explique encore :

« Reste impassible. Il te cherchera probablement. Pas de coup de poings ni de mouvements violents. Tu es peut-être la seule personne capable d'obtenir quelque chose de lui. Il te parlera sans doute comme si il te connaissait. Joue le jeu. L'autorisation que j'ai obtenue est exceptionnelle. Fais en bon usage. »

Je rentre dans la salle. Yoru verrouille la porte derrière moi et je m'assois silencieusement face à Fusuke Yaji. Une table nous sépare, et seule une lumière pâle éclaire la pièce. Je ne vois pas entièrement son visage, mais je peux voir son sourire de pourri. Il faut que je garde mon calme, que je prenne le temps d'échanger avec lui.

« Alors nous voilà enfin face à face, Sera. »
« Pourquoi moi ? »

Il hausse les sourcils. Sa question l'étonne. A moins que ce ne soit mon audace.

« Gin Hiba n'a pas que fait me manipuler pour faire votre besogne. Vous l'avez laisser me chérir. »

« Sera, notre belle Sera... » Commence-t-il avant d'avancer ses coudes, puis son visage.

« Vous aviez tout ce que l'on attendait. Gin Hiba était éprit de vous. Son pouvoir de suggestion était la meilleure chose dont nous avions bénéficié. Pendant sept mois, vous étiez des nôtres, et lorsque nous nous étions aperçu que ce pouvoir ne fonctionnait plus sur vous, il fallait que l'on découvre pourquoi, puis que l'on vous tue. Nous n'aurions pas pu laisser quelqu'un d'aussi robuste que vous vivre plus longtemps. »

« Mais je suis toujours en vie. Et vous, vous allez pourrir en prison. »

« Il y a des choses qui vous surpassent. Je serai remplacé. Tout ceci recommencera, et vous serez traquée. Votre vie continuera à être un enfer, et la mort vous paraîtra plus douce que le châtiment fait à votre existence. »

« Vous vouliez tout ça. Vous vouliez me détruire. »

« Il est facile de briser une femme usée par la vie. Il suffisait de vous donner ce que vous cherchiez : du sang, des assassinats, des indices. Nous n'aurions jamais penser que vous le surmonteriez tous, mais ça continuera, jusqu'à votre mort. Je sais que vous n'êtes pas remise de Gin Hiba, qu'il vous a maudite. Vous êtes toujours plus violente, toujours plus instable et un jour, vous perdrez tout. Vous êtes condamnée. »

Je sers les poings et ferme fortement les yeux pour bloquer mes larmes ainsi que ma nervosité. J'expire fortement comme après avoir encaisser un coup dur, et je me détend à nouveau. Il n'y avait pas que pendant ces sept derniers mois que j'ai été manipulée, mais encore après. Ils savaient tout de moi, et depuis le sauvetage de Yoru, je me sens comme une coquille vide. J'ai l'air fatiguée, tout juste ressortie d'un long coma. Il ne me reste plus que mes démons, mais j'ai mis le doigt dessus. J'ai l'impression de m'être réveillée suite à nouveau choc émotionnel, mais il me reste encore du chemin à parcourir avant de me ressaisir définitivement ; car rien ne change la réalité de ce monde.

« Pour qui vous travaillez ? »

« Il n'y a personne au dessus de nous. Nous sommes plusieurs, et nous sommes nombreux. Vous n'arriverez jamais à y mettre fin. »

On en aura pas plus. Je quitte la pièce. Yoru m'ouvre et referme à nouveau solidement derrière moi. Il attend mes explications. Je m'assois à nouveau.

« Il n'y a personne à la tête de cette organisation. Ils sont plusieurs et on doit chercher où se trouvent tous les comptes tenus par Fusuke Yaji pour obtenir des noms. »

« Je vais voir avec le groupe d'intervention qui m'a accompagné. Ils ont certainement trouver des pistes. Ca va nous prendre plusieurs semaines avant d'établir un dossier de mission... »

« Lorsque j'étais prisonnière, Shio Habara a avoué que l'une des intentions de Yusuke était d'obtenir Ichibi... »

« Grâce à notre opération, ce ne doit plus être d'actualité, mais c'est une piste... »

Yoru procède à une rapide rédaction de l'interrogatoire en cours, avant de se retourner lentement vers moi. Il se lève, et tient délicatement dans sa paume mes mains écorchées.

« Une dernière chose, Sera... la technique que tu étais entrain de générer, lorsque j'étais arrivé... »

« Yoru, je... »

Il continue sans se soucier de mes mots : « Je n'ai jamais rien vu de tel. »

Il retire l'une de ses mains pour me montrer sa paume. Celle-ci a été brûlée au second degré, jusqu'à son poignet.

« L'énergie que tu as canalisée était tellement dense que j'ai été brûlé lorsque celle-ci se résorbait. Quand as-tu développée ça ? »

« Lorsque j'ai été réhabilitée, je me suis jurée de devenir plus forte, alors je me suis entraînée. Je voulais créer une technique suffisamment puissante pour vaincre des criminels comme Gin Hiba ou Shio Habara. Alors je me suis concentrée sur certaines choses. Je savais qu'en concentrant suffisamment de chakra dans mon corps, je pouvais amplifier ma vitesse et utiliser ainsi le Zanko. Je peux, pendant quelques instants, dépasser des seuils de vitesse inouïs. Alors, j'ai choisie d'inverser le processus. Plutôt que de conserver tout ce chakra en moi, je l'ai concentré dans mon arme. Du fait que tout ce chakra est canalisé dans une zone très restreinte, il s'intensifie et peut servir à l'offensive. Je me sers ensuite de mon arme pour projeter cette énergie. Je n'ai jamais retenue autant d'énergie plus longtemps que quelques secondes, car il est très difficile d'en stabiliser une aussi grande quantité. J'ai appelée cette technique l'Akai Shikyo. »

Yoru me regarde avec étonnement, mais aussi avec passion. Il a toujours su lire en moi, et me reconnaît tel que je suis. C'est un frère bienveillant qui cherche toujours à me guider vers la meilleure voie. Il est le seul qui peut m'apaiser, et je sais que lorsqu'il me regarde comme ça, c'est parce qu'il me voit avancer. Je suis en face de lui, fragile, blessée avec seulement pour habits quelques bandelettes et un kimono. Je n'aie jamais été aussi faible en face de quelqu'un d'autre que Gin Hiba. Ce n'est pas la première fois que je suis comme ça, démunie, vulnérable et emprunte à une profonde remise en question. Mais cette fois, je le suis face à un ami.

« C'est une technique fascinante, mais très dangereuse pour toi aussi. Et puis, Sera... »

Il enlève son masque et ses mains remontent jusqu'à mes épaules. Il me confronte à son regard.

« Je sais que c'est dur pour toi, mais il faut que tu saches que tes méthodes effraient les dirigeants. Ils ne sont pas tous mauvais, et certains craignent que tu franchisses la limite. »

« Tu sais que ça n'arrivera pas... Je... »

« Sera, je le sais. Je sais que tu ne partage pas l'envie de donner une seconde chance, et que tu penses que le système mis en place n'est pas à la hauteur des menaces qui gravitent autour de nous. Je sais aussi que tu as peur que tout ceci te rattrape, car même si ce que tu fais n'est pas très joli, tu es la meilleure là-dedans. Mais je tiens à toi, tu es comme la sœur que je n'ai jamais eu. Et puis regarde un peu. Imagine que si tu décidais réellement de changer la donne, tu pourrais devenir quelque chose d'autre. »

« Hin...! Une héroïne ? » Dis-je avec un peu de dédain.

« Quelque chose de mieux, Sera, de plus grand. Tu pourrais inspirer les générations de kunoichi à venir. Tu es l'une des plus jeunes d'entre-nous, et tu as déjà tout vécue. Tu as les armes nécessaires pour te défendre contre tout ça, et tu pourrais les transmettre. Ce que je te demande Sera, ce n'est de faire le nécessaire, mais de faire le bien. Tu sais pourquoi ces criminels te craignaient ? »

« Dis toujours... »

« Ce qu'ils craignaient, ce n'était pas toi. On peut briser quelqu'un fait de chair et de sang. On peut le détruire, l'enfermer et le tuer, mais ce dont ils avaient peur, c'était de tes idées. En devenant une idée, Sera, tu seras invincible. Tu ne veux que personne ne se joigne à ta croisade, mais si au lieu de tuer des criminels tu venais à faire ce qui est bien, à montrer la voie aux prochains ninjas, alors tu deviendras beaucoup plus forte, et tout le monde te suivra. Je sais que dans d'autres circonstances, tu aurais cru à du baratin, mais je te demande cette fois-ci de vraiment y réfléchir. De plus, si nos supérieurs venaient à apprendre l'existence d'une technique comme celle que tu as inventée, ils voudront sans doute t'accorder plus de confiance. Tu es la première à avoir inversée le processus du Zanko pour créer une autre technique, et c'est encore la preuve que tu es faite pour devenir une grande kunoichi. »

Il a raison, et c'est ce que je voulais entendre pour m'aider à cogiter encore plus. En attendant, j'ai besoin de solitude, de temps pour me ressourcer et pour me reconstruire. Tout un chapitre s'est tourné et je me retrouve sans rien. Tout ce dont en quoi j'ai toujours cru  est entrain de s'effondrer, et je ne pense pas avoir les épaules suffisamment solides pour prétendre à tout ça en un clin d’œil, mais je vais tout faire pour y arriver.

Un long moment de silence s'écoule et Yoru me raccompagne jusqu'à chez moi. Jusqu'en face de ma porte, il est resté pour s'assurer que je pouvais rentrer saine et sauve. J'ouvre la porte, et me tourne vers lui avant que l'on se sépare.

« Merci pour tout, Yoru... »

« De rien. N'oublie pas que tu es en temps administratif dans trois jours. Profite pour récupérer de tes blessures. »

Je rentre finalement dans mon petit appartement situé à l'est du village. Une cage à oiseau mais je ne tenais pas particulièrement à payer un loyer trop coûteux. Je balance mon gilet par terre, et me jette dans la salle de bain. Tant que dans ma vie subsiste un faible pourcentage de confort, je me porterai toujours bien. J'ai du calme et de l'eau tiède.
Je reste longtemps dans l'eau de ma baignoire. Je me sens toujours aussi vide, mais j'ai enfin du temps pour me ressourcer. J'ai toujours été quelqu'un de très fier, qui ne laisse jamais duper ou influencer par autrui. Mais depuis les événements de Gin Hiba, cette fierté s'est transformée en impulsivité, en colère. Je me suis alors fermée aux autres, mais je dois chercher plus profondément. Je dois me retrouver, plonger dans les méandres de mon esprit, dans ces réflexions fantasmagoriques qui étaient miennes, et vérifier les rouages de ma machine. Je vais m'y enfermer.

Je ferme les yeux, et pour la première fois depuis des années, je médite. Je dois accorder du temps à un problème qui vaut la peine d'être analysé de plus près. Mon problème. Je parviens à consulter les dossiers archivés dans ma mémoire. Un par un, et je comprends tout. Je comprends ce que j'ai fais et pourquoi. J'ouvre les yeux et mon regard  fixe le vide. Depuis longtemps, j'ai pu blesser des personnes sans le faire exprès. J'ai pu être désagréable à tel point que je suis devenue infréquentable. J'ai abandonnée l'investigation pour devenir une machine à tuer, juste pour me persuader que je n'étais pas en état catatonique. Je me suis mise à résoudre des enquêtes uniquement pour ma satisfaction personnelle, et plus pour rendre service. Je n'aime pas tuer, mais c'était la seule chose possible. Et maintenant ?

Où est passée cette Sera, avec ses sautes d'humeur, son excentricité et ses dialogues endiablés avec ses interlocuteurs, pour leur faire dire ce qu'ils ne veulent pas avouer ? Ces changements d'humeur qui te faisaient passer d'un état de langueur extrême à une activité débordante ? Des fois muettes, fermée au reste du monde, pour reprendre le pas sur des communications et des démonstrations. Puis cette jeune femme sensible aux flatteries, qui allait vers les autres. Si j'ai autant changée, ce n'est uniquement parce que j'ai dû me forger une carapace. Je me sentais en permanence en terrain hostile et maintenant, je sais très bien que les choses ne changeront pas du jour au lendemain. Je peux essayer de faire ce que Yoru attend de moi, de ce que Suna attend de moi. Je dois faire le Bien, mais à quel prix ? Je ne suis pas prête à accepter tout ce que je vois, car ça ferait de moi une corrompue également. Alors, je vais me relancer dans les enquêtes pour commencer, et au lieu de tuer le premier criminel sous mes yeux, je le conduirai à être jugé. Néanmoins, si la justice en laquelle je n'aie pas foi continuera de fléchir, je continuerai à faire les choses moi-même.

Je sors de mon bain une demie heure plus tard, et me glisse dans de nouveaux vêtements. Plusieurs minutes s'écoulent et j'entends un bruit suspect. Des bruits de pas précipités couplés au bruit de métaux. Ils viennent de derrière ma porte d'entrée. Je me disais bien que m'attaquer à un réseau aussi grand était trop facile, et des assassins sont sans doutes sur le point de forcer ma porte pour m'attaquer. Je m'empresse vite pour saisir ma sacoche ainsi que Chi Satsubatsu.
Je prends un parchemin explosif et le colle à la porte sur le point d'être forcée. Je recule rapidement pour rompre le sceau, pour faire exploser la porte et faire des dégâts à mes assaillants. Ils sont prudents et expérimentés, car aucun d'eux n'a subit de dégât. L'un des deux assassins sort de la poussière et bondit sur moi. Je bloque son poignet pour empêcher qu'un kunai transperce mon visage. L'homme cagoulé contre qui je me bat a beaucoup de force, ou c'est moi qui n'en a plus. Je viens à peine de retrouver un peu chakra, et je souffre encore de multiples blessures. Je résiste comme je peux d'une main, et de l'autre, je m'empare de Chi Satsubatsu. Avec ses yeux qui se confrontent au mien, il ne voit pas ce que je fais, et c'est son erreur. Je transperce son flan, et il disparaît en grains de sables. C'était un clone de sable. Décidément, j'ai à faire à des assassins prévoyants et expérimentés.

Yoru n'était pas vraiment parti, et je le vois en tuer un par surprise. L'autre, à découvert, fonce sur moi et me tient par la gorge. Il me jette en arrière, et je heurte la baie vitrée de mon balcon. Elle se brise sous la vitesse et le poids de mon corps, et mon dos percute la rambarde. Je bloque la lame d'un katana avec Chi Satsubatsu, et je commence à concentrer l'Akai Shikyo. L'amas énergétique concentré autour de ma lame renforce considérablement mon maintient.

« Akai... »

La lame du katana de mon assaillant est entrain de se fissurer à mesure que l'énergie s'intensifie. Je ne peux pas générer une attaque aussi puissante que l'autre jour, mais ce sera suffisant pour vaincre cet assassin.

« Shikyo ! »

Une légère impulsion m'a suffise à générer une explosion. L'assassin meurt sur le coup, et moi, je suis propulsée au-dessus du balcon, et une chute dans le vide m'attends. Je n'ai pas totalement récupérée de ma mission et l'utilisation de cette technique m'épuise. De plus, je suis à nouveau blessée. A bout portant, mes avants bras ont été brûlés. Je réussis à m’agripper à une autre rambarde de l'étage en dessous. Yoru s'est mis à ma poursuite et me tire vers lui. J'ai senti mon coude craqué et mon épaule se déboîter. On est tous les deux adossés contre le mur d'un appartement d'un habitant de Suna, au beau milieu de la nuit.

« Tu as utilisée l'Akai Shikyo à bout portant... t'es folle ? »

« La ferme. C'était la seule solution pour ne pas me faire trancher la gorge. » Dis-je en haletant, dans la douleur.

« Je comptais te placer sous surveillance jusqu'à ce que tu reprennes tes fonctions, mais je suis revenu après que l'un de nos hommes ai pu obtenir des réponses, dans le dojo de Fusuke Yaji. Il faut que tu me suives jusqu'au poste. »

Retour au QG de l'ANBU au beau milieu de la nuit avec Yoru et trois de ses meilleurs hommes. Nous sommes tous debout autour d'une table, et Fusuke Yaji est toujours enfermé en salle d'interrogatoire. Ils le laissent miroiter en espérant que son attente et le fait qu'on le néglige lui fera apporter des réponses.

« Sera, tu es la seule qui est entrée en contact avec l'un des criminels de cette organisation. Cet Anbu a retrouvé une lettre destinée à l'un des hommes de Fusuke. Il l'avait encore sur lui. »

Il me confie le papier. Je le lis.

Citation :
Shishiro Sera représente un trop grand danger pour le bon déroulement de nos affaires. Qu'importe la manière dont vous vous y prendrez, elle doit mourir. Par conséquent, j'ai jugé bon de vous informer de l'ensemble des acteurs de notre projet de développement. Ces noms ne doivent être divulgués sous aucun prétexte. Vous croiserez ces hommes dans différents pays. Ils agiront comme des relais d'informations et d'actes que vous désirerez accomplir contre les grandes puissances. Par ailleurs, sachez que si Shishiro Sera venait à mourir, notre accord prendra fin, et vous serez libre d'agir selon votre bon vouloir ; car nous sommes partenaires et nous vous comptons comme l'homme de la situation.

Les noms que je vous confient sont ceux de nombreux criminels. Des déserteurs, des infiltrés ou simplement des hommes influents partageant nos opinions.Vous trouverez par ailleurs au dos de ce parchemin, des informations capitales à leur sujet.

Yusuke Akka
Atto Ryuusen
Shinji Tururen
Gunsei Tashi
Takahashi Shikyo
Natsumi Katta
Batta Kokka
Ginta Hado

Vous n'adresserez à aucun autre criminel l'objet de notre accord. Selon vos compétences, je vous accorde ma confiance en ce qui concerne le déroulement des opérations convenues.

La Cour.

Je pose la lettre sur la table en bois, abîmée et ancienne. Je lève ensuite les yeux vers Yoru.

« La Cour. Alors cette organisation est tout de même dominée par une poignée de personnes plus puissantes et influentes que d'autres. »

« Parmi ces noms, les quatre hommes qui accompagnaient Fusuke Yaji figurent sur cette liste. Nous avons finalement frappés fort et cette poignée de criminels représentaient de grands atouts pour La Cour. Si bien que maintenant, ils envoient des assassins expérimentés pour te traquer. Cependant, maintenant que les autorités de Suna sont au courant, nous allons pouvoir redoubler d'efforts pour les vaincre. »

L'Anbu ayant récupéré ces informations décline son identité en retirant son masque, et poursuit :

« Arin Kin, ravi de faire votre connaissance, Shiro Hikage. D'après des sources sûres, nous savons que Natsumi Katta est une riche détentrice de plusieurs casinos à Tanzaku, et c'est par conséquent à elle qu'arrive les trafics d'humains. Si nous parvenons à la saisir, nous obtiendrons peut-être d'avantage de réponses. »

« Tu as été à Tanzaku plusieurs fois lorsque Gin te manipulais. Tu sais peut-être qui est cette femme ? »

« Il me l'avait présentée, mais je ne sais pas où arrivent leurs trafics. Je sais qui elle est, mais la retrouver... »

« Ils s'attendent sans doute à ce que tu y ailles, et c'est trop dangereux. Tu n'es pas en état de te battre pour le moment. Konoha est un allié, nous allons donc établir des rapports d'enquêtes et ils s'en chargeront. Cependant, Sera, ils te connaissent. Tu les a persécutés pendant longtemps et maintenant ils veulent te détruire. Ils t'imaginent vulnérables. Je sais que ce que je vais te dire contredira notre dernière conversation, mais nous allons te donner carte blanche. Nous devons avoir des réponses et savoir quels sont les dirigeants de cette organisation par n'importe quel moyen. Lorsque nous pourrons localiser leur planque, on pourra lancer une offensive radicale. Par ailleurs, mon troisième homme a découvert en interrogeant encore Yusuke Yaji qu'il possède un sceau l'obligeant à se tenir au secret. Chaque homme que nous avons enfermé est une bombe humaine. Ils sont terrifiés par La Cour. Leur dévotion n'est pas au point où ils se feront sauter, mais on va prendre les mesures nécessaires pour éviter des pertes trop importantes. »

« Yoru... Tu peux faire venir un ninja médecin ? Je ne compte pas combattre ni aller à l'encontre de vos opérations. Je veux juste pouvoir me défendre si la situation nous échappe encore une fois... »

« Je te l'accorde, et on aura peut-être besoin de toi rapidement. Une fois sur pied, je te propose de continuer à enquêter, et à chercher tout ce qu'on a sur ces noms pendant qu'on s'occupera des opérations avec Konoha. »

« On sait donc que La Cour est une organisation tenue par des gens fortunés et puissants de différentes nations. Son rôle est d'en garder le contrôle. Elle agit dans l'ombre et lorsque la situation l'exige, elle envoie des assassins. »

« Oui. Sera, je vais t'accompagner à l'hôpital avant que tu puisses continuer d'enquêter. Nous, nous partirons pour Konoha demain. On ne parle à Fusuke Yaji sous aucun prétexte, et on le balance en cellule spéciale comme les autres. Si ils explosent, on ne peut pas se permettre de dommages. Suite à notre premier rapport, Suna a déjà lancer des Oi-nin en reconnaissance partout dans Kaze no Kuni, et a renforcé les contrôles aux frontières ainsi que dans le village. »

Une heure plus tard, je me retrouve dans une chambre d'hôpital, assise sur le rebord d'un lit pendant qu'un médecin soigne mes blessures à l'aide de puissants jutsu. Yoru profite encore de ce moment pour échanger avec moi. Il sait que j'ai peur de tout ça, et que j'ai eu à peine le temps de réfléchir.

« Désolé que les choses prennent cette tournure, Sera. Je vois bien que tu es effrayée... »

Une fois les premiers soins terminés, je resserre un peu le bandelettes qui cachent mon buste et je remet le haut de mon habit.

« Oh, c'est rien. Je suis poursuivie par des assassins d'une organisation secrète et plusieurs criminels fichés A ou S veulent ma peau. On a vu pire. » Dis-je en plaisantant. Yoru me voit sourire, et je vois que ça lui fait du bien.

« Quoiqu'il en soit, ne reste jamais seule pendant mon absence. Reste dans des endroits publics et si il le faut, dors dans les bureaux. Ils sont toujours bien gardés. »

« On verra bien... »

Les derniers soins sont terminés. Je me lève en même temps que Yoru.

« Je sais que ce n'est pas ton fort de faire confiance aux autres, Sera. Mais il le faut. Ils veulent te pousser à commettre des erreurs, à manipuler ta colère pour te piéger. »

« Je sais, Yoru. Je ne vais rien tenter. Je ne sais juste pas à quel moment ils m'enverront d'autres assassins, et ceux qui sont venus dévaster mon appartement étaient déjà puissants. Je refuse de mêler des innocents à tout ça et puis si cette affaire s'étend, ils deviendront encore plus radicaux. »

« Tu as raison, et c'est pour ça que tu dois rester cachée... »

On dit souvent que c'est dans leurs derniers instants que les gens révèlent leur véritable identité, et je suis d'accord. J'ai bien plus peur de ce qui se prépare que lorsque j'avais peur de Gin Hiba. Ce n'était pas la même peur. C'était une peur qui me conduisait à redoubler d'effort pour m'en défaire. Mais aujourd'hui, c'est vraiment de la peur. Je n'ose pas bouger, et j'ai besoin de gens dignes de confiance pour m'en protéger. Je suis sûre que La Cour ne manque pas de moyen pour me terrifier d'avantage et pour la première fois, mes méthodes se retournent contre moi.
Je me souviens d'une petite comptine que certains esclaves chantaient. Ils la récitaient dans la peur.

Gare à La Cour,
Qui d’en haut scrute le monde, au tribunal des déchus qui sait tout de nos âmes car par-delà les murs,
Il entend chaque mot, gare à son bras armé, gare à son émissaire.
Gare à La Cour.

FLASH BACK : BLOOD BANK FINAL– THE COURT.
END.

Une suite de traumatismes m'amenant vers des pistes et surtout, qui m'aident à reprendre les pas sur certains événements. Et même si je suis dehors aujourd'hui, même si je ne respecte pas la décision de Yoru de rester seule depuis que j'ai réparée le pas de ma porte, je n'en demeure pas moins inquiète. C'est certainement pour cela que maintenant, je compte donner le meilleur de moi-même, et rompre mon contrat avec l'alcool pour préserver mes capacités, car je sais que j'en ai. Il n'y a pas que du mauvais à être une applicatrice radicales dans les bas-fonds de pays. J'ai pu apprendre à enquêter, à observer et à accorder de l'importance à la moindre tâche, à la moindre salissure, pour comprendre et pour remonter toujours plus loin. C'est ce qui fait de moi aujourd'hui une bonne enquêtrice. Alors peut-être que je ne connais pas certaines choses futiles dont les gens s'encombrent pour soit disant enrichir leur esprit. Tout ce qui compte à présent, c'est sauver des vies et ce métier. Rien d'autre ne me regarde, rien d'autre n'est plus important que de savoir que ceux que je protège vont bien. J'ai une éthique, malgré ma violence. J'ai une ligne de conduite, et celle-ci veut que je tende l'oreille à quiconque est victime des vicissitudes de la vie.

" Bordel de merde, c'est quoi cette scène ?! Qui êtes-vous ?! Vous êtes de mèches ?! Envoyés par mon père, c'est ça ?! Vous me faîtes quoi là ?! Le bon et le méchant flic ?! "

La réaction anxieuse de Gaara accapare toute mon intention. Il rejette le mouvement de Kagashi, et recule affolé. Il halète et je le sens sur le point de craquer. Son sentiment de persécution et d'injustice est tel qu'il croit être encore une fois manipulé pour ne pas succomber à la créature éveillée en lui. Tiraillé entre la crainte de notre réaction et sans doute l'envie de nous tuer, il se braque à nouveau et cette fois, ce sera certainement plus dur de le persuader du contraire.

" Tu es un shinobi de Suna, Gaara. Ce n'est pas un interrogatoire. Là où ce type a raison, c'est que tu es des nôtres. "








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Re: [Des rencontres inattendues]    Sam 5 Nov - 14:56


I'm Kageshi!

Feat. Sabaku No Gaara and Shishiro Sera

Devant moi se trouve de drôle de spécimens, l’un porte en lui un monstre surpuissant capable de détruire un village entier, effaçant toutes traces de vies sur son passage. Un monstre dans un enfant, c’est inhumain n’est-ce pas ? Pourtant il n’est pas le premier à qui cela arrive. Il y a d’ailleurs eu dans l’histoire des Jinchuurikis plus d’échec que de réussite. Mais comment pouvons-nous juger l’échec d’un hôte ? Plusieurs façons, il perd le contrôle et relâche le monstre qu’il a en lui, amenant à la mort de ce même hôte. La deuxième est tout aussi terrifiante, le jinchuuriki se sert de la haine de son Bijuu et détruit tout sur son passage. Sabaku no Gaara n’est pas un échec, du moins pas encore. Comme tout hôte qui se respecte ce jeune a connu son lot de souffrances, un enfant rejeté par tous. La question est : qui doit changer ? Les villageois, les habitants de ce monde sont pour la plupart du temps la cause de cette désillusion. Comment un gamin pourrait-il grandir sereinement alors que personne ne lui montre la voix ? Pourquoi vouloir faire de ce gosse une arme alors qu’il pourrait être bien plus ? Le changement doit s’opérer, Gaara-sama ne peut rester une menace pour le village éternellement.

L’autre énergumène me semble similaire, une kunoichi de talent c’est certain ! Il m’est aisé de la décrire, une femme forte, ayant un goût prononcé pour les détails ce qui fait d’elle une enquêtrice formidable, un don qu’elle pourrait utiliser pour devenir la meilleur mais qu’importe. C’est une experte de l’assassinat, prendre des vies ne semblent plus un souci pour elle, on pourrait même dire qu’elle y a pris goût, un atout très important lors des dangereuses missions. Tuer sans remord, une qualité que beaucoup non pas, mais est-ce réellement le cas pour elle ? J’en doute fort, une facette de plus de sa personnalité, quelque chose de beaucoup plus voyant qu’elle ne le pense. Prendre une vie n’a rien de facile, même quand il s’agit d’un criminelle, cette femme de conviction en sait quelque chose ! Son regard est empli de tourments, elle est scrutée par les visages de ses victimes ce qui n’en fait plus qu’une brebis fragile à apprivoiser avec douceur. Son goût pour le meurtre de criminel n’est pas venu sans rien, il lui vient d’un homme puissant aujourd’hui disparût, manipulée pendant de nombreux mois, cette épreuve a laissé plus de marque qu’elle ne veut l’admettre.

Je suis déçu… En tout point, cela ne peut en être autrement. Il n’y a cas voire leur réaction… J’en viens à me demander ce que je fais ici ! L’une s’érige en donneuse de leçon, pendant que l’autre peine à garder son sang-froid dans un situation des plus banales. Que fais-je bien pouvoir faire de ces deux-là ? Je commence à me poser la question… Bon sang, moi qui devait simplement observer, me voilà pris dans une scène de théâtre invraisemblable ! Shishiro Sera, exprime ses qualités de déduction et entame un discours visant à me faire flancher. Que sait-elle de moi et mon parcours ? Comment pourrait-elle prétendre savoir qui je suis sûr de simple de simple suppositions ? C’est n’importe quoi !

« Ton discours ne aucun sens Shishiro Sera. N’espère pas me faire perdre mon calme avec des paroles aussi futiles, tu parles bien c’est une qualité. Seulement ne pense pas pouvoir savoir qui je suis sur des suppositions basées sur mon physique. Tu te donnes en spectacle, tu es pathétique ! Mais je vais tout de même te répondre… »

Que peut-elle savoir ? Je suis tellement déçu, croire que ma petitesse avait quelque chose avoir avec mon parcours. Croire que ma petite taille, sur laquelle, j’en conviens, mes amis ont toujours aimé me taquiner, a quelque chose avoir avec ce que j’ai accompli jusqu’ici et ça se dit enquêtrice. Evidemment il y a quelques vérités dans son discours, dire que j’ai grandi dans le pays des Montagne est une vérité et alors ? Oui, je le dis ouvertement, Yama no Kuni est chère à mon cœur et je ne ressens aucune honte à le dire, mais je suis Sunajin, je suis l’avant-garde du village, celui qui protège les habitants dans l’ombre et qui n’attend aucune reconnaissance pour son travail. Je suis déçu, malgré ses quelques trouvailles elle est bien loin du compte, car il y a bien longtemps maintenant que j’ai découvert quels monstres sont les membres de ma famille maternelle, comment pourrais l’ignorer ? Je suis celui qui sait tout ! Et un clan avec des pratiques pareil est forcée d’être mis sous surveillance intensive ! Et si je porte des habits si légers ce n’est pas à cause du climat, mais bien de ma fonction au sein du village, elle devrait apprendre que selon le poste que l’on occupe, le code vestimentaire diffère et si elle avait un peu de jugeote elle aurait deviné que puisque je me présente sous un pseudonyme que je suis un espion, enfin.

« Je sers Suna, du mieux que je peux. Je m’efforce de connaître chacun d’entre vous à la perfection, alors je ne te permets pas de résumé mon parcours à des paroles aussi absurdes. Connais-tu la signification de Kageshi ? Cela veut dire « Ombre de la Mort », voilà ce que je suis. Je n’ai pas besoin d’un nom, je n’en ai perdu le droit après tout ce que j’ai fait. J’ai connu de nombreux malheurs, j’ai vu des choses horribles, ma vie n’est que mort et souffrances. Ceci est mon quotidien, je ne m’en plein pas, j’ai choisi cette vie et je connaîtrais probablement d’autres souffrances. Mon nom, le Kazekage n’est pas le seul à le connaître, tu n’as simplement pas mérité le droit de le connaître, Gaara-sama n’ont plus d’ailleurs. Ce n’est pas pour autant que je ne suis pas fidèle à Suna, Kageshi est le nom que vous devez connaître, car il est celui qui garantit votre sécurité. Je m’efforce de vous protéger à chaque instant. Je n’ai pas besoin de ta confiance Shishiro Sera ! Mais tu devrais t’efforcer de gagner la mienne… » Nez à nez avec elle je la regardais fixement avant de lui glissais à l’oreille. « Tu demandes à ce que l’on te face une place parmi les grands shinobi Shishiro Sera, comment peux-tu exiger cela ? Toi qui t’es laissée manipuler si aisément pendant des mois par Gin Hiba. Je n’ai pas oublié Sera… Fais attention à tes prochaines paroles ou je me montrerai plus sévère, je ne suis pas ton ennemi ne l’oublies pas… »

J’en est fini avec elle, du moins pour l’instant ! Il me faut maintenant me charger de Gaara. Je le regarde, il semble perdre le contrôle de plus en plus. Je ne sais pas trop sur quel pied danser avec lui, pour autant je n’ai pas le droit de démonter face à lui. Il doit apprendre à se contrôler, à passer outre cette haine qui l’habite. Shukaku n’est qu’une plaie qui nourrit la soif de sang de Gaara. Il est un Jinchuuriki, son avenir doit être glorieux et pas un désastre annoncé. Il halète, il est affolé depuis qu’il a vu ma main se poser sur son épaule, pour lui ce ne doit pas être commun. Mon approche s’avère être un succès malgré les apparences, je suis certain que le fait de ne pas voir son sable me repousser l’a déstabilisé. Reste la prise de conscience et je ne suis pas certain de la manière d’aborder cette étape !

« Alors c’est comme ça Gaara-sama ? Je viens de vous le dire, votre père n’a rien à voir dans notre rencontre je ne suis pas là pour vous faire du mal … Franchement… Je suis déçu Gaara-sama ! » Je marche vers lui d’un pas décidé et entame un nouveau discours, d’un ton bien plus froid ! «Ca suffit maintenant ! Cessez se comportement inacceptable ! Vous êtes Sabaku no Gaara, combien de temps allez-vous laisser ce monstre gouverner votre vie ? Vous donnez raisons aux habitants du village, en perdant le contrôle comme ça vous ne pourrez jamais créer de lien. Ces gens qui vous méprises, il ne voit en vous que Shukaku, le monstre. Montrer leur qui est Sabaku no Gaara, un jeune homme talentueux et pas une arme ! Vous pouvez devenir bien plus qu’une arme, si vous haïssez tant votre père, ne devenais pas ce qu’il attend de vous. Prenez sa place ! Dans les règles de l’art, pas en le tuant, mais en gagnant l’amour de tout le village, en vous hissant tout en haut grâce à un travail acharné ! Si vous continuez à tuer, vous n’aurez aucun avenir, vous finirez seul et cette souffrance que vous ressentez ne cessera jamais ! »

@ Gumi




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Re: [Des rencontres inattendues]    Dim 20 Nov - 11:18
Sabaku no Gaara a écrit:


   
♬ Petite musique à activer avant le début de la lecture ♪ ♫


   

   



 






_Tu es un shinobi de Suna, Gaara. Ce n'est pas un interrogatoire. Là où ce type a raison, c'est que tu es des nôtres.

_Tout le monde me déteste ici, je suis responsable de morts chaque nuit. Beaucoup de gens souffrent à cause de moi... Mais je ne peux pas y faire grand chose...

Après s'en être pris verbalement à Shishiro, le "Kageshi" s'avança vers Gaara, qui, instable préféra reculer d'un pas pour ne pas trop tenter son démon intérieur.

_Alors c’est comme ça Gaara-sama ? Je viens de vous le dire, votre père n’a rien à voir dans notre rencontre je ne suis pas là pour vous faire du mal … Franchement… Je suis déçu Gaara-sama ! [Il marcha vers lui d’un pas décidé et entama un nouveau discours, d’un ton bien plus froid !] Ca suffit maintenant ! Cessez se comportement inacceptable ! Vous êtes Sabaku no Gaara, combien de temps allez-vous laisser ce monstre gouverner votre vie ? Vous donnez raisons aux habitants du village, en perdant le contrôle comme ça vous ne pourrez jamais créer de lien. Ces gens qui vous méprises, il ne voit en vous que Shukaku, le monstre. Montrer leur qui est Sabaku no Gaara, un jeune homme talentueux et pas une arme ! Vous pouvez devenir bien plus qu’une arme, si vous haïssez tant votre père, ne devenais pas ce qu’il attend de vous. Prenez sa place ! Dans les règles de l’art, pas en le tuant, mais en gagnant l’amour de tout le village, en vous hissant tout en haut grâce à un travail acharné ! Si vous continuez à tuer, vous n’aurez aucun avenir, vous finirez seul et cette souffrance que vous ressentez ne cessera jamais !

Le jeune homme se recroquevillait sur lui-même, comme si il se faisait battre au sol par de violents coups de pied.

_Arrêtez ! Ai... Aid...Aidez-moi ! Je ne veux plus qu'il me contrôle, mais je ne peux rien faire contre lui, regardez, regardez comment il s'empare de moi ! Chaque jour il est plus fort, chaque jour, je suis moins moi que hier !

Le sable autour de lui s'agitait violemment, une mini tempête de sable se levait. Les murs des maisons qui se trouvaient de l'autre côté de la rue n'étaient déjà plus visibles...



     


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Re: [Des rencontres inattendues]    Dim 20 Nov - 19:44





"

DES RENCONTRES INATTENDUES
 

"


Je n'ai jamais sentie quelque chose de semblable. Ce genre d'aura qui se manifeste comme un poids impossible à supporter. Comme un réflexe défensif, je me met en position d'appui pour résister à cette soudaine vague d'énergie spirituelle. Celle-ci semble assez puissante pour perturber l'environnement. Mais pour autant, je suis parfaitement résolue à sortir Gaara de son malheur, et pour ça, il faut que je résiste à la pression dégagée par Ichibi. J'ai du mal à reculer mon bras pour atteindre le manche de Chi Satsubatsu, mais je dois y arriver. C'est comme lorsque je devais surpasser le Kekkei Genkai de Gin Hiba, ou comme lorsque mon corps était trop amoché pour me tirer de situations extrêmes. Et pourtant je l'ai fais et je suis toujours vivante. Rien ne pourra m'empêcher de vivre, et encore moins d'aider les personnes qui en ont besoin. Si je n'y arrive pas, que se passera-t-il ? Gaara succombera au démon enfermé dans son corps, et Suna sera à nouveau en proie à des centaines de meurtres. Alors, pour Sabaku no Gaara et pour ceux que je veux protéger, je ne peux pas me permettre de me laisser vaincre par cette manifestation d'énergie. C'est ce que Naruto aurait fait, et c'est ce que Yoru aurait pour moi.
J'arrive à atteindre Chi Satsubatsu et avant même de retirer la lame du fourreau, je concentre à mon tour mon énergie. Il faut que je puisse me mouvoir à ma guise, et que je puisse me frayer un passage jusqu'à Gaara. Pour ça, je m'apprête déjà à user du Akai Shikyo. C'est la technique à longue portée la plus précise dont je dispose, et rien de tel qu'une attaque à haute densité énergétique pour en annihiler une autre.

Je sens mon chakra parcourir de plus en plus rudement mon corps. Un début fluide et vivifiant me permet de me mettre en position de garde et brandir Chi Satsubatsu au-dessus de ma tête. Puis une surcharge qui alourdit le poids de mon corps et qui fait pression sur mes muscles contractés. Le plus dur lors de l'utilisation de cette tecnique, c'est sa préparation. Je dois canaliser tellement d'énergie qu'il m'est de plus en plus difficile de bouger et de respirer.
Lorsque mon énergie devient enfin stable, elle parcourt mon corps comme un fluide abondant. C'est maintenant que je peux tout envoyer dans ma lame.
Je vois trouble, car l'énergie qui circule en moi imprègne mes pupilles. Mais tout d'un coup, plus rien. C'est comme si je venais de sortir la tête de l'eau. Cependant, c'est mon arme qui a beaucoup plus de poids maintenant. J'ai tout de même de la force et je suis parfaitement concentrée. C'est maintenant que je dois tirer l'Akai Shikyo, sans plus attendre.

" Kageshi, cette fois plus un mot. Et reculez. Loin. "

Qu'importe ses opinions et son influence sur mon esprit et sur celui de Gaara, Kageshi doit se mettre en retrait car de toute évidence, ses propos ont poussés le jinchuriki dans ses derniers retranchements. Je vais faire les choses moi-même, qu'importe ce que l'espion pense de moi, ou ce qu'il aurait l'intention de faire.
L'énergie autour de ma lame s'obscurcit. La nature du chakra que je viens de réunir change complètement en devenant noir. Autour de moi, les grains de sables font coutre-courant, confrontés à une haute tension qui gravite jusqu'à un mètre de moi. Je sais à quel point cette technique est puissante et difficile à canaliser. Si bien que je ne dispose d'aucun temps de repos pour me défaire de tout cet amas obscur et caniculaire.

" Akai Shikyo ! "

La vitesse et la densité de la lame d'énergie me permet de scinder en deux la tempête et de me frayer un chemin. Les particules d'énergies qui se dispersent balaye le vent rapide découlant de la force du démon Tanuki. Je dois faire vite avant que la tempête ne souffle à nouveau, et je m'avance aussitôt d'une marche rapide jusqu'à Gaara. A  mi-distance, le sable et le vent se soulèvent à nouveau, tandis que la lame d'énergie se perd dans le ciel. Je me ressens propulsée en arrière, et j'utilise Chi Satsubatsu pour résister, en m'en servant comme un piquet. Mon autre bras cache mon visage pour éviter que le sable ne détruise mes yeux.  
J'attrape le bras de Gaara pour me tirer vers lui, et tomber contre lui. Je le serre dans mes bras. Fort. Je lui transmet le peu d'énergie qu'il me reste pour lui donner un peu de force, et surtout pour lui montrer que je suis décidée à l'aider. J'attrape sa nuque et pose son menton contre mon épaule. Mon autre bras étreinte le haut de son dos.

" Je ne te déteste pas, et je n'aie pas peur de ce démon, Gaara. Ensemble, nous y parviendrons. "

J'en fais quelque chose de personnel. Je sais ce que ça fait d'être contraint à faire quelque chose que l'on ne veut pas. J'ai connue ce genre de combat, et j'aiderai Gaara. Même si je dois être blessée à mort maintenant, même si mes paroles ne sont pas suffisantes, je trouverai un moyen. Personne ne se servira de Gaara comme une arme, et personne n'aura à le craindre.

" Je suis pathétique, hein... ?! " Crie-je pour m'assurer que Kageshi puisse m'entendre.

" La prochaine fois que vous prendrez Gaara et moi de haut, ce sera sur vous que je tirerai !!  Gaara a un Bijuu en lui, qui le possède, qui le contraint. Il n'a pas besoin de votre bien-pensance et de vos petites idées ! Il y a quelque chose qui vous surpassera toujours, vous, les ninjas de compagnie à son maî-maître ! "

Je serre plus fortement Gaara contre moi. Mon bras protecteur le rapproche un peu plus contre moi. Il peut sentir mes doigts se crisper et mon cœur s'emballer. Je suis moi aussi ramenée à des souvenirs qui pendant un instant, me font prendre conscience d'une chose fondamentale. Une chose qu'avant, en tant que sociopathe et assassine, je n'aurais jamais pu comprendre. Mais maintenant, depuis ma rencontre avec Naruto et depuis tout ce que j'ai vécue avec Yoru en pourchassant La Cour, je le comprends, et je l'accepte.

" Pour certaines personnes, on ne fait rien par principe. On ne fait rien de logique, on le fait, et c'est tout. On le fait parce qu'il le faut. Vous pensez que ceux qui ne respectent pas les règles et transgressent les lois sont des moins que rien ? Et pourtant, ceux qui ne pensent pas à leurs compagnons sont encore pires ! "

Je m'adresse cette fois à Gaara ; beaucoup plus doucement, et j'ai le sentiment que moi-même, après avoir expliquée à Kageshi ce que je ressens en ce moment, je me sens beaucoup plus légère. C'est pour le bien de tous que j'ai enfreinte les lois. Et encore une fois, si je dois m'opposer à l'ordre établi pour aider quelqu'un dans le besoin, je le ferai. Je ne suis pas une héroïne, mais simplement quelqu'un qui prend les choses à cœur. Qu'il s'agisse de mes enquêtes ou de ceux qui ont connus des circonstances similaires aux miennes.

" Résiste, Gaara. Prends autant d'énergie qu'il te faut pour y arriver. Moi vivante, il ne te contrôlera plus. "










Dernière édition par Shishiro Sera le Lun 21 Nov - 20:06, édité 1 fois
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Re: [Des rencontres inattendues]    Lun 21 Nov - 19:27


I'm Kageshi!

Feat. Sabaku No Gaara and Shishiro Sera

Le sable se lève doucement tout autour de moi dans un premier temps. Je réalise que Shukaku se manifeste, pas de la manière dont je l’ai déjà vu, car cette fois Gaara-sama résiste enfin à ce monstre qui sommeille en lui. Toutefois l’instabilité dont il fait preuve fait soulever le désert, il déclenche une tempête d’une rare intensité. Je regarde autour de moi pendant que je le peux encore, je dois protéger tout le monde si le jeune homme vient à perdre complètement le contrôle sur son bijuu. Le sable s’épaissit peu à peu, il va falloir intervenir avant que cela ne dégénère. Shishiro Sera à l’air tendu mais concentrée, elle prépare quelque chose ! Elle brandit soudainement sa lame, me demandant de rester en retrait. Une masse d’énergie impressionnante se dégage tout autour de son arme, je jette un coup d’œil vers Gaara, que va-t-elle faire ? Furtivement j’aperçois quelques mètres derrière le Jinchuuriki une silhouette. Mon regard se porte de nouveau vers Shiro Hikage, bordel, elle a complètement perdu les pédales, à t’elle point qu’elle est prête à relâcher cette incroyable technique afin de s’approcher du Jinchuuriki en colère. Et elle si inconsciente ? Elle compte envoyer cette technique sans se soucier des conséquences, idiote !

« Bordel ! Attend fais pas… M***de ! »

Trop tard ! Elle relâche sa technique ! Je ne peux le croire, instinctivement j’utilise mon Shunshin no Jutsu afin de me retrouver sur la silhouette que j’ai vu à l’instant. L’attaque de Shishiro Sera se dirige droit sur elle, arrivant en un instant à ses côtés, j’ai sous mes yeux une petite fille complètement terrifiée par la situation. « Tout va bien, je te protège. » Je me mets devant elle, je n’ai pas le temps nécessaire pour échapper à la technique de la Kunoichi, qu’importe, je protégerai la future génération de ces inconscients ! J’active mon corps de sable à seulement la moitié de ses possibilités, sinon je ne pourrais protéger la petite. L’énorme masse de chakra envoyée par Shiro Hikage coupe littéralement la tempête de sable en deux et se dirige directement sur moi ! Saisissant mon arc je concentre mon chakra au maximum et envoie une puissante flèche en direction de la masse de chakra ! Mais son attaque et proche de trop proche, à telle point que je suis obligé de grossir le membre de mon corps afin de protéger intégralement la fillette. Les deux attaques rentrent en conflit créant une énorme onde de choc, je reste fort et subit de gros dégât, la petite fille pleure, effrayée et complétement désorientée.

La tempête se calme finalement, elle a même été complètement dispersée par la force de l’onde de choc. Mes bras son complètement découvert, je saigne abondamment, j’ai probablement quelques doigts cassés. Ma tête me fait également mal, le sang coule le long de mon visage, mon arcade est ouverte. Les dégâts sont lourds, mon épaule est déboitée, je me retourne vers la gamine et lui souris. Je la porte grâce à mon bras restant. « Tu es en sécurité maintenant… Tout va bien, je te ramène chez toi. » Je marche dans la direction quel m’indique, j’entends Shishiro Sera, donneuse de leçon elle s’érige désormais en héroïne aux yeux de Gaara-sama. J’avance, alors quel continue de déverser son mépris sur moi, peu importe, son avis ne m’intéresse pas. Or je ne peux laisser passer une tel inconscience de sa part, me défier à l’air de devenir un passe-temps pour elle. Elle ose même me ridiculiser en me menaçant sans aucune retenue, j’arrive à leur hauteur, je ne m’arrête pas dans un premier temps et continue mon chemin. Je m’arrête finalement quelques mètres plus loin.

« Oui, tu es pathétique et inconsciente en plus de ça. » Dis-je sans même me retourner, le regard de la jeune fille au-dessus de mon épaule en disait long sur son acte irresponsable. Les parents de la petite arrive finalement affolés, je pose la petite qui se hâte de sauter dans les bras de sa mère. Puis je continue. « La prochaine fois que tu oses me menacer je te tuerais. Quant à vous Gaara-sama, notre rencontre aura au moins servi à quelque chose, vous vous en rendrez compte un jour où l’autre. Nous nous reverrons Shiro Hikage, Gaara-sama, je retourne servir mon mai-maître. »


@ Gumi




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Re: [Des rencontres inattendues]    Mer 23 Nov - 16:56


   
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_Résiste, Gaara. Prends autant d'énergie qu'il te faut pour y arriver. Moi vivante, il ne te contrôlera plus.

C'est à ces paroles que Gaara revenait à lui. Tout à coup, il s'était laissé envahir par une rage soudaine, mais peu à peu, il reprenait le contrôle. La jeune femme le serrait contre elle. Shishiro l'avait tiré par la nuque et une fois son menton contre l'épaule de la charmante jônin, il prit le relais pour préférer y mettre sa joue non pas sans quelques spasmes.

La force centrifuge qu'il avait entretenue avec son chakra et qui maintenait le tourbillon de sable en rotation avait été brisé par la technique de Shishiro. Elle avait tranché l'élan et en un instant s'était retrouvé au côté de Gaara. Le minerai mietteux avait dégringolé au sol et tentait de léviter à nouveaux, et semblait faire écho aux spasmes de celui qui n'aime que lui.

Alors que l'adolescent sanglotait dans ses bras, sa marque s'illuminait par intermittence et crépitait. Gaara songeait les yeux fermés à ce qui venait de se passer : quand il perd le contrôle, il n'est par définition pas conscient de ce qui se passe, mais sa mémoire, elle, lui "révèle" ce qu'il a fait pendant cette période d'insouciance. Il ne se rappelle cependant jamais totalement tout et ici, il ne se souvenait que de Shishiro qui lança une technique de Kenjutsu. Aussi, il se souvenait du fait que son sable ne s'était pas défendu d'elle alors qu'elle s'approchait et qu'il avait d'ailleurs auparavant également laissé Kageshi le toucher. Impensable, inimaginable. Très lentement, il ouvra les yeux pour voir en face de lui l'intendant de son père s'énerver. Ce dernier était blessé à l'épaule et il saignait dangereusement. Il était un peu surpris de le voir dans cet état, lui qui s'était montré si calme auparavant et qui avait l'air bienveillant...



_Oui, tu es pathétique et inconsciente en plus de ça.

Par dessus son épaule, une fillette à laquelle Gaara n'avait guère fait attention regardait la jônin qui le réconfortait. Très vite, il s'aperçut qu'une foule s'était rassemblée autour d'eux. "Qu-Que se- Comment n'ai-je pu les voir arriver !?!" Une fois que la fillette eut retrouvé ses parents, Kageshi, toujours plein de  colère s'adressa au deux qui s'apparentait à un couple :

_La prochaine fois que tu oses me menacer je te tuerais. Quant à vous Gaara-sama, notre rencontre aura au moins servi à quelque chose, vous vous en rendrez compte un jour où l’autre. Nous nous reverrons Shiro Hikage, Gaara-sama, je retourne servir mon mai-maître.


_A-a-attends ! [Il s'extirpa gentiment des bras de Shishiro et leva la main en direction de l'intendant comme lorsqu'il cherche à emprisonner quelqu'un dans son sarcophage de sable. Rapidement il observa sa main pour se rendre compte qu'il avait un vilain réflexe.] Je suis désolé. J-je sais que je ne suis pas un sunajin modèle... Tout le monde me déteste et je vous déteste aussi à cause de cela. Personne n'a jamais voulu jouer avec moi ou même avoir une discussion sincère avec moi. Mon père a toujours essayé soit de m'utiliser, soit de m'assassiner. Ne pouvait-il pas sceller cette malédiction dans quelqu'un d'autres ! [Il marque une pause assez longue pendant laquelle il regarde le sol qui s'agite légèrement, à la manière d'un serpent. Une larme vient s'évaporer sur le sable brûlant.] Tout à l'heure, le sable ne m'a pas protégé de vous, il vous a laissé passer Kageshi. Personne n'a jamais réussi à établir un contact physique avec moi... Je ne peux pas expliquer le phénomène... Shukaku... Il cherche à me détruire pour s'échapper, il ne cherche pas à me protéger et pourtant il le fait... Je sais, je pense qu'il y a autre chose en moi qui combat le démon... [De nouveau, sous l'oeil attentif de la foule, il marquait une pause.] Il en va de même pour toi Shishiro... Comment est-ce possible ?!... Je veux m'améliorer ! mais je n'y arrive pas seul. J'ai besoin d'aide ! j'ai besoin de vous deux, aidez-moi ! Donnez-moi une seconde chance, je suis perdu !

Émotionnellement détraqué, ses lèvres tremblaient tandis qu'elles pouvaient de nouveau sentir ses larmes venir les humecter. Il se retenait au maximum de pleurer, il ne voulait pas s'accabler de honte devant ceux qui le détestent déjà. "Comme toujours, ils me jugent... Ils se tiennent à l'écart..." Gaara avait un moment de lucidité, il faut en profiter.


     



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